Bonsoir tout le monde,
Voilà le second chapitre de cette histoire. Finalement j'ai mis un peu plus d'une semaine et moins de quinze jours pour vous le mettre.
J'espère que vous passez de bonnes vacances même si celles-ci commencent à toucher à la fin.
Moi en tout cas, je n'ai pas vu passer l'été entre le déménagement et le travail, pas beaucoup de temps pour écrire. Mais promis, je vais me rattraper.
Je remercie les personnes qui m'ont laissée des reviews. Elles se reconnaîtront
Bonne lecture
Enchantra83
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Chapitre 2 : C'est ma vie
" Pourquoi était il revenu et surtout maintenant ? " Voilà ce que la jeune femme ne cessait de se répéter.
Jamais Hermione ne lui pardonnerait toute la souffrance qu'elle avait ressentie pendant des mois. Elle en était sûre et certaine.
Heureusement que ses amis l'avaient soutenue et aidée à remonter la pente pendant cette période. En ces moments-là, elle avait bien cru avoir touché le fond.
La personne, à qui elle était le plus redevable, était incontestablement Harry.
Lui, au lieu de la juger ou même de renier son amitié, l'avait réconfortée du mieux qu'il avait pu pour traverser cette phase difficile de sa vie.
Une foule de questions se bousculait encore dans son esprit lorsque la médicomage pensa à William.
Son intelligence reprit le dessus.
Il ne fallait pas que Malefoy découvre qu'il était le père de son enfant. Elle réfléchissait, perdue dans un cauchemar éveillé.
Hermione entendit alors une explosion dans la cheminée. La tête d'Harry apparut et l'appela. Elle essuya rapidement ses yeux et se rapprocha du feu.
- Ah Mione. Tu es
là. Dis moi alors quand reviens tu ? Parce que William a fait
un mauvais rêve et il t'a cherchée partout dans la
maison.
- Oh le pauvre chéri... Je ne sais pas...
Mais sa voix la trahissait. Elle était tremblante et emplie d'une grande émotion que son meilleur ami n'avait pas entendue depuis longtemps.
Quelque chose ne collait pas avec la jeune femme qu'Harry avait vue quelques heures avant.
- Ca ne va pas ?
- Si c'est juste de la fatigue. Dis lui que normalement je serai
là demain après-midi. Je finis demain matin de soigner
ce patient.
Harry n'était pas convaincu parce que Hermione venait de répondre. Il fallait dire que le survivant la connaissait mieux que personne.
- Mione, tu sais
que tu peux tout me dire.
- Je sais... Dit elle les yeux dans le
vague. Je t'expliquerai demain. Je suis fatiguée. D'accord ?
- Comme tu veux.
- Merci Harry.
- De rien.
Le survivant lui sourit et sa tête disparut de la cheminée.
Hermione reprit le cours de ses pensées en allant s'allonger sur le lit qui était dans un coin de la pièce. Il fallait qu'elle trouve un moyen de protéger son fils. Elle finit par s'endormir, épuisée par le travail et la foule d'émotions éprouvée quelques instants plutôt.
Draco était dans sa chambre. Il repensait à ce jour où il était parti. Il avait tenté de lui parler la veille, de lui faire comprendre mais elle était si heureuse qu'il n'avait pas eu le courage de la blesser. Il se souvenait encore de l'odeur de ses cheveux, la douceur de sa peau, la délicatesse de ses lèvres...
L'ex-serpentard se souvenait comment il n'avait pas dormi afin de mémoriser chaque parcelle de son visage, chaque seconde de cette dernière nuit. Et au petit matin, sans la réveiller, il s'était habillé et avait fui le château pour que son engagement auprès de Voldemort fasse plus vrai.
Ce sacrifice lui avait laissé une marque invisible mais surtout indélébile...
Puis au fur et à mesure du parcourt de son passé, il sombra dans les bras de Morphée.
Le lendemain matin, quand Draco se réveilla, il trouva un plateau repas. Il était affamé. Il voulut s'adosser mais la douleur, même moindre, était toujours présente. Il commença à manger. Il se souvint alors des paroles d'Hermione.
Elle avait une famille.
Apparemment l'ancienne préféte avait tourné la page sur leur histoire. Il savait bien qu'elle ne l'attendrait pas toute sa vie. D'ailleurs, il ne lui avait rien laissée qui aurait pu lui faire croire que...
Il avait noircit des tas de feuilles. Cependant le jeune homme n'en avait gardées aucune.
Le blondinet s'interrogeait sur qui pouvait être la personne qui, aujourd'hui, partageait la vie de la femme qu'il aimait. Et quand il repensa au passé, deux possibilités seulement lui venaient en tête : la belette ou le survivant. Ils avaient du en profiter pendant qu'ils la consolaient.
La porte s'ouvrit soudainement à la volée, faisant place à une Hermione de très mauvaise humeur.
- Bonjour.
-
...
Elle s'approcha du lit sans prononcer un mot et commença à défaire le bandage.
Draco était irrité.
- Tu es bien pressée ? Pourquoi ? Tu as peur d'être avec moi.
Hermione le fixa.
" Vraiment il ne manquait pas de culot. Qu'est ce qu'il croyait. Il avait bien l'arrogance et l'aplomb d'un Malefoy. "
- Non. Je veux
juste que tu guérisses rapidement.
- Tu t'inquiètes
pour moi ?
- Non. Plus vite, tu seras sur pied, plus vite je
retrouverai ma famille.
- Ah oui, je me demandais justement.
C'est lequel ? Weasmoche ou Saint Potter.
Hermione voulait garder son calme mais c'était trop dur en présence de son ex-homologue.
Elle finit par exploser.
- Qu'est ce que tu croyais ? Que je resterai seule toute ma vie ! Tu vois, j'ai compris depuis longtemps, que tu n'en avais rien à fiche de moi et que je n'étais qu'une conquête de plus à ton tableau. J'en ai fait mon deuil...
Sa voix se brisa et elle respira quelques secondes.
- Depuis plus de
cinq ans, je me suis construite une vie avec un travail, une famille
et je suis heureuse. Alors ne vient pas tout gâcher. Je n'ai
qu'une envie c'est de retrouver Harry et W... Et tampis si cela ne te
plaît pas. De tout façon, tu n'as plus ton mot à
dire.
- Ok. T'as terminé ton discours ? Alors finit ton
travail et restons là. Dit il vexé.
- Très
bien.
Sur ces mots, Draco laissa Hermione terminer de le soigner et se retourna pour lui tourner le dos.
Elle ajouta.
- Ce soir, tu pourras rentrer chez toi. Je laisse des pommades au professeur Dumbledore pour toi. Tu les appliqueras deux fois par jour.
La tension dans la chambre était au plus au haut point entre les deux jeunes gens. Elle serra à nouveau les bandages et sortit.
Draco lui sentit la haine l'envahir un peu plus.
" Comme ça, Hermione était avec le survivant. "
L'ancien serpentard était furieux.
Depuis leur première année, il le détestait. C'était facile pour le balafré. Il obtenait tout ce qu'il voulait tandis que lui, en travaillant dur, était toujours derrière que ce soit pour les coupes de Quiddicht, les honneurs et le reste.
Pourtant Draco avait bien remarqué qu'Hermione ne portait pas d'alliance donc elle n'était pas mariée. Mais le mot famille impliquait enfant. Rien que de l'imaginer dans les bras de Potter et avec des petits Potter junior, cela le rendait fou.
Pendant tout ce temps, il n'avait cessé de penser à elle.
A cette seconde, Il n'avait plus qu'un seul désir pulvériser Potter.
Draco avait la sensation que tout le monde pensait que Potter avait fait chuté Voldemort tout seul. Ce n'était pas le cas. Lui aussi avait participé et avait même sacrifié tout ce qui faisait sa vie à cette cause. Et c'est encore le balafré qui avait gagné la seule femme dont lui, Draco Malefoy, était épris.
Non cela n'allait pas se passer comme ça. Même si pour l'instant, il n'était plus d'actualité dans l'existence d'Hermione, il n'en resterait pas là. Il était déterminé à la récupérer coût que coût, Potter ou non. Il se leva, se dirigea vers la fenêtre et regarda à travers.
Hermione était retournée à son bureau pour récupérer ses affaires et partir. Elle entendit frapper à la porte. C'était le professeur Dumbledore.
- Alors Miss
Granger, Comment va notre malade ?
- Il pourra partir ce soir.
Tenez, ces pommades sont pour lui. Moi je pars maintenant. Dit elle
d'un ton un peu trop sec à son goût.
Le directeur la scruta de ses yeux bleutés.
L'ex-gryffondore s'excusa immédiatement car elle s'était aperçue de son excès.
- Pardon
Professeur mais…
- Je comprends. Il n'est pas facile de faire
face à son passé. Mais pensez Miss Granger que parfois
dans la vie, on est forcé de faire des choix difficiles par
amour pour quelqu'un ou pour le protéger.
Le directeur la laissa sur ces mots sans attendre sa réponse.
Il avait toujours fait des choses comme celles-là, laissant en suspend des énigmes qui n'avaient rien de mystérieux mais qui poussaient à réfléchir sur la situation vécue.
Hermione prit une poignée de poudre de cheminette, la lança et se retrouva en une explosion chez elle. Elle entendait encore la voix de Dumbledore raisonnait dans sa tête lorsque William se précipita sur elle. Harry sur ses talons.
- Salut Mione.
-
Salut Harry.
- Tout va bien ?
- On en discutera un peu plus
tard...
Harry voyait bien que la jeune femme était troublée.
" Que s'était il passé à l'école et qui était le fameux patient ? "
- Ok.
Il comprit qu'elle ne voulait pas que William entende la conversation qu'ils allaient avoir.
- Au fait, la
crèche a envoyé un hibou. Elle prend William.
-
Enfin !!! C'est la cinquième que je faisais.
- Ah bon ?
-
Oui, tu sais quand tu écris mère célibataire
sans être veuve, on te regarde étrangement dans le monde
sorcier. Ils sont toujours aussi conservateurs... Harry ? Y a un truc
qui brûle ?!
- Hein ! Mon dîner !
Le jeune homme partit en courant dans la cuisine sous le regard amusé d'Hermione et de William.
- Sauvé de
justesse ! J'espère que tu as faim, cria t il.
- Oui
-
Tu sais quoi maman, Tonton il m'a fait voler sur son balai. Mais ne
lui dit pas que je te l'ai dit sinon il va être fâché.
La jeune femme eut un autre sourire amusé.
Décidément Harry ne changerait jamais. Combien de fois, elle lui avait répété de ne pas prendre de balai avec William. Il faut dire que depuis toujours, elle n'avait jamais excellé dans les cours de vol du professeur Bibine à cause de son manque d'assurance par rapport au vide.
- Promis.
Le petit garçon descendit rapidement de ses bras et alla rejoindre Harry.
Hermione en toucherait quand même deux mots pendant sa conversation avec son ami. Mais elle connaissait déjà l'argumentation du jeune homme.
"- Comment veux tu que je résiste à cette petite bouille, qui utilise le même sourire que toi, pour obtenir ce qu'il veut. Il a de qui tenir non ? "
A son âge, le survivant n'arrivait pas à avoir le dessus sur un enfant de quatre ans et demi.
Hermione entendit Harry l'appeler pour venir manger et alla les rejoindre.
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Voilà le début. A bientôt
