Bonsoir tout le monde,
Ce ci est le troisième chapitre de cette histoire. Je trouve que 11 jours entre chaque est une bonne cadence donc j'ai décidé de l'adopter.
J'espère que vous passez profiter bien des derniers jours de vacances qu'ils vous restent pour ceux qui ont encore la chance d'être en vacances.
Je suis heureuse des reviews que je reçois et je ne m'attendais pas à autant en deux chapitres.
Je remercie les personnes qui l'ont fait comme 'tite mione, Darkim the queen of konery, Malie25 (des habitués de mes écrits) ou des nouveaux comme Ania14, miss cerise ou encore oOoMaRiEOoO, ….
Bref je vous dis un grand merci tout simplement….
Maintenant assez de blabla et place à la suite que vous attendez avec impatience.
Bonne Lecture
Enchantra83
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Chapitre 3 : Souffrances.
Le repas était légèrement trop cuit.
Malgré cela, Hermione et William firent l'effort de commencer à l'avaler pour ne pas vexer Harry qui s'était donné tant de mal. Mais quand celui-ci le goûta, il ne put s'empêcher de faire une grimace ce qui fit rire ses deux invités.
-
Je crois qu'on va laisser cette chose que j'ai cuisinée et je
vais vous emmener au restaurant !
- Oui s'exclamèrent
Hermione et William de bon cœur.
- On va où ? Interrogea
Harry.
- Maman, s'il te plaît, on peut aller manger sur le
chemin de traverse ?
- Euh…
- Hermione, tu sais très
bien que dès Lundi, il va être confronté en
permanence au monde de la magie donc ce n'est pas la peine d'hésiter.
- Oui, tu as raison. C'est d'accord, on y va.
-
Superrrrrrrrr, s'exclama William qui se lança dans une danse
en sautant d'un pied sur l'autre et en faisant des pirouettes.
Hermione habilla son fils pendant que Harry observait la scène. Elle était vraiment une bonne maman. Un peu trop protectrice mais c'était un peu logique, elle était seule pour l'élever.
- Maman est ce que je pourrai tenir ta main et celle de tonton dans la rue.
Hermione lança un coup d'œil à Harry. Elle hésitait. Ce dernier en faisait déjà tellement pour eux. C'est Harry qui finit par répondre.
- Oui Will. Tu pourras me tenir la main et celle de ta maman aussi.
La jeune femme lui fit un signe de tête en guise de remerciement.
Ils sortirent de la maison et en marchant ils donnèrent l'air d'une vrai famille.
Harry savait comme cela pouvait être dur de ne pas avoir de parents et il comprenait que cela n'était pas évident pour Will de se retrouver sans une image de père.
C'est pour ça, qu'avec Ron, ils essayaient de s'en occuper quand ils le pouvaient. Mais vu son travail comme auror et celui de son ami, au ministère de la magie, comme responsable des rencontres sportives, ce n'était pas toujours des plus évident.
Harry remarqua alors une chose.
Pour la première fois, il y avait cette lueur de joie dans les yeux de William.
Sûrement cette sensation d'être comme tout le monde et que lui aussi avait tellement désiré enfant quand il vivait chez les Dursley.
Le jeune homme se revoyait encore dans le placard sous l'escalier où il dormait, maigre et avec les vêtements trop grands de Dudley. Il avait l'air si misérable…
-
Tonton, on y est ?
- … Oui.
Ils rentrèrent dans le chaudron baveur.
-
Bonsoir Monsieur Potter, Miss Granger
- Et moi ?
- William !
- Pardon jeune homme.
- Nous voudrions manger.
- Très
bien. Installez vous.
Des chaises reculèrent toutes seules à ces mots et ils y installèrent.
Les menus arrivèrent en volant ce qui fascinait toujours autant le petit garçon qui adorait cette sensation au contraire de sa mère. Encore une chose qu'il avait héritée du côté paternel.
William était émerveillé par le moindre objet ensorcelé. Ce n'était pas la première fois qu'il voyait cela, mais sa mère tenait à ce qu'il n'utilise pas la magie et qu'il apprenne à se débrouiller sans. Elle lui répétait sans cesse que la magie n'était pas la solution à tout.
Cependant parfois sans le vouloir, le petit garçon déclenchait des évènements étranges en présence de moldus qui n'y comprenaient rien.
Le serveur arriva et demanda ce qu'il voulait boire :
-
Deux whiskies pur feu et un verre de lait. Si tu n'y vois pas
d'inconvénient Mione ?
- Non Harry.
- Très
bien. Répondit le serveur avant d'aller chercher la commande.
- Alors Will, tu es content d'aller à la garderie Lundi et
de rencontrer d'autres enfants ?
- Oh oui, tonton.
Hermione n'écoutait pas la conversation. Son esprit repensait à lui. Quand elle regardait son fils, elle ne pouvait s'empêcher de voir aussi Draco. Elle se rappela alors comment tout avait commencé entre eux.
C'était un soir tard, dans la salle commune des préfets en chef. Le serpentard et elle étaient une fois de plus entrain de se chamailler. C'était devenu une habitude. Furieuse, la gryffondore avait commencé à amorcer le geste d'une gifle mais le jeune homme lui avait saisi le poignet et puis il lui avait lancé :
-
Alors Miss je sais tout. On se prend pour une justicière.
-
Malefoy, souviens toi de notre troisième année, Je t'ai
arrangé le nez gratuitement…
- Oui, c'est ça.
Disons que tu m'as plutôt pris au dépourvu. De toute
façon, je ne m'abaissais pas à taper sur une fille
surtout sur une sang de bourbe. Mais aujourd'hui….
- Quoi ? Tu
me cognerais !!! Ca ne m'étonne pas de toi. C'est bien
l'une des caractéristiques des mangemorts. Bravo, tu es en
bonne place pour en devenir un à ton tour.
- Qu'est ce que
tu en sais ! Avait il lancé les yeux emplis de rage.
Peut-être que je ne veux pas en être. Après tout,
tu ne sais rien de moi et de ma vie….
Quand Draco avait dit cela, sa voix avait changé. Elle était plus dure.
Puis le préfet ne l'écoutait plus. Il entendait uniquement la voix de son père, dans sa tête, répété en boucle toujours les mêmes choses sur le maître, les mangemorts, les menaces sur sa mère et sur sa vie. Il ne s'en rendait pas compte mais il serrait de plus en plus le poignet de la jeune fille qui se trouvait à genou et qui le regardait abasourdi devant son mutisme et sa violence inconsciente.
La préféte avait mal même très mal.
- Lâche moi Malefoy. Lâche moi. Tu es fou...
Elle n'arrêtait pas de lui répéter cette phrase.
Le serpentard était sorti de ses horribles souvenirs, l'avait laissé et était tombé à genoux les mains posées sur le sol complètement essoufflé par l'intensité de ce qu'il avait revu dans sa mémoire.
Hermione s'était redressée et avait commencé à partir quand elle entendit frapper le sol et cette voix qui criait.
- Jamais. Non jamais je ne serai comme mon père et ses abrutis d'amis. Jamais…
Elle se retourna vers lui et vit que le vert et argent avait les poings en sang.
- Draco arrête.
Il était en transe. Il s'était redressé à genoux les bras en l'air prêt à cogner encore plus fort.
La jeune femme l'avait attrapé juste avant qu'il ne s'inflige d'autres blessures. Cependant dans sa hâte, elle trébucha sur lui.
Leurs visages se retrouvèrent à quelques centimètres l'un de l'autre et leurs corps étaient collés.
Hermione était confuse. Draco, lui, surpris.
Les deux jeunes gens plongèrent dans le regard de l'autre.
La rouge et or ne saurait dire comment ils en arrivèrent à s'embrasser. Elle pouvait encore ressentir la chaleur qui était montée du plus profond de son être. C'est alors qu'elle se souvenait aussi le froid que son cœur avait ressenti quand elle s'était réveillée quelques mois plus tard alors que Draco s'était enfuit.
-
Mione. Allo. Tu es avec nous ?
- Oui, pardon, je réfléchissais.
- Ah quoi maman ?
- Au fait que tu grandis bien trop vite à
mon goût. Mentit elle.
William se mit à rire.
Harry, lui, n'était pas dupe. Il savait. Elle avait exactement la même attitude que quand Malefoy l'avait quittée. Mais pourquoi repensait elle à tous ça maintenant ? Qu'est ce que cela pouvait bien cacher.
Draco était rentrée chez lui.
Il ne pouvait s'empêcher de penser à la gryffondore. Ce qu'elle lui avait dit. A la colère qu'elle ressentait.
Tout cela voulait bien dire quelque chose.
Non, elle n'avait pas pu l'oublier comme ça. Il le savait. Il en était persuadé. Il fallait qu'il trouve un moyen de revenir dans sa vie. Il cherchait en se répétant toutes les informations qu'elle lui avait racontées.
- Médicomage. Elle est médicomage ! C'est ça. J'ai trouvé comment faire…
Le jeune homme commença à organiser son idée. Il était sur que c'était un bon plan.
Au restaurant, le repas s'était bien déroulé. Il était temps de rentrer car William avait du mal à rester éveillé.
Harry paya l'addition et ajouta :
-
Laisse je vais le porter. Tu es fatiguée. Tu n'as pas du
beaucoup de te reposer.
- Merci Harry.
- De rien, Mione.
Harry avait toujours cette idée fixe et au bout de quelques instants, il finit par lui demander
-
Tout à l'heure, tu m'as dit que tu me raconterais ton malade à
Poudlard.
- Oui. Mais rentrons. Je te dirais tout quand Will sera
dans son lit.
- Ok.
Le survivant n'hésita pas plus.
Ils firent le reste du chemin retour en silence. Ils arrivèrent rapidement à la maison d'Hermione. Ils grimpèrent les escaliers et mirent le bout chou au lit.
-
Il est épuisé.
- Il n'est pas le seul. C'est sur.
- Tu veux boire quelque chose.
- Oui
Harry s'installa en bas sur le canapé et Hermione arriva avec deux verres de jus de citrouille.
-
Tu n'aurais pas quelque chose de plus fort ?
- Si.
La jeune femme revint alors un whisky pour son ami. Elle avait remarqué ce changement chez Harry. Mais elle ne s'en inquiétait pas plus. Elle pensait que c'était exceptionnel à cause de son travail.
-
Alors dis moi ? J'ai remarqué que tu es ailleurs ce soir.
Qu'est ce qui s'est passé à Poudlard.
- C'était
lui Harry...
Hermione se mit à pleurer sous la pression de la fatigue et de l'émotion qu'elle avait du caché toute la soirée à cause de son fils.
-
Malefoy ?
- Oui. Si tu savais… J'étais si en colère…
Et puis…
- Vous avez parlé ?
- Il a essayé…
Mais je ne voulais pas savoir. Je ne pouvais pas... J'ai eu si mal en
le voyant.
La médicomage continua à raconter en détail ces deux jours.
Harry écoutait attentive sans faire de commentaire. Il savait qu'elle n'avait pas besoin de ça. C'était déjà assez dur.
-
Il ne faut pas qu'il apprenne pour Will. Je ne veux pas qu'il le
fasse souffrir comme moi.
- Comme tu veux cependant…
-
Harry ! Non pas ce soir... Je t'en prie…
L'ex-gryffondor changea de sujet alors.
-
D'accord. Je vais rentrer chez moi. Lundi, je passerai te dire au
revoir à Sainte Mangouste.
- Comment ça ?
- Le
ministère m'envoie enquêter pendant deux ou trois jours
à l'autre bout du pays.
- Ah.
Hermione raccompagna Harry jusqu'à la porte. Elle le serra dans ses bras en lui disant merci pour tout ce qu'il faisait pour Will et elle. Puis la jeune femme alla se coucher. Elle était éreintée. Pourtant elle n'arrivait pas à se sortir les derniers événements de la tête.
Hermione resta là, allongé dans son lit, en fixant le plafond. Espérant uniquement que tout irait bien dans cette avenir proche et incertain.
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Fin du chapitre. A bientôt
