Salut tout le monde
Voilà le nouveau chapitre avec un peu de retard.
Bonne lecture
Enchantra83
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Chapitre 7 : Pas de Papa
Cela faisait un mois que l'hôpital de Sainte Mangouste vivait au rythme des rencontres entre Hermione et Draco.
Non qu'ils se disputaient et se donnaient en spectacle mais l'atmosphère, autour d'eux, était chargée d'électricité. Ce qui rendait assez mal à l'aise les autres médicomages et les infirmières.
A chaque détour de couloir, chacun jetait un coup d'oeil afin de ne pas les rencontrer ensemble.
Il suffisait que Draco dise blanc pour qu'Hermione dise noir et une fois de plus, on entendait la porte de la jeune femme claquait.
- Ouuuuuuuuuuuuuuuu. Je ne peux plus le supporter ! Pour qui, il se prend avec ses conseils et ses réflexions sur Harry. Non mais... De toute manière, cela ne sert à rien que je m'énerve, c'est ce qu'il cherche.
L'ancienne rouge et or reprit son calme et continua de soigner ses patients. Pourtant son esprit ne pouvait s'empêcher de penser encore à lui.
Plus Malefoy l'exaspérait, plus les souvenirs de ses années à Poudlard remontaient. Comme si ces électrochocs émotionnels étaient le seul moyen de lui faire retrouver ses sensations enfouies depuis tout ce temps.
Entre deux patients, Hermione se retrouvait à l'école dans la salle commune des préfets en chef. Elle se revoyait lover dans les bras du blondinet à lire. Par moment, à l'époque, elle lui jetait des regards en coin en se demandant si elle pouvait croire à ce bonheur. Mais dés que Draco l'a regardée tous ses doutes s'envolaient.
Comme elle avait été naïve à cette période de sa vie.
Depuis la médicomage s'était endurcie. Elle avait fini par accepter qu'il n'y avait pas du bon dans chaque être et que, parfois, les gens ne pouvaient pas changer.
Les conséquences de son histoire avec le serpentard ne lui avaient pas seulement brisée le coeur mais elle lui avait fait perdre son optimisme et sa foi dans l'autre. Ce qui était pire, car cela l'avait privée de tout espoir en l'avenir.
Draco, une fois de plus, avait quitté son travail afin d'évacuer toute cette tension. Il était allé déjeuner avec les enfants chez sa tante, madame Grantchester.
Là-bas, le serpentard laissait tomber le masque et devenait un jeune homme comme les autres.
Pendant le repas, Draco n'était pas vraiment présent. Il ne faisait que songer à son objectif : récupérer Hermione pour lui dire la vérité et reprendre leur histoire. Mais vu la tension entre les deux jeunes gens, ça n'arriverait pas aussi vite qu'il avait pu le souhaiter.
D'un côté, le blond savait que c'était sa faute. Il aurait dû lui laisser quelque chose pour lui faire comprendre que sa décision de partir n'était pas ce qu'il voulait. Mais de l'autre, il savait aussi qu'il n'avait pas eu d'autre possibilité.
De temps en temps, le blond racontait une blague pour distraire les enfants. Pourtant, il y en avait un qui n'était pas dupe. C'était William.
Il connaissait ce genre de comportement car sa mère avait le même depuis quelques temps.
Draco continuait de flotter entre passé et présent.
Cependant, à cet instant, la seule certitude qu'avait le jeune homme, c'était que jamais plus, il ne pourrait se passer de la présence d'Hermione. La revoir avait réveillé tout son être. Il sentait à nouveau la vie s'écoulait dans son corps.
A la fin du repas, pendant que les enfants terminaient, l'ancien serpentard alla s'allonger sous le chêne sans voir que quelqu'un le suivait. Une fois installé, il sentit alors une présence l'observait. En levant la tête, il aperçut William.
- Tu n'es pas avec les autres ?
- Non.
Draco avait remarqué que les réponses de l'enfant étaient toujours aussi courtes et précises que les siennes.
- Pourquoi ?
- Parce que je vois que tu es triste et je me demandais pourquoi.
Le blond était impressionné par le don d'observation du petit garçon. Rare étaient ceux capable de lire en lui. Il n'y avait eu que trois personnes dans sa vie. Sa mère, Dumbledore et Hermione.
Le jeune homme sentit un froid lui remontait dans la poitrine en pensant à cette dernière.
William, tout naturellement, s'assit à côté de Draco et posa sa tête contre son épaule. Ce qui fit sortir le jeune homme de sa torpeur.
- Tu sais, ma maman me répète toujours que quand quelque chose ne va pas et que je suis loin d'elle, et bien, je n'ai qu'à fermer les yeux et me rappeler combien ma famille m'aime. Du coup, je me sens mieux.
- Ta maman et ton papa ont bien de la chance d'avoir un petit garçon aussi fort. Dit Draco.
A ces mots, William regarda le jeune homme dans les yeux et une lueur de tristesse apparut dans le regard clair du garçon.
- Qu'est ce qu'il y a ?
Le bout de chou prit alors une voix fluette.
- Mon papa non. Mais ma maman et mes tontons oui.
Le jeune homme comprit qu'il venait de faire une gaffe.
- Pardon. Je...
- Maman ne me parle jamais de lui...
- …
- En tout cas, j'aimerai qu'il soit comme toi.
Draco ne posa pas plus de question de peur de faire sangloter William. Il le serra dans ses bras et le petit garçon s'endormit contre lui au son des battements de son coeur.
Le blond le porta jusqu'à la salle de repos avec tous les autres puis repartit à son bureau en disant au revoir.
A partir de maintenant, Draco ne s'apitoierait plus sur son sort et si l'envie lui en prenait, il se souviendrait alors du courageux petit William qui lui avait donné une grande leçon de vie.
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A bientôt pour la suite.
