Bonjour tout le monde,
J'espère que vous allez bien.
A partir d'aujourd'hui, je vais reprendre mon rythme habituel comme pour mes autres fics, c'est-à-dire 1 chapitre par semaine. Je publierai tous les dimanches. Comme c'est l'un de ms deux jours de congés c'est plus simple.
Stop au blalbla place à l'histoire.
Bonne lecture
Enchantra83
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Chapitre 10 : Je ne t'oublierai jamais
Hermione ouvrit au volatile qui se posa sur la table en tendant sa patte. Elle détacha la lettre, donna quelques miettes et caressa la tête du rapace.
C'était la réponse de Ron qui était heureux de les voir le lendemain. Il avait tellement de chose à lui raconter. Elle se rendit donc dans la chambre de son fils afin de lui dire. Elle ouvrit la porte et l'observa quelques instants.
William était concentré sur son dessin. Il n'entendit pas sa mère entrait.
- Will
- …
- William ?
- Hum.
La médicomage se pencha au dessus de son fils.
- Quel beau dessin. Tu as représenté le jardin enchanté.
- Ouais.
- Et c'est qui ?
- Julia avec sa robe rose préférée
- Et là ?
- C'est mon copain. C'est un grand lui et je l'aime beaucoup.
- Ah. Et bien, si tu veux pour ton anniversaire, on pourra les inviter.
La jeune femme était heureuse que son fils ait enfin des amis.
- Vrai ?
- Oui.
William leva la tête et fit un immense sourire à sa mère. La joie se lisait sur le visage du bout de chou.
- Tu sais tonton Ron a écrit. Il est impatient de nous voir demain. Mais en attendant jeune homme, il est temps d'aller te laver.
- Je suis obligé ? Dit il avec une petite moue pour faire culpabiliser Hermione.
- Oui il se fait tard. Puis on doit encore manger.
Will n'avait pas envie mais sa mère ne lui laissa évidemment pas le choix.
Draco, lui, avait fini par atterrir dans un bar du chemin de traverse.
Le jeune homme avait commandé une bouteille de whisky pur feu. Il s'était installé dans un coin à l'écart.
La table se trouvait dans la pénombre.
L'endroit n'était pas très reluisant mais il s'en fichait. Tout ce qu'il voulait s'était oublié sa douleur, ses questions et surtout la dureté d'Hermione envers lui. Plus il buvait moins cela avait d'effet. Il avait mal, mal en mourir.
L'alcool commençait à faire son effet.
Il n'avait plus beaucoup de solution.
Il fallait que le jeune homme lui parle une bonne fois pour toute. Il fallait qu'elle l'écoute juste une fois, juste pour qu'elle comprenne que jamais il ne l'avait oubliée… Et qu'il ne pourrait jamais le faire… Qu'elle était la femme de sa vie… Qu'ils avaient encore une chance d'être heureux, ensemble…
Ses pensées allaient tellement vite que Draco n'arrivait plus à les formuler. Il finit par partir pour rentrer au manoir.
En arrivant là-bas, le blond vit le portrait de son père qu'il le regardait de son air hautain et qui lui asséna un seul mot.
- Pitoyable.
- Tais toi. Siffla Draco. Si tu n'étais pas mort. Je te tuerai de mes propres mains. Tout ça, c'est de ta faute…
Le portrait ne montrait aucune réaction et devint encore plus acerbe avec le jeune homme.
Cet échange rendit fou Draco. Il sortit sa baguette et lança un sort de feu contre le portrait qui commença à hurler encore plus fort.
A ce moment là, un elfe de maison apparut et éteignit le début d'incendie tandis que Draco se laissait glisser lentement contre le mur avec un rire désespéré. Il s'effondra sur le sol.
L'elfe le souleva et l'emmena jusque sur son lit où il finit, sa nuit, habillé.
Le soleil montra ses premiers rayons à travers la fenêtre de la chambre d'Hermione. La chaleur, la fit sortir doucement de son sommeil.
La jeune femme resta là un moment sans bouger. Elle avait encore peu dormi. Elle voyait de nouveau Draco au zoo.
La peur était encore là au fond de son ventre.
Et pourtant malgré toute la colère au plus profond d'elle-même, Hermione savait qu'elle l'aimait encore. Mais il n'était pas question de ses sentiments à elle.
La médicomage devait d'abord penser à William. Elle devait le protéger et faire en sorte que Draco sorte définitivement de sa vie.
La porte de sa chambre s'ouvrit alors doucement et une petite forme se rapprocha de son lit.
- Maman, je peux venir dans ton lit un peu ?
- oui. Grimpe.
Hermione serra alors très fort William contre elle. C'était lui à présent qui faisait sa vie et personne d'autre. Elle se l'était promis le jour de sa naissance.
William sentait bien que sa mère était préoccupée même si elle ne le montrait pas. Il s'inquiétait. Que pouvait il y avoir de si grave. Il n'osa pas poser la question. Il ne voulait pas l'inquiéter plus en l'interrogeant.
Draco se réveilla presque à l'heure du déjeuner. Sa tête... Il avait l'impression qu'elle allait exploser au moindre bruit. Il se souvenait vaguement d'être rentrer au manoir mais pas comment il était monté dans sa chambre. Sûrement l'elfe de maison qui l'avait fait. Puis l'image d'Hermione s'imposa à lui. Il se rappelait parfaitement ce qu'il avait décidé. En premier, il devait faire disparaître son mal de crâne. Il se rendit dans la salle de bain, ouvrit un placard et avala une potion.
Quelques instants plus tard, la douleur avait disparu.
Draco était déterminé cette fois.
Il fallait qu'il parle à Hermione le plus vite possible. Pour être sur qu'elle vienne, il n'y avait qu'une solution la faire venir à l'hôpital en prétextant une urgence.
Hermione et William était arrivé devant la maison de Ron.
La bâtisse en apparence n'était pas très grande mais il ne fallait pas s'y fier. Elle frappa à la porte et le jeune roux ouvrit.
- Tonton !
- Will. Mione. Entrez
- Comment allez vous ?
- Bien répondit Hermione.
- Installez vous. D'ici cinq minutes on va passer à table.
Ron avait à peine fini de dire cela que soudain un hibou s'engouffra dans la maison. Il s'approcha de l'animal et décrocha la lettre.
On aurait pu croire que c'était le ministère mais ce n'était pas le cas.
- Mione, c'est une lettre pour toi de l'hôpital.
- ah ?
La médicomage l'ouvrit immédiatement.
- Je dois partir de tout urgence, on a besoin de moi. Est-ce que tu peux ?
- Oui. Ne t'inquiète pas, je m'occupe de Will.
- William, je suis désolé je ne serai pas avec toi aujourd'hui.
Le petit garçon baissa la tête un peu déçu.
- T'inquiète pas bonhomme, on va passer une excellente journée tous les deux entre hommes.
Hermione posa un baiser sur la tête de son fils, un sur la joue de Ron qui rougit légèrement comme à son habitude et puis elle transplana directement dans le vestiaire. Elle n'eut pas le temps de bouger, qu'elle s'effondra.
Dans un coin, il y avait Draco. Cela faisait dix bonnes minutes qu'il l'attendait en priant que personne ne vienne ici. Il lui avait envoyé cette lettre pour la stupéfixer afin de lui parler dans un lieu où personne ne pourrait les déranger. Il savait que la jeune femme serait furieuse mais c'était sa dernière chance.
Le jeune homme transplana en la tenant dans ses bras.
Draco et Hermione arrivèrent dans une pièce éclairée uniquement de bougies. Il la déposa contre le mur et ôta le sort.
Hermione tomba à genou.
Le blond voulut l'aider à se relever mais elle le repoussa.
- Oh j'aurai du m'en douter ! Hurla t-elle.
- Calme…
Draco n'eut pas le temps de finir sa phrase que la main de la jeune femme rencontra la joue du jeune homme dans une gifle magistrale. Il n'eut pas de réaction au grand étonnement de la médicomage.
- Je l'ai mérité.
Hermione le fixa, étonnée, comme si quelqu'un d'autre que lui était en face d'elle.
- Malefoy ! Laisse moi partir !
Draco se rapprocha d'Hermione qui était coincé et ne pouvait pas se dérober. Il allait poser sa main mais elle détourna la tête les yeux fermées. Il la baissa avant d'avoir pu toucher la peau de la jeune femme.
- N'aie pas peur Mione. Je ne te ferai rien. Je veux juste que l'on puisse discuter sans que rien ne vienne nous interrompre. C'est tout.
- C'est tout ! A mon goût c'est déjà trop ! Dit elle avec des yeux emplis de fureur.
Draco comprit alors toute la mesure de la douleur qu'elle avait ressentit pendant les cinq années qui s'étaient écoulées à présent. Il ouvrit la bouche et dit simplement en baisant la tête.
- Pardon Hermione.
Elle resta figé. Draco venait de lui demander pardon. Son cœur se mit à battre comme il n'avait plus battu depuis longtemps. Pendant une fraction de seconde, elle espéra mais elle se ressaisit rapidement en pensant à son fils. Pourtant ses émotions la trahirent et elle finit par souffler :
- Draco...
En entendant son nom, le jeune homme plongea ses yeux métalliques dans ceux chocolat de la jeune femme.
Leurs visages s'approchèrent et…
- Non.
Hermione l'évita en faisant un pas sur le côté.
- Je ne peux pas... Laisse moi...
Elle se mit à pleurer.
- C'est à cause de Potter …
Draco fixa la médicomage et lui déclara
- Hermione je veux juste te dire que jamais je ne t'oublierai. Tu es la femme de ma vie et tu le seras toujours. Je t'aime.
Elle n'eut pas le temps de répondre quoique se soit que Draco l'avait déjà renvoyée dans les vestiaires de l'hôpital.
Mais en étant là-bas, Hermione n'était plus sûre de rien.
« Allait elle pouvoir le laisser disparaître de sa vie à nouveau comme ça ? Serait elle capable de continuer en faisant semblant ? En reniant ses sentiments ? »
Il fallait qu'elle joigne Harry de toute urgence. Lui seul pourrait l'aider.
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Fin du chapitre. A Bientôt….
