Bonjour,
Nous sommes dimanche. C'est le jour de publication du chapitre. J'espère qu'il vous plaira.
Je n'ai rien de très palpitant à vous dire à part qu'il commence à faire vraiment froid et à pleuvoir chez moi.
J'espère que le chapitre vous plaira.
Que va-t-il arriver à nos héros et bien vous le saurez en lisant le chapitre qui suit.
Bonne lecture
Enchantra83
---ooOoo---
Chapitre 15 : Aveux
Draco se dégagea du corps chaud d'Hermione et se leva brusquement. Il enfila une robe de chambre en soie verte avec des gestes secs. Il se rendit à la fenêtre. Là, il laissa son regard vagabondait sur le saule pleureur. Il avait l'impression d'étouffer. Que l'air qu'il respirait lui brûler les poumons. Qu'un virus infâme était entrain de s'insinuer dans ses veines et de le tuer à petit feu.
Comment pouvait elle dire cela après la nuit qu'ils venaient de passer ensemble. Après qu'il lui ait dit qu'il l'aimait.
« Qui pouvait être cet homme qui lui avait volé l'amour d'Hermione ? Et est ce que cette nuit été un adieu de la jeune femme à lui, son premier amour ? »
Le jeune homme était perdu dans ses réflexions...
Hermione ne savait toujours pas comment s'expliquer. Elle s'était attendue à ce qu'il se mette en colère, à ce qu'il soit même brutal pour obtenir une explication, un nom ou bien même la jeter dehors.
Mais rien.
La jeune femme s'enroula dans le drap du lit et s'arrêta à quelques centimètres dans le dos musclé de Draco. Doucement elle posa ses mains sur ses bras et sa tête contre lui. Elle voulait le rassurer. C'est là qu'elle sentie quelque chose de froid tombé sur sa main. Elle le retourna et vit une larme coulée le long de la joue de cet homme pour qui elle était prête à tout.
- Draco
- ...
William descendit les marches de bois lentement. Lui, d'habitude empli de joie de vivre, était étrangement calme et essayait de comprendre encore les paroles qu'il avait entendu. Il s'avança jusque derrière la porte qui était entre ouverte et perçut les voix de ses oncles en grande discussion. Il voulait deviner ce que les adultes se disaient. Mais il n'entendait pas très bien.
- Harry, ça va ?
- ...Ron je suis désolé pour hier soir…
- Ne t'en fait pas.
- Si. J'espère que ce que j'ai pu te dire ne t'a pas blessé.
- Ce n'est pas ta faute Harry. Si seulement...
- Quoi.
- Non rien.
- Ron finit ce que tu allais dire.
- Et bien tout cela, c'est la faute de Malefoy encore. Si seulement il n'était pas revenu. Tout aurait continuait comme avant.
Harry se mit à rire. Pas parce qu'il s'amusait mais parce qu'il se rendait compte que Ron ne comprenait rien. Ils avaient reçu des blessures si profondes que chacun survivait à sa manière.
Pour Ron, il s'agissait de faire comme si rien n'était arrivé de mal. Il était dans le dénie total.
- Pourquoi tu ris ? Avait demandé le rouquin.
- Ron... Tant mieux qu'il soit revenu...
Son ami était stoïque en tendant ses paroles
- Tu sais très bien qu'aucun d'entre nous n'est plus le même depuis cette époque.
- Harry...
- Non tais toi. Regarde où nous en sommes arrivés. Malgré les apparences, nous n'avons fait que fuir la réalité… Toi, tu te jettes dans le travail pour oublier les choses… Hermione s'est repliée sur elle avec William pour ne pas souffrir… Et moi je suis devenu alcoolique pour ne pas penser à Ginny. Quelle gloire !
C'était la première fois qu'il prononçait le nom de la jeune fille en étant sobre comme si cet électrochoc de la veille l'avait enfin délivré de ce non dit.
- Harry !
Le survivant fit une pause.
- Non, Ron. Il nous oblige à faire face à notre passé. Je suis heureux qu'il soit de retour pour nous, pour Hermione et surtout William. Après tout il est ….
Mais Ron se précipita sur Harry pour le faire taire. Il avait trop mal. Cette douleur qu'il cherchait à dissimuler, depuis toutes ces années, venait de se rappeler à lui.
Les deux hommes tombèrent à la renverse et poussèrent, dans leur élan, la porte qui découvrit un petit William figé sur place.
- William !
Ron et Harry se relevèrent rapidement et se mirent à la hauteur du petit garçon qui ne bougeait pas et affichait une expression des plus inquiétantes.
Des larmes commencèrent à couler le long de son visage.
Ron et Harry le serrèrent chacun dans leur bras mais cela ne le calma pas.
Draco était là silencieux. Quand tout à coup, il repoussa Hermione. Sa fureur était visible.
En l'espace d'une seconde, il était redevenu le Malefoy de leurs premières années à Poudlard.
- Va t'en et ne reviens plus jamais. Tu m'as pris ma dernière larme et avec elle, ma dernière trace d'humanité… A quoi je m'attendais... Après tout tu n'es qu'une sang de bourbe…
Ces mots avaient résonné dans la pièce tel un poignard qui s'enfonçait dans chacun de leur cœur.
- Draco ! Arrête ! Tu ne peux pas dire cela. Après ce qu'on a vécu. Pas après ce qui vient de se passer cette nuit.
- Pourquoi pas ?
- A cause de ...
Il s'était précipité sur elle et la secouait violement en criant toute la douleur qu'il avait en lui.
Hermione s'agrippa en l'implorant. Elle se laissa glisser jusqu'au sol.
On se serait cru dans une de ces tragédies où le destin s'acharne contre les protagonistes afin de les faire souffrir encore plus que cela n'est supportable.
Au dernier moment, elle finit par laisser échapper
- Ton fils.
La jeune femme s'écroula évanouie.
- Mon fils ! Répéta Malefoy.
William n'avait pas parlé depuis un bon moment.
Ron et Harry lui avaient proposé tout ce que le petit garçon aimait le plus.
Le petit était dans le salon et observait les flammes du feu dansées.
Ron s'aperçut alors, pour la première, combien cet enfant ressemblait à son père. Il se sentait coupable.
Chacun d'eux s'étaient assis d'un côté du bout de chou pour lui montrer combien il l'aimait et était désolé de la peine qu'il lui avait faite.
Ron détestait Malefoy.
C'était vrai mais Harry avait raison.
Draco était le père de William et aucun des deux ne pouvait le remplacer.
D'ailleurs Hermione ne leur avait jamais demandé cela.
William s'était assoupie la tête contre l'épaule de Ron.
- Harry, il faut qu' Hermione dise à William la vérité... Tu avais raison... Pardon…
Harry n'ajouta rien. Ce n'était pas la peine. Il se tourna vers le jeune homme et inclina légèrement sa tête en signe d'acceptation.
Draco avait déposé Hermione sur le lit. Il lui caressait la main. Il se rendait compte qu'il était allé trop loin. Il avait honte de lui. Il ne cessait d'entendre les mots d'Hermione se répétait dans sa tête : Ton fils.
Mais comment et surtout pourquoi ne pas lui avoir dit plutôt. Il repensait à tout ce temps perdu. A la souffrance que chacun avait supporté. Et surtout à ce petit bonhomme qui avait grandit sans lui.
« A quoi ressemblait il ? Qu'est ce qu'il aimait ? Est ce que son petit garçon l'accepterait comme père ? »
Puis soudain il éprouva de la peur.
Père, ce mot pour lui avait été toujours synonyme de douleur, de souffrance, de brutalité et de haine.
Il ne fallait pas qu'il soit comme son propre père. Il se le jura devant Hermione qui dormait.
Maintenant il ne restait plus qu'à attendre le réveil de la jeune femme.
---ooOoo---
Fin du chapitre. A Dimanche….
N'oubliez pas de venir voir mon site (http://janyespace.free.fr)
