Bonjour tout le monde,

Aujourd'hui, je ne serai pas trop bavarde. Pas logique, vous vous dites ?

Mais si hier, j'étais à un concert. Et ça faisait 10 ans que je n'avais pas vu mon artiste préféré sur scène. Et là, hier soir, le bonheur et depuis je suis sur un petit nuage….

Enfin voilà j'en profite pour remercier tous les revieweurs et en particulier certains comme 'tite mione, Darkim the queen of konery, Malie25, HappyHermia, alicia, MissMalefoy59, oOoMaRiEOoO, MissMalefoy59.

Bref je vous dis un grand merci tout simplement….

Maintenant assez de blabla et place à la suite que vous attendez avec impatience.

Bonne Lecture

Enchantra83

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Chapitre 16 : Décisions

Harry et Ron étaient restés un long moment dans la tiédeur de la pièce sans prononcer une parole. Chacun repensait à cette époque. Cette dernière année à Poudlard et les différents événements avaient été éprouvant pour tous.

Des images, des bruits, des odeurs et parfois même des cris revenaient à leur mémoire. Des choses que les deux jeunes hommes croyaient avoir réglé en les enfouissant au plus profond d'eux-mêmes. Mais ce n'était qu'une cicatrisation superficielle de leurs blessures encore si profondes malgré le temps.

Ni l'un ni l'autre ne savait comment rompre ce silence si lourd.

« Est-ce qu'un jour, la douleur partirait ». Harry en avait l'espoir. Quant à Ron, cela lui paraissait insurmontable.

William ouvrit les yeux sans faire un geste. Il réfléchissait à tout ce qu'il avait entendu tout à l'heure et s'interrogeait.

« Qui pouvait être cet homme qui divisait autant ses oncles. Cet homme qui allait bouleverser leur vie à tous. Un homme si important que son oncle Harry le soutenait malgré l'amitié qu'il partageait depuis des années avec son oncle Ron.

Et quel était le rapport avec sa mère et lui ? »

C'était un tourbillon de questions qui n'en finissait pas et le hantait.

A cette seconde précise, William n'avait qu'un désir : se réfugier dans les bras de sa mère et qu'elle lui affirme que tout irait bien. Qu'il était en sécurité. Qu'elle lui expliquerait tout et qu'elle le protégerait toujours.

Mais Hermione n'était pas là pour le faire.

Harry s'aperçut que le petit était conscient. Il le détailla plus que d'ordinaire.

Will était si jeune et pourtant ses yeux trahissaient déjà tant de gravité.

Comme lui lorsqu'il était enfant chez les Dursley ou encore comme Malefoy, quelques temps, avant sa disparition volontaire.

Le survivant se rendait compte alors que la guerre, bien que terminée maintenant, avait encore des conséquences sur leur vie d'aujourd'hui ...

- Alors ça va mieux Will ? Demanda le jeune homme en plongeant son regard émeraude dans celui du bout chou surpris.

Il fit oui d'un signe lent de sa tête sans émettre un son.

- Tu veux quelque chose ? Renchérit Ron en baissant son visage vers lui.

William attendit quelques minutes et finit par dire.

- Oui. Ma maman.

Et il retomba dans son mutisme.

Les deux ex gryffondors s'observèrent, incapables de satisfaire ce besoin vital pour le petit garçon.

Draco était toujours près d'Hermione. La jeune femme n'avait pas repris connaissance.

L'ex serpentard prenait toute la teneur de sa nouvelle situation.

Qui aurait pu dire qu'un jour, lui, serait père.

Le jeune homme mesurait tous les changements que cela entraînerait dans sa vie.

« Quel allait être sa place maintenant ? D'accord, il était le père de l'enfant d'Hermione mais est ce que pour autant cela signifiait qu'ils vivraient sous le même toit du jour au lendemain ? »

Non, même si c'était son plus cher désir, il fallait que son fils apprenne à le connaître. Ils devaient attendre avant de lui dire. Hermione devait reprendre confiance en leur relation et en lui.

C'était important pour que cette nouvelle chance de bonheur ne s'évanouisse pas en fumée et que ses efforts ne furent pas vains depuis tous ces mois.

Malefoy décida de sortir afin de mettre un peu d'ordre dans ce chaos d'interrogations en prenant l'air.

Le froid lui avait toujours fait du bien. Cela l'apaisait.

Draco alla s'installer sous son arbre contre le tronc, son regard posait sur la mare gelée. Il se laissa bercer par le souffle du vent et finit par s'assoupir dans ce lieu sécurisant pour son être intérieur.

Deux bonnes heures s'écoulèrent avant qu'Hermione ne sorte de son état.

En ouvrant les yeux, l'espace de quelques secondes, elle ne reconnut pas où elle était. Puis sa mémoire refit surface. Elle avait enfin avoué à Draco qu'ils avaient eu un fils. Instinctivement, elle regarda vers la chaise près du lit s'attendant à le voir. Mais elle était vide.

« Où pouvait il être? »

La panique commença à s'emparer d'e la jeune femme.

« Et si il était parti, une fois de plus, sans rien lui dire ? Fâché après elle d'avoir caché une chose aussi importante. Non, c'était impensable. Elle avait tout risqué pour lui, il n'avait pas le droit de lui faire cela à nouveau. »

La médicomage se leva brusquement et enfila ses vêtements avec la rapidité d'un éclair. En sortant de la pièce, elle dévala les escaliers. Dans sa course, elle bouscula l'elfe de maison. Elle l'attrapa et le secoua en hurlant

- Où est il ? Dis le moi ? Mais répond ! Répond !

La petite créature ne comprenait rien et d'un claquement de doigt, il stupéfixa la jeune femme affolée. Sous la raideur de son corps, elle tomba de tout son poids sur les dalles du sol froid et dur.

De sa petite voix criarde, l'elfe déclara.

- Le maître de Dawy est sortît. Mais si vous promettez à Dawy de devenir calme, Dawy stoppera le sort.

Hermione secoua ses paupières en signe d'acceptation vu que c'était la seule partie qui pouvait réagir. Dawy clapa une fois de plus de ses doigts et tous les membres figés, comme une statue, de Hermione, reprirent leur souplesse habituelle.

La jeune femme se mit debout en ayant quelques douleurs en bas de son dos et des fourmis dans ses jambes. Puis elle continua ce semblant de conversation avec le petit être. Elle savait quand le brusquant elle n'obtiendrai rien de lui.

- Dawy, je suis désolée de tout ceci et pardon aussi pour hier. Est-ce qu'il vous serez possible de me dire où est Draco s'il vous plaît ?

La petite forme examina Hermione comme si c'était la première fois qu'on lui adressait la parole de sa vie.

- Dawy accepte les excuses de mademoiselle. Dawy n'est pas sure de savoir où est le maître de Dawy. Mais Dawy pense qu'il est possible que le maître soit dans le jardin près du gros arbre que le maître affectionne depuis que le maître est tout petit...

Hermione n'écouta pas la suite. Elle lança un vague merci et se dirigea vers la porte du manoir avec toute l'énergie que cet espoir lui redonnait. Une fois dehors, elle chercha du regard en avançant dans le parc. Au bout de quelques minutes, elle finit par distinguer une forme au loin et se rapprocha avec une respiration difficilement contrôlable. A un mètre, elle n'eut plus de doute, c'était bien lui.

Ron avait fini par allée à la cuisine pour ranger.

Harry était resté avec William dans ce calme en qui en disait plus long que n'importe quelle conversation.

« Devait il lui expliquer et lui raconter ce qu'il savait ? Non, il n'en avait pas le droit. »

Ce n'était pas son histoire mais celle d'Hermione et de Draco.

Il fallait que se soit sa mère qui lui explique tout.

Le survivant devait la trouver pour lui relater les derniers événements passés pendant son absence et qu'elle assume enfin son passé en le racontant à son fils.

Il fallait mettre fin à tous ses cachotteries et ses non-dits qui gâchaient leur vie. Il avait eu longtemps des doutes sur ce sujet mais maintenant c'était une certitude vitale afin que chacun reprenne le court d'une existance normale.

Harry n'aurait jamais cru être aussi lucide. Il pris alors la décision la plus dure de sa vie : raconter à Ron comment Ginny était morte, lui dire aussi la douleur qu'il l'habitait toujours. Ce pas vers la liberté diminua un peu le poids de la culpabilité qu'il avait porté toutes ces années. Mais pour le moment, il fallait s'occuper de William et le soulager de sa peine.

« Comment attirer son attention ? »

Un seul moyen vint à l'esprit du jeune homme. Acheter son premier balai à William.

D'accord, Hermione n'apprécierait pas.

Cependant pour sa défense, il pourrait toujours invoquer l'état de crise dans lequel ils étaient.

Le survivant rejoignit Ron dans la cuisine et lui expliqua son idée qu'il trouva excellente. Ils retournèrent avec le petit garçon.

- William, tonton Ron va t'aider à t'habiller. Pendant ce temps, je vais transplaner pour me changer chez moi et je reviens. D'accord ?
- …
- Bon Ron dans 10 minutes, je serai de retour.
- Bien.

Ron prit William dans ses bras et on entendit un blop sonore marquant le départ d'Harry.

La curiosité du bout chou ne semblait pas attiser plus que ça.

Hermione admirait Draco dormir. Il ressemblait à un ange. Ses traits étaient détendus et un sourire était sur ses lèvres.

Cela faisait si longtemps qu'elle n'avait pas pu le voir ainsi. Il était aussi beau que quand il avait dix-sept ans mais peut-être plus que dans ses souvenirs. Il n'avait vécu que dans sa mémoire puisqu'elle n'avait gardé aucune photo de lui pour éviter les questions que William aurait pu lui poser en grandissant.

Draco se réveilla en sentant qu'on l'épiait.

Quand le jeune homme ouvrit les yeux, il ne put s'empêcher d'admirer Hermione. Elle était devenue une jeune femme exceptionnelle. Elle avait su mener sa carrière mais aussi l'éducation de leur fils. Cela lui faisait drôle de penser ça.

La maternité n'avait rien fait perdre de l'éclat de sa beauté bien au contraire. Elle avait gagné en assurance et en prestance. Une aura de force se dégageait autour d'elle à chaque fois qu'elle apparaissait quelque part.

Chacun s'était demandé comment il avait pu vivre ou plutôt survivre si longtemps l'un sans l'autre.

C'était un de ses instants magiques, que chacun voulait graver dans leur mémoire afin de le conserver toute sa vie avec tous les autres qu'ils avaient déjà partagés et tous les suivants qu'ils restaient encore à construire.

Draco savait qu'il ne pourrait jamais rattrapé ses cinq ans. Cependant il était bien déterminé à ne plus laisser filer le temps et à profiter au maximum de la femme de sa vie ainsi que de leur enfant.

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Fin du chapitre. A Dimanche prochain