Titre : Chambre 624

Auteur : lunny

Disclamer : Les personnages ne m'appartiennent pas, ils appartiennent à Masashi Kishimoto. Enfin, je crois que je n'aurai jamais réussi à dessiner des persos aussi… charismatiques (Sasuke : On sait tous e que tu insinues par là.)

Résumé : UA Naruto est hospitalisé, tout pourrait bien se passer, sauf si comme colocataire il n'avait pas Sasuke… NarutoxSasuke

Genre : Alors, je prendrai un menu yaoi et un autre Univers Alternatif et bien sûr le spécial quelques persos OOC. (L'abus de restaurant rapide nuit gravement à ma santé…)

Avertissement : Tous ceux qui la possibilité que deux mecs soient ensembles choquent, demi-tour ! (Gauche, droite ! gauche, droite !)

Note : Le délai de parution s'est raccourci non ? La suite n'est pas arrivée plus vite parce que j'étais en vacances (applaudissez la seule fille qui est tombé dans un coin en France où il n'y avait pas la canicule !) Ce chapitre est un flash back à lui tout seul, on en apprend plus sur Naruto, sans en savoir trop. Ah oui, je vous préviens : Il n'y aura pas de lemon dans cette fic (pour une fois). Seulement car ce serait trop facile de proposer ça comme solution. Sinon, merci pour vos reviews, je sais je suis pas douée, mais je savais vraiment pas comment on écrivait suicidaire ! (maintenant je sais). Le petit truc sans grande valeur entre les paragraphes et bien à moi. Ne vous inquiétez pas.

Je vous remercie pour vos reviews!

Bonne lecture !

Un petit garçon blond regardait les étoiles. Elles brillaient si fort mais sans pourtant l'éclairer. Tapis à l'ombre d'un muret, il observait. Il sentait sous ses pieds nus et sales l'herbe verte. Elle se balançait doucement grâce au vent qui soufflait. Elle le chatouillait quelques fois, alors, le garçon riait. Un rire si beau, il résonnait dans la nuit fraîche. L'enfant en short, adossé au muret avait ramené ses jambes et les entourait de ses bras. Il regardait la lune ronde qui semblait l'observer. On dit que les nuits de pleine lune, de notre monde se réveille des créatures fantastiques. Certaines aussi repoussantes que terrifiantes, d'autre aussi magnifiques que cruelles, et d'autres encore aussi triste que prenantes. Et en regardant l'enfant blond contre ce muret, riant à gorge déployée, on ne pouvait s'empêcher de penser qu'il était de parmi ces créatures.

Son rire s'arrêta, il regarda le ciel et des larmes s'écoulèrent. Il frissonna.

Hé petite lune,

A force de me regarder,

Hé petite lune,

Tu viendras me chercher ?

Il regardait le ciel comme attendant, il ne savait pas quoi, mais il attendait. Peut-être qu'il attendait que quelqu'un vienne le chercher, que quelqu'un lui dise qu'il s'était inquiété. Mais personne ne venait. Avait-on remarqué son absence ? Sûrement que oui, alors, pourquoi personne ne venait ? Pourquoi il ne voyait pas de lumière dans l'orphelinat derrière lui ? Personne ne le cherchait ? Pourtant on aurait du, non ? Il valait la peine. Ou peut-être pas. Il ramena son regard devant lui. Là, il voyait l'herbe se balancer. Ça devait être agréable d'être un brin d'herbe. On ne ressentait sûrement rien…

Petit brin d'herbe,

Tu veux pas échanger de place ?

Toi, tu ne sens pas le temps qui passe,

Petit brin d'herbe.

Il regarda la clôture devant lui. Il n'aurait aucun mal à la franchir. L'espace entre les barbelés était assez grand pour le laisser passer. Comme si une simple clôture aurait pu arrêter des enfants ! Mais peut-être que ce n'était qu'un moyen de délimiter une limite. Pourtant, il ne la passait pas. Il attendait, peut-être qu'il aurait du s'enfuir vraiment. Ça n'aurait pas gêné grand monde. Mais il ne voulait pas. Qu'est ce qu'il lui prouvait que ce n'était pas pire derrière cette clôture ? Puis où irait-il ? Il ne connaissait même pas le chemin pour rentrer chez lui. Puis personne ne l'attendait là bas. Alors il restait près du petit muret. Dans le silence, il entendait les balançoires.

Je dois pas faire de bruits,

Il viendra me chercher,

Et si je crie

Il continuera à me frapper.

Les grincements qu'elles produisaient lui rappelaient de mauvais souvenir. Alors, il garda les yeux grands ouverts et pour ne pas y penser, il fixa les barbelés. Peut-être que derrière ça sera mieux ? Qui sait ? Il se leva alors, doucement, il se dirigea vers les fils. Il se pencha et les traversa. L'air était le même qu'à côté songea-t-il. La lune est aussi ronde que là bas. Et l'herbe se balançait pareillement au gré du vent. Il n'y avait rien de différent. Pourtant, il était sorti de cet endroit qu'il détestait tant.

Je comprends pas,

C'est pas si différent que ça,

Rien n'est plus beau,

J'ai pas chaud moi…

Il regarda la route faîte de terre, elle se dirigeait vers le lointain. Peut-être que s'il la suivait, il se trouverait un meilleur coin. Il s'avança vers la route doucement. Puis il s'arrêta et regarda l'orphelinat. Il regarda les volets clos. Il continua sa route. Où qu'il aille, ça ne pouvait pas être pire qu'ici. Pieds nus, il commença sa marche.

Le soleil se lèvera toujours sur les ténèbres,

Maman avait beau le dire,

J'ai aussi mal qu'hier,

A quoi ça sert ?

La terre semblait ignorer ses pas, aucune marque de son passage. Pourtant, il sentait la consistance de la terre froide sous ses pieds. Il essayait d'ignorer la douleur quand il devait marcher sur des cailloux. Il sentait sa peau rougir de la douleur qu'il ressentait, il sentait ses pieds se couvrir de terre, petit à petit. Pourtant, il continuait à marcher. Bientôt, il atteint la petite ville. La route terreuse fit place à celle de béton et ça faisait bien plus mal. Pourtant, il avait arrêté de pleurer et continuait sa route. Ses yeux commençaient à fatiguer.

Doivent se coucher tôt, les petits garçons

C'est ce que l'on m'a dit,

Mais moi je suis pas un petit garçon

Je suis un monstre d'ici.

Les bâtiments semblaient bouger comme doté d'une vie propre. Il entendait plus les voitures qu'il ne les voyait. Il sentait les gens passer près de lui sans lui jeter un regard, pourtant il était bien tard. Il se dirigea chancelant vers un banc. Il s'y assit, c'était un arrêt de bus, personne ne l'attendait. Sauf peut-être lui. Peut-être que le bus l'emmènerait loin. Il l'avait pris une fois avec sa mère quand il était venu, il y a bien longtemps en ville. Il se rappelait des gens les saluant. Il se rappelait des hautes marches à gravir avant d'atteindre le contrôleur. Alors, il disait bonjour et elle mettait deux tickets dans une petite machine. Elle faisait un joli bruit la machine, quelque chose de fascinant. Pas vraiment mélodieux mais de différent de ce qu'il pouvait entendre. Puis ils se dirigeaient vers le fond. Sa mère l'asseyait sur un siège puis le paysage commençait à défiler à la fenêtre.

Peut-être qu'il m'emmènera,

Là où personne ne le saura,

Le secret que je garde dans mon cœur,

J'aurai le droit au bonheur ?

Ses yeux se fermèrent doucement, bercé par le bruit de la circulation. Il se contentait d'écouter, il ne dormait pas. Il ne pouvait pas. Il pourrait le rater, ce bus qui l'emmènera. Il entendit un bruit de frein. Il entendit les portes s'ouvrirent. Alors, il observa les gens descendre doucement. Il se leva à son tour. Il tremblait quelque peu, le froid certainement. Il s'avançait vers la machine vrombissante quand on lui prit le bras.

C'était pas vraiment méchant,

Même pas un avertissement,

Juste un geste pour me retenir,

M'empêcher de partir.

Le blond se retourna vivement, pris d'un peu de panique. Peut-être que c'était quelqu'un de l'orphelinat qui voudrait le ramener. Mais il ne se débattit pas. Car le visage qui lui faisait face, il ne le connaissait pas. Il aurait voulu se débattre mais son corps refusait de bouger. La présence de l'individu était rassurante. Peut-être par ce qu'il lui souriait. Il entendit la voix apaisante lui demander :

- Qu'est ce que tu fais là ?

Le garçon mordit ses lèvres. Des larmes coulèrent de ses joues tandis qu'il regardait désespérément l'inconnu. Le priant intérieurement de le lâcher. Sinon, il raterait son bus. Celui qui l'emmènerait loin de tous ces gens qui le détestaient. Et peut-être que là bas, il trouverait quelqu'un de bien.

S'il part sans s'arrêter,

Je ne pourrai plus y monter,

Pitié il faut me lâcher !

Je dois m'en aller !

- Iruka ? Qu'est ce que…, commença un autre homme en se rapprochant.

Le bond regarda l'homme aux cheveux gris. Il n'en avait jamais vu de pareil. C'était bizarre cette couleur. Il entendit le moteur ronronner. Il n'eut pas le temps de tourner la tête que le bus était déjà parti. Il le regarda tourner à un carrefour. Il sentit les larmes couler sur ses joues tandis qu'il tendait la main inutilement. Le jeune homme qui devait s'appeler Iruka le regarda un instant. Il s'agenouilla à sa hauteur, puis il prit dans ses bras et essaya de le consoler. L'enfant cessa de pleurer immédiatement et sur l'épaule de l'inconnu, il s'endormit.

C'était bien comme sensation,

Douce comme impression,

J'aurai voulu y rester une éternité,

Dans les bras du monsieur qui m'a enlacé.

Il s'agita dans les draps frais. Il plongea sa tête sous les couvertures essayant d'ignorer les rayons du soleil. Initiative qui fut un échec, car quelqu'un tira sèchement les couvertures.

- Allez la marmotte, tu dois prendre ton déjeuner !

La dite marmotte cligna des yeux. C'était bizarre comme réveil, d'habitude on n'hésitait pas à le secouer en criant. Alors que là, c'était paisible et peut-être que quand il ouvrit les yeux, il aurait espéré voir sa mère. Mais à la place, il y avait un homme aux cheveux noirs. Il se frotta les yeux pour chasser le sommeil qui le retenait encore entre ses griffes. Il sortit du lit doucement et suivit l'homme qui le menait à la cuisine. La moquette était douce sous ses pieds, elle semblait le chatouiller comme l'herbe fraîche d'hier. L'homme brun lui désigna une chaise avec un sourire. Il s'y assit doucement, il regarda la table recouverte d'une nappe d'un joli orangé. Il pencha la tête sur le côté et observa la cuisine.

Dis-moi, je rêvais ?

Ce n'était pas vrai ?

Pourtant le monsieur était gentil

Plus que la plupart des gens dans ma vie.

Elle différait de celles qu'il avait connues. Il n'y avait pas un grand fourneau comme à l'orphelinat, juste une petite cuisinière calée dans un coin. Il n'y avait pas un sol granuleux comme chez lui, juste un parquet propre. Il regarda l'homme ouvrir un placard et lui demander :

- Qu'est-ce qui te ferai plaisir ? Café ? Non tu es bien trop jeune pour aimer cette chose imbuvable… Mmmh du chocolat chaud peut-être ? Ou froid non ? Ou du lait simplement ? Quoiqu'il doit me rester du jus d'orange…

L'homme se déplaça vers le frigo et se pencha cherchant le jus d'orange rescapé. Le blond l'observa silencieusement, il était étonné du débit de parole du brun. Quand il se retourna vers lui, il déglutit. Il le vit se gratter la joue, pensif et murmurer :

- Ou peut-être que tu aimes ces immondes céréales dont raffole Kakashi ? Il doit me rester un paquet…

C'était bizarre de ne pas entendre crier,

Bizarre de pas se faire engueuler,

Pourtant c'était agréable,

Plus que ma vie, c'est probable.

Le blond fasciné regarda le brun ouvrir un autre placard et fouiner dedans. Il en sortit victorieusement un paquet déjà ouvert, preuve que l'on avait déjà commencée à le consommer. Il le mit sur la table devant l'enfant. Ce dernier regarda le dessin sur la boîte, un chien en tee-shirt jaune mangeant dans un bol de céréales et lui adressant un clin d'œil. (1) Il regarda le brun continuer à fouiller dans son frigo et en sortir divers aliments, Puis se tourner vers un placard et faire de même.

Un petit d'attention rien que pour moi,

Quelqu'un qui ne me repoussait pas,

J'aimerai que ça dure,

Mais rien n'est moins sûr.

Il se tourna enfin vers le blond et lui dit simplement :

- Choisis !

Le blond hésita un instant avant de pointer du doit en rougissant les immondes céréales dont raffolaient Kakashi. Pas qu'il les préféra aux tartines ou aux biscuits, mais simplement que le chien l'attirait plus que le logo ventant les bien faits du tartinage. Le blond s'attendait à entendre le brun crier ou rouspéter mais ce qu'il entendit ne s'adressait pas directement à lui :

- Je lui ai pourtant dit que c'était pour les enfants…

Le blond se mit à rire, il se retint au début, mais les sons s'échappèrent de ses lèvres. Il s'attendait à des remontrances, mais il n'en eut pas. Le jeune brun se contenta de lui sourire gentiment et de verser les céréales dans un bol avec du lait. Il mit devant lui le tout avec une cuillère. Le blond commença à manger, il entendait les céréales croquer sous ses dents. Il observait toujours le brun qui entreprenait de ranger tout le désordre qu'il avait provoqué pour rien. Quand il eut fini, il s'assit sur une chaise en face de celle de l'enfant. Le blond baissa son regard et entreprit de finir son bol de céréales plus rapidement.

- Moins vite ! Tu vas t'étouffer ! s'exclama en riant l'homme brun.

L'enfant mangea plus lentement. Il leva les yeux vers le brun timidement, puis croisant son regard bienveillant, il baissa les yeux en rougissant.

- Dis-moi, comment t'appelles-tu ? interrogea le brun.

- Naruto, monsieur, répondit le blond craintif. Il savait que ça provoquait toujours la même réaction des gens, ils le repoussaient. Pourtant, à part un léger penchage de tête de la part d'Iruka, ce dernier se contenta de dire :

- Appelles-moi Iruka.

- Iruka… répéta le blond docilement.

Il aimait bien ce nom et il savait qu'il le retiendrait facilement. Il aimait la façon dont bougeaient ses lèvres en le disant, la sonorité que ça dégageait. Il sourit doucement enfournant une autre cuillère remplie de céréales entre ses lèvres.

J'aimerai répéter ce nom à l'infini,

Pour ne jamais oublier,

J'aimerai rester ici,

Pour pouvoir l'appeler.

- Tu viens bien de l'orphelinat ?

Naruto se tendit à l'évocation de l'endroit. Il se contenta de hocher la tête. Le brun le regarda enfourner une autre cuillerée. Il resta un instant silencieux, puis hésitant sur les mots, il demanda :

- Tu t'es… enfui, c'est bien ça.

Le blond se crispa un peu plus sur sa cuillère, il avala ce qui lui restait de céréales dans sa bouche et répondit :

- Oui…

Le brun hocha la tête lentement et questionna :

- Pourquoi ?

Le blond ne répondit pas, il tritura sa cuillère dans ses mains. Il leva des yeux remplis de détresse vers l'homme. Il murmura en tremblant :

- Pitié, je ne veux pas y retourner !

Le brun fut surpris du tremblement des mains de l'enfant. Il le suppliait. Mais tous deux savaient bien qu'il fallait y retourner. Il posa sa main sur la tête de l'enfant essayant de l'apaiser, il ne put que dire :

- Je suis désolé, mais il faudra bien, des gens s'inquiètent sûrement pour toi.

Le blond baissa les yeux, il secoua la tête en criant :

- Non ! C'est faux, personne ne s'inquiète pour moi.

Le brun se leva et contournant la table, il prit le blond dans ses bras, il essaya de soulager ses sanglots tout en le consolant :

- Je suis sûr que quelqu'un s'inquiète pour toi là bas !

- Non ! C'est pas vrai, murmura le blond sa tête contre l'épaule de l'homme, il y a personne qui m'aime.

Des larmes s'échappèrent de ses yeux sans qu'il puisse rien faire.

Pourtant, j'ai l'habitude,

Ces mots, c'est une certitude,

Pourtant ça fait mal là.

C'est pas normal !

Le brun resserra son étreinte en entendant ses paroles. Il entendit les reniflements du blond, il lâcha doucement :

- Je suis désolé, mais tu dois y retourner. Il n'y a pas d'autres solutions !

- Pitié, supplia le blond abattu, gardez-moi avec vous ! Je vous jure de ne pas vous gêner ! Je me ferai si petit comme si je n'existais pas ! Pitié !

Le brun se décolla du blond, s'il essayait de le consoler, il pourrait bien céder, mais il ne fallait pas. Il ne pouvait pas donner tout ce qu'un enfant demandait, pas qu'il est des soucis financiers comme en témoignaient ses placards, mais il n'aurait pas le temps pour s'occuper de cet enfant. Il passa dans une autre pièce, mais avant, il ordonna d'une voix faible et fatiguée :

- Finis ton bol et viens me voir, je te trouverai sûrement des vêtements à ta taille.

Le blond hocha la tête inutilement, le brun n'était plus dans la pièce. Il prit tristement sa cuillère et recommença à manger.

Il a raison de pas me garder,

Je suis le mal incarné,

Il finira par souffrir lui aussi,

Comme tout le monde le dit…

Iruka et Naruto, affublé d'habits à sa taille et propres, attendaient à l'entrée d'un immeuble. Iruka jeta un coup d'œil au blond. Il regardait la bouche semi-ouverte passer les voitures. Pourtant, ça n'avait rien d'extraordinaire. Mais il semblait fasciné. Iruka regarda avec un sourire les vêtements de Naruto. C'était les siens, il y a bien longtemps. Comme quoi, le fait que sa mère le jette dehors avec toutes ses affaires aussi bien que présentes et passées, n'avait pas que de mauvais côté. (2) Bien sûr, il les avait gardés comme ça, sans réelles intentions. Il était loin de se douter qu'il les ressortirait un de ces jours. Comme quoi...

- Dites, on attend quoi ?

Iruka eut un faible sourire. Pour attendre, ils le faisaient. Il se demandait bien comment lui, Iruka, avait pu devenir ami avec un homme qui arrivait en retard systématiquement et qui en plus dormait la plus part du temps, portait un masque on ne sait pour quelle raison et en plus de tout ça lisait des livres plus que louches. C'est vrai, aux dernières nouvelles, il était un étudiant exemplaire. Enfin, c'était relatif, car malgré tous ses défauts, Kakashi était comme même un génie. Bon il avait du mal à faire fonctionner ses neurones, mais quand il commençait…

Je crois qu'il l'aimait bien aussi,

Ils avaient été heureux,

Mais en arrivant dans leurs vies,

Je les ai rendus malheureux.

- Yo !

Un Kakashi souriant sorti de son immeuble d'un pas nonchalant. Pourquoi se presser ? Il avait juste une demi-heure de retard. Iruka n'essaya même pas de lui faire la morale. Il eut juste un soupir d'exaspération. Naruto à ses côtés regardait le nouvel arrivant avec intérêt. Iruka lui prit la main, et l'entraîna vers le passage piéton. Kakashi les mains dans les poches suivit son ami tout en discutant des nouvelles. Naruto regarda les deux hommes qui discutaient avec animation. Il remarqua que les expressions qu'affichaient le plus souvent Iruka étaient l'exaspération et un léger sourire. Kakashi lui souriait d'un idiot ou prenait un air réfléchi. Bientôt le sujet des céréales vint sur le tapis. Mais c'est une toute autre histoire…

Cette chose a un goût de passé,

Comme si j'avais oublié,

Mais je m'en souviens un peu,

Ils me rappelent papa et maman, tous les deux.

Quand Naruto vit l'orphelinat en cendres devant lui, il fût pétrifié. Pourtant, les colonnes fumantes au loin auraient du l'avertir sur le chemin. Mais il n'avait pas fait le lien. Il se sentait vide. Même si l'endroit il le détestait, il n'aurait jamais souhaité ça. Il jeta un œil au muret qu'il avait quitté, il y a quelques heures de cela. Il n'avait rien, il n'avait pas été atteint par les flammes. La balançoire intacte se mouvait produisant un grincement régulier, le tout dans ce cadre de destruction. L'odeur âcre de la fumée emplissait ses poumons. Il ferma les yeux priant pour se réveiller.

Je n'ai pas souhaité tout ça,

Mais qui me croira ?

Je ne voulais pas du chaos,

Je voulais avoir chaud !

Une larme unique s'écoula sur sa joue, regret unique de sa fuite.

Iruka sentit la main de Naruto se resserrer sur la sienne. Il s'adressa à Kakashi :

- Il n'y a plus personne ?

Celui à qui il s'adressait hocha négativement la tête, il pointa du doigt un peu plus loin sur la route un rassemblement de véhicules. Iruka absorbé par le spectacle ne l'avait pas vu, tout comme Naruto. Ils s'approchèrent lentement, Naruto ralentit ses pas et finit par cesser de marcher. Certains enfants pleuraient et des adultes essayaient des les calmer. Certains étaient brûlés, leurs peaux formaient des petites formes ovales là où elles auraient dû être lisses. D'autres, silencieux presque recroquevillés, attendaient dans un fourgon de police à l'arrière. On leur avait donné des couvertures dans lesquels ils s'enroulaient cherchant un quelconque réconfort. Ils ne produisaient aucun son, comme si la parole leur avait échappé.

Comme ce tableau dans le dortoir,

Là où des gens étaient couchés,

Sans même respirer,

Je l'avais contemplé dans le noir…

Iruka regarda l'enfant effrayé, il entendait sa respiration sifflante. Il s'agenouilla devant lui, il le prit par les épaules et lui dit simplement :

- Tout va bien se passer…

Naruto aurait voulu croire le brun, mais il le savait, il ne serait pas accueilli les bas ouverts. Pourtant il suivit le brun quand celui-ci l'entraîna vers le groupe d'hommes. Iruka commença à discuter avec un homme demandant ce qui s'était passé. Il délaissa Naruto un moment. Ce dernier sentit une main rassurante sur son épaule. Il ne se retourna pas, il savait que c'était Kakashi. Il l'aimait bien, pas seulement pour ses goûts alimentaires, non, juste qu'il avait l'air gentil avec son grand sourire. Soudain, elle apparut et il frissonna. Il pria le ciel pour qu'il ne la voie pas, mais le ciel ne l'entendit pas. Car son regard fatigué par une nuit des plus dures, se tourna vers sa petite personne. En moins d'une seconde, elle se trouva devant lui.

Pour une fois, je n'étais pas transparent,

Elle ne m'ignorait pas en faisant semblant,

Mais peut-être que j'aurai aimé le contraire,

Parce que là je sais pas quoi faire.

La gifle qu'il reçut, il ne put dire si ça l'avait surpris. Peut-être que oui. Mais la haine dedans, non. Elle était habituelle, comme la haine des autres. Pourtant, pour une fois, quand elle releva la main pour le frapper en public, quelqu'un la retient et quelqu'un d'autre l'agrippa par les épaules pour l'éloigner. C'était une sensation agréable d'être protégé. Il se réfugia dans les bras qui l'avait éloigné. Il serra la taille d'Iruka. Il ne voulait pas qu'il parte. Il avait fait bien plus de choses agréables avec lui en une journée que toute les personnes réunis depuis la mort de son père. Il voulait rester avec lui, simplement parce qu'il était gentil avec lui.

Je ne sais pas si c'est normal,

Et j'en rien à faire au total,

Moi je veux rester avec lui,

Pour que l'on devienne amis.

- Laissez-moi ! Qui êtes-vous pour me retenir ! cria la femme en essayant de retirer son poignet de la main de l'argenté.

- Et vous ? Qui êtes-vous pour frapper cet enfant ? interrogea Iruka caressant la petite tête bonde réfugié dans ses bras.

La femme parut offusquée, Elle retira son poignet vivement et désigna Naruto du doigt, celui-ci effrayé ne cessait de trembler. Elle décréta alors :

- Je suis responsable de cet établissement ! Et cet enfant a fait brûler l'orphelinat ! Je suis en droit de le frapper si ça me chante ! (3)

Naruto agrippa alors la veste d'Iruka en criant :

- Non ! c'est pas vrai ! J'ai rien fait ! J'ai rien fait brûlé ! Je vous jure !

La directrice de l'orphelinat s'approcha de l'enfant et cracha :

- Ce n'est qu'un petit menteur ! Il s'est enfui après avoir mis le feu à l'orphelinat. J'espère que tu es fier de toi ! Il va nous falloir trouver des familles d'accueil à tous ses orphelins ! Comme si ils n'étaient pas assez malheureux comme ça !

Naruto trembla sous ses accusations, il leva des yeux des yeux larmoyants vers Iruka en répétant inlassablement :

- C'est pas vrai ! Je vous jure ! C'est pas vrai !…

Iruka passa une main rassurante dans les cheveux dorés et demanda :

- Tu me le jure ? Vraiment sans mentir ?

- Oui ! Je vous le jure ! s'exclama Naruto.

La femme eut une moue de réprobation et lâcha :

- Et en plus il jure ce menteur !

- S'il le dit, je le crois, répliqua Iruka (4)

- Je connais cet enfant, s'exclama la femme, malgré sa bouille d'ange, il n'a rien de bien en lui. Vous ne connaissez pas son histoire, tout le monde la connaît ! Tout le monde sait qu'il…

- Vous n'avez pas honte !coupa le brun furieux, vous cherchez bien des familles d'accueil, je propose de m'occuper de cet enfant. Envoyez-moi les papiers par la poste, 14 rue des Hokage(5), 3ème étage.

Il tourna les talons et partit furieux entraînant Naruto. Kakashi salua d'un bref signe les personnes présentes, puis suivit Iruka.

Je crois que j'étais bien,

Ça ferait un bien joli fin,

Mais pourtant l'histoire a continué,

Mes malheurs ne se sont pas arrêtés.

Un enfant se réveilla dans sa chambre, des larmes s'écoulèrent sur ses joues. Le lit à ses côtés était vide. Il regarda la fenêtre, les rideaux volaient laissant découvrir la pluie battante. Il posa ses pieds au sol. Il s'approcha de la fenêtre. Il s'assit sur le rebord. Il se balança doucement tournant le dos au vide. Un éclair éclaira la pièce ténébreuse en cette fin d'après midi. L'enfant ferma les yeux. Et doucement se laissa tomber en arrière…

Il s'appelait Naruto.

A suivre…

Notes :

(1) un one au choix (yaoi bien sûr) pour le premier qui me trouve le nom de la marque ! (c'est facile !)

(2)Je sais, tout le monde le sait, les parents d'Iruka sont morts d'habitude, mais je me suis rendu compte que ça commençait à faire beaucoup d'orphelins ! Donc, j'ai « sauvé » Iruka (Kakashi : Mais je l'aurai consolé moi ! L'auteur : Le pervers couché !)

(3)Ne vous inquiétez pas, d'habitude, d'après la déclaration des droits de l'enfant (je suis pas sûr que ça s'appelle comme ça…) Il est interdit de battre un enfant. Mais vous devez le savoir.

(4) Et là vous pensez : Iruka, on t'aime ! Comment ça, non ? Vous voulez que je vous laisse lire tranquille ? Ok… (part bouder)

(5)Pas beaucoup d'imagination, je vous l'accorde…

L'auteur (lève le bras vers le ciel) :

- Enfin du suspense ! Bon je sais, je vais me faire tuer, mais j'aurai une belle mort . Ce chapitre est assez long, même très long. Je n'aurai pas cru qu'il le serait autant, en plus ça m'a mis plein de temps pour l'écrire ! Mais bon, je l'ai fini !

Iruka (désignant la fic) :

- Et t'es fière ? Je suis complètement OOC ! Et pourquoi diable donnes-tu mon adresse !

L'auteur (souriant et chuchotant) :

- Ben, Quelqu'un m'a payé beaucoup pour que je lui refile ton adresse.

Kakashi (tournoyant autour d'Iruka) :

- J'ai enfin son adresse ! Enfin !

Iruka (soupirant) :

- Pas lui comme même…

L'auteur (air innocent qui trompe personne) :

- Mais non !

Kakashi (sert l'auteur dans ses bras en manquant de l'étouffer) :

- Merci !

Iruka (soupirant) :

- Non c'est pas vrai ! Mais dans cette fic tu viens même coucher chez moi ! Tu m'embrasse sur le perron de ma porte et dans ce chapitre, on apprend que tu bouffes le déjeuner quelque fois avec moi ! T'as pas besoin de mon adresse ! Tu sais où j'habites !

Kakashi (relâchant l'auteur) :

- Mais c'est vrai ça… Mais tu m'as roulé alors ?

L'auteur (souriant) :

- Je préfère dire que j'ai profité de ton amour aveugle pour Iruka pour me faire de l'argent.

Kakashi (souriant aussi) :

- Dans ce cas, je te pardonne !

Iruka (poursuit Kakashi e lui tapant dessus avec une boîte de céréales) :

- Mais t'es idiot ou quoi ? Toi un génie ? Moi je dirai plutôt que les examinateurs devaient être dingue pour te donner ce titre !

L'auteur (recomptant ses billets) :

- Alors 100, 200, 300…

Sasuke (arrivant très en colère) :

- Toi ! Je t'ai trouvé ! Comment oses-tu ! Je n'ai même pas été mentionné dans ce chapitre ! Et à cause de toi tout le monde me déteste ! Tu te rends compte que tout le monde me veut la peau !

L'auteur (s'inclinant) :

- Pardon ! Mais dans le prochain chapitre, je suis sûr que tout le monde va te pardonner !

Sasuke(hurlant) :

- Mais t'as intérêt ! Tu te rends compte que même Naruto me fait la gueule maintenant ! Parce que dans ta fic, je n'essaies même pas de le consoler !

L'auteur (étonné) :

- A ce point là ? Oups, euh je suis désolé…

Sasuke (grognant) :

- Tu te rends compte que depuis ton dernier chapitre, j'ai absolument rien pu faire avec lui ! Même pas des petits bisous ! Rien ! Nada !

L'auteur (tapote l'épaule de Sasuke) :

- Euh des reviews ?