Titre : Chambre 624

Auteur : lunny

Disclamer : Les personnages ne m'appartiennent pas, ils appartiennent à Masashi Kishimoto. Sait-on jamais, lui aussi il les a peut-être piqué à quelqu'un ?

Résumé : UA Naruto est hospitalisé, tout pourrait bien se passer, sauf si comme colocataire il n'avait pas Sasuke… NarutoxSasuke

Genre : Alors, je prendrai un menu yaoi et un autre Univers Alternatif et bien sûr le spécial quelques persos OOC. (L'abus de restaurant rapide nuit gravement à ma santé…)

Avertissement : Tous ceux qui la possibilité que deux mecs soient ensembles choquent, demi-tour ! (Gauche, droite ! gauche, droite !)

Note : Encore un problème d'ordi, oui, j'ai pas de bol… sniff pas juste…En plus, j'ai plein de fic que je peux pas mettre endocuments! J'ai l'impression qu'il y a un problème sur ffnet... Mais ce n'est pas grave ! Donc nous enchaînons sur ce chapitre un peu triste. Mais je dis ça comme ça, parce que voyez-vous, je croyais le chapitre précédent joyeux, mais dans vos reviews je me suis aperçu du contraire… Donc il est probable que vous trouviez ce chapitre joyeux… Sinon, le dernier paragraphe du précédent chapitre fait référence au présent et non au moment du premier suicide de Naruto. D'habitude, il reste encore 6 chapitres, mais ça peut encore changer, ne sait-on jamais… Toujours un petit truc entre les paragraphes. Ne vous inquiétez pas ! C'est le dernier chapitre avec ça !

Merci pour tutes vos reviews! mais je suis pressée! Gomen!

Bonne lecture !

Mme Rushwood regarda par l'œilleton de sa porte d'entré. Il n'y avait personne. Elle prit son grand sac poubelle noir dans une main et de l'autre tourna la clé de son appartement. La serrure émit un cliquetis discret. Elle jeta encore un œil dans l'œilleton, toujours personne. Elle franchit rapidement sa porte et la ferma tout aussi vite. Elle jeta un œil sur son paillasson, ce dernier affichait un bienvenue en lettre noires et simples. Rien de bien spectaculaire par rapport à celui de Mlle Norson de la porte à côté. Cette pimbêche de fausse blonde qui atteignait la quarantaine et qui roucoulait en racontant qu'elle n'en avait trente. Puis elle ne se gênait pas pour laisser son chien faire des déjections près de l'immeuble. Quelle image cela donnait-il à la résidence ! Et en plus d'être aussi détestable, elle avait un paillasson sur lequel en couleur dorés sur un fond rouge était écrit Welcome… Comme si le dire en anglais était plus stylisé ! Mme Rushwood jeta un œil au alentour, toujours personne, calme plat. De toutes façons, qui serait réveillé à minuit ! Elle savait que Mlle Norson ne reviendrait pas avant le matin, elle était sûrement en train de faire Dieu seul savait quoi avec un de ses multiples amants. Mme Rushwood retourna le paillasson de Mlle Norson avec un sourire.

Ça lui fera les pieds tiens !

Elle se recoiffa correctement après cet élan de sadisme. Elle jeta un œil au miroir en face d'elle. Ses petites lunettes vissées sur son nez fin et dédaigneux, ses yeux bruns, arrogants, sa bouche aux lèvres fines et ses cheveux attachés en un chignon serré se reflétaient dans le miroir devant sa porte. Pourquoi mettre un miroir ici ? Du temps où son mari était encore vivant, elle aimait se faire belle avant de rentrer. Que le ciel ait son âme, il était parti, il y a cinq ans déjà, mais elle ne pouvait se résoudre à enlever ce miroir.

Elle empoigna son sac poubelle et descendit lentement les marches. Il ne faudrait pas qu'elle chute et attende agonisante qu'une quelconque personne passe dans les escaliers pour appeler les secours. Elle repensa avec lassitude au moment où elle pouvait encore gambader tranquillement temps qui lui semblait si lointain. C'était à l'époque où Shina Isugui était encore maire de l'île.

Elle dirigeait l'île avec gentillesse et justesse. C'était bien grâce à elle que l'hôpital existait encore aujourd'hui. Elle avait aussi permis le développement des petits commerces. Elle avait bataillé ferme contre les implantations d'industries de grande marque qui aurait pu nettement perturber l'économie de l'île. La dame avait du quitter le poste de maire après cinq années de bons et loyaux services, remplacé par un autre maire, un peu moins charismatique bien sûr. Elle s'était marié la jolie Shina. Pas à un homme de l'île, non aucun ne méritait de l'épouser, ils n'étaient pas à sa hauteur. Elle s'était marié à la grande surprise de tout le monde avec Uzumaki Senri, contre qui elle avait bataillé ferme pendant son mandat pour l'empêcher d'installer un de ses industries sur l'île.

Il paraîtrait qu'il avait cédé en échange d'un dîner. Personne ne pouvait en témoigner. Mais c'était sûrement vrai. Ils s'étaient retirés dans un coin de l'île assez isolé. L'homme travaillait à la maison par ordinateur. Ils possédaient de l'argent, beaucoup d'argent, pourtant, ça ne les a pas aidés…

Quelques années plus tard, un enfant naissait, tout le monde les félicita. Pourtant, s'ils avaient su, ils auraient sûrement tué cet enfant. En tout cas, Mme Rushwood l'aurait fait. Mais ce n'était pas le cas. Naruto Uzumaki naquit donc avec l'accueil enthousiasme des gens.

Six ans plus tard, Shina Uzumaki née Isugui, mourrait dans le petit jardin de sa propriété.

Tous avaient regretté la femme qu'ils avaient tant aimée. On ne pu savoir les circonstances exactes de sa mort. Le père expliqua que l'enfant s'amusait avec un couteau, quand il l'avait lancé sans vouloir faire de mal. On conclut à un accident. Tous déposèrent des fleurs sur la noble femme qu'ils avaient connue. On présenta les condoléances au père et rassura le petit garçon. Ce n'était pas de sa faute.

Un an plus tard, Uzumaki Senri, veuf de Shina Uzumaki, mourrait dans la cave de sa maison.

Seul l'enfant savait ce qui s'était passé. Mais il n'avait rien dit. Le père avait pourtant été retrouvé avec une balle dans la tête. Les gens discutèrent. Ils soupçonnèrent l'enfant. La rumeur circula sur toute l'île. L'homme malgré qu'il soit un étranger était aimé de concitoyens. On soupçonna l'enfant d'avoir tué volontairement ses deux parents en toute connaissance de cause comme l'avait fait le monstre Kyûbi dans la légende.

Enfant qui pour avoir la vie éternelle tua son père et sa mère. A cause de son crime, il se transforma en renard à neuf queues et reçu en compensation la vie éternelle. Voulant retrouver son apparence, il décima tout son village. Les dieux le punirent et l'enfermèrent sous la terre noire dans une île isolée. On dit que les nuits de pleine lune, il hurlait sa rage. Tous savait que c'était une légende, mais cet enfant ne pouvait apporter la paix. Il était maudit tout comme le démon Kyûbi.

L'affaire de la mort d'Uzumaki Senri fut classé sans suite.

Pourtant, on détesta l'enfant blond.

Trois ans plus tard, l'orphelinat où il avait été placé brûla.

On en conclut un accident.

Mis les villageois savaient. Oui ils savaient la cause de tout ça, lui, le démon…

Naruto Uzumaki.

Mme Rushwood avait cru rêvé quand elle avait vu son voisin de palier ramener chez lui le blond. Elle avait longtemps prié. Prié pour elle, pour que le démon ne la tue pas. Ses prières avaient été entendues pour l'instant. Elle soupira. Elle n'appréciait guère son voisin. Pas qu'il soit malpoli ou comme cette pimbêche de Mlle Norson, non, c'est qu'elle avait appris de la bouche de Mme Rikiu que le garçon se serait fait renvoyer de chez sa mère.

Un pauvre femme célibataire à cause d'un mari qui l'avait abandonné pour une plus jeune. Ce ne devait pas être un bon garçon. Il ne lui causa pas beaucoup de soucis par contre. Mais elle n'aimait guère le voir discuter avec Mlle Norson. Ces deux là étaient sûrement de la même trempe avait-elle pensé aux débuts. Mais elle s'était vite rendu compte que l'homme ne semblait pas le moins du monde attirer par la quarantenaire. Pourtant cette dernière le courtisait ouvertement, mais le jeune homme ne l'avait pas laissé pénétrer dans son intérieur, repoussant ses avances en rougissant. Elle n'avait pas pourtant cessé de snober l'homme qui essayait de se montrer aimable.

Elle s'était rendu compte alors, que un de ses amis passait beaucoup de temps avec lui. Il n'était pas rare quand avant qu'elle aille se coucher, allant regarder par l'œilleton, elle aperçoive ces deux là se parler devant la porte. Certaines nuits, l'homme aux cheveux blancs rentraient lui aussi dans l'appartement. Et quand le matin, elle se levait et jeter un coup d'œil dans le petit trou circulaire, elle les voyait sortir tous deux. Mais jusqu'à là, elle n'avait eu que des soupçons. A travers le mur de sa chambre, elle n'avait jamais entendu quelconque bruit suspect.

Pourtant, ce soir là, oui, ce soir même, elle les avait vus. Oui, elle avait vu le brun ivre et l'autre masqué. Elle les avait vus s'embrasser. Elle en fut tellement choquée qu'elle s'éloigna brusquement de l'œilleton. Elle se remit quelques minutes plus tard et jetant un nouveau coup d'œil, elle n'avait vu personne dans le couloir. Sûrement que ces…. Ces…. Fous avaient continué leurs sales besognes à l'intérieur ! Quelle horreur ! Rien qu'à les imaginer !

Mme Rushwood mit son sac poubelle dans la benne sous un réverbère. Elle allait dés le lendemain dénoncé cette ignominie au logeur. Elle lui téléphonera dés qu'elle sera levée. Ces… porcs ! Il sera renvoyé de l'immeuble, qu'il aille faire ses immondices ailleurs.

Mme Rushwood essaya de baisser le couvercle de la benne. Mais son sac poubelle ressortait encore, elle appuya plus fort. Elle n'entendit que les pneus crisser.

Le lendemain, dans une petite case à côté des petites annonces, on annoncera la mort de Mme Rushwood percuté par un chauffard.

--------------------------------------------

Sasuke regardait le ciel à travers la baie vitrée. En dessous, il pouvait voir des gens entrer et sortir du grand bâtiment de l'hôpital. Il se tenait assis sur son fauteuil roulant. On était en fin d'après midi, pourtant l'orage battait fort à l'extérieur. Il entendait le bruit de la pluie dans le couloir presque désert. Quelque fois, une infirmière passait en vitesse pour aller voir un patient. Elles ne lui lançaient pas un regard. Elles le connaissaient depuis un mois de loin. Il laissait peu de gens l'approcher. Il était un peu taciturne. Mais on ne pouvait dire qu'il soit vraiment méchant.

J'ai crée une carapace qui m'entoure,

J'ai hurlé à m'en rendre sourd,

J'aurai voulu que les gens viennent vers moi,

Mais en même temps, je ne voulais pas.

Sasuke regarda son reflet dans la vitre embué. Des yeux vides, des cernes sous les yeux, une peau pâle. Il ferma les yeux et soupira. Il n'aurait sûrement pas du sortir de la salle laissant Naruto seul. Mais, il le devait. Il serait capable d'essayer de consoler le blond. Et ça, il ne voulait pas.

Il serait devenu quelqu'un d'important et il ne voulait pas.

Il aurait eut sa confiance et il ne voulait pas.

Il aurait eut son amitié et il ne voulait pas.

Il aurait eut ses sourires et il ne voulait pas.

Simplement car il avait donné tout ça à quelqu'un dans le passé. Ce dernier avait essayé de le tuer un soir d'orage…

Il finirait par trahir le blond et il ne voulait pas.

Il n'était pas la bonne personne. Un jour, quelqu'un le prendra sûrement dans ses bras en essayant de le consoler. Ce serait sûrement elle cette bonne personne. Celle qui aurait une place importante dans la vie de Naruto. Pas lui…

Mais ce qu'il ne savait pas c'est qu'il avait déjà une place importante dans la vie du petit blond…

J'ai connu un garçon sanglotant,

Il regardait tout tristement,

Quelques années ont passé,

Pourtant, il n'a pas arrêté de pleurer…

Un éclair éclaira le couloir sombre. Sasuke fit rouler les roues de sa chaise et se dirigea vers la chambre 624…

Quand il ouvrit la porte, il vit le blond dos à la fenêtre assis sur le bord de cette dernière. Il se laissait tomber en arrière quand il hurla :

- Naruto !

Le blond ouvrit grand les yeux et se rattrapa au bord de la fenêtre évitant ainsi une mort certaine. Sasuke avança doucement le fauteuil essayant de ne pas effrayer le blond. Il devait faire quelque chose, c'est pourquoi il demanda :

- Naruto, qu'est-ce que tu fais ?

- A ton avis ? interrogea le blond se moquant ouvertement du brun.

Sasuke se retrouvait bloquer ne pouvant rejoindre le blond. Effectivement, son lit l'empêcher de passer avec le fauteuil. Il regarda le sol et doucement posa un pied. Il dit en même temps :

- Là, je crois que t'essaies de foutre ta vie en l'air…

- Foutre ma vie en l'air ? s'étonna le blond, mais t'as pas remarqué que ma vie est complètement pourrit !

Sasuke posa un deuxième pied au sol.

- Tu crois que la mienne c'est mieux ? répliqua le fier Uchiwa.

Il tremblait tout en se mettant en équilibre sur les deux. Il ne fallait pas qu'il fasse un malaise, il fallait qu'il énerve le blond pour que celui-ci ne pense plus à la fenêtre derrière lui. Naruto acide fit remarquer :

- Mais bien sûr ! Pardon Monsieur je suis le nombril du monde ! Je ramène tout à moi ! Toi, au moins personne ne te déteste !

Un petit ange perché à la fenêtre,

Un petit ange qui se maltraite,

Je lui ai tendu la main, aujourd'hui,

Comme j'aurai du faire avant dans ma vie.

Le fauteuil recula doucement derrière le brun. Il s'appuya sur le montant de son lit pouvant tenir debout.

- Ah ouais ? Et toi t'es qui alors ? interrogea le garçon aux cheveux nuit.

- Moi… murmura Naruto en regardant étrangement dans le vague.

Sasuke sentait qu'il fallait qu'il fasse vite. Ce regard, il ne l'aimait pas, c'était si peu Naruto, c'était si vide. Comme s'il n'y avait plus rien, Rien qu'une immense tristesse. Il réussit à s'appuyer sur le mur à côté de la fenêtre. Il se rapprocha essayant d'oublier de la douleur. Il parlait comme pour ne pas crier :

- Oui, toi ! Tu sais le mec qui a une grande gueule qui est franchement insupportable, qui a un sourire affreusement niais, qui est d'une nullité extrême en cours et qui je ne sais pour quelle stupide raison essaie de se tuer !

- Moi… répéta Naruto.

Petit ange triste qui me regardait,

Petit ange perdu qui m'insultait,

J'aimerai le sauver,

Mais je ne sais que le faire pleurer.

Sasuke réussit enfin à atteindre la fenêtre, il réussit tant bien que mal à s'asseoir au côté du blond. Il sentait le vide derrière lui, menace pesante de mort, prête à l'aspirer s'il se relâchait. Il reprit son souffle. Il jeta un coup d'œil au blond, il regarda les cheveux blonds qui semblaient terne dans l'obscurité ambiante. Les yeux bleus, vides et les lèvres tremblantes.

- Moi… répéta le suicidaire immobile.

Naruto releva doucement la tête vers Sasuke, il pencha la tête sur le côté, ses yeux bleus d'une tristesse prenante, comme quand ils étaient enfants. Comme quand il attendait dans l'obscurité qu'on vienne le punir, comme quand on le frappait devant les autres, comme quand on se moquait de lui, comme ces jours où on les emmenait dans le par cet qu'on le laissait seul entre les murs étouffant de l'orphelinat. Ses yeux qui' n'avaient plus de vie. Ses yeux sans espoir. Il murmura :

- Mais moi, Sasuke, je suis un monstre…

Petit ange se prend pour un démon ?

Petit ange n'est qu'un petit garçon,

Il s'est juste égaré dans le chemin,

Qui l'emmenait vers le lendemain.

Sasuke secoua la tête, il prit la main de Naruto et la mit contre la sienne.

- Dis-moi, ta main, elle est si différente de la mienne ?

Naruto secoua la tête.

Sasuke passa la main de Naruto sur son visage.

- Dis-moi, mon visage, il est si différent du tien ?

Nouvelle négation.

Il mit la main contre son cœur.

- Et mon cœur, il bat si différemment du tien.

- Non… répondit Naruto.

- Alors, tu n'es pas un monstre…

Petit angelot tes ailes ont brûlé,

Si tu sautes, tu vas te tuer !

Je m'en voudrai pour ça,

Quel égoïste, n'est ce pas ?

Naruto reprit sa main et la regardant, il dit simplement :

- Alors, je suis un mauvais garçon…

Il mit la main sur sa joue.

- Je n'ai pas été gentil…

Il mit son doigt sur sa bouche.

- J'ai dit des méchancetés…

Il mit sa main sur le cœur.

- J'ai fait du mal aux gens qui m'aimaient…

Il eut un sourire horriblement triste en continuant :

- Alors, je ne mérite pas de vivre

-Alors, moi non plus… se contenta de dire Sasuke le regardant droit dans les yeux.

Personne ne vit comme il l'entend,

Alors, on y va en avançant,

Allez redresse-toi !

Courage, quoi !

Une incertitude dans le regard du blond. Sasuke ferma les yeux comme pour ne plus voir cette vision qui lui faisait étrangement mal. Il refit les mêmes gestes que l'autre garçon répétant les mêmes paroles. Il rajouta :

- Mais alors personne ne mérite de vivre.

- Mais moi, ils seront heureux. Ils ne veulent pas que je vive, affirma vivement le blond. Il ne faut pas que je vive, je n'apporte que le malheur. Ils le disent tous. Personne ne me regrettera…

- Iruka te regrettera, Kakashi te regrettera, Tsunade te regrettera, Shizune te regrettera… énuméra le brun.

Le blond secoua la tête à chaque nom. Il le coupa en assurant :

- Tu mens… Tu n'es pas eux, tu ne peux pas savoir.

Sasuke soupira en disant :

-Alors moi, je te regretterais…

Petit ange blond tu me manquerais,

Petit ange ténébreux, je le regretterai,

Pourtant je n'ai pas vraiment le choix,

Celui qui décidera, c'est toi.

Naruto eut un sourire tout en disant :

-Bien essayé…

Pourtant, s'il savait, sur cette route fréquentée, il y a un mois.

S'il savait, pourquoi là où les limitations de vitesse étaient très élevées.

S'il savait pourquoi il n'était pas mort.

Peut-être qu'il l'aurait cru ?

Sasuke eut un sourire triste tout en répondant doucement :

-Pourtant, je suis moi et je sais que je ne mens pas…

Naruto hésita puis doucement resserra son étreinte sur le rebord de la fenêtre. Il se pencha en arrière tout doucement pour regarder la pluie tomber. Sasuke se tendit à ses côtés. Il n'aimait pas voir le blond dans cette situation. Il n'aimait pas cette expression sur le visage du blond. Il n'aimait pas son regard perdu et lointain. Il n'aimait pas le voir ainsi, comme entre la vie et la mort. Ses pieds se balançant tranquillement, ses mains serrant le rebord de la fenêtre. Un mouvement de trop en arrière et il tomberait sous la pluie battante et Sasuke savait que même avec la plus grande volonté du monde, il ne pourrait le rattraper…

Petit ange, moi je ne sais pas voler,

En bas tu pourrais te briser,

En mille morceaux de porcelaine,

Et tu vois, ça me fait de la peine.

Le silence sembla durer une éternité pour le brun. Est-ce que le blond se laissera tomber ou reposera-t-il ses pieds à terre ? Il aimerait tirer le blond vers l'intérieur et le gifler en hurlant tout le bien qu'il pensait de cet acte stupide. Mais le blond ne réfléchirait pas, il ne se remettra pas en question. Et quand il sera de nouveau seul, il recommencera et cette fois là, il ne pourra absolument rien faire. L'inquiétude et le stress se répendait dans son corps, il avait si peur comme dans cette nuit d'orage, mais là, c'était bien différent car c'est pour Naruto qu'il avait peur…

Tu vois dans quel état tu mets ?

Le pire, tu le fais pas exprès !

Mais j'aurai le temps de te le dire ?

C'est toi qui vas choisir

Doucement Naruto interrogea Sasuke, brisant le silence instauré et couvrant le bruit de la pluie :

- Dis-moi, tu crois qu'Iruka me pardonnera un jour ?

- Il l'a sûrement déjà fait… répondit évasivement l'Uchiwa.

Il le savait, Iruka était bien trop gentil pour en vouloir à Naruto. Il s'en voulait sûrement à lui-même, et à personne d'autre. Pour n'avoir rien vu venir, pour n'avoir pas réagit à temps, pour n'avoir pas réagit correctement. Et Sasuke avait les mêmes tourments, pourtant il n'aurait pas du, car Naruto ne devait pas devenir important pour lui. Il ne pourrait pas lui faire de bien. Il le rendrait encore plus triste.

Petit ange, je suis méchant,

Je te ferai du mal, énormément,

Ne prends pas ma main,

Tu trouveras bien quelqu'un.

- Je l'ai fait souffrir… avoua le blond.

- Ce n'est pas pour ça qu'il ne t'aimera plus, murmura Sasuke.

- Il devrait, souffla le blond.

Il se laissa tomber un peu plus en arrière en fermant les yeux. Sasuke se retint de l'agripper et le tirer vers l'intérieur. Il ne devait pas. Il devait le laisser faire. Naruto respira profondément, sentant l'odeur de la pluie, quelques gouttelettes s'égaraient sur son visage, comme s'il pleurait. Mais peut-être que ce n'était pas des gouttes de pluie…

On m'a raconté,

Que les anges ne savaient pas pleurer,

Mais moi, j'y crois pas,

Tu pleure bien toi !

Naruto se redressa brusquement. Il ouvrit les yeux, il jeta un regard à Sasuke. Ce dernier fit un maigre sourire. Il avait l'air éprouvé. Naruto essaya de lui sourire à son tour. Mais il ne pouvait pas. Seul des larmes s'échappèrent et il se mordit les lèvres. Sasuke le regarda un instant. Puis écarta les bras.

J'ai beau dire que je ne dois pas,

C'est moi qui tends les bras vers toi,

Tu vois, tu n'as qu'à pleurer,

Et j'accours, preux chevalier.

Naruto s'y réfugia craintivement, il agrippa le vêtement de Sasuke et doucement laissa couler ses larmes. Sasuke hésita un instant avant de passer une main apaisante sur son dos. Sa mère faisait ça pour le calmer. Peut-être que ça marcherait sur Naruto ? Il continua à pleurer, pourtant il aurait voulu arrêter et laisser Sasuke tranquille. Il ne voulait pas qu'il gaspille son temps. Il essaya de contenir ses larmes mais à chaque fois qu'il croyait s'arrêter, elles s'écoulaient encore plus. Il aurait voulu se détacher de Sasuke et se rendre vers son lit. Mais il n'arrivait pas à bouger, la chaleur l'avait fait prisonnier. Il réussit à murmurer entre ses multiples sanglots :

- Dis, tu promets de rester avec moi ?

- Je ne peux pas promettre quelque chose dont je ne suis pas sûr, répondit calmement le brun.

- Ah… fut la seule réplique du blond.

Sasuke sentit les sanglots du blond redoubler contre son torse. Il s'en voulait, mais il n'avait dit que la vérité ; il n'était pas sûr de pouvoir rester avec Naruto. D'ailleurs, depuis son séjour dans cet hôpital, ça s'était compliqué. Sa tutrice qui vivait sur le continent était décédée. Ça ne l'attristait guère. Elle n'avait pas hésité à partir de l'île ne voulant l'emmener avec elle, car il était vraiment trop encombrant. Elle s'était contentée de lui trouver un appartement et lui envoyer chaque mois de quoi subsister. Mais il avait juste assez d'argent pour payer le loyer de ce mois-ci. Il devra sûrement quitter l'île pour trouver de nouveaux tuteurs. Et si jamais, il en trouvait sur l'île, il l'empêcherait de voir le blond.

Petit ange, j'aimerai te mentir,

Te promettre un ensemble dans l'avenir,

Je ne sais vraiment que te faire pleurer,

Sauras-tu me pardonner ?

Le brun jeta un œil par la fenêtre, serrant le blond comme pour ne pas qu'il s'envole. Il observa la pluie tomber dru, comme les larmes du blond. Il ferma les yeux doucement et respira profondément. Quand il ouvrit à nouveau les yeux, le bond s'était finalement endormi dans ses bras. Il se laissa tomber doucement le long du mur. Quand il se retrouva à terre, le blond entre les bras. Il appuya sa tête contre le mur blanc. Il passa une main dans les cheveux dorés. Il ferma les yeux tout en murmurant :

- Je ne peux rien te promettre, mais je ferai de mon mieux…

A suivre…

L'auteur (levant les mains au ciel) :

- Yes finish ! Ah c'était long, mais d'habitude, les deux parties, celle avec Mme Rushwood et Sasuke auraient du être deux chapitres distincts, mais celui avec Sasuke faisait trop court. Bon sinon, gomen… Je suis vraiment impardonnable, j'ai encore inventé n'importe quoi pour la première partie…

Iruka (regarde le ciel) ;

- Quelqu'un peut m'expliquer pourquoi ? Pourquoi j'ai une voisine barge !

Kakashi (hochant la tête) :

- Et pourquoi l'autre voisine le drague !

L'auteur (s'indignant) :

- Mais elles sont très bien mes voisines ! Je parie que les lectrices on envie les frapper !

Iruka (hurlant) :

- Mais je pouvais pas avoir des voisines gentilles du genre à offrir des gâteaux en trop et des autres trucs !

Kakashi (suppliant l'auteur) :

- Pitié ne fait pas ça ! Il va l'épouser et il me laissera tout seul !

L'auteur ( rassurant Kakashi) :

- Ne t'inquiète pas ! Je ne le laisserai pas devenir hétéro !

L'auteur et Kakashi (hurlant sur Iruka) :

- Tu resteras gay pour l'éternité !

Iruka (partant) :

- Oh mon dieu, sauvez moi…

Kakashi (suivant Iruka) :

- Ben mon Iruka ? Qu'est ce que t'as ?

L'auteur (regardant Sasuke) :

- Bon tu pourrais bien lâcher ce flingue maintenant ? Je t'ai fait remonter dans l'estime de Naruto…

Sasuke (visant l'auteur) :

- T'appelles ça remonter dans l'estime ? Parce que je trouve que c'est très minime ce que t'as fait…

L'auteur (pleurant) :

- Je veux pas mourir ! Je pouvais pas faire mieux !

Sasuke (chargeant son arme) :

- Tu pourrais faire beaucoup mieux…

Naruto (arrive en courant et saute sur Sasuke) :

- Ouais ! Tu m'as consolé !

Sasuke(étonné et se dégageant de Naruto) :

- Je suis remonté dans ton estime ?

Naruto (s'agrippant en version pot de colle sur Sasuke) :

- Ben oui !

L'auteur (montre Naruto du doigt) :

- Ah, t'as vu ?

Sasuke (remettant son arme dans sa poche et emmenant Naruto) :

- Mouais, je garde le revolver au cas où tu aurais de drôles d'idées…

L'auteur (sueurs froides) :

- Est-ce que je survivrais à cette fic ? Laissez moi des reviews… please