Titre : Chambre 624
Auteur : lunny
Disclamer : Les personnages ne m'appartiennent pas, ils appartiennent à Masashi Kishimoto. Mais malgré ça, je les adore
Résumé : UA Naruto est hospitalisé, tout pourrait bien se passer, sauf si comme colocataire il n'avait pas Sasuke… NarutoxSasuke
Genre : Alors, je prendrai un menu yaoi et un autre Univers Alternatif et bien sûr le spécial quelques persos OOC. (L'abus de restaurant rapide nuit gravement à ma santé…)
Avertissement : Tous ceux qui la possibilité que deux mecs soient ensembles choquent, demi-tour ! (Gauche, droite ! gauche, droite !)
Note : Rentré égal à galère. Tout le monde peut en témoigner. Je ne sais pas si ça peut me servir d'excuse, mais j'essaie ! J'ai lu le tome 24 de Naruto. C'est bizarre, je n'ai pas trouvé beaucoup d'espoir dedans… L'histoire ne serait que fatalité ?
Que dire ? Que faire ? Avancer comme je peux, je crois, mais ça ne concerne que moi. Alors j'avance sur le chemin tortueux qui me mènera jusqu'à la fin de cette fic. Alors lisez humbles lecteurs, lisez jusqu'à vous lasser car comme toute lumière, l'enthousiasme s'éteint petit à petit, ça a sûrement déjà commencé.
Mais en tout cas : Merci de toutes les reviews que vous m'envoyez! Même si je n'ai pas tout le temps, le temps de répondre, ça me donne l'énergie de continuer... ça donne l'impression de donner du bonheur à quelqu'un...
Bonne lecture !
Oui, sa tête lui faisait mal. Oui, un lutin dansait joyeusement la salsa dans sa tête. Oui, il avait besoin d'une aspirine. Oui, il avait mal partout. Mais ceci était loin de ses préoccupations.
Oui, Iruka pensait encore au baiser d'hier.
Son petit univers qu'il avait réussit à créer à force de persévérance et de gentillesse se disloquait petit à petit. Tout ce qu'il avait cru être la vérité n'en était en fait rien. Il avait toujours cru qu'il était heureux. Il avait toujours cru que Naruto était le plus insouciant du monde. Il avait toujours cru que Kakashi était son meilleur ami. Il avait toujours cru que tout ça ne changerait jamais.
Il s'était trompé.
Iruka n'était en rien heureux à ce moment. Il était préoccupé, très préoccupé. Mais peut-être pire, horriblement triste et tout simplement perdu. Et ses sentiments s'étaient abattus comme une immense vague. L'engloutissant complètement dans des méandres de questions. Mais il ne l'avait pas vu arriver. Il n'avait pas vu.
Naruto n'était pas insouciant. Iruka s'en voulait. Il aurait du voir ses petits gestes qui voulaient dire : je ne vais pas bien. Il aurait du entendre ces appels à l'aide silencieux. Il aurait du voir que Naruto n'était pas insouciant. Il n'avait pas vu.
Kakashi n'était plus son meilleur ami. A part, si dans un grand moment de folie nationale, il a été décrété que s'embrasser était des plus normal entre deux amis. Depuis combien de temps ? Depuis quand Kakashi était attiré de lui ? Et pourquoi n'avait-il rien remarqué ? Quand quelqu'un est attiré par vous, ça se voit ! Mais il n'avait pas sentit ses regards. Mais, il n'avait pas fait attention à ses sourires. Mais, il n'avait pas entendu ses paroles. Mais peut-être simplement qu'il n'avait pas eu envie de les voir. Peut-être qu'il ne voulait pas voir car ça changerait. Il n'avait pas vu.
Et tout changeait.
Il n'y pouvait rien.
Car tout finissait par changer.
La petite bulle d'Iruka venait de s'éclater définitivement.
Iruka se leva doucement. Il se dirigea vers le placard pour prendre une aspirine.
Peut-être qu'il aurait les penses plus heureuses en ayant les idées claires ?
Peut-être que ça changerait ?
Parce qu'il fallait changer.
Car il faut évoluer.
Pour nous-mêmes.
Pour les autres…
------------------------------------
Sasuke bailla discrètement. Ce cours de géographie était bien ennuyant, comme si savoir la superficie d'un pays, qu'il ne visiterait jamais, était intéressant. Il jeta un coup d'œil à sa montre. La sonnerie retentirait dans dix minutes. Il se redressa un peu pour faire semblant d'écouter le cours, il appuya sa tête sur sa main et observa les autres élèves, l'air désintéressé. Il eut pitié des quelques élèves devants, qui devaient suivre le cours, sous peine d'une sanction. Il croisa un bref instant le regard d'une jeune fille aux cheveux roses. Elle rougit et se retourna précipitamment. L'observait-elle de puis le début du cours ? Il n'en avait rien à faire. Il laissa vagabonder son regard sur le sac de Chôji, un paquet de chips en dépassait. Celui à côté de lui, dont il se fichait éperdument du nom, semblait sur le point de s'endormir. Si Sasuke pouvait voir ça de dos, le professeur devait l'avoir en pleine vue. Une règle s'abattit violemment sur la table du futur dormeur coupant ses aspirations. Quelques rires retentirent dans la classe. Il n'eut même pas un sourire.
Si tous les élèves du devant semblaient ennuyés par le cours, il y avait tout de même une exception. Un garçon à la chevelure blonde griffonnait des notes à toute vitesse sur sa feuille, attentif. Naruto n'était pourtant pas passionné d'histoire. Mais, il écoutait tout de même le babillage du professeur. Peut-être qu'il essayait de préparer correctement l'interrogation imminente. Ou simplement qu'il savait qu'au moindre faux pas, ça lui tomberait dessus.
Le blond leva la main, l'air concentré. Le professeur lui tourna le dos délibérément. Certains eurent un sourire, d'autres le regardèrent l'air méchant. Naruto baissa la main et se remit à écrire. Sans aucune ardeur avec lenteur. Et Sasuke pouvait deviner son regard se voiler de tristesse. Le brun détourna le regard vers la fenêtre. Un oiseau s'envola vers le ciel, faisant tomber de la branche où il était perché quelques feuilles orangées. Elles 'écrasèrent sur le sol en voletant.
Aujourd'hui était une journée comme les autres.
Sasuke sortit par la porte principale. Les mains dans les poches, son sac sur une épaule, il s'avança sur le trottoir. Il évita habillement les groupes d'élèves encombrant le passage. Il se retrouva bientôt loin de l'agitation. Il s'engagea vers la droite à un croisement. Il avançait tranquillement. Il atteindrait son appartement bientôt. Il l'aperçut au loin. Il n'était pas très haut mais les maisons aux alentours ne comprenaient pas plus de deux étages. Les briques rouges, bien agencées s'emboîtaient formant la façade presque accueillante. Il ne pressa pas le pas. Il savait ce qu'il l'attendait à l'intérieur.
Quelqu'un se cogna dans son dos, il réussit à se maintenir debout. La personne le dépassa, il émit un grognement mécontent et lança :
- Et pardon ? C'est pour les chiens ?
L'autre se retourna. Sasuke se prépara à lui lancer un regard de la mort. Mais il ne le fit pas. Car devant lui, la personne avait écarquillé ses yeux pleins de larmes. La personne avait murmuré son nom, surprise. La personne partait en courant. Et lui, il restait figé sans rien faire. Debout au milieu de la rue, l'air choqué.
Que faisait Naruto par ici ?
Il habitait à l'opposé d'ici. Encore heureux, s'il avait vu dans quel taudis le brun vivait… Mais ce n'était pas important, non, ce qui était important, c'était le fait que le jeune blond coure à présent vers la route de Suna. C'était la route la plus fréquentée de l'île. Elle reliait les deux parties de l'île, la circulation y était fluide et rapide. Le blond voudrait se rendre là bas ? Mais pourquoi ? Le brun hésita. Il regarda la bâtisse assez dépravée. Il regarda le chemin que Naruto avait emprunté.
Il ne le voyait plus.
Il fit un pas.
Il rentra chez lui…
Sasuke regardait par la fenêtre de sa chambre. Elle était petite et malpropre. L'air frais lui faisait du bien. Mais tout digne observateur aurait vu. Il aurait vu qu'il ne regardait pas le ciel comme la plupart des gens, non il observait la rue principale attendant. Pourtant, il était assez tard. Il serait bientôt vingt et une heures. Sasuke s'étira. Il regarda encore la rue en contre bas. Peut-être qu'il était passé quand il mangeait. Peut-être qu'il n'avait pas bien vu ? Mais il en doutait fortement. Puis il avait un mauvais pressentiment…
Mais ça ne servait à rien d'aller voir en pleine nuit. Il était probable que le blond soit déjà rentré. Enfin, il espérait car sinon il aurait eu mauvaise conscience. Il aurait du le suivre.
Son téléphone sonna. Il décrocha le combiné, s'attendant à un appel de sa tutrice. Elle devait bien être la seule à avoir son numéro. Il répondit par un hum. Une voix assez stressée d'homme lui demander :
- Sasuke ?
- Oui, se contenta d'approuver Sasuke.
- C'est Iruka à l'appareil…
Iruka ? Le tuteur de Naruto, non ? Il l'avait vu quelque fois en train de le raccompagner. Mais que voulait-il ? Il espéra intérieurement que ça n'est rien à voir avec Naruto. Mais espérer ne servit à rien.
- Est-ce que… tu n'aurais pas vu Naruto ? Il n'est toujours pas rentré. J'ai appelé presque partout…
Sasuke lâcha le combiné.
Il prit son manteau et courut vers la sortie. Il déboula les escaliers à toute vitesse. Il se dirigea vers la route de Suna. Dans sa petite chambre, on put entendre :
- Sasuke ? Tu es toujours là ?
Non, il ne courrait pas, il marchait vite.
Non, il n'était pas inquiet, il était juste curieux.
Non, il ne cherchait pas aller voir le blond, il faisait juste une ballade.
C'était les paroles intérieures de Sasuke. Malheureusement pour lui, il courait bien au milieu de la rue, essayant de ne pas rentrer dans les rares passants qui pestaient contre ces jeunes qui se croyaient tout permis. Il était bien inquiet tandis que dans sa tête se déroulait mille et un scénarios plus horribles les un que l'autre. Et ses pas le menaient bien jusqu'au blond. Du moins, il l'espérait. Il ralentit le pas quand il arriva vers la grande route de Suna.
Juste quelques mètres de verdure le séparaient de la route. Les voitures se déversaient sans se lasser. Un peu plus loin, sur sa gauche, se trouvait un pont surplombant la route encombrée et atterrissant de l'autre côté. Evitant ainsi aux rares curieux de risquer leurs vies en essayant de traverser. De l'autre côté de ce torrent continu on pouvait voir l'ébauche d'une forêt et bien plus loin, une fumée noire s'élevait vers le ciel. Les mines ne dormaient jamais…
Sasuke observa aux alentours, espérant apercevoir une tête blonde. Rien, et il ne pouvait distinguer l'autre côté de la route. La fumée que les pots d'échappement laissaient échapper lui chatouillait le nez et l'écœurait ; Il toussa quelque peu. Il n'y était pas habitué. Il essaya de se concentrer du mieux qu'il put et se précipita vers le pont. Il y monta rapidement. Devant lui, semblant s'étendre à l'infini, la route continuait. Il regarda d'un geste vif les alentours. Pas de petite tête blonde. Un étau invisible se resserrait sur sa gorge. Une envie pressante de le retrouver. Il n'était pas rassuré. Il n'y arrivait pas. Il aurait voulu le trouver d'un regard, mais il n'y arrivait pas.
Le vent sec semblait lui piquer le visage ramenant vers lui toute la pollution des véhicules. Il toussa plusieurs fois et se tourna dos au vent. En face de lui, bien trop près de la rembarre, un jeune garçon aux cheveux blonds. Il écarquilla les yeux. Il se sentit rassuré. Il reprit son expression blasée habituelle, avançant vers le garçon. Il ne pouvait pas le voir car il était dans son dos. Sasuke réfléchissait à ce qu'il pourrait dire pour attirer l'attention du blond. Il vit quelque chose à ses pieds. Il se baissa et le ramassa. Il examina l'objet septique. On aurait dit une laisse. Mais elle lui semblait particulière. Ça lui rappelait quelque chose. Quelque chose qui l'avait rassuré étant enfant…
Il écarquilla les yeux.
La laisse tomba au sol.
-La laisse de Kyûbi…
Il releva les yeux. Le blond soulevait ses épaules à un rythme régulier, il pleurait ? Il essaya de s'approcher. Il entendit le blond respirer profondément. Il ne sais pas pourquoi, mais il accéléra le pas. Tout sembla ralentir autour de lui. Pourtant, ça ne dura que quelques secondes.
Naruto s'appuya sur la rembarre.
Sasuke courut vers lui.
Le blond se laissa aller en avant.
Le brun tendit sa main pour attraper le blond.
Le corps du blond bascula tombant dans le vide, la tête en première.
Le brun ne prit pas le temps de réfléchir.
Il s'élança à son tour.
Empoignant le corps du blond pour le protéger.
Il entend le vrombissement des moteurs.
Il voit les voitures continuant à avancer les phares allumés.
Soudain un cri brisant le silence.
Et le noir…
---------------------------------------------
Sasuke tourna la page de son bouquin. Dans l'autre lit, le blond dormait encore. Sa respiration calme semblait une musique apaisante. Le brun passa une main fatiguée dans ses cheveux. Il avait fini par se réveiller dans son lit par il ne sait quel miracle. Enfin, il se doutait bien que le miracle devait être une infirmière. Il regarda son voisin de chambre. Celui-ci, la bouche à demi ouverte, dormait paisiblement. Une sorte de sérénité envahit Sasuke. Naruto était nettement plus supportable quand il dormait. Il ferma les yeux, savourant le silence. Il les rouvrit doucement et posa un regard empli de tristesse sur le blond. Il soupira et doucement reprit sa lecture.
La porte s'ouvrit doucement. Un Iruka légèrement gêné entra. Il eut un timide sourire à l'adresse de Sasuke. Celui ci lui répondit par un petit hochement de tête. Il s'assit sur la chaise libre aux côtés du blond. Il passa une main dans les cheveux de l'endormi. Ce dernier l'attrapa et la serra comme une peluche. Doucement dans son sommeil il murmura :
- Non, c'est pour moi les Chocapics, Kakashi !
Un sourire doux illumina le visage d'Iruka. Attendri, il observa Naruto. Une larme coula doucement sur sa joue.
Pourtant aujourd'hui c'était une larme de joie…
Le blond cligna des yeux. Il regarda l'homme aux yeux noisette. Ce dernier détourna le regard légèrement gêné. Il eut un mouvement de flottement pendant lequel Iruka regarda avec intérêt le mur blanc en face de lui. Naruto lâcha doucement la main d'Iruka. Il s'exclama joyeusement :
- Bonjour Iruka !
Iruka eut l'air surpris, puis son regard se radoucit. Il lui adressa un sourire à son tour et répondit :
- Bonjour Naruto…
Les babillages du blond résonna dans la pièce. Et chacun de ces mots réchauffèrent le cœur d'Iruka pourtant noyé dans l'incertitude. Sasuke lisait toujours son livre.
Pourtant sur ses lèvres, un faible sourire.
Il suffisait de si peu…
Pour briser un cœur.
Mais il faut aussi bien peu…
Pour animer cette douce flamme…
Celle qui brûle dans notre cœur…
Et qui nous rend heureux.
Tout simplement.
-----------------------------
Iruka attendait depuis quelques vingtaines de minutes devant l'immeuble. Il ne savait pas ce qu'il attendait vraiment. Il savait qui il attendait, encore heureux, mais il ne savait pas ce qui l'attendait. Si Iruka avait été un peu moins naïf, il ne serait pas là. Mais malheur pour lui, il était un naïf de la première trempe. Il observa la porte s'ouvrir. Il regarda l'arrivant.
Un garçon de son âge passa devant lui. Il lui lança un regard qu'il aurait pu qualifier de curieux. Iruka détourna le regard gêné. Il devait avoir l'air louche, ainsi appuyé sur le mur de l'entrée. Mais il n'y pouvait rien. Kakashi était toujours en retard. Il jeta un coup d'œil à la porte qui venait de se refermer. Iruka soupira, il attendrait encore cinq minutes puis il irait parler à l'interphone. Qu'est –ce qu'il risquait au fond ? Il s'appuya un peu plus sur le mur. Seulement cinq minutes…
Dix minutes plus tard, Iruka levait son index vers le bouton de l'interphone, il hésita puis le baissa. Il fallait qu'il le fasse. Mais en même temps… Puis ça se trouve Kakashi était parti faire les courses ! C'était pour ça qu'il n'était pas encore sorti. Ou peut-être qu'il faisait la sieste ? Ou ça se trouve, il ne sortirait pas aujourd'hui !
Bien sûr, Iruka savait très bien que Kakashi haïssait par dessus tout faire les courses. Il les faisait en cas d'urgence. Et il emmenait toujours Iruka avec lui pour l'aider. Si le jeune brun ne fut pas là pendant un de ces achats, Kakashi ne faisait pas les courses tout simplement. Car voyez-vous, Kakashi n'aimait pas faire la queue tout seul. Il trouvait ça horriblement déprimant. Alors, il emmenait Iruka pour lui tenir compagnie.
Iruka omettait mentalement le fait que Kakashi ne faisait jamais de sieste. Il pouvait même passer trois jours sans dormir sans que ça le dérange. Il avait une résistance hors du commun au sommeil. Ce n'était pas le genre à faire des siestes l'après-midi.
Et bien sûr, si Kakashi détestait plus que faire les courses, c'était bien de rester seul chez lui.
Il savait bien intimement que toutes ces excuses étaient bidons.
Et il savait aussi qu'il avait vraiment la trouille. Parce qu'il ne savait pas ce qu'il allait se passer. Parce que son petit monde bien rangé changerait. Mais ça faisait bien longtemps que son monde était dans un foutoir complet, mais ça aussi il voulait l'oublier.
Puis qu'est-ce qu'il pourrait dire à Kakashi ? Il ne savait même pas ça…
Bonjour serait déjà pas mal…
Il appuya sur l'interphone dans un sursaut de courage. Qu'il regretta l'instant même. Il entendit le bruit caractéristique du bouton qu'on enclenche pour parler. Une voix murmura, au-dessus du grésillement :
- Oui ?
- Heu… prononça bêtement Iruka qui voulait s'enfuir en courant.
A sa grande surprise, un déclic se fit entendre et la voix de son… de Kakashi lui ordonna tout simplement :
- Entre.
Iruka montait les escaliers ralentissant le plus possible. Une petite vieille son lourd sac de course en main le dépassa, témoignant de sa lenteur délibérée. Il arriva finalement à l'étage où vivait l'homme aux cheveux gris. Il se demanda s'il devait être rassuré du fait, qu'il n'aurait pas à sonner car la porte était entrouverte. Il la poussa anxieux. C'était tout de même la première fois qu'il pénétrait dans l'appartement de son ami. Il en oubliait même la raison de sa venue, s'il en eut une, piqué par la curiosité.
Il entra dans le couloir, il était assez austère. Les murs vides et gris. Il avança évitant de se prendre les pieds dans une paire de chaussure qui traînait. Il regarda autour de lui puis décida de pousser la porte se trouvant à sa droite.
La porte grinça en s'ouvrant. Il alluma la lumière. Iruka se figea. Sa respiration s'accéléra. Il retint un cri.
Il regard autour de lui.
Mais c'était quoi ce bordel !
Iruka regarda la pièce au sol couvert de vêtements, magasines et quelques CDs part-ci par-là. Des meubles dispersés dans la pièce sans aucune recherche d'esthétisme, cela va s'en dire. Il comprenait pourquoi son ami ne lui avait pas fait visiter avant. C'était un bordel monstre. Comment Kakashi arrivait à se retrouver dans… cette chose ?
Bon, il exagérait, on voyait encore la couleur de la moquette, un vert sombre. Puis les meubles ne semblaient pas poussiéreux, donc Kakashi était capable de ranger cette pièce… Sauf qu'il avait encore eut la flemme… Et là Iruka pensa : « Mais quel flemmard ! »
Iruka entendit des pas derrière lui. Il se retourna avec le regard d'une proie traquée. Le chasseur, un homme de son âge, aux cheveux argentés et qui pour une fois ne portait pas son masque, lui tendit un verre. Iruka regarda à l'intérieur, ça semblait être du chocolat chaud. Une fumée douce se propageait devant ses yeux. Il ferma les yeux savourant la chaleur de la vapeur.
Il reposa le verre sur une table basse à ses côtés. Kakashi lui semblait passionné par la pochette de CD des rois d'Ôto à ses pieds. Single qui était à Iruka en passant. Il lui avait prêté…
Il y a deux ans...
Iruka le prendrait mal s'il lui rendait maintenant ?
- Tu me dis pas bonjour ? interrogea l'homme aux cheveux bruns.
- Euh… fut la réponse très intelligente de Kakashi.
Il releva la tête, perdu, croisant deux yeux noisette interrogatifs. Il murmura :
- Bonjour…
Iruka leva un sourcil septique. Il était un brin vexé et le fit savoir :
- C'est comme ça que tu accueille la personne que tu as embrassé ?
Bien sûr, il accentua le tu, pourquoi s'en priver ? Kakashi baissa les yeux, piteux, il avait même pas bu une seule goutte d'alcool ! Mais il l'avait fait ! Comme quoi, il aurait mieux valu qu'il soit aussi bourré… Il interrogea sombrement le jeune homme :
- Et toi tu l'aurais dis comment ?
Honnêtement, Kakashi ne s'attendait à aucune réponse. Pourtant Iruka lui en donna une.
Même si ce n'était pas vraiment une réponse orale…
Il l'avait juste embrassé…
Tout simplement.
- Bonjour Kakashi…
A suivre…L'auteur (pleurnichant) :
- Mais c'est quoi ce chapitre ! Le début est lent, le milieu est déprimant et la fin est guimauve ! Mais qu'est-ce que j'ai fais ?
Kakashi (cash) :
- Du yaoi…
Iruka (même si là se serait plutôt crash) :
- Pourquoi je finis avec cet imbécile ! Veux pas ! J'appelle mon avocat !
L'auteur (sortant un portable) :
- Avec quel téléphone ?
Iruka (effrayé) :
- Mais c'est mon portable !
Kakashi (regardant par-dessus l'épaule de l'auteur) :
- Hé mais ! Y a mon numéro dans le répertoire !
Iruka (hurlant en reprenant son portable) :
- C'est une machination ! C'est faux !
Kakashi (tournoyant en chantonnant) :
- Je suis dans son répertoire ! Je suis dans son répertoire !
L'auteur (tournoyant avec Kakashi) :
- Il est dans son répertoire ! Il est dans son répertoire !
Iruka (part en hurlant) :
- Si c'est comme ça je vais m'en acheter un autre !
Kakashi (suivant Iruka) :
- Quoi ? Mais non ! 'Ruka tu peux pas faire ça !
L'auteur (regardant anxieux Naruto avancer furibond) :
- Euh… Naruto ! Quel bon vent t'amène !
Naruto (agitant la fic devant l'auteur) :
- Je suis bien le personnage central de cette histoire ?
L'auteur (hochant vigoureusement la tête) :
- Oui ! C'est toi ! Puis Sasuke aussi !
Naruto (hurlant) :
- Alors pourquoi je prononce à peu près trois phrases dans ce chapitre !
L'auteur (déglutissant) :
- Ben… parce qu'il fallait bien que je finisse le IrukaxKakashi avant de m'attaquer à toi !
Naruto (devenant tout joyeux) :
- C'est vrai ? Mais je serai avec qui ?
L'auteur (s'éloignant à une distance raisonnable) :
- Sasuke…
Naruto (repartant tranquillement) :
- Ah okay !
L'auteur ( se frottant les yeux) :
- Il a rien dit ?
Naruto (revenant tranquillement) :
- Tu as bien dis Sasuke ?
L'auteur (soupirant) :
- Oui…
Naruto (hurlant) :
-QUOI !
L'auteur (sortant une écuelle) :
- Un petit peu de reviews pour un auteur, qui va bientôt se faire bouffer par un renard ?
