Disclaimer : Tout à la merveilleuse Jk Rowling, rien à moi. Je ne gagne rien pour écrire.
Résumé : Lorsque Drago se fait mettre à la porte par Hermione, le jeune homme n'a plus d'autre choix que d'aller s'adresser à son pire ennemi pour l'héberger quelques nuits, le temps qu'Hermione accepte de le reprendre. Ce que le jeune homme ignore c'est que la situation va s'éterniser et lorsque sa conscience s'en mêle, une chose est sûre, plus rien ne sera jamais comme avant. Voudra-t-il vraiment quitter ce canapé et son propriétaire ?
Remerciement : Un énorme merci à Ano pour sa relecture attentive. S'il y a des fautes, c'est à elle qu'il faut s'adresser :D
Avertissement : Ceci est un slash Drago/Harry donc, homophobes, s'absternir. Je met PG-12 pour le moment, car il y a des risques de lemon. Si cela arrivait, je préciserais avant le chapitre, bien entendu !
Harry avait tout prévu pour que cette soirée soit parfaite. Sur la table de son salon, un pot de glace d'un litre fondait lentement. Il sentait déjà le bon goût de la vanille enivrer ses sens et les petits bouts de nougats qu'elle contenait craquer sous ses dents. Armé d'une cuiller, il s'installa confortablement dans le canapé, totalement prêt à engloutir la crème glacée pendant la diffusion du magico-film. Harry Potter se délectait déjà. Il avait même enfilé le pyjama que Molly lui avait offert pour son anniversaire, signe d'une soirée télé réussie. Sur le pantalon en molleton, des oursons jouaient à la marelle. Et qu'est-ce qu'il se sentait bien dans ses pantoufles en plus ! Toutes les conditions étaient alors réunies pour passer la soirée tranquille à vider la boite de mouchoirs en papiers, à pleurer devant la réadaptation magique de Titanic. De plus Miranda Comediona tenait le rôle principal et Harry en était fou. Tout semblait en de bonne voie si on omettait le carillon de la porte d'entrée qui retentit quelques minutes après le début du magico-film.
-Malfoy ? Qu'est-ce que tu fiches ici ?
-Hermione m'a foutu à la porte, expliqua Drago avec la tête basse.
-Et c'est pour ça que tu te pointes chez moi, à cette heure-ci, avec une valise à la main et en caleçon, qui plus est ? Demanda l'hôte avec un air suspect.
-C'est juste qu'il pleut et je n'ai nul…
-N'y songe même pas, coupa le Survivant en claquant la porte à la figure de son interlocuteur.
Drago eut tout juste le temps de reculer d'un pas pour sauver son nez d'un aplatissement certain avant que la porte ne lui claque à la figure. Malheureusement, il n'avait pas pensé qu'il se trouvait sous le proche d'une maison, en haut d'un escalier, plus précisément. Il dégringola donc la dizaine de marches pour retomber assis dans une flaque d'eau sur le trottoir sous le regard médusé des quelques rares passants. D'un pas furieux, Drago se redirigea vers la porte d'entrée et appuya pour la deuxième fois de la journée sur la sonnette de celui qu'il détestait par-dessus tout.
/ Tu fais de la musique, Drago ? Elle t'amuse hein cette sonnette /
- Il n'y a donc pas moyen d'avoir un peu de paix dans ce cerveau ?
/ J'ai juste parlé de conscience, Drago, je n'ai pas dit que tu avais un cerveau. Ce serait trop beau /
-Silence !
/ Pourquoi ? Tu te concentres pour viser juste avant d'appuyer sur le bouton ? Attention à ne pas attraper de migraine /
-J'essaie juste de t'oublier, misérable parasite !
/ Oh, je
suis émue. C'est la première fois qu'on me fait un
tel compliment /
-Parce qu'il n'y a rien à complimenter !
/ Evidemment,
je suis une partie de toi ! Comment pourrais-je avoir quelque
chose de bien /
-Je… je…
/ Pas la
peine d'insister, t'es dans le lac, Drago /
Avec fureur, Drago se remit à sonner à l'appartement toutes les dix secondes environ. Avec un tel vacarme qui mettrait ses nerfs à vif, le balafré ne résisterait pas dix minutes avant de venir lui ouvrir en le priant d'arrêter ce carillon. D'ailleurs, Drago avait vu juste. Harry essaya tant bien que mal de se boucher les oreilles avec un des coussins de son canapé, d'augmenter le son du magico téléviseur ou de se concentrer uniquement sur son pot de glace mais rien n'y fit. Il tint exactement trois minutes et huit secondes ou trente coups de sonnette et huit dixièmes pour être plus précis avant d'aller ouvrir la porte à son ennemi.
Harry affichait un air glacial lorsqu'il apparut dans l'embrasure de la porte. S'il avait eu une baguette à la place des rétines, le Survivant aurait avada kedavré Drago en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Celui-ci lui retourna en échange un grand sourire sarcastique et pénétra dans la masure. Pour toute réponse, Harry éteignit avec un pincement au cœur son magico-téléviseur, lança une couverture à son ennemi et lui désigna le canapé. Il s'empara de son pot de crème glacée à la vanille et au nougat comme un enfant à qui on aurait volé son jouet, tourna les talons et s'enferma dans sa chambre.
A travers la porte vitrée, le jeune Malfoy vit son hôte s'accroupir sur son lit en s'appuyant contre le mur. Avec un air boudeur, celui-ci enfournait dans sa bouche des grandes cuillers de crème glacée comme si sa vie en dépendait. Drago avait toujours soupçonné une araignée d'avoir tissé sa toile dans le cerveau du Survivant. Aujourd'hui il en avait la confirmation.
Il fit rapidement un tour de la pièce pour repérer un peu les lieux. Le canapé sur lequel il devrait passer la nuit était fait de velours bordeaux avec des pieds en chêne. Le tissu qui le composait était par endroit si usé qu'on apercevait la toile grisâtre. Lorsque Drago s'asseyait dessus, les ressorts venaient irrémédiablement s'enfoncerdans chaque recoin de son anatomie, y compris dans les plus délicates parties. Il n'était pas certain de passer une bonne nuit mais au moins, Drago serait au sec.
Avec un regard dégoûté, Drago continua son inspection. Sur une étagère murale s'alignait une collection de griffons en porcelaine couverte d'une fine couche de poussière que seul un parfait Gryffondor oserait fièrement exposer chez lui. Journaux, magasines coquins et parchemins épars encombraient le parquet du salon. Des résidus d'un plateau télé traînaient dans un coin de la pièce et un tas de vieilles chaussettes était caché derrière le fameux canapé. En bref, Drago se trouvait dans le stéréotype même du parfait petit salon de célibataire.
/ C'est
charmant chez lui /
-C'est dégoûtant, tu veux dire ! Tu as vu cette collection de griffons en porcelaine !
/ Oui, c'est justement de cela que je veux parler ! Ces statuettes ont été peintes à la main et sont d'une finess…/
-Assez, coupa brusquement Drago, ne pouvant plus supporter un tel étalement de Gryffondorerie. Tu veux dire que tu aimes ces foutus rouge et or ?
/ Bien
sûr. Je reste persuadée que si j'avais dû être
répartie, j'y serais allée. Tu sais, les griffons ne
sont pas si différents des Serpentards ! Vous êtes
tous deux têtus comme des mules et vous avez des coiffures
épouvantables ! Il a eu un coup de vent ton ami /
-Il n'est pas mon ami !
/ Mais il
a quand même une coiffure épouvantable, ce Survivant /
-Pour une fois, nous sommes d'accord.
/ Tu
ferais mieux de ne pas la ramener ! C'est quoi ce truc gluant
sur ta tête /
-Silence !
Vexé, Drago se passa mine de rien une main sur le crâne. De mémoire d'homme, il avait toujours eu cette coiffure. Peut-être était-il temps pour lui de se recycler ? Non, non, non et encore non ! Il ne se laisserait pas déstabiliser par une simple conscience. Cette voix n'était qu'une hallucination ! Mais n'était-elle pas une partie du plus profond de lui-même ?
Drago détestait se remettre en question. Pour s'ôter toutes ces questions de la tête, il se coucha sur le divan, se couvrit de la couverture et se força à penser autre chose. Malheureusement, les idées sombres, c'est comme un boomerang. Aussitôt jetées, aussitôt revenues. Le jeune Malfoy eut beau se tourner et se retourner sur le canapé, rien n'y fit. Pourquoi avait-il fallu qu'il vienne ici ? Pourquoi chez le Survivant et non chez cet idiot de Ron qui, certes, était très niais mais beaucoup plus supportable que ce Potter ? La moutarde montait peu à peu au nez de Drago. Merlin qu'il haïssait de se poser tant d'interrogations ! Sans s'en rendre compte, Drago sombra peu à peu dans le sommeil.
/ Tu dors / Demanda soudain sa conscience.
-Je dormais !
/ Oh,
d'accord mais pourquoi tu m'as répondu si tu dormais ?
Tu es somnambule /
-Parce que je ne dormais plus ! Tu m'as réveillé !
/ Mais
alors tu aurais dû me répondre que non, tu ne dormais
pas puisque tu étais réveillé /
-Mais je dormais avant que tu ne me réveilles ! Et puis, qu'est-ce que tu voulais ? Demanda le jeune garçon d'une voix pâteuse.
/ Rien, juste savoir si tu dormais…/
-Quoi ? Tu me réveilles en plein milieu de la nuit uniquement pour savoir si je dors ou pas ? Que crois-tu que les humains font à cette heure ?
/ L'amour /
-Non, ils dorment !
/ Oh, je
le saurai pour la prochaine fois /
-Mais j'espère bien ! Et toi, conscience de pacotille, tu ne dors jamais ?
/ Non, je
médite mes prochains cassages… /
-Mais, je veux dire, tu fais partie de moi, tu es censée dormir quand je dors !
/ A vrai dire, je suis une partie indépendante de ton cerveau située au dessus du bulbe rachidien et par cons…/
-C'est bon, j'ai compris ! Maintenant, silence ! Je dors.
/ Mais,
si tu dors, pourquoi tu sais encore parler /
-C'est une expression ! Je vais dormir, si tu préfères.
/ Donc tu
ne dors pas encore. /
-Non, bien entendu, admit le jeune homme
/ Alors
on peut encore bavarder avant que tu ne t'endormes /
-Mais si tu me parles, je ne peux pas dormir !
/ Alors
c'est génial, on parlera toute la nuit si tu ne t'endors
pas /
-Mais je veux dormir !
/ On n'a
pas tout ce qu'on veut dans la vie, Draginouchet /
-Silence, dit Drago dont la voix claqua tel un fouet.
/ Mais je
m'ennuie quand tu ne parles pas. /
-Je suis indispensable, je sais, fit fièrement le jeune Malfoy.
/ Non,
c'est juste que ta débilité me fait tripper /
-Tripper ?
/ Mais
ouais, mec, c'est le langage des djeun's /
-Euh… évite, à l'avenir, fit sceptiquement Drago Malfoy.
/ Rabat-joie /
-Et fier de l'être !
/ Hey,
c'est MOI qui suis censé TE casser /
Au plus grand étonnement de son propriétaire, la conscience se tut aussitôt. Elle se fit toute petite dans un coin de la tête du jeune blond et se mit à bouder comme le font les gosses de trois ans. Certes, c'est un lieu commun de dire que la mentalité du Serpentard le plus célèbre d'Angleterre n'est pas très élevée mais de là à dire que sa conscience fasse du boudin parce qu'elle est vexée, il y avait un jet de dragon !
-Tu râles ? Demanda Drago avec un air penaud.
/ Oui !
Je ne te parle plus /
-Plus du tout ?
/ Du
tout /
-Dans ce cas, pourquoi tu continues à me répondre ?
/ Parce
que tu m'as posé une question /
-Donc si je te pose plein de questions, tu me répondras et donc, tu ne feras plus la gueule ?
/ Euh…/
-C'est à ton tour d'être dans le lac !
/ Mais
moi au moins, dans le lac, je sais y nager sans bouée jaune en
forme de canard /
-Co… comment tu sais cela, toi ? C'était il y a longtemps, je sais très bien nager à présent…
/ Menteur !
Même en voyage de noce tu n'as pas osé avouer à
ta femme que si tu n'allais pas dans la mer ce n'était pas
pour ne pas froisser ton brushing mais parce que tu avais peur
de te noyer /
-C'est faux ! Mes chev…
/ Laisse
tomber, encore une fois, j'ai raison /
-Méheuuu !
A ce moment-là, ce fut Drago qui rouspéta comme un môme. Il y a parfois des dictons qui se vérifient très souvent, c'était au tour du célèbre « Qui se ressemble s'assemble » d'être prouvé ce jour-là. Personne ne s'aperçut non plus que l'adage « Les murs ont des oreilles » s'appliquait aussi très bien à la situation. En effet, dans l'interstice d'une porte entrouverte, on pouvait entrevoir le regard effaré d'un garçon nommé Harry Potter.
Le sang de Harry ne fit qu'un tour. Il avait vu des cinglés, des fous, des paranoïaques, des Mages Noirs perturbés et des directeurs séniles, mais jamais des psychotiques ! Alors comme ça Malfoyparlait à un ami invisible ? Le Survivant referma immédiatement la porte et alla se cacher sous ses couvertures. Drago était perturbé. Et s'il était venu ici pour le tuer ?
Convaincu d'abriter un psychopathe cannibale sous son toit, Harry ne dormit pas de la nuit. Il restaroulé en boule sous sa couverture des Bisounours en tremblant de tout son corps. Par malchance, il avait laissé sa si précieuse baguette magique sur le buffet juste à côté de l'endroit même où le jeune Malfoy conversait à lui-même. Harry était pris au piège avec son pire ennemi en pleine crise de folie. Le Survivant survivrait-il une fois de plus ?
TBC...
Concours : En direct de voici en exclusivité le grand concours de Harry, son canapé, ma conscience et moi ! Le revieweur qui arrivera le plus proche de la réponse ou dont la réponse me fera le plus rire gagnera une dédicace en haut du prochain chapitre ! Tous à vos claviers. Question du jour :
« Pourquoi les oursons sur le pyjama en molleton de Harry jouent-ils à la marelle ? Est-ce un code secret entre oursons carnivores ? Une danse de la fertilité dans le monde des oursons extraterrestres ? »
J'attends vos réponses !
