Disclaimer : Tout à la merveilleuse Jk Rowling, rien à moi. Je ne gagne rien pour écrire, à part vos reviews, bien entendu.
Remerciements : Merci à Ano pour sa relecture attentive (et rapide, il faut l'avouer). S'il y a des fautes, c'est à elle qu'il faut s'en prendre ! lol
Résumé : Lorsque Drago se fait mettre à la porte par Hermione, le jeune homme n'a plus d'autre choix que d'aller s'adresser à son pire ennemi pour l'héberger quelques nuits, le temps qu'Hermione accepte de le reprendre. Ce que le jeune homme ignore c'est que la situation va s'éterniser et lorsque sa conscience s'en mêle, une chose est sûre, plus rien ne sera jamais comme avant. Voudra-t-il vraiment quitter ce canapé et son propriétaire ?
Avertissement : Ceci est un Slash Drago/Harry donc, homophobes, s'absternir. Je met PG-12 pour le moment, car il y a des risques de Lemon. Si cela arrivait, je préciserais avant le chapitre, bien entendu !
Alors que Drago évoluait dans la froideur de cette fin d'après-midi, les lampadaires s'allumèrent soudainement, illuminant la misère des rues désertes de Londres. La nuit était presque tombée et pourtant, Drago continuait d'errer. Il ne voulait et ne pouvait pas rentrer maintenant. Son plan tomberait à l'eau. Il devait sauver son image. Il devait détruire les espoirs du Survivant. Il ignorait pourquoi mais il savait qu'il devait le faire. Il le devait.
/ Je crois que t'ignores où tu vas…/
-La ferme, Bertha !
/ Oh, monte pas sur tes grands chevaux. Quoique, peut-être qu'un baudet te ramènerait dans la maison de Harry, bien au chaud. /
-On ne retourne pas chez Harry, pas maintenant. Patiente encore un peu…
/ Ou on peut aller simplement quelque part où on ne grelotterait pas de froid /
-On n'a nulle part où aller, murmura Drago d'un air las.
/ Le métro est encore ouvert pendant quelques heures /
-Ais-je une tête à savoir comment prendre le métro ?
/ Non, t'as plutôt l'air d'un gars qui est complètement paumé, incapable de faire quoi que ce soit !
-Je ne suis pas paumé !
/ Mais t'es incapable de faire quoi que ce soit /
-Comment veux-tu que je fasse quelque chose avec une conscience aussi perturbée ?
/ Pourquoi tu ne fais pas simplement ce dont tu meurs d'envie /
-Hein ? Mais tu sais bien que j'ai beau en crever d'envie mais je suis incapable de te faire taire !
/ Je parlais juste d'aller voir Harry pour lui dire que tu regrettes /
-Mais je lui ai fait croire qu'il avait tout imaginé ! Ce serait me trahir d'avouer que je regrette ce qui s'est passé entre nous !
/ Mais tu ne regrettes pas cette nuit, Drago ! Dis lui juste que tu t'en veux d'avoir menti, que vous vous êtes vraiment embrassés. Dis lui juste que tu l'aim…/
-Je ne lui dirai rien du tout, s'écria Drago en coupant ce que la voix intérieure était sur le point de dire.
/ Alors reste dans ta merde ! J'espère juste que la température continuera à chuter pour que tu crèves de froid ! Et surtout, je prierai pour que personne ne songe à donner tes organes parce que le pauvre receveur se ferait arnaquer d'obtenir ton cœur de pierre ! Crétin /
Choqué par les déclarations de sa conscience, Drago se tû et bifurqua dans une venelle perpendiculaire à la rue dans laquelle il était engagé. Il venait de se faire royalement rabattre le caquet. Mais même s'il n'osait pas se l'avouer, les paroles de Bertha l'avaient chamboulé. Intérieurement, la dénommée Bertha se félicita d'avoir fait preuve d'autant de tact. Depuis le temps qu'elle rêvait de lui dire ses quatre vérités !
Pendant ce temps, Harry tournait en rond dans son salon. Il était passé neuf heures et Drago n'était pas rentré depuis ce matin. Et s'il lui était arrivé quelque chose de grave ? Les yeux fixés sur son horloge, il commençait sérieusement à se faire du mouron. En plus de cela, des milliers de questions continuaient à lui triturer l'esprit, donnant à Bécassine une effroyable envie de faire aller ses cordes vocales. Tout son répertoire y était passé et le mal de crâne de Harry ne faisait qu'empirer.
• ♪Oh grand malheur, je regarde défiler les heures et Draguinouchet n'est pas là pour calmer mes ardeurs…. •
-Ta gueule
• ♪ Quoi ma gu…•
-Non, tu l'as déjà faite trois fois celle-là ! ♪ Bécassine a passé l'âge, Bécassine, faut tourner la page, se mit à chantonner Harry.
• Méheuuuuh ! C'est moi qui chante, ici ! Et en plus tu plagies toi aussi ! •
-Arrêtes de parler, s'il te plait.
• Et si cela ne me plait pas ?•
- Roh, t'es vraiment lourde à la fin !
Le silence se fit alors. Un silence pensant qui signifiaient beaucoup. Un silence qui en dit plus que des paroles. Un silence rancunier qui fit bientôt regretter à Harry d'avoir dit ces derniers mots. Bécassine ne râlait pas vraiment mais elle s'ennuyait et il fallait bien trouver quelque chose pour mettre de l'ambiance. Voir le Survivant se plier en quatre pour se faire pardonner la faisait mourir de rire. Il faut dire qu'il avait une manière bien à lui de prononcer des excuses.
-Enfin, tu vois, je voulais pas enfin, je voulais mais pas tant que ça. Tu vois, je ne pensais pas ce que… enfin, pas sur le coup quoi…
Silence. Bécassine ne prononça pas un mot et Harry vit rouge. Il voulait l'entendre maintenant, ne serait-ce qu'un mot, rien qu'un signe qui prouverait qu'elle était toujours là. Mais non, le silence régnait, encore et toujours. Si elles n'étaient pas déjà toutes mortes depuis la fin de l'été précédent, Harry aurait pu entendre une mouche voler. Mais il ne voulait pas écouter ces stupides petites bêtes. Il voulait que Bécassine lui réponde ! Et pour en rajouter une couche, la conscience continua de se taire lorsque Harry reprit son monologue.
-Pitié, parle… PARLE BORDEL DE MERDE !
Le silence continua de peser sur l'esprit de Harry. Il était à deux doigts de craquer. Mais Harry n'était pas le Survivant pour rien ! Il fit donc ce qu'on lui avait appris à faire : il ne se laissa pas démonter et prit le taureau par les cornes. Ce fut au tour de Harry de se taire, de se désintéresser de sa conscience. Elle cherchait de l'attention, très bien ! Il n'allait pas lui laisser ce plaisir…
Les dix minutes suivantes se passèrent dans le calme le plus total, chacun s'obstinant à ne pas faire le moindre bruit. C'était à celui qui craquerait le premier et tous deux étaient sur le point de céder. Pour ne pas y penser, Harry comptait les secondes sur sa pendule suisse. Mais au moment où Bécassine s'était décidée à tenter une médiation, le silence fut rompu d'une manière qui les fit sursauter. En effet, l'aiguille de l'horloge à coucou pointa sur neuf heures pile. Au dessus du cadran, un petit oiseau jaune en bois sortit alors de derrière deux portes en criant « Coucou ! Coucou ! »
-Haaaaaa, s'écrièrent Harry et bécassine d'une même voix.
• J'en peux plus ! •
-Moi non plus….
• Oh qu'est-ce que c'est bon de t'entendre! •
-Je ne pensais pas avoir à le dire un jour mais… qu'est-ce que j'aime ta voix !
•Ca veut dire que je peux chanter autant que je veux ? •
-Oublies ce que je viens de dire !
« Coucou »
• ♪ Je n'oublie jamais rien, même pas la moiteur de ses seins...•
-Pourquoi je ne me suis pas tû ?
• Parce que tu causes toujours de trop ! •
-Moi au moins je ne chante pas !
• Peut-être que tu devrais !
- Je n'ai pas besoin de faire la Star Académie pour être une star, moi ! Je suis célèbre de nature !
• Vantard ! •
- Casserole !
« Coucou »
- Il n'en a pas marre, l'oiseau de malheur ? Hurla alors Harry en prenant la première chose qui lui passait sous la main pour la lancer sur l'horloge qui sonnait neuf fois.
La pendule se détacha du mur où elle reposait depuis plus de trois ans pour atterrir lourdement sur le sol. Elle se brisa en mille morceaux et le petit oiseau de bois n'eut pas le temps de prononcer un dernier « coucou » avant finir écrasé sous la cadran de l'objet. Avec horreur, Harry s'aperçut que la chose qu'il avait lancée sur l'horloge était en fait un des griffons en porcelaine qui lui avait coûté une petite fortune, étant la pièce maîtresse de sa collection. Des débris de statuette se mêlèrent alors à ceux de bois sur le sol alors que Harry se maudissait intérieurement.
Après avoir nettoyé les dégâts et n'ayant plus d'horloge à fixer, Harry se décida à ne plus penser à Drago. Si le garçon s'était mis dans les emmerdes, il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même ! Harry avait toujours été indépendant et ce n'était pas aujourd'hui que cela allait changer. S'en faire pour un Malfoy, quelle drôle d'idée tout de même ! Les relents d'alcool de la soirée d'hier devaient encore faire des dégâts sur son cerveau…
Harry prit une bonne douche bien chaude pour se rafraîchir les idées puis s'enroula dans son peignoir moelleux. Dans le salon, il glissa ses pieds dans ses pantoufles si confortables et s'emmitoufla dans la couverture qui recouvrait le canapé. Un chocolat chaud couvert d'un nuage de crème fraîche dans une main, la magicomande dans l'autre, Harry savoura le moment où il appuya sur la touche « Play ». Sur l'écran de la magicotélévision, les premières images de Titanic revisité par les sorciers apparurent et les dernières pensées de Harry se portant sur Drago s'envolèrent aussitôt. En effet, il y avait bien plus important : Jack misait en ce moment pour obtenir une place sur le paquebot !
Pendant ce temps, Drago continuait de marcher là où ses pieds le portaient. D'un geste frigorifié, il porta ses mains à son visage et souffla dedans pour dégeler ses doigts bleuis par le froid. Il ramena sa cape sur ses épaules et renifla bruyamment. Pourquoi faisait-il si froid en hiver ? Et comme si cela ne suffisait pas, la météo mit son grain de sel sur cette histoire ou plutôt… ses flocons de neige. Un voile blanc couvrit bien vite les habits de Drago et ses cheveux dégoulinèrent lentement. D'habitude, regarder tomber la neige le fascinait mais là, cela l'énervait franchement… Surtout que pendant ce temps, Bertha, qui avait trop fréquenté Bécassine, s'était mise à fredonner « Vive le vent » sur l'air de « Mon beau sapin ».
Une petite heure plus tard, alors que l'iceberg fauchait un paquebot et que Harry fondait en larme devant son poste de magicotélévision, une résistance s'organisait dans la maison du Survivant. Sur la table de salon, une tasse reposait avec dans le fond, un résidu de poudre chocolatée de chez Zonko qui stagnait. Sur l'étagère en bois massif, la collection de statuettes de griffons en deuil se mit à bouger sans que Harry ne s'en rende compte. Une griffon doré en porcelaine fit lentement aller ses ailes puis s'envola pour se poser sur la table, juste à côté de la tasse délaissée. Au moment crucial où Jack sombrait dans les profondeurs de l'eau glaciale après un dernier baiser à Rose, alors que Harry entamait sa deuxième boite de mouchoir, le griffon miniature prit la parole, à la plus grande stupeur de Harry.
-Bonjour humain !
-Euh… vous êtes qui ? Demanda Harry en se réfugiant au fond du canapé.
-Cela ne se voit pas ? Je suis le représentant du syndicat des griffons de porcelaine chinoise, clama la statuette d'un air hautain.
-Euh, en français, ça donne quoi ?
- Je… suis… le… re-pré-sen-tant… du…
-Oui oui c'est bon, j'ai compris ! Mais qu'est-ce que vous foutez ici ? Vous ne voyez pas que Jack est mort ? S'énerva Harry en désignant les images sur l'écran.
-De toutes façon ils vont tous crever ! C'est Titanic, pas les Feux de L'Amour !
-Hein ? Mais, le Happy End alors ? Jack n'a pas fait d'Horcruxes ? Il ne revient pas fantôme ? Mais c'est quoi ce navet ? Demanda Harry avec amertume.
-Bah, c'est Titanic…
• Ha, il est intelligent, celui-là !•
-Ouais, merci, je m'en serais douté ! Bon, pourquoi vous intervenez à cinq minutes de la fin ? Interrogea Harry.
-On en avait marre de ce film. On s'est concerté, moi et les autres griffons et nous avons convenu que la meilleure solution pour faire valoir nos droits était de faire grève !
-Vos droits, quels droits ?
-Le droit d'être dépoussiéré tous les deux mois minimum et surtout mis en valeur ! On est en porcelaine chinois tout de même, se plaignit le griffon.
-Vous plaisantez ?
-Ais-je l'air d'avoir le sens de l'humour, humain ?
-Glurps…Euh, enfin, je veux dire… Pourquoi ? Vous… vous étiez si couverts de poussière ?
-J'ai ici la lise de vos erreur : L'année dernière, vous avez fait abstraction du nettoyage de printemps, de celui d'automne et surtout, de celui avant la visite d'inspection de Molly ! Ce qui nous donne un total de deux centimètres de poussière qui ternit notre plaqué or. C'est une honte pour des statuettes de notre espèce !
-C'est pas si grave, tenta de négocier Harry.
-Comment ? La poussière, passe encore. Mais cela fait des mois que nous endurons sans rien dire les films à l'eau de rose tous les soirs. Vient s'ajouter à cela les moqueries de cette conscience, Bertha…
• Hé, ma Bertha, elle t'emmerde, le griffon ! Tu la laisses où elle est ! •
-Ces derniers jours, nous avons eu à supporter vos ébats avec Mr Malfoy sur la moquette du salon qui elle aussi est à la limite de la rébellion. Jusque là nous n'avions rien dit mais c'était avant que l'un des nôtre périsse lamentablement de votre main pour une simple histoire de coucou… C'en est trop. A partir d'aujourd'hui, nous faisons grève !
-Grève ? Et qu'allez-vous faire ? Vous allez rester aussi immobiles que des statues ? Demanda Harry en explosant de rire.
• Mais non, ils vont rester de marbre •
-Oh, rigolez, mais rira bien qui rira le dernier, fit la statuette sur un ton de défi.
-Ce qui veut dire ? Demanda Harry avec un air plaisantin
-Ce qui veut dire que nous allons faire de votre vie un enfer !
Drago venait d'avoir une idée lumineuse, encore plus lumineuse que le lampadaire sous lequel il se tenait. Encore fallait-il qu'il trouve ce dont il avait besoin. Cela ne devrait pas être trop difficile ; des prostituées, on en trouve aux quatre coins de Londres ! Mais Drago avait beau avoir la réputation de tombeur, aborder une péripatéticienne relevait du combat intérieur pour lui !
En effet, Drago avait toujours eu la mauvaise habitude de rougir, une fois plongé dans une situation embarrassante, et ce n'était pas avec une conscience qui lui susurrait des choses peu catholiques à l'oreille qu'il allait régler ce problème. Une fois sa proie repérée, Drago avança d'un pas mal assuré vers la jeune femme en minijupe qui longeait le trottoir. Un sac à a main, la jeune femme semblait frigorifiée. En tentant de maîtriser les trémolos de sa voix, Drago demanda :
-Excusez-moi… Je voudrais savoir c'est combien…
-Pardon ? Demanda la jeune femme avec un air d'incompréhension.
-Oui, je veux, dire… C'est combien pour la nuit ? Fit Drago en devenant vraiment gêné.
-Oh ! Vous ne croyez tout de même pas que…. Espèce de pervers ! Non mais quelle honte, hurla la dame en s'enfuyant.
/ Oh la gaffe!/
-Merde, ce n'était pas une prostituée, s'exclama Drago en explosant de rire.
/ Mais quel boulet, j'en reviens pas /
-J'avoue que sur ce coup, j'ai merdé, pouffa Drago en se tenant à un banc public tellement il riait.
/ Je crois que tu dois tout reprendre depuis le début ! Olala... quand je raconterai ça à Bécassine /
-Tu ne raconteras rien du tout. On ne sait jamais, elle peut tout aller raconter à Harry !
/ Justement, s'il savait tous les efforts que tu fais pour le rendre jaloux, il te sauterait au cou /
-Mais je ne veux pas qu'il me saute au cou !
/ Menteur /
-Silence !
Harry se débattait tant qu'il pouvait. Il y a quelques minutes, un bataillon de griffons enragés l'avait assailli et il était à présent ligoté sur le tapis de son salon, menacé par une armada d'animaux miniatures qui brandissaient des cure-dents en guise d'arme. Même si ses adversaires n'étaient pas d'une grande force, leur supériorité numérique empêchait à Harry de se dégager. Bâillonné avec une vieille chaussette comme un cochon prêt à être cuit à la broche, Harry maudissait sa collection de statuettes jusqu'à la quatre-vingt neuvième génération.
C'est ce moment que choisit Drago pour arriver en compagnie d'une prostituée qu'il avait embauchée avec une demande bien particulière. Il fallait qu'elle passe la nuit avec lui sans rien de plus pour qu'au petit matin ils se fassent surprendre par un ami et faire croire qu'ils avaient couché ensemble. La fille n'était pas très étonnée, les hommes lui demandaient souvent cela… En effet, il y avait toujours des crétins pour vouloir faire les machos et faire croire qu'ils étaient des bombes sexuelles. Drago n'était qu'un idiot de plus.
Mais le plan de Drago ne marcha pas aussi bien qu'il ne l'aurait voulu. En effet, lorsqu'il arriva devant la maison où il logeait, il se rendit compte que la lampe était allumée dans le salon du Survivant. Harry était encore certainement scotché devant son écran de magicotélévision ! Drago dû donc modifier son plan et paya prostituée à l'avance. La mission de la femme serait plus courte que prévue.
Harry vit la porte s'ouvrir à volée. Il était prêt à remercier Merlin d'avoir enfin fait rentrer Drago à ce moment-là mais il déchanta très vite en voyant une femme qui léchait les amygdales du jeune blond. Les joues de celui-ci étaient couvertes de trace de rouge à lèvre rouge vif et il fermait les yeux à s'en fendre les paupières. Drago porta sa main sous la robe de sa conquête et fit remonter l'habit jusqu'à ce que Harry puisse apercevoir un string bleu clair.
• Tu crois que la bonne femme va finir par l'étouffer à force de lui fourrer la langue dans la gorge ? •
-Kof mourf ahin, marmonna Harry en s'étranglant avec la chaussette qui lui servait de bâillon
• Quoi ? Tu espères bien ? Moi j'espère surtout qu'il va finir par ouvrir les yeux et nous délivrer des petits bonhommes… Les martiens, le retour ! Tadadaaaam...•
- Ageur meuh…
• Merde, le Cicatrisé est en train de s'étrangler avec sa chaussette ! Bertha, fait quelque chose ! •
/ Je veux bien, mais le mien aussi suffoque avec l'autre sangsue /
• Chuchote-lui de lui mordre la langue •
/ Mais c'est ce qu'il fait depuis trois minutes et elle en redemande /
• Qu'il lui écrase le pieds alors ! Harry est en apnée depuis des lustres. Il passe du vert au bleu !•
/ C'est l'invasion des Schtroumpf /
• La ferme, et fais quelque chose sinon tu verras ce qu'il te réserve, Gargamelle !•
/Oh, c'est bon, la sangsue a rompu le baiser /
• Comment t'as fait ?•
/ Drago lui a pincé les nichons /
• Ouch, c'est sadique ça •
/ Avoue que tu rêves que je te fasse pareil /
• On ne peut vraiment rien te cacher •
Pendant ce temps, Drago venait de s'apercevoir que Harry était ligoté à terre, pris en otage par sa collection de griffons en porcelaine et qu'il était en train de s'étouffer. En temps normal, il aurait explosé de rire mais une fois qu'il eut lui-même retrouvé son souffle et mis la prostituée à la porte, il se précipita détacher Harry et lui retirer son bâillon. Une fois la chaussette retirée, Drago put constater que Harry était inconscient. Il fit donc la dernière chose qu'il lui restait à faire : du bouche-à-bouche ! Harry s'éveilla alors en sursaut, s'étonna de voir Drago poser ses tendres lèvres sur les siennes et sauta sur Drago pour l'embrasser goulûment.
TBC...
Vainceur précédent: Je voudrais féliciter Raspoutine du site TWWO pour avoir gagné le concours précédent avec, en prime, le record de la plus longue review qu'on m'ait jamais laissé. Exceptionnellement, pour ces deux victoires, il gagne un super prix : sa proposition de surnom pour Bécassine a été retenue ! Ce sera désormais 'Sine pour les intimes !
Concours exclusif de ce chapitre : Quelle solution Harry et drago trouveront-ils pour vaincre les griffons miniatures ? Ils leur feront écouter la Star Ac' et, à bout de nerfs, ils se suicideront ? Ils mangeront des haricots et pèteront un coup pour les asphyxier ?
A vos claviers et que le plus marrant l'emporte !
