[LA BATAILLE]
Les cris de souffrance raisonnaient dans la pièce. Des corps mutilés jonchaient le sol... Mais depuis quand les Zoras savent-ils se battre ? On ne peut pas avoir régressées, Impossible ! Quoi qu'il en soit, la situation est critique. Faut que je les aide, une arme, vite !
Je m'approchai d'une victime de ce massacre et récupérai ses dagues, je suis incapable de manier les cimeterres. Je devais savoir... Je dois savoir à qui elles appartiennent. Je retournai le corps sur le dos et vit avec effroi qu'il s'agissait de notre chef. Mais alors, si elle est là, qui protège sa fille ? La nourrice, vite ! Je courus rapidement jusqu'à la salle du trône.
Aaah ! Un cadavre Zora décharné, tomba de la falaise et me frôla en atterrissant. Glups... Bien que je sois Gerudo de nature, les batailles m'ont toujours rebutées.
Je montai les escaliers menant à la salle du chef. Sur le point d'actionner la poignée, gisait à mes pieds une garde, une archère plus précisément. Elle me regarda de ces yeux livides, de son teint pâle et de son expression de souffrance. Je m'agenouillai, pris son arme et ces flèches, puis me relevai, prête à passer la porte, mais la garde me retint par la cheville. Elle agonisait. Elle me supplia de la délivrer de cette atroce souffrance. Je ne voulais pas, je ne pouvais pas achever l'une des mienne. Mais elle était ma supérieure, et j'ai malheureusement toujours était trop obéissante…
Une fois à l'intérieur l'horreur. Aucunes pirates fut épargnées. Toutes baignaient dans leur propre liquide vital pourpre et cristallin. Moi qui croyais que nous étions les seules à être cruel... A droite le canapé servant de trône, je vis cinq de ces soldats hommes-poissons autour d'où ce tenait habituellement le berceau de la fille du chef.
Oh non, la petite… Enragée, je décochai deux flèches, d'on l'une se planta dans la tête d'un Zora, et la deuxième dans l'épaule d'un autre de ces poissons-humains. Ayant perdu deux de leur membres, les trois restant se mirent sur leur garde, scrutant le moindre mouvement louche. Je me cachai aussitôt derrière des caisses explosive, fit un trou dans l'une d'elles, imprégna la pointe d'une flèche de cette poudre et visa le feu de cheminée placé entre le canapé et un aquarium géant, soit à gauche du trône.
Par pur reflexe, les Zoras ont relâché leur attention pour se protéger l'explosion que je venais de causer. J'en profitai pour accourir vers eux, une dague dans chaque main. J'assassinai un duo, mais me retint pour le troisième, il brandissait l'enfant de la chef devant lui. Quel lâche… Je sentis une douleur vive à mon bras gauche venu par l'arrière. Sans réfléchir, je me retournai et attaquai mon agresseur. Je le reconnu, c'était le Zora que j'avais blessé à l'épaule avec ma flèche. Il avait du faire le mort et attendu que je lui tourne le dos pour m'attaquer. L'ennemi restant cria à ce moment, seul, il se savait perdu face à moi. Toujours armée de mes dagues, je lui entaillai les jambes qui, par la douleur, lâcha le bambin, que je rattrapai. Je pris soin de l'achever, afin d'éviter toutes mauvaises surprises.
J'observai l'enfant, elle venait d'avoir un an. Elle n'avait pas la moindre égratignure. Je lui souriais mais je changeai vite d'attitude quand j'entendis des gens arriver. Amis ? Ennemi ? Pas le temps de vérifier. Je plongeai sous le canapé, ouvris la trappe s'y trouvant qui menait aux égouts, et sauta dedans en prenant la peine de la refermé derrière moi. Mais à peine fait, j'entendis une explosion et de l'eau s'infiltrait où j'étais. L'aquarium n'a pas du tenir à la pression de la chaleur qu'ait causé le feu de cheminé que j'avais embrasé par ma flèche. Je n'ai donc plus rien à craindre, personne ne viendra me rejoindre si la salle est trempée et à moitié détruite.
Bref, me voici maintenant dans les sous sols de la forteresse Pirate. Le peuple le plus redouté depuis la mort de celui d'Ikana. Les Pirates... source de toutes frayeur, et ça, les Zoras l'avait bien compris, voilà pourquoi il voulait nous enlever la futur successeuse. Je caressai les douces joues d'Aveil... Ne t'inquiète pas ma petite, tu as peut être perdu ta mère et ta nourrice mais... maintenant il y a moi ! Bon d'accord, je ne suis pas une Pirate comme toi, mais je vais t'emmener avec moi chez les Gerudo, on va t'élever en sécurité là-bas. Et je te promets qu'à ta maturité, tu retrouvas ton pays, ta place et ton peuple...Je lui embrassais le front et regardais devant moi... Le voyage sera long et difficile, mais il en vaudra largement la peine...
