[L'ADOPTION]
Une piste de drapeaux,
Un fébrile pont de bois.
Deux routes, un Endroit :
LE DOMAINE GERUDO.
Devant une lourde arche de pierre isolant la forteresse sauvagement discipliné, à la rudesse du désert, je m'appuyai contre les barreaux la garde qui protégeait l'accès m'ouvrira forcément, après tout, je suis l'une des leurs. Elle me dévisagea, sûrement ne s'attendait-elle pas à me revoir de sitôt ; après tout, cela faisait à peine une année que j'été parti. A peine la grille suffisamment haute pour si faufiler, je lui tendis l'enfant à bout de bras puis tomba à genoux à ses pieds, épuisée.
Durant le voyage, toute mon eau fût distribué au bambin dans l'unique espoir de sa survie, le peu de nourritures possédées lui revenait, les tissus les plus agréable que je portais l'entourait, je finis donc vêtu de seulement ma tenue de guerrière, aucun voile recouvrant mon crâne.
Sûrement mourrais-je, restée longtemps découverte au soleil, à la merci de ses rayons.
...
«- …survivre…
- … peu de chance… Trois… qu'elle… a voir…
- …importante… perte ?
- Non !
Le dernier mot crié m'éveilla. Allongée, je devina que je me trouvais à l'infirmerie, la couchette ne touchant pas directement le sol. Mais, comment ça se fait que je suis là ? Et surtout, Depuis combien de temps suis-je là ? Je réfléchi sur les derniers événements récemment passés... Ah oui, Aveil, la petite où j'avais pour mission de protéger que j'ai sauvée en désertant Termina... Je voulu me lever, mes muscles refusaient d'obéir. Je me concentrai alors sur la conversation ayant lieu dans la pièce où je me trouvais, bien que je l'entende difficilement, je fus preuve d'une grande concentration afin de comprendre au maximum la discussion. Qu'avait-il de mieux à faire ?
- Vous êtes sûr ?
- Bien sûr ! Si demain … en offrande à la déesse. … trois jours qu'elle reste couchée.
Je n'entendais pas suffisamment la conversation pour la comprendre parfaitement, mais je pus en discerner les traits principaux, elle avait pour sujet principale ma propre personne.
- Elle a passée plusieurs jours dans …
- Et alors ! C'était à elle de gérer ! … sans précaution !
- Mais tout de même, la sacrifier… Et …
- … Cette adolescente me dérange, elle aspire à devenir meilleure. … moi qui commande …
- Mais Nabooru risque de ne pas…
- Tait toi ! Et puis, Nabooru passe sa vie au temple de l'esprit ! Alors je ne vois pas qui je peux craindre ! Maintenant, retourne à ton poste, exécution !
- Oui chef ! »
Les dernières phrases étant criées, voir hurlées, je pus les entendre parfaitement. Mais vu leur sens, je frémie malgré moi. Mes sœurs ont l'intention de m'éliminer, coûte que coûte... Moi qui avais simplement accomplie ma mission, voilà ma récompense ! Bien qu'être une offrande à notre divinité définissait avoir de la valeur ! Mais il était hors de question que je meure maintenant, je suis bien trop jeune ! Je me promis à ce moment précis que plus tard je deviendrais Chef de la Forteresse. Je ne désire pas remplacer Nabooru l'exaltée, mais son bras droit, car l'actuelle se permettait des actes ignobles sans consentement !
Les yeux toujours fermés, je sentie une présence s'approcher de mon corps encore engourdi de ce long voyage. Je devinai qu'il s'agissait de ma supérieure de par ses pas lourds, comme si elle désirait qu'ils s'ancrent dans le sol. La personne se pencha sur moi, je sentis son brut effluve se promener autour de moi. Une respiration lente et régulière, rythmée par le battement de son cœur, un tambour à la cadence imperturbable. Un souffle chaud et humide parcourant mon visage, tel un zéphyr. Effleurant ma peau, sa douce main souleva une mèche de mes fins cheveux roux. Elle se pencha à mon oreille et me murmura
- « Tu n'es, et ne resteras qu'une simple pionne ! Alors ne t'envisage pas plus Djaly...
Elle se redressa et quitta la pièce.
J'écarquillai les yeux, Comment savait-elle que j'était réveillée ! Et pourquoi, sachant que je ne dormais plus, aurait-elle avouée ce qu'elle comptait faire de moi ? Sûrement désirait-elle que je déserte la forteresse ! Malheureusement pour elle, je ne quitterais pas cette forteresse, elle a été mon berceau et elle sera mon cercueil !
Je me levai, difficilement certes, et me rendit à la porte en titubant. Je devais manifester que me voilà de nouveau consciente, mais surtout retrouver Aveil. Je fit quelque pas puis aperçut la nurserie. Parfait, ma perle doit forcément s'y trouver.
[...]
Pourquoi s'obstinaient-elles à ne pas me croire
« - Ce n'est pas moi qui ai blessée la petite Aveil ! Combien de fois va t-il falloir que je vous le répète ! hurlais-je à travers la pièce.
- Alors, qui c'est ? Nabooru peut être ? Mais oui, bien sur ! Comme si quand tu as été la voir elle a blessée la petite et puis elle t'as dit : 'Allez Djaly, tu peux partir maintenant' !
Que devais-je répondre ? Je ne peux pas dire que c'est la pure vérité, ma parole contre celle de l'exaltée ne vaut rien !
- Alors, c'est quoi pour vous si ce n'est pas Nabooru ? questionnais-je une fois de plus, comme si cela changerais quelque chose.
Le Bras droit de la chef suprême soupira puis se retourna vers le autres voleuses de la salle et commença monotonement :
- Voyez vous, mes chères subordonnées, cette adolescente avait pour ordre d'atteindre Termina et de veiller sur l'enfant, et ce, jusqu'à ce que celle-ci atteins sa maturité. Hors, une fois là-bas, quelque mois plus tard, la guerre froide entre Pirate et Zora à mal tournée, et à fini en véritable bataille. La mère et la nourrice de la petite étant sauvagement assassiné, Djaly 'enleva' Aveil des siennes pour l'amener ici !
- Mais c'était pour son bien ! coupais-je.
- Laisse-moi finir ! cracha ma chef. Puis elle calma son ton et continua son discours ; donc Djaly a traversée tout le désert, et a fait une pause au colosse du désert. Là-bas, je n'ai aucune idée de se qu'ont pu s'échanger les deux Gerudo, mais je peux vous assurer qu'étant proche de Nabooru, elle n'aurait jamais fait sa ! Nabooru ne lèverais jamais la main sur un bambin ! donc, pour en revenir au fait, je t'accuse tout simplement Djaly, de ne pas avoir correctement su protéger Aveil. Regarde là maintenant, elle est complètement défigurée ! Les Pirates de Termina sont toutes aussi jolies que les Gerudo d'Hyrule ! Alors maintenant que la future héritière des amazones de Termina est balafrée, explique moi comment elle sera la plus belle de toute sa tribu !
Ma chef était hors d'elle, je ne la reconnaissais plus. Mais sachant pertinemment que, quoi que je dise, mes paroles seront forcément contrées, je m'approchai d'Aveil dans l'espoir de la toucher une dernière fois. Deux voleuses m'empêchèrent d'aller vers le bambin sous ordre du bras droit de l'exaltée. Je regardai celle-ci qui ordonna au duo Gerudo de baisser la garde. Je pus donc passer, et caresser du dos de ma main la joue d'Aveil. Ces petites mains emprisonnèrent mon auriculaire, comme pour m'empêchait de partir. Je lui souris et lui chuchota doucement à l'oreille, 'Je reviendrais, fais moi confiance.
Je me redressai et fit demi tour, de nouveaux objectifs en tête.
