[LE COMMENCEMENT]
Prudemment, je traversais avec une douce attention le pont assez capricieux et, le seul ralliement de mon ex-domaine au reste d'Hyrule. Une fois de l'autre côté, je le regardai.
Fébrilement rattaché à l'autre rive, fragile contact, mais pourtant aux bases solidement ancrés dans le sol, de vrai racine d'arbre. Il suffit de peu pour briser le lien, mais coûte que coûte, il garde sa position. Il est un élément important, voir indispensable bien qu'on en prenne pas soin. Il est le passage entre deux mondes.
Finalement, cette passerelle et moi étions identiques vis-à-vis du domaine...
Je marchai et releva la tête. La verdure à perdre vue me fit une douce nostalgie, Termina… Ces Hyliens ne reconnaissent donc pas la chance qu'ils ont de vivre ici ! Tout n'est pas de pierres et de sables…
Je n'avais plus aucuns objectifs, mis à part retrouver ma fierté à la forteresse, mais comment faire ! Je ne pouvais pas me permettre de vivre ici, d'y fonder une famille ou jour, semaine et année se ressemblerais… Monotonie !
Non ! Je me devais de regagner mon estime à la Forteresse ! J'y ai perdu mon honneur, mais je donnerais tout pour le récupérer ! Et j'avais promis à la petite de revenir. Je ne pouvais la laisser dans les mains de ses voraces !
Une chance pour moi, je suis encore jeune, il me reste donc du temps... mais combien ?
Il me faudrait quelque chose m'apportant tout ça… Mon estime et ma valeur. Non ! Un objet ne pourrais jamais me rendre tout sa… Ce n'est que du matériel ! Même si, il est vrai, nous autre, Gerudo, somme attirais par l'or… Si ramenant la richesse, mes compatriotes me jalouseront, j'aurais ramenée le plus grand de tous les butins d'Hyrule ! Et ceci n'aggraverais encore plus la situation ! Je ne surpasserais donc pas le bras droit de Nabooru l'exaltée qui ma châtier. Je ne pourrais donc la lui faire ce qu'elle à voulu me faire moi !
Mais... Si je m'en souviens bien, les Pirates, si elles sont rentrées en conflits avec les Zoras, c'est justement car elles aspiraient à la richesse… Non ! Je ne veux pas déclencher une bataille, c'est horrible. J'ai même du mettre fin à trois ou cinq vies, je ne sais même plus. Mon esprit à fait abstraction à cette période… Il va donc falloir trouver un objet rarissime non convoité...
Mmmh… Malheureusement, je ne pense pas que cela soit possible !
Mais, si je lutte contre la guerre, je pourrais continuer à rechercher cet objet !
Donc il faut simplement que je trouve des gens dans le même état d'esprit que le mien, qui désire la paix plus que tout. Ils doivent bien exister non ? Après tout, je ne doit pas être la seule à couloir la tranquillité !
J'entendit un cris de Guerre, je me tourna vers la source et vit un combats, je m'y approcha et l'observa, assis au pied d'un arbre touffu.
A ce moment, je me posa au pied d'un arbre et regardais au loin les combats que se livrait certain guerriers… Il était téméraire !
L'un deux avait une grande épée qu'il manier avec une certaine adresse… Il tourner autour de son adversaire, perdu dans sa danse…
L'homme à l'a lame colossale le mit à terre, puis lui piqua sa nourriture et lui vola quelque rubis –qu'il était raisonnable, il lui laissa la majeur partie de la bourse !-.
Puis il remonta sur son cheval, toisa son adversaire K.O au sol et ordonna au cheval d'avancer. En relevant la tête, il me vit, et me fit un sourire.
Exactement la même scène que… La seule fois où je croisai mon Roi !
Je n'étais qu'une enfant à cette époque, Nabooru vivait avec nous à la forteresse, c'est elle qui me formé. Drôle de Privilège ! Notre Sire, le haut de son grand Etalon Noir se portait sur le bord de la forteresse, près a partir, toute mes sœurs et moi étions là, à le regardais partir. Puis il s'arrêta, se retourna, et là, étrange sensation, j'avais cru qu'il me regardait personnellement. Mais après réflexion, je m'étais dit que chacune de nous avait du ressentir cela. Puis il sortit son épée, la pointa en l'air le bras tendu, rigola diaboliquement et, dans un nuage opaque noir, il disparut…
Depuis ce jour, la forteresse était calme et le peuple avait censé la plupart de ces activité en dehors du domaine. Et l'Exalté était partie s'isoler Colosse du Désert.
...
Un Roi au quelle je serais prête à dévouer ma vie, à telle point que, même si un jour il détruit Hyrule, je ne lui en voudrais pas.
Non, jamais je ne pourrais tuer mon Roi, alors, même si je me retrouve fasse à Lui, une lame à la main et lui totalement démunie, je ne pourrai l'offenser... Je Lui tenderais même l'arme, je me rendrais face à Lui, tout simplement...
Personne ne m'effraie, sauf mon Roi…
Ho Ganondorf…
Je ne suis pas une héroïne, mais juste une guerrière Gerudos.
Je n'ai rien d'unique, je fais partie de la fourmilière.
Aucune exception, je suis comme mes sœurs :
Disciplinée, dangereuse, docile,
Obéissante, courageuse, ordonnée et soumise.
Le modèle-type que tout dirigeant rêve d'avoir comme peuple.
Seul lui pouvait me rendre ce que j'avais perdu à la forteresse… Oui, j'irais le quémander et attendre le sommet chez mes sœurs!
