Titre : Hopeless Destiny

Auteur : Chidori84

E-mail : chidori_kuruma_

Genre : Shonen ai, OOC, Suspense, Drama, Aventure

Couple : Merlin&Arthur

Source : Merlin (BBC)

Disclamer : Ben, malheureusement pour moi les personnages ne m'appartiennent pas, je les emprunte seulement pour mon plaisir personnel.

Mot de l'auteur : Merci pour toutes vos reviews. Je sais, j'ai beaucoup de retard mais ma vie n'a pas été facile ces derniers temps. Sinon j'ai fait une petite video sur youtube Merlin/Arthur, n'hésitez pas à aller la voir et à la noter en passant par le lien indiqué sur mon profil ou par l'adresse suivante indiquée en supprimant les espaces que j'ai insérés dans le lien. http:// www. youtube .com/watch?v=Y97R4xLfZXw

Chapitre 3 : Réveil

La fraîcheur d'un linge posé sur sa tête sortit Merlin de son inconscience. Il ouvrit péniblement les yeux et vit le visage de Gaius submergé par l'inquiétude au-dessus de lui.

« Merlin, comment te sens-tu? »

« Je vais bien. Je te remercie. »

« Peux-tu me dire ce qu'il s'est passé ? »

Merlin détourna les yeux.

« Je ne sais pas vraiment. »

Gaius soupira légèrement.

« Voyons Merlin, tu sais bien que tu peux tout me dire. »

Le médecin de la cour sentit le jeune homme hésiter avant de se lancer.

« Je… Je n'en suis pas vraiment sûr mais… Disons que tout d'un coup, je … J'ai ressenti une grande fureur m'envahir. Cette fureur a fait place à de la haine dirigé contre… Enfin… Non, je veux dire… C'est encore confus pour moi. »

Gaius posa une main réconfortante sur l'épaule du jeune magicien.

« Ne t'inquiètes pas ! Cela fait longtemps que je sais ce que tu ressens. »

Merlin le regarda légèrement apeuré mais le sourire sur le visage de vis-à-vis le rassura.

« J'avais déjà compris ce qu'il s'est passé lorsque le sol s'est mis à trembler. Ce que j'aimerais savoir, c'est ce qu'il s'est déroulé ensuite. »

Merlin baissa la tête l'air coupable.

« Quand je me suis rendu compte que je… Que je ne contrôlais plus ma magie, j'ai souhaité mourir l'espace d'un instant. »

Gaius eut un sourire triste.

« Ce qui explique pourquoi le lustre s'est mis à chuter. Heureusement que tu as repris tes esprits rapidement pour ralentir le temps afin qu'Arthur puisse te sauver ! »

Merlin se redressa brusquement dans son lit et dévisagea le médecin d'un air étonné.

« Qu'entends-tu par ralentir le temps ? »

« Eh bien, il était impossible pour toi voire même pour Arthur de s'en sortir indemne à la vitesse à laquelle chutait le lustre. Je pensais donc que tu avais usé de ta magie pour vous sauver tout les deux. »

Merlin se mit à réfléchir. Il interrompit le silence qui s'était installé au bout de quelques minutes d'une voix tremblante.

« Je… J'étais bien trop perturbé pour réaliser ce qu'il se passait vraiment. J'étais focalisé sur Arthur qui courait vers moi. Je n'ai lancé aucun sort. »

Gaius le prit par les épaules afin de faire face au jeune magicien.

« Es-tu sûr de toi ? Même inconsciemment, tu n'aurais pas pu… »

Merlin opina du chef.

« J'en suis certain. J'étais bien trop submergé par la culpabilité et la tristesse. Même inconsciemment, ma magie était dirigée contre moi. »

Gaius retira ses mains et se mit à tourner en rond dans la pièce.

« Mais alors qui aurait pu utiliser une telle incantation pour vous sauver ? »

« Quand je pense que mon égoïsme a failli coûter la vie à Arthur. Je ne sers vraiment à rien. Je ne contrôle même plus ma magie. Comment ma vie pourrait-elle avoir un sens désormais ? Sans magie je ne suis plus… »

La voix de Gaius qui le grondait à présent l'interrompit.

« Pas un mot de plus Merlin ! Cesses de te tourmenter, ta magie devient à nouveau incontrôlable. »

Merlin sursauta et regarda autour de lui hébété. Le verre d'eau sur la table de chevet s'était renversé et quelques livres gisaient maintenant sur le sol.

« Gaius, je ne m'en étais même pas rendu du compte. Que vais-je devenir si je ne peux plus maîtriser ma magie ? »

Merlin commença à paniquer. La magie représentait toute sa vie. Il était la magie. Sans elle, il considérait qu'il n'était plus personne. Gaius le força à se rallonger dans le lit.

« Pour commencer, tu vas essayer de te calmer et donc de te reposer. Ta magie n'est apparemment incontrôlable que lorsque tu nourris des sentiments négatifs trop forts. »

Merlin se laissa border sans broncher tout en écoutant attentivement les conseils du médecin de la cour.

« Il faudra absolument que tu évites de t'emporter dans les jours à venir le temps que je trouve une solution. »

Merlin approuva ses propos d'un signe de la tête.

« Merci. »

Merlin commençait à fermer les yeux quand quelques coups frappés contre la porte résonnèrent dans la pièce. La porte s'ouvrit alors laissant place à la silhouette de l'héritier du trône qui entra doucement dans la chambre. Il referma la porte derrière lui puis s'approcha de Gaius à pas feutrés.

« Comment va-t-il ? »

Au son de sa voix se faisait ressentir que le jeune prince n'était pas aussi serein qu'il avait pu le laissait paraître lors de son entrée. Le médecin de la cour lui fit un sourire rassurant.

« Plus de peur que de mal ! Un peu de repos et il sera vite remis. »

Arthur prit une chaise et s'installa au chevet de son serviteur. Gaius décida alors qu'il était plus sage de prendre congé.

« Je vous laisse prendre soin de lui, j'ai quelques affaires à régler. »

Merlin lui fit un signe de tête en guise de remerciement et le vieil homme s'inclina face au prince avant de sortir de la chambre. Une fois la porte refermée, Arthur croisa les bras et regarda son compagnon d'un air sévère.

« Je peux savoir ce qu'il t'as pris, imbécile ? »

Merlin ouvrit la bouche, étonné, avant de se reprendre légèrement.

« Euh…Comment ça ? »

« Pourquoi es-tu resté planté là sans bouger alors que ce lustre était sur le point de mettre un terme à ta vie prématurément ? »

Le jeune magicien se détourna afin d'éviter de faire face à son maître.

« Je… Je ne sais pas. »

« Bien sûr que tu connais la réponse. »

« Non, je l'ignore. »

Arthur sentit une vague de colère l'envahir. Jusqu'à présent, son ami ne lui avait jamais rien caché. Pourquoi refusait-il de lui dire la vérité ? Il sentait au plus profond de lui que c'était grave et il était frustré face à son impuissance de rassurer les craintes de Merlin. Il fallait absolument qu'il arrive à le convaincre de se confier à lui.

« Dans ce cas, peux-tu m'expliquer la signification du sourire que tu m'as lancé à ce moment là ? »

« Je n'en sais rien. Un réflexe sans doute. »

Arthur ne supportait plus que Merlin s'obstine à lui tourner le dos en plus de lui mentir. Il se leva brusquement faisant renverser sa chaise. Puis, il saisit le visage de son compagnon de sa main droite et le tourna face à lui. Merlin écarquilla les yeux, surpris par cette soudaine proximité.

« Cesses de me tourner le dos et cesses de me mentir ! »

Merlin sentit les battements de son cœur s'accélérer alors que la distance entre son propre visage et celui du prince s'amenuisait petit à petit. Il commençait à sentir son souffle chaud frôler ses lèvres. Arthur ne le quittait pas des yeux.

« Si tu savais à quel point je me suis inquiété. J'ai cru que mon... »

Mais il ne put finir sa phrase car quelqu'un venait de frapper à la porte. Arthur s'écarta alors de Merlin, remit la chaise qu'il avait renversé en place et se positionna face au lit de l'alité. Une timide voix s'éleva depuis l'autre côté de la porte.

« Pardonnez-moi de vous déranger Messire! »

« Tu peux entrer Gwen. »

La porte s'ouvrit et la jeune fille se glissa à l'intérieur de la pièce. Elle fit une légère courbette face au prince qui lui tournait toujours le dos.

« C'est à quel sujet? »

« Le roi Uther Pendragon souhaite s'entretenir avec vous Messire. »

« Bien, j'y vais de ce pas. Reposes-toi Merlin! Il faut que tu reprennes des forces pour reprendre au plus vite tes tâches en tant que serviteur. »

Merlin ne put s'empêcher de grimacer face au sourire en coin de son maître. Gwen, quant à elle, se dirigea vers la chaise qu'avait occupée Arthur un peu plus tôt pour s'y installer. Une fois assise, elle s'approcha plus près du lit et saisit la main gauche de Merlin dans les siennes.

« Ne vous inquiétez pas Messire, je veillerai sur lui! »

Le bégaiement qui s'en suivit fut une conséquence du choc que ressentit Arthur lorsqu'une pointe de jalousie remonta en lui.

« Euh... Bien! Je... Je vous laisse donc! »

Alors que la porte se refermait sur le prince, Merlin ferma les yeux. Trop submergé par le flot d'émotions qui s'étaient accumulées au cours de la soirée, il s'endormit sans remarquer qu'une tulipe jaune avait poussé dans la carafe d'eau que Gaius avait apporté un peu plus tôt.