Chapitre 11 : Le pacte/ The deal

Quelques secondes. Quelques secondes pour rassembler mes esprits.
Je titubai jusqu'à la salle de bains après avoir arraché les draps du lit, et les fourrai dans la machine à laver. J'allumai l'eau de la douche, l'eau froide, et me collai dessous. Je m'effondrai, sous l'eau vive qui emportait mes odeurs, mes sensations, mes pensées.

Un moment après –je ne saurais dire si je restai longtemps prostrée dans le bac à douche- une main ferma le robinet.

« Bella, que s'est-il passé ? »
Jacob me prit dans ses bras, me sécha, m'enveloppant dans une serviette, et m'emporta.
« Où sont les draps ?
_ Tachés.
_ Ah.
_ Je vais en mettre d'autres. »
Est-ce que je tremblais de froid ? D'émotion ? De fatigue ?
Jacob m'aida, et en une seconde je me retrouvai allongée dans un lit tout propre et sec. Contre un grand corps très chaud et tendre qui me serrait dans ses bras.
« Je sens son odeur, murmura-t-il au bout d'un moment, il est venu ici.
_ Oui.
_ Qu'est-ce qu'il voulait ?
_ T'empêcher.
_ Ah…
_ Il est resté sur le toit.
_ Quoi ?
_ Il a tout vu… dans ton esprit. Il a choisi de ne pas intervenir »
J'avais débité tout cela comme une automate. Je devais lui dire. Plus personne ne cachait rien à personne maintenant. Il n'y avait plus rien à cacher.
Jacob ne répondit rien. Il trembla cependant de rage et je m'attendis à le voir se métamorphoser, peut-être même à devoir essuyer sa colère.

« C'est pervers, déclara-t-il enfin. Mon intimité est vouée à être partagée par la meute, malgré eux, malgré moi. Mais là… exprès et en direct… il est fou.
_ Non, il m'aime. Il m'a dit qu'il était… content de ce qui s'était passé. Que c'était…beau. »
Silence. Jacob regardait le plafond. Que pouvait-il comprendre, lui si entier, aux sentiments contradictoires et à la manière d'agir compliquée d'Edward. Moi-même, je ne cernais pas toute la portée de ses actions et toute l'ampleur de ses émotions. Je n'en percevais la motivation profonde qu'après, après avoir dû subir leurs douloureuses conséquences.

« Oh, Jacob, que m'avez-vous fait ! Vous vous êtes entendus pour ça. C'est monstrueux. »
Jacob tourna son visage vers moi. Il posa sa main contre mon front, glissa ses grands doigts dans mes cheveux. Il voulait que je comprenne. Très tendrement, il expliqua :
« Trois jours… Il a dit que j'avais trois jours, Bella. Pour confirmer que tu m'aimais vraiment, pour… t'avoir à moi si tel était le cas et te prouver que tu aimes la vie, ta vie d'humaine. Il m'a juré que l'opportunité finirait par se présenter d'elle-même. Il avait l'air tellement déterminé. Je ne pouvais pas ne pas faire tout mon possible… Il n'y croyait pas réellement, je suppose. Peut-être qu'il t'aime vraiment… plus que lui-même. »

Jacob s'interrompit et considéra l'hypothèse.

« Nous sommes donc deux dans ce cas, poursuivit-il si naturellement que j'en frémis. Il m'a demandé de venir le rencontrer un soir. Il m'a expliqué que tu étais très perturbée, qu'il ne te quitterait plus jamais mais qu'il ne voulait pas gâcher ta vie. Il sait très exactement ce que je ressens, il m'a dit qu'il le respectait, pourvu que… je ne te fasse pas de mal. Comme si je pouvais te faire du mal, moi ! Alors que lui… Je me demande s'il aurait pu faire vraiment exprès de te… blesser un peu. Je ne sais pas de quoi il est capable au juste. Il m'a dit que je te manquais, qu'il le voyait dans tes yeux et parce que… tu ne parlais plus jamais de moi. Je sais qu'il a vu Seth aussi. Et il a… dégagé le terrain. J'ai demandé à Quil et Embry de le surveiller au cas où… C'était assez gênant mais ce sont mes amis, mes frères. Ils n'ont pas été très efficaces sur ce coup-là je trouve, il m'ont dit que quelque chose a détourné leur...
_ Je n'en peux plus Jacob, soufflai-je, mon visage contre son épaule.
_ Tu dois accepter de faire ce dont tu as envie, Bella, ce que tu sens que tu dois faire, au plus profond de toi. Tu dois arrêter de t'empêcher de vivre et te mettre en accord avec toi-même, comme j'ai essayé, moi, d'y parvenir ces dernières années, lorsque j'ai découvert qui j'étais vraiment.
_ Je ne sais pas qui je suis vraiment ni ce dont j'ai envie, Jake, pleurai-je presque, ou plutôt si… je le sais très bien, c'est abject et inavouable. Je veux… tout. »

J'avais honte d'avoir déclaré cela, mais il avait raison, je devais arrêter de tricher avec eux… et avec moi, surtout. Ma raison en dépendait, ma vie en dépendait, puisqu'en luttant en permanence contre moi-même, comme je n'avais cessé de le faire, je n'étais jamais parvenue qu'à me rendre malheureuse et à faire souffrir tout le monde autour de moi.

Après un silence, j'ajoutai :
« Oh, Jacob… tu m'as menti, n'est-ce pas ? Quand tu as dit que tu ne t'étais pas imprégné de moi. Lorsque nous avons… fait… l'amour… tout à l'heure… j'ai entendu une voix dans ma tête (je devenais réellement folle !)… enfin bref… qui disait que c'était le destin. Que c'était comme cela que les choses devaient être.
_ Une voix ? C'est étrange… Ben, disons que…, avoua-t-il un peu ennuyé, d'après les autres, je n'ai pas fait une imprégnation "traditionnelle". Apparemment, elle se serait produite avant que je transmute pour la première fois, quand tu es arrivée à Forks. Un coup de foudre puissance mille en quelque sorte, la première fois que je t'ai vue. Je me rappelle (il gloussa), j'ai failli tomber dans les pommes. Tu te rends compte ! Je me sentais stupide… N'empêche, ça y ressemble tout à fait. Tu vois, je peux tout endurer pourvu que je sois avec toi et je ne veux que ton bien. Je suis ton véritable… esclave. C'est comme ça que ça marche.
_ Oh, Jacob, ne dis pas ça !
_ Edward le sait très bien. Il l'a lu dans mon esprit il y a longtemps déjà, sans doute, mais il a toujours fait mine de l'ignorer et, apparemment, ne te l'a jamais dit. Peut-être parce qu'il savait que je voulais que cela vienne de toi, que tu ne te sentes pas prisonnière d'un genre de fatalité. Je dois lui être… reconnaissant pour cela, en tout cas. »

Les mots de Jacob étaient presque ceux qu'avait prononcés Edward un peu plus tôt.
Une parole qu'il m'avait dite auparavant me revint également en mémoire. « Jacob Black conserve bien des secrets », avait-il affirmé un jour. Je n'avais pas fait attention alors. Edward et Jacob étaient beaucoup plus semblables que je n'aurais jamais cru, plus qu'ils ne le sauraient jamais eux-mêmes.
Les bras de l'homme-loup m'entouraient tendrement, ses mains chaudes posées sur mes épaules, apaisantes. Je comprenais. Je comprenais tout. Il serait toujours là. Solide, protecteur, tendre, chaud et irrévocablement amoureux. Tant que je le voudrais, tant que j'en aurais besoin. Et j'en avais tellement besoin ! Il était mon âme-sœur, mon autre âme-sœur, et même si cette réalité était insupportable pour nous tous, c'était LA réalité. C'était comme si j'étais la terre, Edward la lune et Jacob le soleil. Dans cet univers, nous tournions tous les trois les uns autour des autres et changer cela c'était comme changer à jamais le visage du monde. Seul un cataclysme pourrait modifier cet équilibre fragile mais essentiel et, s'il se produisait, il n'y aurait pas de survivant.
J'étais à Jacob, autant qu'à Edward. Ils étaient à moi, tous les deux. Qu'allions-nous devenir ? Oh, comment faire cesser les questions, comment mettre fin à la torture ? En acceptant, oui, tout simplement, peut-être…
Je me serrai contre Jacob, épuisée, et m'endormis comme on s'évanouit, à bout de forces. Je rendais les armes.

La lumière qui filtrait à travers les rideaux de ma fenêtre et la douce chaleur de l'été m'éveillèrent. En ouvrant les yeux, je découvris, face à moi, le dos de Jacob endormi. Ses épaules se soulevaient et s'abaissaient calmement. Quelque part dans un arbre, un oiseau chantait.
Nous avions dormi ensemble. Il était allongé près de moi et profondément assoupi, abandonné. Peut-être rêvait-il… Je n'avais jamais connu cela. Un réveil auprès du corps d'un amant endormi. J'inspirai : la chaleur qui se dégageait de son corps pénétra dans mes narines. J'y retrouvai ce parfum végétal et cette odeur de terre brûlante qui m'avaient saisie et séduite la veille. Je m'approchai, me collai à lui, mon visage contre sa nuque. Il frissonna et émit une sorte de grognement. Je ne voulais pas le réveiller. Mon bras libre s'enroula autour de lui. J'étais bien.

« Je rêve encore ou tu es en train de me faire un câlin ?, souffla-t-il d'une voix assourdie par le sommeil.
_ Tu rêves encore !, gloussai-je en regrettant de l'avoir éveillé.
_ Oh, eh bien, c'est un très beau rêve… je ne veux pas le quitter…
_ Souhaites-tu que je t'assomme afin de te rendormir ? », m'esclaffai-je.
Il se tourna vers moi.
A peine éveillé, son regard était déjà vif et plein de malice.
« Tu n'y arriverais pas. Et de toute façon, si tu es un rêve, dit-il avec une moue de provocation, tu ne dois pas te moquer de moi et faire seulement ce que je veux.
_ Je ne pense pas que ce soit comme ça que fonctionnent les rêves…, répondis-je en repensant à celui qui m'avait tant agitée et perturbée quelque temps auparavant… les rêves font plutôt ce qu'ils veulent.
_ Alors… fais ce que tu veux, Bella, mais sois gentille… gratte-moi derrière l'oreille. »
J'explosai franchement de rire.
« Mais tu es un vrai chien, Jacob, ma parole ! Tu es sûr que tu n'as pas attrapé une puce ? »
Il rit également, pendant que mes doigts passaient derrière son lobe, et son rire m'enflait le cœur de bien-être.
Puis il avança les mains, les posa sur ma taille et me souleva comme une plume pour venir m'allonger sur lui.
« Bas les pattes, toutou, riai-je, et surtout ne me lèche pas la figure !
_ Je n'en avais pas l'intention mais… maintenant que tu le dis… » Et il ouvrit lentement la bouche. Je poussai un cri parmi mes rires, voulus me débattre, impossible de lui échapper.
« On ne maltraite pas son rêve comme ça, Jake, ou bien je vais me changer en cauchemar !
_ Tu ne pourrais pas, même si tu essayais, rétorqua-t-il, tu es ce qu'il y a de plus merveilleux au monde… »
Je fondis. J'arrêtai de me débattre, le considérai avec émotion. Son visage redevint également plus sérieux, comme si nous venions de nous égarer, comme si, de manière insouciante, nous avions oublié pendant une minute que notre amour était grave et… tragique. Pour ne pas céder à la tristesse, je l'embrassai soudain. Tout doucement.
Je devais lui montrer que je l'aimais. Il le méritait. Je devais respecter Jacob et ses sentiments aux profondeurs insondables et inaltérables.
J'embrassai tout son visage. Un peu surpris, il me laissa faire, et je sentais que, progressivement, il s'abandonnait.
J'embrassai son cou, ses épaules, sa poitrine. J'embrassai tout le corps enfiévré de Jacob. Je voulais qu'il sache qu'il était aimé.
« Et que voudrais-tu que je fasse, demandai-je d'une voix étranglée par l'émotion, si j'étais un rêve qui… pouvait exaucer tous tes désirs ?
Il cligna des yeux, un peu confondu par mon audace.
_ Viens-là », répondit-il en m'attirant à lui tendrement.
Nous nous embrassâmes… puis nous nous fondîmes l'un en l'autre, à nouveau. Sans plus de retenue aucune. Envoûtés.

Pendant la journée, la nuit et la seconde journée qui suivirent, je fus presque parfaitement heureuse. J'avais décidé d'être à Jacob, d'être totalement à lui… puisque nous le voulions tous. Je me raccrochais à cette idée comme un naufragé à un débris de navire, même si une petite voix dans un coin de mon esprit me chuchotait que tout allait rapidement prendre fin. Les "randonneurs" rentreraient, et je ne saurais plus moi-même ce que je voudrais alors. Jacob aussi le sentait sans aucun doute, mais nous l'ignorâmes tous deux, du mieux que nous pûmes. Nous essayions de vivre, tout simplement.
Je m'efforçais également de chasser l'idée qu'Edward était peut-être, à tout instant, avec nous, dans l'esprit de Jacob (s'il parvenait à se concentrer suffisamment ou s'il s'était approché de l'endroit où nous étions sans que nous en ayons conscience –j'ignorais au juste l'étendue de son pouvoir et sa volonté de s'en servir ou non en cet instant) et, alors qu'il paraissait soudain un peu plus sombre, il m'arriva quelques fois d'avoir l'impression que Jacob lui-même s'inquiétait d'être épié, jusque dans ses pensées les plus intimes. Je ne savais pas ce qu'Edward souhaitait, ce qu'il faisait ou ressentait. Je ne pouvais que m'obliger à ignorer cette pensée, qui revenait sans cesse cependant.
Je cuisinai pour Jake, alors qu'il me regardait faire, énamouré, un plat de lasagnes géant et, le lendemain, un rôti avec un gratin de pommes de terre, qu'il engloutit en un rien de temps. Il m'aida à faire la vaisselle, nous nous battîmes avec la mousse et les torchons, nous riions… nous riions beaucoup. Trop, comme s'il fallait en profiter au maximum. Nous nous promenâmes un peu –ma cheville me lançait toujours- dans les bois où il me porta (beaucoup) lorsque je sentais que je ne pouvais plus avancer. Nous nous baignâmes dans une rivière où, bien entendu, je faillis me noyer après avoir glissé, de mon seul pied valide, sur une pierre moussue. Nous regardâmes un film d'action pendant lequel nous nous endormîmes tous deux enlacés sur le canapé… J'imaginais que cette vie aurait pu être celle de tous les jours, avec Jacob. Autant de bonheurs simples que mon corps et que mon esprit réclamaient comme l'on peut réclamer de l'air ou de la nourriture.
Nous allâmes passer un moment chez Billy, qui ne demanda jamais à son fils à quoi il occupait ses journées -et ses nuits- mais qui nous regardait néanmoins avec une sorte de tendresse mêlée de méfiance, après nous avoir accueillis par un « Salut, les gosses ! » très détaché.
Il me semblait qu'effectivement, nous étions des gosses. Nous étions redevenus des gosses. Des gosses qui faisaient une grosse bêtise, qui le savaient, et qui adoraient ça.
Nous faisions bien semblant.
Mais notre amour, lui, ne faisait pas semblant.
Dans les bras de Jacob, je n'avais plus peur. Je ne pensais plus à toutes les menaces qui pesaient sur ma personne, aux Volturi, à cette silhouette que j'avais cru voir depuis ma fenêtre l'avant-veille et qui m'avait fait téléphoner à Jake en larmes… Peut-être n'avait-elle jamais existé que dans mon imagination ? Ou bien avait-elle été l'œuvre d'Edward ? Encore une manipulation pour me pousser… au-delà de mes résolutions. Je me jurai de le lui faire avouer, plus tard. Quand il reviendrait. Quand tout recommencerait comme avant. Car tout allait recommencer. C'était fatal…
Avec Jacob, tout était simple. Il n'y avait aucune question à poser, aucune complication. Il suffisait de suivre son instinct. D'écouter l'animal en soi, d'agir selon la nature. Et c'est ce que j'avais décidé de faire pour l'heure car c'était ce dont j'avais besoin. C'était vital.
Avec Edward… L'intellect tentait de contrôler chaque chose et le conflit avec le cœur était permanent. Tout se déployait en demi-teintes ou en coloris hyper contrastés. Tout était si captivant, subtil, intense et absolu aussi… Eternel.
J'avais besoin des deux, me semblait-il. Et ils ne pouvaient se concilier.

J'en étais arrivée, malgré moi, à ces réflexions quand Charlie poussa la porte pour nous découvrir, sans aucun étonnement, affalés sur le canapé, devant une émission sur la vie des animaux en Afrique –que nous n'avions pas regardée car nous nous étions réconciliés tendrement après nous être battus à coup de pop corn- et nous étions très sages, car très repus.
D'un coup d'œil, il avait remarqué les petits flocons blancs de maïs soufflé –en avais-je dans les cheveux ?- qui jonchaient le sol de la pièce, jusque dans les coins les plus improbables (il faudrait que je pense à les y dénicher quand je ferais le ménage !), et il avait soufflé, désolé, mais amusé au fond:
« Je me demande quel âge vous avez, parfois. »
La réalité me gifla soudain avec une violence terrible. Quel âge ? J'étais une femme à présent. J'étais irrévocablement changée. Mon père ne s'en apercevait pas, lui, et j'eus l'étrange impression de l'avoir trahi, en me trahissant moi-même.
C'était fait. C'était fini.
Finie l'enfance, finie l'insouciance. La vie était redevenue complexe, injuste et cruelle.
Réelle.
J'avais franchi une étape, je laissai des choses derrière moi. Une porte se refermait sur l'époque des espérances et des tentations irrésistibles de l'adolescence.
A présent, je savais. J'avais vécu ce que mon corps et que mon âme de jeune fille humaine avait tant désirée. C'était ce qu'Edward avait voulu. C'était ce que mon rêve m'avait dit… J'eus comme un déclic.
Et maintenant ?

Pour Jake, le rideau peint du monde idéal devait également se déchirer en cet instant, et il se raidit car il venait de voir Edward passer dans l'encadrement de la porte d'entrée, portant quelques affaires de mon père à l'intérieur.
Comme si de rien n'était, il s'approcha de moi, sourit, m'embrassa. Comme s'il n'était jamais parti depuis plus longtemps qu'une minute, mes yeux qui l'observaient le trouvaient toujours si… attirant, si fascinant, que j'en fus choquée.
« Comment vas-tu, mon amour ?, demanda-t-il. »
Tu sais, n'est-ce pas ? Tu sais tout, pensais-je. Mon estomac brûlait.
Il salua Jake de manière tout aussi naturelle, en lui offrant une main tendue, dans un large sourire trop aimable. Jacob hésita. Mon père revint parmi nous. Alors le regard du Quileute se voila, il saisit fermement la main tendue.
Je ne pouvais voir autre chose dans ce geste que la représentation du pacte qui les unissait.
Merci et au revoir, aussi. Voilà ce que disait rudement cette poignée de main d'Edward.
« Bon, j'y vais, articula trop clairement Jacob, le visage fermé. A plus, Charlie. A bientôt, Bella, me lança-t-il en posant sur moi un regard lourd. »

Et il sortit.