Eh bien, voici la fin qui est là. Ca sent les adieux larmoyants, et les remerciements. Alors je vous remercie, vous lectrices et lecteurs, d'avoir consacré un peu de temps à cette fanfiction. Elle se finit ici, et j'espère que vous aurez passé un bon moment. Moi, j'ai passé des moments géniaux à l'écrire, en tout cas. Et je vous souhaite à tous une bonne continuation. Des tas de bisous.
A Hugo, celui dont je suis dépendante.
Me parlez pas d'amour.
Tout le monde me connaît. Parfois, ça m'ennuie. Le reste du temps c'est plutôt cool. En ce moment, j'aime être le mec le plus hype de Poudlard. Je me sens plus, sans aucun doute. Mais après tout, vous savez quoi ? J'ai raison.
Ma copine est la fille la plus canon que j'ai jamais rencontrée. Pourtant, des filles, j'en ai rencontré des tas. Aucune qui lui arrive au bout de la baguette. Je ne serais pas amoureux d'elle toute ma vie. Je veux dire, c'est impossible que je ne craque pas avec une fille pareille. Mais je n'oublierais jamais les moments qu'on a vécus. Et pas que ceux dans la Salle Sur Demande, ne vous méprenez pas. Rose et moi, on a passé des tas de moments géniaux ensemble. Et même si je suis sûr qu'elle trouvera quelqu'un d'autre pour lui faire des jolis enfants, je sais que je ne l'abandonnerais jamais. Une fille comme Rose, ça se chope et ça ne se lâche plus jamais. Sérieux.
Et si j'ai appris un truc, à Poudlard, c'est pas comment faire bouger sa b(r)aguette. C'est plutôt comment on peut être dingue d'une sorcière sans s'en apercevoir aux bons moments. J'ai même pas tiré de leçon de ça, enfin c'est évident que j'arriverais jamais à dire mes sentiments à une autre qu'elle.
Rosalie Weasley, c'est un mélange de boucles brunes et de totale incompréhension. Elle me tue, littéralement. C'est ses façons de me regarder, comme ça, sans ciller. C'est sa façon de se déplacer et d'attirer tous les regards. C'est sa beauté, mais c'est plus que ça. C'est son aura. Cette fille a tout, elle est... Comment dire ? Parfaite. Ne lui répétez pas, sinon ma crédibilité va en prendre un gros coup. Non, ça vous le gardez bien pour vous. Sinon c'est elle qui risque de plus se sentir. Même si elle aurait raison.
« Scorpius Malefoy, tu m'as caché quelque chose ! S'exclame Tina
J'avoue... J'ai mangé le dernier chocolat. Tu me pardonnes ?
T'es con. Mais félicitations, non ? Rit-elle
Tu sais, je crois pas avoir besoin de félicitations pour manger du chocolat. C'est pas trop difficile.
Arrête ça, je te parle sérieusement, pour une fois, soupire Tina.
Les nouvelles vont vite, tout de même, dis-je
Toujours, à Poudlard.
J'ai même pas encore vu Rose...
Crois-moi ou pas, ça va pas tarder. »
J'aimerais bien la croire. Le truc, c'est que j'ai même pas besoin de la croire. Elle est là. Comme une apparition. On dirait de la magie. Tina s'éclipse, je me retrouve seul face à Rose. Elle n'ose pas s'approcher de moi, mais je lui indique qu'elle peut s'asseoir à côté de moi, promis je ne mange pas.
« Pas tout de suite, du moins,
C'est bien ça qui m'inquiète. Tu comptes me faire souffrir avant, avoues ! Sourit-elle
Oui, très longtemps. Je vais te torturer à tel point que tu rêveras juste de ne m'avoir jamais connu.
Je fais déjà ce rêve ! Ironise Rose.
Vilaine. J'espère que tu as honte de ta méchanceté.
Même pas.
Je voulais savoir, est-ce que tu m'as envoyé un mail, genre, tout à l'heure ? questionne-je
C'est possible. »
Elle a un sourire mystérieux, inquisiteur. A mon avis, elle se demande comment je vais réagir. Le truc, c'est que je sais pas trop comment réagir. Parce que si j'étais un mec de ceux qu'il y a dans vos séries moldues, je l'aurais déjà embrassée de partout, je lui aurais déclamé un poème plein de bons sentiments. Comme un putain de prince charmant. Mais moi, voyez vous, je suis sorcier. J'ai des valeurs !
« Est ce que je dois le dire ? Je demande
Ouais. Obligé.
D'accord, d'accord... Rosalie Weasley, voulez vous bien.. »
Dans sa tête, c'est l'extase. Au bout de sept longues années, le grand, le beau Scorpius va enfin lui demander de sortir avec lui. Je pourrais bien répondre par des tas de façons différentes, je pourrais dire que je n'ai pas envie d'une vraie relation, je pourrais dire que j'ai déjà une autre en vue, parce que c'est vrai que la petite là-bas, avec ses cheveux blonds, elle m'attire vraiment. Mais après tout, pourquoi je ferais ça ? J'ai aucune envie de lui sortir une grande tirade débile, du genre sortie d'un livre. Le type romantique, c'est pas moi. Je l'ai jamais été, pourquoi ça changerait maintenant ? Je pourrais aussi lui dire que j'ai pas envie que notre amitié soit brisée, parce que c'est sûr qu'un jour on sera plus ensemble et qu'on regrettera tous les deux, parce qu'on était vraiment des meilleurs amis formidables. Je pourrais aussi dire la vérité. Mais aucune envie.
«...enlever votre pied de cette table ! Enfin, combien de fois faut-il le répéter? Terminais-je
Très bien. »
Elle semble vexée. Elle a peut être raison, mais j'ai fais le premier pas, je peux pas m'afficher comme ça, non plus, faut qu'elle comprenne ça. On est en pleine salle commune, je peux pas lui demander de sortir avec moi. De toute façon, c'est totalement dépassé, de demander de sortir avec quelqu'un. Quand on a dix-sept ans, on fait plus ce genre de trucs. On passe directement à l'action. Elle a compris, on pourrait sauter la partie je-t'aime-tu-m'aimes-on-s'embrasse-youpi-on-sort-ensemble ? Non ?
« Je pensais que t'avais grandi, que t'étais plus un gamin qui a besoin de sa petite popularité, de ses petites copines au QI pas supérieur à 10, de son image de beau gosse bad boy, que tu n'es pas soi dit en passant parce que crois moi, les beaux gosses, ça n'envoie pas des mails enflammés et après en face rien du tout ! Je pensais qu'au bout de sept ans, tu serais suffisamment mûr, et grand, pour entamer une réelle relation avec une fille qui t'intéresse. Mais non. Au bout de dix-sept ans, t'es même pas capable de voir que t'es juste un petit garçon, qui pourras jamais se débrouiller pour prendre ses couilles et dire qu'il est amoureux. Imbécile. »
Imbécile. Elle m'a traité d'imbécile. Et je l'ai pas retenue. Je suis tout seul, comme un con. Je viens de me faire jeter pas par une fille, mais par LA fille...
« Eh, mec, ça va ? Demande Nate, qui sort de nulle part.
Ouais...Gros, comment tu fais quand tu sais que t'as fais une grosse connerie avec une fille ?
Tant que t'as compris que c'était juste une grosse connerie, bah tu vas la voir, et tu t'excuses.
Ouais, c'est bien ce que je craignais. Bon, faut que j'y aille, je... A plus, merci! »
Je vais vers le dortoir des filles, quand Nate me rappelle :
« Elle est dans le parc, mec. »
Je ne sais pas comment il sait de qui je parlais, mais bon. Je décide de sortir, de m'expliquer. Si je peux, ne pas m'excuser. Au pire, c'est Rose, et je pourrais le faire pour elle. Si je fais un effort. Bon. Je marche, je ne suis pas pressé. Je rencontre plein de gens qui m'admirent car oui, c'est la classe d'être le fils de Drago Malefoy. Et puis c'est la classe d'être un Serpentard. Je me retrouve devant la porte qui mène à notre endroit du parc. Mais il pleut, dehors. J'ai pas envie de gâcher tout mon brushing, sérieux. Qu'est ce que ça peut être affreux, ce que ça vous fait faire, les petites-copines. Enfin, les futures.
J'espère.
Bon. Je prends mon courage à deux mains. Et hop, dehors. Quel temps pourri, pour un été. J'ai l'impression qu'en Angleterre, il pleut tout le temps. C'est fou, ça. Je marche vite, parce que cette fois, hors de question de rester dehors longtemps si madame n'est même pas là .
D'ailleurs vous allez rire. Madame est pas là. Je pourrais tuer Nathan s'il était devant moi, là. Je vous jure. M'envoyer dehors par cette pluie horrible, c'est vraiment cruel ! Tout à fait digne de n'importe quel serpentard, certes, mais bon, quand même, à moi, son ami de toujours! Je rentre dans Poudlard, la queue entre les jambes (c'est le cas de le dire). Les gens ont beau me regarder en riant, je sais qu'un jour ils comprendront.
« Vous regardez quoi , petits cons ? » m'énerve-je.
Je crois qu'ils ont peur que je dégaine ma super-baguette et que je les avada-kedavrise tous. Je ferais pas ça. J'ai des principes, n'oublions pas. Je suis un sorcier, après tout. Et non, sachez que je n'ai rien contre ceux dont le sang n'est pas pur. Je sais que si je suis supérieur, ce n'est pas par mon sang. C'est par ma gueule ! Et croyez moi quand je vous dit que mes chevilles sont parfaites, et non elles ne grossissent pas.
Je reconnais des cheveux bouclés. Rose ! Je la suis, mais elle commence à courir, et elle va dans les toilettes des filles. M'en fous, j'y vais, c'est la toilettes de Mimi Geignarde. Il y a jamais personne là-bas. Sauf Rose, bien sûr. Elle y est toujours fourrée, parce que c'est là que sa brillante mère a fait pour la première fois de sa vie du polynectar. Que de nostalgie !
Rose s'enferme dans les premières toilettes. Je toque :
« Rose... je commence
Laisse tomber, Scorpius. Dégage.
Attends. S'il te plait, Rose, faut que je te parle.
Non, dégage. On a rien à se dire ! Crie-t-elle
Je sais que t'es fâchée...
Non ! Je suis pas fâchée, je m'en fous ! J'ai pas envie de t'écouter, dégage maintenant. C'est des toilettes pour filles, je te signale.
S'il te plait, Rose... Moi j'ai des choses à dire.
Et bien je m'en fous. Va les dire à une autre fille naïve comme moi.
J'ai jamais dis ce que je t'ai dis à une autre.
Peu m'importe ! Dégage, sérieux. Je veux plus te voir, Scorpius.
Pas moi. Ouvre la porte, allez. Je te dis ce que j'ai à dire et ensuite je te promets que je te laisse tranquille. Accorde moi cinq minutes de plus, implore-je
Je t'ai donné sept ans. C'est trop tard.
Cinq minutes. Je t'en supplie.
Pas une de plus. Et c'est parce que je sais que t'es capable de dormir ici alors que j'ai faim.»
Elle ouvre la porte, croise les bras sur sa poitrine et me fixe méchamment.
« Allez. T'as cinq minutes. Défoule toi.
Rose, écoute, j'ai pas l'intention de te dire des trucs dignes de ce que tu voudrais entendre. J'ai pas l'habitude de parler à une fille comme je vais te parler, donc ne m'en veux pas si je sais pas trop quoi dire et si ça sonne faux. Bon, je sais que tu me détestes et tout, parce que je suis con, et que j'ai pas compris que j'avais sept ans pour t'avoir. Je pensais juste vraiment qu'on était meilleurs potes. Mais... Tu vois, je t'ai cherché partout là, enfin non, pas partout, juste dans le parc, mais il pleuvait, et c'était horrible, parce que t'étais même pas là, même si je te cherchais, j'te trouvais pas. En plus je suis resté comme un con, genre dix minutes devant la porte, à me demander si je sortais ou pas. Mais tu vois je suis sorti. Sur le coup j'ai pas trop compris pourquoi, mais je me suis dit que tu le valais bien. Avant ça, j'ai vu Nathan, et je lui ai demandé des conseils. Tu te rends compte? C'est Nathan qui m'a donné un conseil. Il m'a dit de m'excuser. Et tu sais très bien que j'ai du mal à foutre ma fierté de côté, mais je le fais. Je le fais parce que je me rends compte que j'ai vraiment été con là, que j'ai pas assumé alors que tu vois moi j'attends que ça, de me balader à tes côtés, de montrer à tous les petits connards qui veulent sortir avec toi, que toi et moi, on est ensemble. Enfin ça, c'était avant que tu me détestes, bien sûr. Là je veux juste te dire que je sais que j'ai été nul, je veux.. Bah, m'excuser quoi. Je te présente mes excuses, parce que même si tu veux probablement plus de moi, j'ai eu tord, et je me détesterais toute ma vie si je tentais pas tout pour t'avoir. Attends, je sais que les cinq minutes sont passées.. Mais s'il te plaît. C'est la première fois. J'ai jamais voulu quelqu'un autant que je te veux, j'ai jamais pensé à quelqu'un autant que là je pense à toi et surtout avant toi, j'ai jamais déblatéré pendant des heures pour essayer de te convaincre que je suis pas si nul que ça... J'ai jamais raconté ma vie comme je te la raconte à toi, et j'ai jamais rien dit d'aussi nunuche que ce que je te dis là. En plus j'arrive pas à te dire ce que je veux te dire pour de vrai, donc encore un peu de patience, j'ai presque fini. Rose, je peux pas te promettre de t'aimer toute ma vie, je peux pas te promettre d'être là jusqu'à ce que la mort nous sépare, je peux pas te promettre d'être le mari que tu auras, ni le père de tes enfants, je peux même pas te promettre que je serais le mec de tes rêves, je peux pas te promettre tout ça. Je peux juste te promettre une chose : c'est que si tu dis rien, si tu t'en vas, si tu tentes pas de te mettre avec moi, alors tu auras attendu sept ans pour rien... Alors que si tu restes avec moi, je te promets que je dirais plus jamais de trucs aussi profonds. Ce sera juste bien, tu sais pourquoi ? Parce que là, je t'aime, je t'ai regardé dans les yeux pendant dix minutes, et c'est un bon début je trouve. Là, je t'aime, et je veux pas laisser passer la plus belle histoire d'amour que j'aurais jamais. Rose, pardonne-moi de ne pas avoir su te le dire avant..
C'est trop tard, Scorpius... Je peux pas... Ca change rien...
Si ! Ça change tout ! Je t'aime, ça change tout...
Pourquoi ça changerait tout ? Après tout, toi et moi savons très bien que notre histoire dure depuis des années, et rien n'a évolué en sept ans. Pourquoi ça évoluerait en quelques heures ?
Je sais pas... Mais Rose, tu peux pas me jeter, après m'avoir dit que tu m'aimes !
C'est pas l'envie de t'embrasser qui manque. Et celle de te gifler non plus. Parce que ton discours à deux noises, là... Scorpius, je t'aime, c'est vrai, mais tu dois comprendre que je ne peux pas être avec toi, parce que notre relation n'aboutira jamais, que j'ai dix-huit ans, et que je veux une vraie relation, pas juste une nuit, pas juste quelques jours. Je veux plus.
Je peux pas te promettre la lune !
Non... J'ai cru comprendre. Mais Scorpius, je peux pas t'attendre, sachant que je sais que d'autres le peuvent. Désolée, mais je n'ai plus envie.»
Et elle est partie. C'est ce jour-là que j'ai perdu l'amour de ma vie. J'ignorais totalement que je ne la reverrais jamais, mais ce n'était peut être pas plus mal. Je ne revis en vérité aucun de mes camarades de Serpentard. Je partis de Poudlard, bouleversé. Alors ainsi, j'étais sorcier, mais je ne pouvais pas avoir la femme que je voulais ? A quoi bon ? J'ai laissé tomber la sorcellerie pour quelques années, j'ai fais le tour du Monde. Il paraît que Tina et Nathan se sont mariés et qu'ils ont eu des tas d'enfants, ça me fait plaisir pour eux. Alex, quand à elle, elle est devenue une femme politique active, qui lutte pour l'égalité des Sorcières et des Sorciers. Et Rose, ah ! Rose. Elle s'est mariée avec un certain astronaute, nommé Matt. Elle a son conte de fée.
Et moi ? Oh, moi, je n'oublie rien de ce que j'ai vécu avec cette fille aux jolies boucles brunes. En fait, c'est vrai, j'étais tombé totalement amoureux de Rosalie, et ce jour-là, j'ai cru que mon coeur s'était brisé en tellement de morceaux que je pourrais plus jamais les ramasser..
Heureusement, je suis Scorpius Malefoy.
The End.
Je vous laisse digérer cette fin, parce que j'imagine que ce n'était pas ce à quoi vous vous attendiez, avouez ! Je trouve que c'est la fin la plus appropriée. Parce qu'avouons-le : Scorpius et Rose, c'est banal. Moi je préfère dire que Rose est une fille qui en a eu sa claque d'attendre l'homme de sa vie, quoi. Normal. Et Scorpius, lui, c'est un amour de la laisser s'en aller comme ça. C'est un choix difficile, et il aurait pu lui courrir après mais bon, après tout, c'est Scorpius Malefoy, le gros connard qu'on aime tous. Bon, et bien gros bisous :)
