Princess Princess

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas

UA : Shûichi Shindô fait ses études dans un lycée aux mœurs assez spéciales… x over Princess Princess

Chapitre 12:Paris

Lorsque monsieur Ukaï annonça à ses élèves qu'ils devaient faire un voyage à Paris d'une semaine, Shûichi sauta de joie. Il avait hâte de visiter la France. Hiro, Shaolan et Suguru semblaient eux aussi enthousiastes. Monsieur Ukaï fit l'inventaire des monuments qu'ils allaient visiter.

-Nous allons visiter la tour Eiffel, l'arc de triomphe et des musées, notamment le musée du Louvre et le musée Grévin. Ensuite, vous aurez quartier libre. Nous dormirons dans un hôtel japonais.

Sur ces mots, il fit passer des brochures. Shûichi observa avec enthousiasme les photos de la tour Eiffel. Il avait hâte d'y être.

- Ca fait envie, hein? Dit-il à Hiro.

-C'est clair. Mais moi, ce qui m'intéresse le plus, c'est le quartier libre.

-Moi aussi, dit Shûichi. En tant que princesse, j'ai hâte de faire les boutiques, gloussa-t-il. Surtout les magasins d'instruments de musique.

Hiro sourit.

-Cela ne m'étonne pas. Moi aussi, d'autant plus que je m'achèterais bien une nouvelle guitare. Mais cela risque de prendre de la place dans la valise.

-Je parie que tu as aussi hâte d'aller en boîte! Dit Shûichi.

-Dans le mille! Dit Hiro. J'ai hâte de draguer les jolies petites françaises.

-Cela ne m'étonne pas de toi, dit Shûichi.

Si Eiri venait, il risquait de regarder les françaises. Shûichi ressentit une pointe de jalousie à cette idée. D'un autre côté, il préférait qu'il vienne. Il ne se voyait pas passer une semaine sans lui.

- Une dernière chose, dit monsieur Ukaï. Les élèves du lycée pour filles viennent aussi avec nous.

-C'est super! Dit Shûichi à Shaolan alors qu'ils sortaient de cours. Tu vas pouvoir revoir ta petite Sakura!

Shaolan sourit. Depuis que Shûichi lui avait conseillé de faire sa déclaration, Shaolan était moins embarrassé quand on lui parlait de Sakura.

-C'est vrai, reconnut-il. Je suis content de la revoir.

-Alors profites en pour lui faire ta déclaration! Dit Shûichi. Tu me le promets?

-Je vais essayer, promit Shaolan.

Peu après, Shûichi se rendit dans la chambre d'Eiri. La porte était ouverte. Shûichi entra. À première vue, il n'y avait personne. Shûichi inspecta la chambre du regard, intrigué. Soudain, quelqu'un l'enserra par derrière. Shûichi sursauta.

-Salut toi, murmura la voix familière d'Eiri avant de l'embrasser.

Shûichi poussa un soupir de soulagement et sourit.

-Eiri!Tu m'as fait une de ses peurs, dit-il.

Eiri rigola doucement. Il déposa un baiser dans le cou de Shûichi.

-Désolé. Je trouvais cela amusant, de te surprendre. Tu me pardonnes?

-Seulement si tu m'embrasses, dit Shûichi.

-C'est comme si c'était fait, dit Eiri.

Il s'allongea sur le lit et attira Shûichi contre lui. Il l'embrassa longuement et glissa ses mains sous son t-shirt pour lui caresser le dos. Shûichi sentit des frissons de plaisir le parcourir de la tête aux pieds. Shûichi glissa à son tour ses mains sur le torse chaud d'Eiri. Il avait la peau incroyablement douce. Eiri gémit de plaisir.

-Dis, Eiri, dit Shûichi lorsqu'ils eurent stoppé leur étreinte,allongés côte à côte. Ma classe va partir en France.

-Je sais, murmura Eiri en lui chatouillant la nuque.

-Tu seras du voyage? Je ne veux pas rester une semaine sans te voir.

Eiri lui sourit, le regard brillant et hocha la tête.

-Oui, dit-il. Moi non plus, je ne veux pas rester une semaine sans te voir. Et je meurs d'envie d'aller à Paris.

Shûichi ressentit une pointe d'inquiétude.

-Pour...les françaises?Hésita-t-il.

Eiri sourit de plus belle.

-Non, pour mon inspiration. Certes, il y a quelques semaines, j'y aurais été pour draguer mais maintenant que je t'ai, il n'est pas question pour moi d'aller voir ailleurs.

Shûichi soupira de soulagement.

-Bon, alors ça va, murmura-t-il.

Eiri rit joyeusement.

-Tu es mignon quand tu es jaloux. Ca me plait! Dit-il en l'embrassant sur le nez.

Shûichi sourit. Il ressentait des picotements agréables sur le bout du nez, là où Eiri l'avait embrassé.

-J'aimerais bien te voir jaloux, moi aussi, dit-il.

Eiri fronça les sourcils.

-Je ne te conseille pas de me mettre à l'épreuve, le menaça-t-il.

Shûichi éclata de rire.

-Aucun risque! Assura-t-il. Moi non plus, je n'ai aucune envie d'aller voir ailleurs. De plus, je suis loin d'avoir autant de succès que toi avec les filles.

-Tu te trompes, dit doucement Eiri. Tu es mignon, dynamique et direct. Ce sont des qualités qui ne les laissent pas indifférentes, crois moi.

-Et toi tu es incroyablement beau, mystérieux, intelligent et adorablement romantique, dit Shûichi avant de déposer un baiser dans son cou, savourant le parfum de cannelle et de citron.

Eiri esquissa un sourire amusé.

-Romantique, moi? Se moqua-t-il.

Shûichi glissa ses doigts dans ses cheveux dorés. Ce doux contact lui procurait un plaisir incroyable.

-Oui, répondit-il. Même si cela ne se voit pas au premier abord. Mais il suffit de voir comment tu es avec moi et de lire tes merveilleuses histoires pour le savoir.

-Tu trouves qu'elles sont merveilleuses? Tu es sincère?

-Bien sûr que oui. Toi aussi, tu es merveilleux.

Un sourire arrogant se dessina sur les lèvres d'Eiri.

-C'est vrai. Je suis génial.

Shûichi éclata de rire.

-J'ai des Haggen Dazz dans le frigo, tu en veux? Proposa son amoureux.

-Avec plaisir! S'exclama Shûichi en se redressant vivement.

Eiri se leva et alla chercher les deux gigantesques pots dans le frigo.

-J'ai pris ton parfum préféré, dit-il. Noix de macadamia caramélisée.

- Parfait, merci, dit Shûichi.

Il prit une cuillerée de glace; ferma les yeux et la savoura. Un délice. Le paradis.

XXX

Eiri écrivait. Il avait emmené son ordinateur portable dans l'avion et l'avait mis en mode « avion ». Il avait pas mal progressé dans son roman. Il en était arrivé au moment où Célia réalisait que l'homme qu'elle aimait était un ange gardien, un envoyé de dieu. Eiri aimait bien jongler entre le romantisme et le surnaturel, dans ses écrits. Il ne le faisait pas, dans les nouvelles qu'il écrivait auparavant, des histoires à l'eau de rose, mais depuis qu'il publiait des romans feuilletons, son éditrice, Mizuki, ainsi que le Papillon noir lui avaient laissé une marge de liberté beaucoup plus grande. Il était le premier à s'en réjouir.

Il entendit un ronflement. Il sourit. Shûichi était à côté de lui. Il dormait, la tête posée sur son épaule. Il pouvait humer le parfum de fraise qui émanait de ses cheveux. Typiquement féminin. D'un autre côté, Shûichi était une princesse. D'ailleurs, tous ses admirateurs, ainsi que ceux de Shaolan et Suguru, avaient pleuré leur départ. Cette semaine allait être interminable pour eux, à les entendre. Les princesses leur avaient adressé un sourire radieux et leur avaient dit au revoir, en leur faisant promettre de bien travailler en leur absence.

-Yuki? L'appela Maiko à deux reprises. Il était tellement absorbé par son roman que dans un premier temps, il ne lui avait pas prêté attention. Il tourna la tête vers la jeune fille qui était assise à côté de lui.

-Tu veux jouer à Jungle speed avec moi?

-Jungle Speed? Répéta Eiri, intrigué.

-Tu ne connais pas?

Eiri secoua la tête.

-Non, dit-il. Peux-tu m'expliquer en quoi cela consiste?

Maiko hocha la tête.

-Bien sûr, dit-elle. On se départage l'ensemble des cartes, on les retourne côté face et lorsqu'on a le même symbole, couleur différente ou non, le premier-le plus rapide- à saisir le totem donne ses cartes à l'autre. Le but est de se débarrasser de toutes ses cartes. Cependant, les symboles se ressemblent, on peut donc les confondre. Dans ce cas précis, celui qui saisit le totem par erreur reçoit une pénalité: il doit récupérer les cartes de tous les autres joueurs.

-Ca a l'air marrant, dit Eiri. On y joue?

-Ok!

Eiri repoussa délicatement la tête de Shûichi et Maiko distribua les cartes. Ils jouèrent quatre parties. Eiri gagna deux fois, ainsi que Maiko. Ils étaient à égalité. Ensuite, une annonce fut faite dans l'avion, selon laquelle le déjeuner allait être servi. Il était temps de réveiller Shûichi.

Eiri caressa délicatement les cheveux roses et soyeux de son petit ami et l'embrassa sur la joue. Shûichi cligna des yeux et bailla. Eiri approcha ses lèvres de son oreille.

-Réveille toi, honey, chuchota-t-il tendrement. On va bientôt manger.

Shûichi sursauta.

-Manger?Où ça? S'exclama-t-il, les yeux grands ouverts et les pupilles dilatées par l'excitation.

Eiri rigola doucement et Maiko leva les yeux au ciel.

-Tu ne penses qu'à manger, dit-elle à son frère.

-Un vrai ventre à pattes, commenta Eiri. Tu devrais faire un régime!

Shûichi fronça les sourcils.

-Je ne suis pas gros! Protesta-t-il.

Eiri lui caressa à nouveau les cheveux.

-Je plaisantais, dit-il. Tu es tellement mince et frêle que je pourrais te croquer sans problème.

Shûichi rosit de façon si jolie qu'Eiri se sentit tout engourdi.

-Qu'est ce que vous avez fait, pour vous occuper, pendant que je dormais? S'enquit Shûichi.

Eiri passa un bras autour de la taille de Maiko, provocateur. Celle ci devint écarlate.

-On a fait plus ample connaissance, si tu vois ce que je veux dire, dit-il.

Shûichi lui lança un regard noir.

- QUOI? S'exclama-t-il.

Eiri ressentit une pointe d'amusement. Shûichi avait démarré au quart de tour.

-Je plaisante, dit-il. Je t'ai déjà dit que je suis incapable de te tromper. Même si j'adore quand tu es jaloux.

Sur ces mots, il l'embrassa sur le front. Shûichi soupira de soulagement.

-Sérieusement, qu'est ce que vous avez fait? Insista Shûichi, curieux.

-On a joué à Jungle speed, dit Maiko.

-Jungle Speed? C'est mon jeu préféré! S'exclama Shûichi. Vous y avez joué sans moi?

-Tu dormais si bien, dit Eiri avec tendresse. Je ne voulais pas te réveiller.

Shûichi sourit.

-C'est gentil, merci, dit-il.

Le repas fut servi. C'était un repas japonais. Il y avait une soupe miso et en dessert, une part de gâteau au thé vert. Le gâteau était très bon.

Après avoir déjeuner, ils firent cinq autres parties de Jungle Speed. Shûichi gagna trois fois sur cinq. Ensuite, ils regardèrent un film sur l'ordinateur d'Eiri. Ils furent interrompus par l'atterrissage de l'avion.

XXX

En se promenant, aux côtés d'Eiri et de Maiko, Shûichi regardait autour de lui avec émerveillement. Les rues étaient incroyablement larges et élégantes, bordées de magnifiques arbres.

-Tu sens l'inspiration venir? Demanda-t-il à Eiri.

Celui ci lui adressa un regard tendre.

-Je suis toujours inspiré quand je suis avec toi, honey.

Shûichi se sentit rougir. C'était la première fois qu'il l'appelait « honey » en public. Cela lui plaisait mais c'était un peu risqué. Cela dit, les autres élèves semblaient trop absorbés par leur contemplation de Paris pour leur prêter attention.

Ils étaient allés déposer leurs affaires à l'hôtel et étaient partis en direction de la tour Eiffel, monsieur Ukaï en tête. Ensuite, ils auraient quartier libre. Shûichi avait hâte de faire les boutiques en compagnie d'Eiri, Maiko et toute la bande. Même s'il aurait préféré se retrouver seul avec Eiri.

Ils arrivèrent devant la tour Eiffel. Shûichi la regarda avec admiration. Certains élèves, à l'instar de monsieur Ukaï, avaient décidé d'y monter en ascenseur mais Shûichi, qui aimait les défis, avait décidé de prendre l'escalier. Shaolan, qui était courageux, l'avait accompagné. Eiri et Maiko faisaient partie de ceux qui prenaient l'ascenseur.

Lorsque Shûichi arriva au sommet, il était épuisé. Quant à Shaolan, il avait encore l'air en forme. Il ne s'était pas plaint de toute la montée. Cela lui ressemblait bien.

-Allez, va voir Sakura, elle t'attend, dit Shûichi, essoufflé. Shaolan obéit. Shûichi admira la vue de dehors et retourna à l'intérieur pour retrouver Eiri, installé devant une grande baie vitrée. Il avait sorti une feuille et un crayon et il faisait un croquis de la vue qui lui était offerte.

-Paris est une ville immense, dit-il.

-C'est vrai, dit Eiri. Il passa son bras autour de la taille de Shûichi.

-Arrête, on va nous voir, dit Shûichi.

Eiri enleva son bras, visiblement à regret.

-Cela me gonfle, que nous soyons obligés de nous cacher, dit-il. Je crois que je vais démissionner, ainsi, on n'aura plus de problème.

Shûichi en resta bouche bée.

-Tu quitterais ton boulot pour moi? Tu ne peux pas faire ça! S'exclama-t-il.

Eiri lui sourit.

-Ne t'en fais pas, dit-il avec douceur. Ecrire me rapporte pas mal. De plus, je pourrais me trouver un autre boulot.

-Mais nous ne pourrions plus dormir ensemble! Fit remarquer Shûichi.

Visiblement, Eiri y avait déjà pensé.

-Je prendrais un appart et tu pourrais y venir. Tu pourrais même venir habiter chez moi, l'année prochaine, quand tu ne seras plus une princesse.

Shûichi regarda Eiri. Ses yeux topaze étaient sincères.

-Tu voudrais...habiter avec moi? Dit-il lentement.

-Ouais, dit Eiri. Tu ne veux pas?

-Je ne demande pas mieux! S'exclama Shûichi en se jetant à son cou.

Eiri le repoussa doucement.

-C'est toi qui m'a dit qu'on devrait être discrets, espèce de sangsue, se moqua-t-il.

Shûichi fronça les sourcils.

-Moi, une sangsue? Dit-il.

-Je plaisante, rit Eiri.

Hiro s'approcha d'eux.

-Tu as changé, Eiri. Depuis que tu es avec Shûichi, tu es beaucoup plus souriant qu'avant, il t'arrive même de rire, constata-t-il.

-C'est vrai, admit Eiri. En plus, quand je suis avec Shûichi, je me sens motivé pour écrire.

Il regarda Shûichi. Ses yeux topaze brillaient.

Peu après, ils descendirent de la tour Eiffel. Profitant de leur quartier libre, ils allèrent faire les boutiques. Maiko et les autres filles achetèrent tout un tas de vêtements. Shûichi se demandait comment elles allaient les faire rentrer dans leurs valises mais ce n'était pas son problème.

-Une fois à l'hôtel, je vous filmerais en train de faire un défilé, les filles! Surtout toi, Sakura, gloussa Tomoyo. Et si on allait manger des glaces au mac do?

Shûichi sauta de joie.

-Youpi! S'exclama-t-il.

-Tu ne penses qu'à manger, persifla Eiri, moqueur.

Ils se rendirent au mac do le plus proche. Shûichi prit un Mac Flurry à la fraise ainsi qu'un milk shake à la fraise également et Eiri prit un sundae caramel et un milk shake à la vanille.

Ensuite, dans la soirée, ils allèrent manger dans un restaurant français. Shûichi n'avait jamais mangé avec un couteau et une fourchette, le repas fut donc un véritable combat pour lui.

Eiri, en revanche, se débrouillait très bien avec ses couverts et en profitait pour se moquer de Shûichi.

-Il va falloir que je te donne à manger à la becquée, persifla-t-il. Un vrai bébé!

Finalement, Shûichi décida de manger ses frites avec les doigts, qu'il lécha ensuite. Pour le dessert, il prit une crêpe au nutella. Après, fatigués, ils se rendirent à l'hôtel. Ils étaient les derniers à arriver. Ils étaient en retard mais comme Eiri, qui était surveillant, était avec eux, monsieur Ukaï ne leur dit rien. D'ailleurs, ce professeur, qui paraissait sévère au premier abord, s'était avéré très cool. Il possédait une trousse qu'il avait achetée à Princess Shop et il avait également offert les trois poupées princesses à sa fille. D'après ce que Shûichi avait compris, il était marié à Noriko Ukaï, ex membre des Nittle Grasper.

Ainsi, tout le monde était couché. Lorsque Shûichi se rendit au bain, il n'y avait personne. Sauf Eiri. Il aperçut Shûichi et lui fit signe de venir. Shûichi resserra sa serviette et entra dans le bain. La vue d'Eiri à moitié nu et la chaleur de l'eau augmentèrent son trouble. Un léger tournis s'empara de lui. Eiri s'en aperçut.

-Ca va? S'enquit-il. Tu n'as pas l'air dans ton assiette. Il posa une main sur son front. Elle était agréablement fraîche. Shûichi opta pour la vérité.

-C'est le fait de te voir qui me met dans cet état, avoua-t-il.

Eiri sourit.

-C'est vrai? Moi non plus, tu ne me laisses pas indifférent, lui susurra-t-il à l'oreille.

Il laissa sa main glisser sur son dos et cette caresse fut comme une décharge électrique pour Shûichi. Cédant à une pulsion, il enlaça le torse chaud d'Eiri.

-Tu n'as aucune idée des sensations que tu me procures, murmura Shûichi à l'oreille de son amant.

-Toi non plus, souffla Eiri à son oreille, provoquant des picotements électriques agréables sur sa nuque.

D'une main d'abord tremblante, Shûichi effleura la nuque d'Eiri, puis son cou et ses épaules.

-Continue, soupira Eiri d'une voix rauque.

Shûichi s'exécuta. Il continua mais avec ses lèvres. Il se mit la tête sous l'eau pour lui embrasser le torse. La chaleur de l'eau était agréable. Eiri pressa sa tête contre son torse et il resta un moment ainsi, la tête appuyée contre son ventre. Il finit par relever la tête hors de l'eau pour reprendre son souffle. Eiri lui sourit, une lueur de désir dans ses yeux couleur de lave incandescente.

À mon tour, dit-il.

Cette nuit là, ils firent l'amour pour la première fois.