Titre : Hôtel Némésis : Entre l'enfer et le paradis, il n'y a qu'un pas !

Auteur : Jes Cullen-Malfoy

Couple : Harry/Draco

Rated : M (pour lemon et violence). Langage pouvant être qualifié de cru pour certaines personnes ainsi que des propos et actes dégradants vécus par les personnages, pouvant choquer les lecteurs les plus sensibles.

Genre : Hurt/Comfort (Blessé/réconfort**) + Tragedy (pas Drame, mais bien tragédie) et un peu de Romance d'un certain point de vue

Situation temporelle : Se passe pendant juillet-août 1998

Thème à suivre : Hôtel Némésis = Harry enfin majeur et tout juste quittant sa 7ème année à Poudlard, décide de partir en vacance pour tout oublier. Il se décide pour un pays étranger et un hôtel de luxe pour tout avoir sous la main. A son arrivée, il croise une personne qu'il n'avait pas vue depuis la bataille finale (1 an plutôt) et cette personne n'est autre que Draco.

Béta correctrice : Vivi64


Autres données : Les jours seront divisés en périodes pour mieux situer les événements :

- La matinée : de 8h00 à 11h00

- L'avant-midi : de 11h00 à 12h00

- L'après-midi : de 12h00 à 17H00

- La soirée : de 17h00 à 24h00

- La nuit : de 00h00 à 8h00


Jour 13

(7 jours après que Malfoy ait rejoint Florina)

POV Draco (La soirée)

Le temps avait passé et plus aucun coup n'était venu de la part de Potter. Je ne m'en plaignais pas, au contraire. Je me disais que malgré tout le malheur qui me tombait dessus, il y avait un Dieu quelconque pour veiller sur moi, car s'il avait encore posé la main sur moi après l'épisode qui avait suivi l'agression de Flori, je ne l'aurais jamais supporté.

Depuis, chaque matin, je me regardais dans la glace et voyais toujours la même chose : rien ! Je n'étais plus rien. Ma fierté, envolée. Mon arrogance, oubliée. Ma froideur… laissée au placard car cela ne m'était d'aucune utilité. L'important dans ma vie était désormais l'ignorance et c'était ce que Potter faisait envers moi.

Dans la chambre, dès que l'on passait la porte, il faisait comme si je n'étais pas là… il y avait même eu cette nuit où il était sorti sans moi en dehors de l'hôtel et où il était revenu tôt au matin. Sans comprendre, je m'étais senti encore plus bon à rien car ma seule tâche consistait à faire tout ce qu'il voulait au lit et même là, la seule chose que je savais faire ne servait à rien.

- Le sel !

Un ordre… et avec un oubli flagrant à ma vie d'avant, je passai le sel à ma Némésis. Ce mot que j'avais souvent maudit, pensé, haï, voire même adulé du temps de Poudlard, m'était revenu un soir, devant le coucher de soleil et depuis j'y pensais souvent. Je repensais à notre rencontre chez madame Guipure, à ma poignée de main refusée… à nos disputes, mes moqueries… les badges que j'avais lancés en quatrième année. Je me souvins aussi de ma sixième et dernière année. Mon sentiment qu'il me surveillait de trop près, mon mal-être par rapport à ma mission. Notre duel dans les toilettes de Mimi Geignarde. Le sort qui avait failli me tuer. Puis, comme au ralenti, je revoyais le moment où je l'avais vu revenir vers moi avec son balai dans les flammes de la salle sur demande. Le sentiment de bonheur qui m'avait envahi à l'idée que j'allais encore vivre.

- Bonsoir chers amis… nous vous informons qu'un feu d'artifice aura lieu ce soir sur la plage, informa Donna, la responsable des festivités.

- On va y aller, entendis-je.

Je ne relevai pas la tête de mon assiette et le reste du repas passa ainsi, dans le silence de notre table et le brouhaha des autres.

OoOoOoOoOoO

Nous marchions côte à côte, main dans la main, comme le voulait l'usage. Je vis du coin de l'œil mon amie au bras de cette brute que j'avais envie de tuer sans remords mais, comme une ombre, je passai juste devant, sans regarder Flori. Je fus tiré à l'écart par Potter et quand nous fûmes à une quinzaine de mètres des premiers couples, il se laissa tomber au sol. Ne voulant pas me blesser plus que je ne l'étais, je m'assis précautionneusement et me laissai tomber sur mes coudes, pour contempler le ciel rempli d'étoiles.

J'aimais toujours la nuit et les rares fois où un client m'avait pris sur cette plage, je m'étais vu regarder le ciel et y chercher un message, un ordre… ou un indice sur mon futur. Allais-je devoir vendre mon corps jusqu'à ma mort ? Allais-je trouver, comme quelques-uns de mes prédécesseurs, un client assez attaché à moi pour m'acheter comme un bout de viande… m'éloignant ainsi des punitions et autres pour l'inconnu ?

Je n'en savais rien mais une chose était sûre… et c'était là la chose la plus triste, j'en arrivais à penser comme on me l'avait si bien appris : j'étais fait pour être baisé et pour jouer un rôle de jouet sexuel. J'étais une pute, une catin, un trou où tout le monde passait. Une bouche à combler. Mais je n'étais plus un homme à aimer, un homme avec un cœur à remplir d'amour, de gentillesse. Rares étaient les moments où je pouvais être moi-même, si tant est que je pouvais encore l'être après cette année et toutes ces choses horribles que j'avais vécues. Mais en même temps, j'étais en vie… d'autres comme moi n'avaient plus cette chance.

Le temps était doux, ni trop chaud, ni trop froid. Le bruit des vagues était reposant et cela me fit tout oublier une fraction de seconde.

POV Harry (Jour 13, en soirée)

Le feu d'artifice allait bientôt commencer et je regrettais d'être venu. Je ne voyais que des couples heureux, se bécotant d'une manière qui m'était interdite en d'autres moments. Je les enviais à cet instant.

Pourrais-je faire ça une fois de retour à Londres ? Me blottir dans les bras d'un homme, me laissant bercer par ses baisers ?

Je secouai la tête et soufflai de tristesse. Moi, je me retrouvais ici, avec l'autre que je ne pouvais même plus regarder sans recevoir de plein fouet un sentiment de remords intense par rapport à ma manière de l'avoir traité les premiers jours.

Un énième souffle sortit de ma bouche et je rabattis mes jambes contre mon torse, posant mon menton sur mes genoux et je regardai avec tristesse le couple qui, même si cela n'était qu'une illusion, était entouré d'amour et de tendresse, chose que j'enviais en cet instant.

POV Draco (Jour 13, en soirée)

Je jetai un œil à Potter, pour savoir ce qui n'allait pas. J'avais très clairement entendu qu'il soufflait mais pourquoi ? Avais-je agi comme il ne fallait pas ? Avait-il de nouveau envie de me frapper ? Mais bien vite, quand je vis sa position et cet air mélancolique ou je ne sais quoi, je suivis son regard et tombai sur un couple de client. Un homme et une femme qui souriaient, s'embrassaient de temps en temps tout en se blottissant contre l'autre.

Je n'étais peut-être plus rien, mais j'avais encore mon esprit d'analyse et tous ces signes me menaient vers une conclusion : Potter désirait ça au fond de lui.

Délicatement, doucement, pour ne pas l'alarmer, je me déplaçai et me positionnai derrière lui. Il devait vraiment être ailleurs car il ne se rendit compte de ma présence qu'à ma main le rapprochant de moi.

- Mal…

- Chut, chuchotai-je au creux de son oreille, tu en meurs d'envie et je suis là pour ça. Oublie que c'est moi et profite.

Sans attendre, je déposai ma bouche dans son cou et le picorai. Sa nuque et son dos étaient crispés, tendus, mais bien vite sa tête retomba sur mon épaule et quand les festivités débutèrent, je pris la décision de tout faire comme d'habitude. Car ces soirées, elles arrivaient souvent.

Tout en continuant d'embrasser sa peau, je déboutonnai sa chemise. Sa main vint immobiliser la mienne mais un petit mordillage tout en finesse de son lobe d'oreille eut raison de lui car il me lâcha et je finis de lui ouvrir sa chemise.

Je lui caressai le ventre, jouant avec mes ongles et mordillai de plus en plus son oreille, car j'avais pu conclure à ses gémissements que c'était une zone sensible.

POV Harry (Jour 13, en soirée)

A quoi bon lutter… il savait y faire. Mon regard était embué, je voyais juste ces éclats de lumières revenir à chaque fois, atténuant mes petits cris qui devenaient de plus en plus présents tandis que sa main s'aventurait toujours plus bas. Il la passa sous la ceinture de mon pantalon, et sans détour passa aussi le bout de tissu de mon caleçon.

Sa main s'enroula autour de ma virilité et ça, plus sa bouche, eut raison de moi. Je me laissai complètement aller, passant mes mains derrière ma tête pour appuyer plus sur la sienne.

Je ne voulais pas qu'il arrête, je voulais qu'il continue sa douce torture. Et ressentir tout ça devant la beauté du spectacle me rendit joyeux.

Je ne savais pas comment mais nos bouches étaient soudées l'une à l'autre. Sa langue glissa entre mes lèvres et, en résultat d'une pression plus forte sur mon sexe, j'entrouvris la bouche. Il se mit à sucer ma langue et à accélérer ses va-et-vient le long de mon membre qui allait bientôt se vider. Cela n'était plus qu'une question de minutes. Quand je me crispai, signe de ma jouissance toute proche, je sentis avec regret cette bouche puis cette main me quitter.

POV Draco (Jour 13, en soirée)

S'il se souillait, il ne me pardonnerait jamais d'avoir dû déambuler dans les couloirs de l'hôtel avec un pantalon mouillé, donc, quand je le sentis se crisper, je lâchai sa langue et retirai ma main de son pantalon.

Sans ménagement, étant proche du bouquet final dans tous les sens du terme, je l'allongeai et baissai son pantalon avant de reprendre mes mouvements de succions, mais autour de son sexe.

Il gémit plus fort, enfouissant ses mains dans mes cheveux. Il était très proche car il bougeait des hanches, amenant son gland toujours plus loin en moi, mais pas assez pour me faire déglutir. J'aspirais, creusais mes joues, montant et descendant le long de cette peau si brûlante, si vibrante.

Puis, comme la première fois, je me sentis tiré et non attiré, mais là je ne pouvais pas obéir. Je devais avaler pour éviter qu'il ne se tache. Quand je sentis cette semence chaude, amère, je l'avalai comme je le pus et à la fin, quand les doigts qui enserraient mes cheveux se détachèrent, quand les tremblements de Potter diminuèrent, je lapai les dernières gouttes pour ne laisser aucune trace et ensuite je pris sur moi de le rhabiller. Il resta allongé, le regard fermé.

Moi, j'avais envie, là, tout de suite, de partir en courant car mes blessures étaient à peine supportables depuis quelques jours et voilà que tout allait recommencer. A quoi avais-je pensé ?

- Retourne dans la chambre.

Je tremblai et, sans répondre, je me relevai et marchai tel un automate vers le bâtiment principal. Je n'avais même pas vu que tous les autres étaient déjà rentrés. Chaque pas était douloureux mentalement. J'avais l'impression de marcher en plein Magenmagot, attendant mon jugement. Puis un détail me parvint. Le baiser du Détraqueur. Allais-je y avoir droit ? Je ne voulais pas perdre mon âme.

Je ne savais pas comment mais mes pas m'avaient amené dans la suite. Une fois à l'intérieur, je regardai d'un regard vide le salon où j'avais reçu tant de coups, puis me rappelai cette chambre avec le baron gentil envers moi. Je revis aussi un jeune homme recroquevillé dans une pièce sombre, son corps couvert de semence. Je me souvenais de cette journée-là comme si elle avait été marquée au fer rouge.

Cinq hommes s'étaient joués de mon corps sans aucun scrupule, ne se souciant pas de si j'étais vraiment d'accord. Je n'avais plus eu à faire ça et cela me suffisait pour être heureux ici. Car aucun client jusqu'à ce jour n'avait profité de moi comme ça, me forçant à accueillir deux hommes en moi, sans oublier celui que j'avais dû prendre en bouche.

Je ne pus réprimer un sanglot et le ravalai tant que je le pouvais. Tout cela était loin et là, je voulais juste oublier tout ça et ne penser qu'à l'absence de Potter qui signifiait absence de coups pour le moment.

OoOoOoOoOoO

(La nuit)

Cela faisait deux heures qu'il était rentré et toujours rien. J'étais là, accoudé au balcon, le regard sur l'horizon. Le vent me décoiffait mais il était loin le temps où cela me mettait hors de moi. Je ne mettais même plus de gel depuis ma fuite de Poudlard avec Severus et les autres, à la mort du directeur.

Du bruit dans le salon me fit me raidir. Je me retournai et je le vis, là, le torse nu, un bermuda qui lui servait sûrement de pyjama. Il ne me dit rien mais il me tendit son bras. Au temps y passer maintenant de toute façon. Je m'éloignai de la balustrade en fer et plaçai ma main dans la sienne. Au lieu de me tirer violemment à lui, il tourna les talons, gardant ma main dans la sienne. Il paraissait calme et cela était bizarre. Quand je vis qu'il nous menait à sa chambre, j'eus un doute.

Doute dissipé quand une fois à l'intérieur de sa chambre il me plaqua contre la porte fermée et me dit au creux de l'oreille :

- Je suis ton client cette nuit et tu es ma pute. Rien d'autre !

Il posa sa bouche sur la mienne avec empressement et je me laissai faire. Il ne puait pas l'alcool, donc je ne risquais pas d'avoir sa haine en plein visage demain.

Le reste ne fut que mouvements précipités. Mes vêtements furent enlevés avec rapidité, ses mains se baladèrent sur mon corps et je me laissai faire. Comme un bon chien recevant des caresses.

Sans trop comprendre comment, je fus allongé sur un lit, un Potter nu entre mes cuisses.

À cet instant, je les écartai le plus possible tout en ouvrant le deuxième tiroir de la commode de droite. Je savais qu'il y avait là des condoms et du lubrifiant.

POV Harry (Jour 13, la nuit)

Je perdais la tête ou ce qu'il m'en restait mais une fois qu'il avait quitté cette plage, j'avais eu envie de lui, de son corps. Je ne voulais pas Malfoy mais je voulais ma pute. Ce corps de rêve que je voyais jour après jour en dehors de cette chambre et j'avais laissé mes envies me guider. J'étais d'abord rentré et avait caressé mon corps pour le soulager une seconde fois mais cela n'avait servi à rien. Je m'étais tourné et retourné dans mes draps, nu, et mon corps en réclamait un autre, chaud, près du mien. Alors j'avais pris mon courage à deux mains et cela était récompensé.

J'étais désormais là, au-dessus de lui, en train de le préparer sommairement, ayant trop envie de plonger en lui, de le sentir se resserrer autour de moi.

Je retirai mes doigts de son corps, enfilai le préservatif et, sans douceur, je le pénétrai. Il gémit mais cela fut très discret. Avant que j'entame des mouvements effrénés, j'eus un flash, comme j'en voyais souvent depuis ma première nuit ici. Mais seulement, au lieu de le voir encore et toujours me baiser, je le vis hésitant, puis se laissant convaincre de me prendre. Je me vis bourré comme jamais, lui dire de me baiser plus vite, plus fort, alors qu'il avait été doux.

Je revins à moi et le regardai différemment. Tout ce temps j'avais cru qu'il avait profité de moi alors qu'il n'en était rien. Je me sentis minable, pire que tous les mages noirs du monde sorcier en cet instant, et mon désir retomba. Je sortis de son corps que je venais une fois de plus de violenter pour mon plaisir et sans comprendre, je me rallongeai en le prenant dans mes bras. Il ne dit rien, ne fit rien et moi, malgré mon envie de m'excuser, de demander pardon, je ne pouvais occulter de ma tête la vision d'un Malfoy méprisant envers Hermione et Ron, d'un garçon arrogant me défiant sans cesse et je me dis, là, dans cette chambre, que jamais je ne m'excuserais mais que j'allais me faire pardonner autrement. J'allais passer le reste de mes vacances avec lui, profitant de son corps comme cela aurait dû être depuis mon arrivée car il n'avait pas dit non ce soir et qu'il était là pour ça. Une petite voix me cria que j'étais un monstre mais je ne pus que lui rétorquer, agissant comme un fou schizophrène, que si j'étais un monstre, je l'emmènerais avec moi à Londres alors que j'allais le laisser tranquille.


Merci d'avoir lu ce chapitre...

Laissez-moi une p'tite review avec votre avis. Cela fait toujours plaisir même si la fiction est déjà finie.

Jes Cullen-Malfoy

(^-^)

Chapitre 4 republié corrigé le 18 mars 2012