Titre : Hôtel Némésis : Entre l'enfer et le paradis, il n'y a qu'un pas !

Auteur : Jes Cullen-Malfoy

Couple : Harry/Draco

Rated : M (pour lemon et violence). Langage pouvant être qualifié de cru pour certaines personnes ainsi que des propos et actes dégradants vécus par les personnages, pouvant choquer les lecteurs les plus sensibles.

Genre : Hurt/Comfort (Blessé/réconfort**) + Tragedy (pas Drame, mais bien tragédie) et un peu de Romance d'un certain point de vue

Situation temporelle : Se passe pendant juillet-août 1998

Thème à suivre : Hôtel Némésis = Harry enfin majeur et tout juste quittant sa 7ème année à Poudlard, décide de partir en vacance pour tout oublier. Il se décide pour un pays étranger et un hôtel de luxe pour tout avoir sous la main. A son arrivée, il croise une personne qu'il n'avait pas vue depuis la bataille finale (1 an plutôt) et cette personne n'est autre que Draco.

Béta correctrice : Vivi64


Autres données : Les jours seront divisés en périodes pour mieux situer les événements :

- La matinée : de 8h00 à 11h00

- L'avant-midi : de 11h00 à 12h00

- L'après-midi : de 12h00 à 17H00

- La soirée : de 17h00 à 24h00

- La nuit : de 00h00 à 8h00


Jour 14

POV Draco (Jour 13 au 14, la nuit)

Je me réveillai au toucher d'une main se baladant sur mon corps. Je me forçai donc à ouvrir les yeux et je tombai sur du noir.

- Enfin, j'ai cru attendre là !

La voix se voulait froide mais elle ne l'était pas. Je me concentrai sur ce qui m'entourait et bien vite je pus distinguer une érection contre ma cuisse. J'étais donc encore dans son lit… et si j'en croyais ce que je sentais… il voulait le faire.

Là, si cela n'avait tenu qu'à moi, je l'aurais envoyé balader, je n'étais pas totalement réveillé. Mais je sentis mon corps bouger et un autre se placer au-dessus de moi.

- On oublie tout Malfoy…

Une bouche sur ma mâchoire me fit fermer les yeux. Qu'entendre cette phrase me faisait du bien.

- Et on va profiter du reste de mes vacances pour…

Il ne finit pas sa phrase mais la main baladeuse sur mon aine, elle, me disait tout. En bonne escorte, j'écartai les jambes et je me laissai préparer. Il fut plus doux que la veille. J'eus un peu de mal à me faire réagir mais mon sexe durcit quand même après quelques minutes où je m'imaginais me masturber, seul, dans ma douche, le matin, à Poudlard.

Quand je bougeai des hanches, voulant le contenter et non en redemander, il retira ses doigts qui profanaient mon corps depuis une dizaine de minutes et il présenta son sexe.

- Tu es ok ?

Pourquoi me demandait-il ça ? Je n'étais même pas ok pour être ici ! Mais je fis oui de la tête et regardai le plafond, comme toujours. Je le sentis me pénétrer de moitié et je fus soulagé d'avoir moins mal que la veille. Seulement, sentir son poids sur moi me fit mal aux côtes. Je ne pus que fermer les yeux plus fort et prier pour que cela ne soit pas long.

Je le sentis bouger et petit à petit, le fait que je me crispe me faisait plus de mal qu'autre chose. Mais je me forçai à bouger des hanches et laissai sortir d'entre mes lèvres quelques gémissements pour le contenter. Tous les clients adoraient ça, croire que je prenais plaisir à faire ça avec eux. Et j'étais plutôt bon pour jouer le jeu d'habitude. Mais là, mon cerveau endormi ne pouvait que se dire que c'était ma Némésis qui me baisait, lui que j'avais tant haï…

Je passai mes bras autour de son cou et y enfouis mon visage, me surélevant ainsi du matelas. Il frappa alors dans cette glande qui me fit révulser les yeux. S'il visait assez bien, je ne devrais peut-être pas simuler.

Et moi, accroché à ses épaules, posant mon front contre sa peau qui devenait moite, je me sentis de plus en plus minable au fur et à mesure qu'il s'activait en moi. Quand enfin, je sentis qu'il se vidait en moi, je soufflai de soulagement. Je décrispai les doigts et me laissai retomber sur les draps. Il resta au-dessus de moi un petit moment, ne me laissant aucun répit au niveau de la pression sur mes côtes mais je ne dis rien.

Seulement, quand je sentis qu'il s'enlevait de moi après un temps qui me parut être une éternité, je sentis ce liquide si répugnant glisser entre mes fesses. Putain, ce con avait oublié de foutre le préservatif.

- Tu as oublié le condom, dis-je la voix chargée de reproche.

C'était une règle à ne jamais oublier ici.

- Et toi tu as oublié de jouir, me dit-il en colère à présent.

Je me crispai et attendis les coups venir. J'avais oublié le plus important. Un homme n'était jamais content d'être impuissant vis-à-vis du plaisir d'autrui, surtout dans ma situation. Selon leurs croyances, je devais prendre mon pied à chaque fois si je faisais ce métier-ci et ne pas jouir leur faisait croire à tort ou à raison qu'ils étaient nuls, tout simplement.

- Ne me frappe plus, dis-je en perdant la voix.

- Je suis si mauvais que ça ? Entendis-je sur ma droite.

Je me rendis compte qu'il s'était enlevé de moi et je pris sur moi pour regarder dans sa direction. Il me dévisageait, les mâchoires serrées et je ne savais pas si je devais répondre ou rester muet. Prenant une grande inspiration qui me fit grimacer à nouveau de douleur, je choisis de dire la vérité :

- Cela n'a rien à voir mais…

Je me redressai et lui tournai à présent le dos tout en étant assis au bord du lit.

- J'avais trop mal, tu comprends, repris-je après quelques secondes de silence.

- Oh !

Je me retournai et le vis rougir. Pourquoi ?

POV Harry (Jour 13 à 14, la nuit)

- Oh ! Dis-je comprenant.

Puis je me revis le frapper pour une chose qu'il n'avait pas faite, je me revis le torturer par les activités que je choisissais délibérément. Mais hier soir et cette nuit, j'avais oublié qu'il était blessé. Je n'avais d'ailleurs jamais vu son état. Fébrile, je portai ma main au sol pour récupérer ma baguette. Je lançai un Finite et là, je vis.

Il avait encore son visage bleu à certains endroits. Sa lèvre inférieure était couverte d'une croûte et son nez avait semble-t-il été cassé. Mon regard descendit sur son torse. Et le magnifique corps que j'avais vu à mon arrivée et celui qui venait juste de me faire prendre du plaisir était bien amoché. Il avait deux hématomes gigantesques sur les flancs et divers bleus sur les jambes.

J'avais agi comme Voldemort, j'avais été aussi cruel que lui et j'avais été heureux de le faire. Je m'en voulais horriblement à la vue de son corps et je m'en voulus encore plus à cette réflexion stupide au fait qu'il n'ait pas joui.

Certes, c'était la première fois que je faisais ça… prendre possession du corps de quelqu'un, même si l'autre jour, dans la ville, j'avais passé un bon moment avec un inconnu, nous n'étions pas allés si loin. Juste des caresses mais nous étions tellement crevés et bourrés que nous avions été incapables de coucher ensemble. En plus, il n'était pas aussi beau que Malfoy.

Mais je n'avais aucune excuse, rien ne pouvait justifier mes actes de ces quatorze jours passés ici. Ma vue s'embrouilla et je ravalai des larmes de colère contre moi. Je me levai et partis dans ma salle de bains voir si j'avais emporté avec moi des potions de premiers soins qu'Hermione m'avait concoctées.

J'en trouvai une qui avait pour but d'aider les tissus à se reconstruire et les os à se remettre convenablement. Je vis aussi un onguent pour les hématomes. Je passai au-dessus de celui pour les coups de soleil et vis une potion de sommeil.

Quand j'eus tout dans les mains, je pris aussi en vitesse une serviette de bain que je métamorphoserais en un bandage pour son torse.

OoOoOoOoOoOoO

(Jour 14, L'après-midi)

Je grignotais un peu de poulet exotique sur mon balcon, dans l'attente du réveil de Malfoy. J'avais été heureux qu'il se laisse soigner sans avoir peur de ce que je lui appliquais sur son corps.

Après l'avoir forcé à avaler les potions à l'odeur infecte, je l'avais vu sombrer dans un sommeil qui le rendrait comme neuf et depuis, j'avais paressé. Je revivais les moments de mon enfance peu joyeuse chez les Dursley, de mon placard où je rêvais sans cesse d'un monde où une personne me sauverait de là, me témoignerait de l'amour. Je repensais aussi à ma connaissance du monde magique, le chemin de traverse, Hedwige qui était gardée par mes amis… j'eus un sourire au début de notre amitié avec Hermione et Ron, de nos aventures chaque année.

Puis, comme un mauvais rêve, je revis aussi toutes mes altercations avec l'homme qui dormait présentement dans mon lit. Sa poignée de main refusée, notre première retenue ensemble dans la forêt interdite, le moment où, transformés en Grabbe et Goyle, nous avions pénétré dans la salle commune des Serpentards pour savoir le fin mot de l'histoire sur cet héritier de Salazar avec Ron. Je revis aussi avec plus de colère envers moi ma troisième année. Le moment où Hermione l'avait frappé. Là, elle avait une bonne raison même si elle était enfantine avec du recul. Nous étions des enfants mais là, moi, je n'avais eu aucune raison pour lui faire autant de mal. Je n'osais même pas imaginer la douleur qu'il traînait avec lui depuis le deuxième jour. Surtout que je l'avais battu jour après jour. Avec passion, envie…

Je secouai la tête car un bruit venant certainement de l'étage du dessous me ramena au présent.

Je piquai un bout de volaille avec ma fourchette et portai le tout à ma bouche. Même si j'étais un rien déprimé face à mon attitude, je ne pouvais que gémir au goût si exquis de ce plat local.

- Tu devrais goûter leur salade de fruits, elle est encore meilleure, entendis-je derrière moi.

Je tournai la tête et vis Malfoy, vêtu d'une chemise ouverte couleur bleu ciel et d'un boxer noir. Il avait enlevé le bandage que j'avais appliqué autour de son torse et même si je savais qui il était, je ne pouvais m'enlever ce mot de mon cerveau : bandant !

- Tu permets ?

Je ne savais pas de quoi il parlait mais étant déconnecté pour le moment, je ne pus qu'hocher affirmativement la tête.

Il sourit… ou plutôt essaya de sourire mais cela fut si faible que j'aurais très bien pu ne rien remarquer. Il marcha dans ma direction, me prit l'assiette des mains et se posa sur moi à califourchon.

Dans ma position, à moitié allongé sur le transat, la position me fit perdre encore plus la tête. Il se plaça mieux, superposant nos sexes. Le mien était déjà en train de réagir légèrement mais rien de perceptible. Je le vis déposer l'assiette et il se baissa ensuite vers moi. Je pensais vraiment qu'il allait m'embrasser et me faire connaitre le septième ciel mais il vint me murmurer à l'oreille :

- Promets-moi sur tout ce que tu as de plus cher que tu ne me frapperas plus…

- Je te le promets, murmurai-je à mon tour.

Je pense qu'en cet instant, le trop plein d'hormones m'aurait fait dire tout ce qu'il voulait.

- Jure-moi sur tes parents…

Je me raidis à ce mot

-… que tu repartiras seul d'ici à la fin de tes vacances…

-…

Seul son souffle dans le creux de mon oreille me fit comprendre qu'il attendait une réponse. Et bien malgré moi, je lui promis.

- Alors… si tu respectes ce que tu viens de me dire, me dit-il d'une voix sensuelle, je ne peux que te rendre ton séjour des plus agréables.

Avant que je puisse réagir à sa dernière phrase, je le vis se redresser, prendre avec ses doigts un morceau de poulet et me donner la becquée. Merlin que c'était excitant ! Je léchai ses doigts qu'il laissait un peu trop à l'entrée de ma bouche à chaque bouchée, il fixait mon regard et là, après avoir avalé la moitié de l'assiette, je sentis mon paradis. Son sexe durcissait contre le mien et, perdant patience, je lui retirai sa chemise pour venir embrasser la peau si douce de ses épaules.

OoOoOoOoOoO

- Ca fait la deuxième fois qu'on oublie de se protéger, me glissa-t-il.

Son souffle, qui était rapide sur la peau fragile de mon cou, me fit ressentir une drôle de chose dans mon ventre et je le repoussai délicatement. Il comprit certainement de travers car il se releva complètement, enfila sa chemise, sans remettre son sous-vêtement et il quitta le balcon sans un mot.

Moi, je voulais juste qu'il se retire un peu car avec la chaleur et tout, j'avais trop chaud. Je baissai le regard sur le reste de son sperme sur mon bas-ventre. Je pris le tissu noir de son boxer et allais commencer à frotter quand Malfoy repassa la porte avec un linge humide. Et tel un roi, je me laissai nettoyer. Je ne lui avais rien demandé alors je ne voyais pas pourquoi je refuserais, en plus j'avais une vue imprenable sur son corps.


Merci d'avoir lu ce chapitre...

Laissez-moi une p'tite review avec votre avis. Cela fait toujours plaisir même si la fiction est déjà finie.

Jes Cullen-Malfoy

(^-^)

Chapitre 5 republié corrigé le 18 mars 2012