Trekker21: Je suis rassurée par le fait que ma façon d'écrire te permet de lire sans problème ma fic qui a pour couple principal Jasper/Bella, alors que tu n'ai pas fan de ce couple. Merci dans ce cas de t'être laissée tenter par ma fic. A la prochaine. Gros bisous.
Merci à toutes celles qui m'ont mise en alerte et dans leurs favoris, ça fait toujours plaisir.
Et encore merci à celles qui m'ont laissé une review au chapitre précédent.
Bonne lecture!
Précédemment:
Nous continuâmes à parler jusqu'à ce que le soleil soit à son zénith.
Ensuite, nous rentrâmes dans la villa, main dans la main.
Nous eûmes à peine le temps de poser un pied dans le salon qu'une Alice terrifiée se plantait devant nous...
Chapitre 7
Plantée devant Jasper et moi, Alice avait ses yeux plongés dans les miens, comme si elle voulait faire passer un message à moi seule.
J'ouvris donc mon esprit en retirant mon bouclier mental.
Si Edward était dans les parages, il pourrait entendre mes pensées, mais je n'avais pas le choix.
« Une vision, Alice? » M'enquis-je par pensées.
« Oui ». Me répondit-elle. « Ils savent où tu es. »
« Qui? » Paniquai-je.
- Oh non! Pas eux! Dis-je à voix haute, comprenant soudainement ce que représentait le « ils ».
Du coup, toute la famille m'encercla en une seconde, inquiète. Jasper resserra sa prise en passant un bras autour de ma taille et en me plaquant contre son torse. Je me sentais en sécurité dans ses bras mais ça ne m'empêcha pas de me demander comment ils pouvaient savoir où je me réfugiais.
- Alice. Comment?
- L'odeur de Jasper.
- Qu'est-ce qu'il se passe les filles. Expliquez-nous. S'impatienta Carlisle.
- Je suis allée avec Jasper chez moi.
- Tu veux dire que ces vampires me connaissent?
- Du moins, à qui appartenait l'odeur qui n'était pas celle de Bella. Expliqua Alice à Jasper.
- Mais qui? Demanda Rosalie.
- Les Volturi t'ont-ils déjà rencontré? Me renseignai-je.
- Non, jamais. Assura Jasper.
- Est-ce que par pensées on peut sentir des odeurs?
- C'est possible. Répondit Edward.
- Avec tous tes pouvoirs, s'ils ont eu vent de ton existence, il se pourrait bien que ce soit eux qui soient derrière tout ça. Mais ce n'est pas les vampires que tu as vus. Ces vampires doivent être sous leur ordre. Déduisit Carlisle.
Edward approuva d'un signe de la tête.
- Mais j'aurais eu une vision les concernant! Contesta Alice.
- Alors qui? Interrogeai-je.
- Gardons cette hypothèse. Nous verrons par la suite s'il peut s'agir de nomades. Conclut Jasper.
Nous hochâmes tous la tête.
Suite à cette conversation, je décidai de monter me changer car j'étais toujours dans ma tenue de base-ball. J'avais aussi besoin d'une bonne douche bien chaude pour me relaxer après tous les événements surgis en six jours à peine. En vingt ans d'existence vampirique, je n'avais pas vécu tout ça.
Une fois douchée et changée dans la salle de bains de Jasper, je sortis par le balcon de sa chambre pour rejoindre, pour la seconde fois de la journée, ce qui était devenu mon lieu de relaxation.
Je m'installai confortablement sur mon rocher et me laissai bercer par le clapotis de l'eau. Je fis le point sur ce qu'Alice nous avait appris.
Si c'était les Volturi, cela voudrait dire qu'ils avaient connaissance de mes pouvoirs. Je n'aimais pas du tout ça. Comment pourraient-ils me connaître, tout simplement? Voilà la question qui me tracassait le plus.
- Je savais que je te trouverais ici. Fit Jasper, en s'asseyant à mes côtés sur le rocher.
Je ne pris pas la peine de lui répondre. Je n'en voyais pas l'utilité. Je me contentai de poser ma tête sur son épaule.
- As-tu rencontré des vampires au Canada? M'interrogea-t-il au bout de quelques heures de silence.
- Oui. Deux fois. Enfin trois, avec l'attaque qui m'a poussée à venir ici. Les deux premières fois, je les ai vus très rapidement. C'était des nomades donc ils ne pouvaient pas apprendre en peu de temps que j'avais plusieurs dons. Pourquoi me demandes-tu ça?
- Est-ce que quelque chose t'a marqué?
- Bah non...Attends! Si. La deuxième fois. C'était deux hommes musclés, aux yeux rouges. L'un était petit avec des cheveux blonds coupés court, et l'autre était brun à forte carrure. Un peu comme Emmett en fait. Ils m'ont regardée comme si j'étais une bête de foire. C'est la remarque que je me suis faite sur le coup mais je n'y avais pas porté plus d'attention. Tu crois qu'ils peuvent avoir un lien avec les vampires qui sont à ma recherche et qui m'ont attaquée?
- Possible. Tout ce dont tu te rappelles peut nous être utile pour déterminer qui te traque.
- D'accord. Alors il faut que je te dise tout ce que j'ai remarqué au cours de l'attaque?
- Ce serait bien, ma puce.
- Il y avait huit vampires au début, mais j'ai réussi à m'en débarrasser de trois par la voie du feu. Mais je ne crois pas que ce soit important ce détail. Enfin bon, passons. Il en a donc resté cinq dont quatre nouveaux-nés. Enfin, du moins, c'est ce que j'en ai déduis par rapport à leur stratégie d'attaque.
- Leur stratégie d'attaque? M'encouragea Jazz.
- Oui. Ils me sautaient dessus sans s'accroupir en position d'attaque. Ils m'attaquaient directement, sans tenter d'être stratégiques dans leurs attaques. Le seul vampire qui m'a paru le plus expérimenté, lui, assistait tranquillement au « spectacle ». Il a attendu que je sois au sol, assaillie de morsures plus douloureuses les unes des autres, pour venir à son tour me mordre mais dans le point le plus sensible de mon corps. C'est bien une preuve de maturité, non?
- Oui. Approuva-t-il. J'imagine qu'il t'a mordue dans le cou. A-t-il essayé de te décapiter?
- Non. Mais maintenant que tu me le dis, je trouve ça bizarre. Tu crois que ça peut prouver qu'il est sous les ordres de quelqu'un et que ses ordres sont de me ramener à son maître intacte?
- Je ne crois pas que ça puisse prouver quoique ce soit. Mais ce que tu avances est fort probable. Ça tient la route.
- Parle-moi des Volturis, s'il te plaît.
- Tu ne te rappelles pas d'eux?
- Euh...Edward était allé les voir pour se donner la mort, c'est ça?
- Oui. Mais tu ne te souviens pas de choses plus précises? Insista-t-il.
- Oh non! M'écriai-je d'effroi.
- Quoi? S'inquiéta-t-il.
- Démétri et...Félix?..Oui, c'est bien ça. Il faut que je voie tout de suite Edward! Déclarai-je en me levant brusquement.
- Tu veux que je t'accompagne?
- Non, c'est bon. Mais tu peux rapporter ce que je viens de te dire aux autres? Je n'ai pas le cœur à me répéter.
- Pas de problèmes.
- Merci.
Puis je courus jusqu'à la villa. Je n'eus pas à chercher bien longtemps Edward puisqu'il jouait au piano dans le salon. Je m'approchai de lui doucement car je ne voulais pas le couper dans son moment d'inspiration.
Cependant, il s'arrêta quand il se rendit compte de ma présence dans son dos.
- Je dois te parler. Soufflai-je.
- Je t'écoute.
- Euh...Je tournai la tête pour me rendre compte que toute la famille était dans le salon donc: Je préfèrerais en tête à tête.
- D'accord, je te suis.
Je nous emmenai dans les bois, à plusieurs kilomètres de la villa pour être sûre que personne ne peut entendre ce que j'allais dire.
Je m'assis sur un tronc d'arbre tombé au sol. Il en fit de même.
- Vas-y, je suis toute ouïe. M'encouragea-t-il.
- Démétri et Félix. Décris-les moi, s'il te plaît.
- Pourquoi?
- Fais-le. Insistai-je doucement.
- OK. Alors, le premier est très grand, à forte carrure et brun. Le deuxième est blond et plus petit. Évidemment, leurs yeux sont rouges.
- Merci.
- Pourquoi?
- Pourquoi quoi? Le poussai-je à préciser sa question.
- Pourquoi voulais-tu le savoir?
- Pour cela, il faut qu'on rejoigne les autres. Fis-je en courant déjà dans la direction de la villa. Il me rattrapa en peu de temps, étant plus rapide que moi.
Bon bah au moins je suis fixée! Mais pourquoi n'ont-ils pas tenté quelque chose contre moi? Je ne comprends pas.
C'est dans cet état d'esprit que je rentrai dans la pièce où tous étaient regroupés.
Sans perdre de temps, je leur fis comprendre que j'avais quelque chose à leur dire donc ils prirent place dans les canapés et fauteuils. Pour ma part, je m'assis aux côtés de Jasper et lui exerçai une brève pression sur ses mains pour le rassurer.
- Nous t'écoutons, Bella. M'invita Carlisle à prendre la parole.
- Bon alors, suite à ta vision Alice, Jasper m'a demandé si je n'avais pas quelques éléments qui pourraient nous mettre sur la piste de qui me cherche. Est-ce qu'il vous en a parlé? M'enquis-je.
- Oui, je l'ai fait. Acquiesça Jazz.
- Très bien. Alors j'ai fait le rapprochement entre les deux vampires que j'ai rencontrés une fois et les Volturi. Démétri et Félix, plus précisément.
- Et? m'incita à continuer Rosalie.
- C'est eux que j'ai croisé au Canada.
- C'est bizarre qu'ils ne t'aient pas emmenée immédiatement à Volterra. Remarqua Edward. Tu es sûre que c'est eux?
- Mais Démétri est un traqueur donc il n'aurait pas eu besoin de l'odeur de Jasper pour te retrouver, je ne comprends pas. Intervint Alice.
- Ou alors c'est ce qu'ils ont voulu te faire croire. Proposai-je. Et pour te répondre Edward: oui, j'en suis sûre.
- Alors les Volturi te veulent dans leur garde. Conclurent Carlisle et Edward.
- Chouette! Je vais pouvoir me défouler un peu! S'exclama Emmett. Rosalie lui donna un coup derrière la nuque pour le calmer.
- Il faut que j'apprenne à me battre. On y va Jasper? Fis-je en me levant.
- Ce serait une bonne chose, en effet. Approuva Carlisle.
- Il vaudrait mieux ne pas perdre de temps. S'il te plaît. Insistai-je auprès de Jazz.
-Très bien. Céda-t-il un peu à contrecœur.
Il me prit la main et me tira gentiment jusqu'au jardin arrière de la villa.
Il me lâcha la main pour s'éloigner de moi jusqu'au bord du ruisseau. Je ne comprenais pas trop, voire pas du tout, pourquoi il faisait ça. Mais je lui faisais confiance, donc je ne posai pas de question.
Sans comprendre, je me retrouvais au sol, une de ses mains m'enserrant la gorge et un genou contre mon flanc droit.
Sans me relâcher, il dit:
- Ne jamais sous estimer son adversaire.
Puis il recula de trois pas en me libérant le cou.
- Comment as-tu fait ça? M'enquis-je tout en me remettant sur mes jambes. Je ne t'ai pas vu arriver sur moi!
- Tu n'étais pas attentive à ce que je te disais. J'en ai donc profité pour connaître ton degré d'inattention.
- Tu m'as parlé? M'étonnai-je. Mais je n'ai rien entendu!
- Je te promets que je parlais de façon distincte.
- Et tu disais quoi?
- De rester attentive jusqu'au bout, même si ton adversaire est au sol. A tout moment, il peut se relever et t'attaquer par derrière. Ou d'autres peuvent t'attaquer sans te laisser le temps de te retourner pour leur faire front. Choses que je ne souhaite pas qu'il t'arrive. Me répondit-il en plantant ses yeux mordorés dans les miens.
Je hochai la tête en signe de compréhension.
Soudain, une idée me traversa l'esprit. J'inspirai un bon coup puis me mis à courir le plus vite qu'il m'était possible autour de lui. Je voulais tenter une attaque.
Si elle marchait, c'est que je pourrais la réutiliser contre ceux qui me veulent du mal.
Je savais que Jazz avait été soldat au cours de la guerre de sécession puis à la solde d'une vampire, dont je ne me rappelais plus le prénom, qui avait fondé une armée de nouveaux-nés. Il devait donc connaître énormément d'attaques, et donc les solutions pour les contrer.
Enfin bon, passons.
Je tournais donc autour de lui depuis quelques minutes quand je m'empressai de lui donner un coup de poing dans le ventre. Par la force du coup, il se plia en deux mais se redressa vivement. Cependant, je ne lui laissai pas le temps d'agir. Je montai sur son dos en encerclant fortement sa taille de mes jambes et crochetant mes pieds pour éviter de me faire valser dans les airs. Dans le même temps, je posai mes mains autour de son cou et penchai mon visage afin de poser délicatement mes lèvres sur sa jugulaire.
Il ne s'avoua pas pour autant vaincu. Au contraire, il se laissa tomber au sol, de façon à ce que je sois en dessous de lui. Je raffermis donc mes prises pour ne pas qu'il m'échappe. Mais il ne s'arrêta pas là. Il se roula au sol. De cette manière, un coup j'étais sur lui, un coup j'étais en dessous.
Nous finîmes dans l'eau mais je restai bien accrochée dans son dos.
- Bon, très bien. Tu as réussi à m'avoir. S'avoua-t-il vaincu.
Alors je lâchai son cou et reposai mes pieds au sol. Enfin, façon de parler, puisque mes pieds n'atteignaient pas le fond.
Je me raccrochai donc à Jasper pour rester plus facilement en surface.
- Tu t'es bien débrouillée. Pour un début, je suis fière de toi. Me félicita-t-il en m'embrassant sensuellement.
- Mmm...
Sans prévenir, il me prit dans ses bras et s'enfonça dans la forêt.
Il s'arrêta brusquement et me déposa au sol.
Cette fois-ci, il m'expliqua comment me défendre pour commencer.
A croire qu'il s'attend plus à ce genre de situation pour moi que l'attaque.
Ainsi, il m'apprit comment me libérer des bras d'un assaillant, comment ne pas me faire surprendre par derrière, etc.
Pour mettre en pratique ce qu'il m'avait appris, il m'assaillit d'attaques en tout genre: façon nouveau-né, façon vampire très expérimenté dans les combats (comme lui), …
Je me défendais plutôt bien, selon lui.
Il se faisait tard quand nous aboutîmes aux techniques de défense, donc nous décidâmes de continuer l'entraînement le lendemain.
Nous rejoignîmes la villa en marchant à vitesse humaine. Nous voulions profiter d'être rien que tous les deux.
Esmé était plongée dans des plans de maisons à rénover et Emmett regardait un match de catch quand nous pénétrâmes dans le salon.
Je montai prendre une douche rapide pour me débarrasser des feuilles et de la terre.
Alors que je fouillais dans le dressing à la recherche de vêtements simples et confortables, deux bras m'encerclèrent la taille.
A l'odeur, je sus que c'était Jasper.
Il embrassa tendrement chaque parcelle de mon dos. Une grande serviette de bain me couvrait mais pas longtemps puisqu'il la balança dans un coin de sa chambre.
Je gémis sous ses caresses.
Quelques heures plus tard, nous étions tout deux nus, sous la couette, confortablement blottis dans les bras de l'autre. Nous ne parlions pas, nous contentant d'écouter les clapotis provenant de la rivière et des rayons de la lune qui passaient à travers la porte-fenêtre et qui reflétaient sur nos peaux.
Jasper traçait des cercles imaginaires dans mon dos et me caressait les cheveux, tandis que moi, j'avais ma tête calée contre son torse et câlinais ce dernier du bout des doigts.
C'était ma première fois.
Jamais Edward n'avais osé me faire l'amour, par peur de me blesser me disait-il à chaque fois que je tentais de le faire changer d'avis. De cela, je me rappelais très bien puisque ça concernait une période de ma vie d'humaine à laquelle Edward faisait partie.
- A quoi penses-tu? Rompit le silence Jasper .
- A...Euh...A ce que l'on venait de faire. Pourquoi? Bégayai-je.
- Tu avais le regard dans le vide et tu ressentais de la nostalgie. Ça te rend nostalgique ce que l'on vient de faire?
- Tu veux vraiment le savoir?
- Oui. Me répondit-il doucement en ancrant ses yeux dans les miens. Ainsi, je ne pouvais pas lui mentir puisque mes yeux me trahissait à chaque fois, et puis il ressentirait aussi le mensonge dans mes sentiments.
- Je pensais à Edward.
- Edward?
- Oui. Il avait toujours refusé de le faire. Donc ce soir, c'était ma première fois. Lui expliquai-je en murmurant.
- Tu étais humaine à l'époque. Si j'avais été lui, je n'aurais pas réussi à m'approcher de toi sans te vider de ton sang, donc j'aurais aussi refusé.
Je tressaillis à ce que ces mots me faisaient repenser. Ce qui ne lui échappa pas.
- Bella? Ça va?
J'acquiesçai de la tête, ne me sentant pas la force de lui expliquer la raison de ce mouvement.
- Tu n'as pas à être gênée, ma puce. Tu peux tout me le dire, tu le sais?
- Je le sais mais tu vas te sentir coupable alors que tu n'as pas à l'être.
- Oh. Tu veux dire que tu as repensé à ce que tu as vécu à cause de ce que j'aurais pu te faire à tes 18 ans?
- Non, juste quand tu as dit que tu n'aurais pas réussi à m'approcher sans me morde, ça m'a fait repenser au moment que tu t'es précipité sur moi et qu'Edward m'a projetée contre la table en verre. Ça a empiré la situation puisque c'est passé d'une goutte de sang à une fontaine de sang le long de mon bras. Je t'assure que je ne t'en veux pas. Ce n'est pas toi qui t'es jeté sur moi, c'est l'animal en toi. Je sais ce que je dis. Me dépêchai-je de rajouter puisqu'il ouvrait la bouche pour me contredire.
- Tu en veux à Edward. Pourquoi?
- Comment...? Ah oui, mes sentiments. Soupirai-je.
Il me sourit en hochant la tête.
- Je lui en veux d'avoir profité de ta faiblesse pour m'éloigner de vous. Mais surtout de m'avoir oubliée dans les bras d'Alice, ma meilleure amie.
- Il ne t'a pas oubliée facilement, je peux te l'assurer.
- Je le sais. Il me l'a dit. C'est fini entre nous et je ne leur en veux pas vraiment. Et puis je t'ai toi maintenant! Lui souris-je.
En réponse, il me serra tendrement dans ses bras.
Après encore quelques heures de silence, plus précisément à l'aube, je rompis le silence.
- Je n'avais jamais remarqué ces marques. Fis-je en les effleurant, les yeux rivés sur elles. Comment les as-tu eu?
- Tu dois te douter que ce sont des morsures.
- Oui.
-Je les ai eus au cours de la guerre du Sud, entre nouveaux-nés. Tu te rappelles que je t'en avais parlé avant l'attaque de ceux de Victoria?
- Je sais que tu as été transformé par une femme pour que tu fasses partie de son armée. Avec ton don, tu lui as servi pour canaliser les nouveaux-nés pour ne pas qu'ils s'entretuent, c'est bien ça?
- Oui. Pour me garder, Maria me faisait croire qu'elle m'aimait. Mais je ne savais pas à l'époque ce qu'était l'amour. J'étais chargé de me débarrasser des vampires qui ne lui étaient plus utiles. C'est au cours des combats que j'ai récolté toutes ces marques.
- Ça a dû être affreux.
- Je ressentais tous leurs sentiments donc je souffrais en même temps qu'eux. C'est grâce à Peter et Charlotte que j'ai pu me résoudre à l'autorité de Maria. Peu de temps après, je croisais sur mon chemin un petit lutin.
- Alice. Soufflai-je.
- Oui. Avec elle, j'ai appris ce qu'était réellement l'amour. Avec toi, j'en apprends une autre facette.
- Ah bon?
- Oui. Rien n'est prévu à l'avance. Je peux te surprendre sans que tu le saches à l'avance par des visions.
- Je n'y avais jamais pensé.
- Tu ne m'as pas dit que tu avais été mordue au cou? M'interrogea-t-il en observant ce dernier.
- Oui, pourquoi?
- Tu n'as pas de marques.
- Quoi? M'étonnai-je.
Pour vérifier, je me levai rapidement et me plantai devant le miroir de la salle de bain et examinai mon cou.
En effet, aucune morsure à cet endroit. J'inspectai mes poignets et mes chevilles où les quatre nouveaux-nés m'avaient mordue. Rien non plus.
- Pourtant Carlisle aussi les a vues! Marmonnai-je à moi-même.
- Tu en avais aussi aux chevilles et poignets? Fit Jasper dans mon dos.
- Oui. Et j'en suis sûre, crois-moi. J'ai très bien ressenti leurs dents dans ma chair.
- Je te crois, ma puce. Me rassura-t-il en m'enlaçant tendrement. Tu veux en parler avec Carlisle? Proposa-t-il.
- Je m'habille et j'y vais.
Je l'embrassai chastement avant de me diriger dans le dressing à la recherche d'un jean et d'un pull.
Une fois vêtue, je frappai à la porte du bureau de Carlisle, étant sûre de l'y trouver.
Fin chapitre 7
Verdict?
C'est le plus long chapitre que j'ai posté jusque là donc j'espère qu'il vous a plus.
Bises!
