Trekker21: J'ai adoré l'idée d'auto-régénération alors je l'ai mise dans ce chapitre. C'est une très bonne explication concernant les morsures qui ont disparu surtout que ses pouvoirs sont portés sur sa protection (les boucliers principalement). Et puis je n'en avais pas trouvés donc j'avais manié à ma sauce le truc, mais grâce à ton excellente idée (du moins c'est ce que j'en pense et crys063 approuve aussi) j'ai fait des changements dans le chapitre qui était prêt depuis un mois. Pour ce qui était de deviner qui la poursuit et traque, tu as vu juste. Comme tu l'as si bien fait remarquer, c'était facile à trouver puisque le titre contient la réponse ^^ Je t'adore! Continue à me transmettre tes idées et de me laisser des reviews, je suis contente de voir que tu me lis toujours. Gros bisous.
Acroatwilight: Je suis très contente que tu « kiff déjà » ma fic comme tu le dis lol. Voilà la suite! Merci pour ta review.
Donc je tiens à remercier trekker21 pour avoir eu l'idée de régénération que vous trouverez dans ce chapitre.
Sans plus tarder, je vous laisse lire.
Bonne lecture!
Chapitre 8
- Tu ne m'as pas dit que tu avais été mordue au cou? M'interrogea-t-il en observant ce dernier.
- Oui, pourquoi?
- Tu n'as pas de marques.
- Quoi? M'étonnai-je.
Pour vérifier, je me levai rapidement et me plantai devant le miroir de la salle de bains et examinai mon cou.
En effet, aucune morsure à cet endroit. J'inspectai mes poignets et mes chevilles où les quatre nouveaux-nés m'avaient mordue. Rien non plus.
- Pourtant Carlisle aussi les a vues! Marmonnai-je à moi-même.
- Tu en avais aussi aux chevilles et poignets? Fit Jasper dans mon dos.
- Oui. Et j'en suis sûre, crois-moi. J'ai très bien ressenti leurs dents dans ma chair.
- Je te crois, ma puce. Me rassura-t-il en m'enlaçant tendrement. Tu veux en parler avec Carlisle? Proposa-t-il.
- Je m'habille et j'y vais.
Je l'embrassai chastement avant de me diriger dans le dressing à la recherche d'un jean et d'un pull.
Une fois vêtue, je frappai à la porte du bureau de Carlisle, étant sûre de l'y trouver.
Carlisle m'invita à entrer.
J'ouvris et refermai la porte derrière moi, puis pris place dans le fauteuil que me désignait le patriarche.
- Tout va bien, Bella?
- Oui. Enfin, je crois.
- En quoi puis-je t'aider?
- Carlisle, as-tu vu toi aussi les morsures que j'avais dans le cou, les chevilles et les poignets quand je suis arrivée il y a quelques jours? Commençai-je, prudemment.
- Oui, je les ai même désinfectées. Pourquoi?
- Jasper a remarqué que je ne les avais plus. Est-ce que c'est normal?
- C'est rare que les morsures d'un vampire disparaissent. Quand j'étais avec les Volturi, j'avais lu dans leur bibliothèque qu'un vampire ayant le pouvoir de régénération avait vu ses traces de morsures se résorber en moins de 24 heures. Peut-être que c'est ton cas aussi. Sinon je ne vois pas d'autres solutions pour le moment.
- Oh, d'accord. Merci, Carlisle.
- Je t'en prie.
- Je te laisse. Le saluai-je avant de descendre au salon.
Emmett, Edward et Jazz regardaient un match de base-ball. Quant à Rosalie et Alice, elles feuilletaient des magazines de modes.
Rien ne m'intéressant, je me mis à la recherche d'Esmé.
Je ne la cherchai pas longtemps puisque je la trouvai dehors en train de jardiner.
Je la saluai et lui demandai si elle avait besoin d'aide.
Comme j'aurais dû m'y attendre, elle n'avait pas besoin d'aide mais ça ne la dérangeait pas d'avoir de la compagnie, donc je restai un moment avec elle.
Nous parlâmes de ce qui s'était passé durant les vingt années en mon absence.
Ainsi, je découvris avec peine que toute la famille avait été en deuil jusqu'à ce qu'Edward se mette en couple avec Alice. Elle me promit qu'à aucun moment ils n'avaient pas pensé à moi. Elle me dévoila aussi qu'elle me considérait comme sa fille, la petite dernière de la famille. En disant cela, elle laissa tomber son activité pour me prendre dans ses bras comme une mère serre son enfant.
Ce qui me surprit fut que d'autres bras m'encerclèrent.
C'était Carlisle.
Puis en vinrent d'autres. Ceux des filles et des garçons.
- Tu as toujours fait partie de la famille. Confirmèrent-t-ils tous en chœur.
Après qu'ils m'aient tous relâchée, Rosalie me prit à part.
Elle voulait me prouver à quel point elle m'appréciait. Ainsi, elle me demanda, ou plutôt m'ordonna, de ne plus l'appeler Rosalie mais Rose, ce que j'acceptai avec joie.
Ensuite, je la suivis jusqu'au salon, où elle reprit sa lecture. J'adorais lire mais pas des magazines, je préférais lire de gros romans. Cependant, mes livres étaient chez moi.
Une idée me traversa l'esprit mais avant de l'appliquer il fallait que je me renseigne auprès d'Alice.
- Alice?
- Oui, Bella?
- Vois-tu un danger si je retourne rapidement chez moi chercher quelques affaires?
- Euh...fit-elle en fermant les yeux, sûrement pour avoir une vision. Ça devrait être bon. Mais tu n'y restes pas plus d'une heure.
- Je devrais être plus rapide que ça, t'inquiète pas. La rassurai-je.
- Tu veux que je t'accompagne?
- Non, merci Jazz.
- Reviens-moi vite, s'il te plaît.
J'effleurai ses lèvres des miennes avant de fermer les yeux et de me téléporter dans mon salon.
Des odeurs qui m'étaient inconnues emplissaient la pièce. Elles étaient récentes. Il fallait donc que je reste sur mes gardes.
Je me précipitai donc vers les bibliothèques qui étaient collées aux murs.
Je chargeai mes bras de livres au plus possible.
Alors que je m'apprêtais à me concentrer pour quitter ce lieu, je captai un mouvement dans mon dos. J'eus juste le temps de m'accroupir pour ne pas recevoir un coup de poing.
Je fermai les yeux et visualisai au plus vite le salon des Cullen tout en activant mon bouclier physique pour parer les coups suivants qui ne tardèrent pas. Je le sus par le cri de rage émis par mon adversaire avant de changer de lieu.
- Bella! Tu n'as rien. Soupira de soulagement Alice.
- Pourquoi dis-tu ça, Alice? L'interrogea Esmé.
Je posai mes livres sur la table basse du salon en prenant soin de désactiver mon bouclier avant de devancer Alice:
- J'ai été attaquée. Mais tout va bien. Ajoutai-je vivement.
- Plus jamais je te laisserais y aller seule. Déclara Jazz en se plantant devant moi, ses yeux plongés dans les miens.
- Je vais bien. J'ai réussi à parer son premier coup. Le rassurai-je, posant ma main sur sa joue gauche.
- Son premier? Mais...
- Oui, il y en a eu d'autres mais j'avais activé mon bouclier pour pouvoir quitter les lieux en toute sécurité. Je me voyais mal contrer ses attaques tout en me concentrant. Le coupai-je.
- Alice. Calme-toi. Fit la voix d'Edward. Ce qui nous fit tous retourner vers eux pour nous rendre compte qu'Alice avait en effet l'air paniqué.
- Tu as pu voir sa vision? M'enquis-je auprès d'Edward.
- Non.
- Alice. Dis-nous ce que tu as vu. Lui enjoignit posément Jasper qui était à présent accroupi à ses côtés. Il devait exercer son pouvoir sur elle car elle se calma soudainement.
- Bella?
Je m'approchai d'elle de façon à ce que mon visage soit à son niveau.
- Je suis là.
- Ils arrivent.
- Quand?
- Demain.
- Où? l'interrogea Jazz.
- Vous étiez entourés d'arbres.
- Qui ça « vous »? S'enquit Carlisle.
- Ma vision était vraiment floue donc tout ce que je peux dire c'est qu'il y avait au moins Bella, ainsi que les Volturi. Répondit-elle.
- Il faut que je m'entraîne encore. Décrétai-je, en regardant Jasper. Sans perdre de temps. Insistai-je devant son manque de réaction.
Je montai enfiler un jogging et débardeur pour être plus à l'aise dans mes mouvements. Puis, une fois de retour au salon, je tirai à ma suite Jasper jusqu'à la lisière de la forêt.
Il me restait à apprendre à attaquer et utiliser mes pouvoirs tout en me battant.
J'étais déjà beaucoup moins fatiguée suite à l'utilisation de plusieurs pouvoirs en même temps. J'étais contente car ça aurait été dangereux pour moi d'être vulnérable lors d'un combat qui pourrait durer plusieurs jours non stop.
Comme prévu la veille, il m'apprit à attaquer de façon réfléchie. Ainsi, il m'enseigna toutes les ruses pour attaquer au bon moment. Le fait de les connaître me servirait aussi lorsque ce serait mes adversaires qui m'attaqueraient en premiers. En effet, Jazz m'apprit aussi comment les contrer ou les parer.
Au lieu de me défendre comme hier, il me fit l'attaquer. Au début, il réussit à contrer mes coups mais, au fur et à mesure, je réussis à le mettre à terre et l'empêcher de bouger pendant un long moment.
A la fin, il conclut qu'il faudrait que l'on fasse un combat grandeur nature, c'est-à-dire avec plusieurs adversaires.
Sans perdre de temps, nous allâmes chercher toute la famille et nous plaçâmes entre la rivière et la villa pour avoir plus d'espace que dans la forêt.
Dès que nous fûmes tous en place, Jasper m'attaqua sans prévenir. Je ne le vis arriver qu'au dernier moment mais j'eus le temps d'activer mon bouclier, ce qui le propulsa dans l'eau. Je relâchai tout de suite après mon bouclier pour pouvoir mettre en pratique ce qu'il m'avait appris. Avant que je n'eus le temps de dévier mon regard de lui, des bras puissants m'encerclèrent par la taille et Edward s'approcha dangereusement de moi. Il fixait mon cou comme s'il s'apprêtait à me décapiter. Alors j'appliquai une technique de défense simple mais efficace pour me débarrasser d'Emmett, qui me tenait par derrière. Il finit dans les airs et atterrit lourdement dans le ruisseau dans un grand « Splash! ». Ainsi je pouvais être libre de mes mouvements pour faire face à Edward qui n'était plus qu'à deux pas de moi.
Je ne lui laissai pas le temps de poser ses mains autour de mon cou. Je me précipitai sur lui, ce qui le surprit. J'en profitai pour plaquer ma main gauche sur son cou et le clouer au sol, un genou en travers de son corps.
Je restai dans cette position le temps qu'il s'avoue vaincu.
Ils me félicitèrent pour avoir réussi ce premier exercice avant de recommencer.
Nous enchaînâmes les combats jusqu'à ce qu'il soit minuit.
Les garçons étaient fiers de moi car j'avais réussi à alterner pouvoirs, défenses et attaques sans que l'on me l'apprenne à le faire.
Après ce bilan positif, nous vaquâmes à nos occupations.
Pour ma part, je décidai de prendre une douche avant de faire quoique ce soit.
En effet, même si je m'étais bien débrouillée contre trois vampires mâles, j'étais pleine de boue. La boue parce que j'avais atterri une ou deux fois dans la rivière suivi d'un roulage au sol avec Jasper comme adversaire. J'avais eu le dessus à la fin de cela mais ça avait été sans prendre en compte la rapidité d'Edward qui avait sauté sur mon dos sans que je n'ai le temps de parer. Pour m'en débarrasser, je m'étais laissée tomber à la renverse dans l'eau, mais pour être franche: ça n'avait pas été un franc succès ce coup-ci.
Ouais, donc en fait, j'étais allée dans l'eau plus de deux fois.
Après ma douche, j'enfilai un jogging noir et une tunique blanche. J'attachai mes cheveux en un chignon lâche dont quelques mèches encadraient mon visage.
Ensuite, je descendis tranquillement les escaliers puis me posai sur le canapé entre Rose, qui se manucurait les ongles, et Jasper qui regardait un match de football américain.
Il détourna son attention de la télé pour m'embrasser tendrement le front avant de la reporter sur son match.
Je me penchai pour prendre un de mes livres, qui étaient toujours sur la table basse.
Il faut peut-être que je les range, non?
Je regardai autour de moi où je pourrais bien les mettre. Mes yeux tombèrent sur une bibliothèque placée dessous l'escalier.
Je me levai, posai le livre que j'avais dans les mains à ma place, chargeai mes bras des livres toujours sur la table basse, puis m'approchai de la bibliothèque.
Il restait assez de place pour les disposer par ordre alphabétique avec les livres déjà présents. Au passage, je remarquai qu'il s'agissait de livres de cuisine et sur toutes les guerres, et que l'étagère du bas était pleine à craquer d'albums photos.
Après mon rangement, je pris l'album photo daté de 2005-2006 et rejoignis le canapé.
Je tournai les pages de façon à ne pas les abîmer puisque le papier avait l'air usé. En même temps, ça faisait vingt ans que les photos avaient été prises donc l'album photos avait dû être ouvert plus d'une fois.
Je tombais souvent sur des photos où j'avais des cheveux d'un marron terne, des yeux couleur chocolat légèrement maquillés (sûrement par les soins d'Alice car je crois bien de jamais m'être maquillée moi-même), et soit habillée simplement, soit portant des tenues dans lesquelles je n'avais pas l'air à mon aise. Je souriais timidement aux côtés d'Edward mais je pouvais voir que j'étais heureuse.
Dans certaines photos, je posais avec des personnes dont je ne me rappelais pas le prénom mais c'était visiblement des amis.
Au bout d'une heure à feuilleter, je tombai sur une photo où Jacob, le loup qui affirmait qu'on se connaissait, se tenait à ma droite. Nous semblions complices.
Ainsi donc, je le connaissais, et nous devions être de grands amis pour paraître si complices.
Cependant, je ne me rappelais pas ce que j'avais pu vivre avec lui. Je n'avais que cette photo pour me prouver que nous avions un passé en commun.
Quand je refermai le classeur, je me rendis compte que l'écran plat était éteint et que Rose et Jazz me regardaient attentivement.
- Qu'est-ce que vous avez à me regarder comme ça? M'étonnai-je.
- Oh! Euh... rien. Entendis-je bégayer Rosalie pour la première fois.
Jasper se leva et me prit la main en disant:
- Ça te dit qu'on monte?
Je me levai donc à mon tour et le suivis à vitesse humaine, toujours main dans la main. Du coin de l'œil, j'aperçus le sourire lourd de sens de Rose.
Je secouai la tête, désespérée par son air entendu.
Arrivée dans sa chambre, ma main toujours dans la sienne, je m'assis à côté de lui sur son lit.
- Je voudrais te faire découvrir une autre facette de moi.
Je le regardai, surprise. Je pensais bien le connaître, mais je me trompais à l'entendre. Je ne savais pas à quoi m'attendre. Je sentis ses lèvres se poser doucement sur mon front avant qu'il ne me lâche la main et se lève. Pourquoi s'éloigne-t-il de moi? Sans que je n'ai le temps de paniquer plus, il revint s'asseoir près de moi, une guitare à la main. Alors là, j'étais décontenancée. Je ne savais pas qu'il possédait une guitare. Je pensais que seul Edward était musicien dans la famille.
- Tu ne t'attendais pas à ça, n'est-ce pas? M'interrogea-t-il.
- En effet. Réussis-je à dire.
Il me caressa tendrement la joue avant de se concentrer sur ses doigts grattant les cordes.
En moins de trois secondes, je compris qu'il jouait une mélodie sortant tout droit de son imagination puisque l'air m'était inconnu. Les sons émis par la guitare sèche étaient harmonieux. Je percevais de la douceur et de la peur. J'avais comme une impression de déjà vécu. Ça me rappelait la fois qu'Edward m'avait joué pour la première fois ma berceuse. J'avais ressenti les émotions qu'il avait quand il me voyait dormir. Et là, Jasper, en jouant de sa guitare, me prouvait son amour. Au lieu que ce soit par des mots, c'était à travers son instrument.
Si je le pouvais, je pleurerais, mais étant vampire, je ne pouvais plus verser de larmes.
Je posai ma tête sur son épaule et fermai les yeux pour m'imprégner de la mélodie.
Après trois minutes, il s'arrêta de jouer. Alors j'ouvris mes yeux. Je lui souris tendrement avant de me pencher pour poser mes lèvres sur les siennes. Ma langue se fraya un chemin entre ses lèvres jusqu'à rejoindre la sienne.
Je finis allongée sous son corps.
Je le désirais plus que tout à cet instant alors j'entrepris de lui retirer son pull. Puis je ne pris pas le temps de déboutonner sa chemise. Je la lui arrachai et m'attaquai à son torse musclé comme il faut de mes lèvres. Je descendis jusqu'à la ceinture mais il m'empêcha de continuer mon chemin. A son tour, il entreprit de me déshabiller en commençant par enlever ma tunique. Mon soutien-gorge ne fit pas long feu car il le déchira, tout comme je l'avais fait avec sa chemise.
Il plongea sa tête dans le creux de ma poitrine pour y déposer des baisers. Puis il s'affaira à pincer gentiment mes tétons du bout des doigts, à masser mon sein de droite et de gauche simultanément avec ses paumes de mains respectives. Je gémissais sous ses caresses tellement c'était bon.
Après avoir fini de cajoler ma poitrine, il m'embrassa et me lécha le ventre jusqu'à la bordure de mon jogging. Sans tarder, il me l'enleva en même temps que mon shorty. Il embrassa le long de ma jambe droite tout en caressant la jambe gauche jusqu'à atteindre mon intimité prête à l'avoir en moi.
Ne pouvant plus patienter, je le fis passer sous moi pour prendre le dessus. J'enlevai prestement son jean et son boxer.
- Je te veux en moi. Le suppliai-je.
Il m'embrassa du bout des lèvres avant d'inverser nos positions d'un coup agile des hanches.
Il ancra ses yeux aux miens cherchant un doute dans mes yeux.
N'en voyant aucun, il guida son sexe jusqu'à mon intimité sans rompre le contact visuel.
- Je t'aime. Souffla-t-il en entamant un va-et-vient en moi.
- Je t'aime. Fis-je avant de l'embrasser longuement, tout en continuant nos va-et-vient.
Mon orgasme ne tarda pas à venir, suivi de près par le sien.
Nous restâmes un moment l'un dans l'autre, lui au-dessus de moi, ses coudes de chaque côté de ma tête pour ne pas peser sur mon corps, mes yeux plongés dans les siens, un sourire plaqué sur notre visage.
Une fois qu'il fut allongé à ma droite, je me blottis dans ses bras, ma tête calée sous son cou, inhalant sa fragrance et frôlant du bout des doigts son torse musclé. De son côté, il traçait des cercles imaginaires dans mon dos et me caressait soigneusement les cheveux.
Les rayons du soleil qui passaient à travers la porte-fenêtre nous fit sortir de notre immobilité.
Je me levai prendre une douche.
Jasper entra dans la salle de bains alors que je me brossais les cheveux portant une serviette qui laissait entrevoir beaucoup de peau. En passant dans mon dos, il embrassa mon épaule droite dénudée.
Après avoir démêlé mes cheveux, j'allai dans le dressing et enfilai un pantalon en toile marron et un pull long beige.
Ne voulant pas rejoindre immédiatement les autres en bas, je décidai d'attendre Jasper sur le balcon.
Je me calai contre la rambarde en bois et contemplai la forêt et la rivière qui se trouvaient dans mon champ de vision.
J'adorais entendre les clapotis de l'eau, ça avait le don de m'apaiser. Quand à la forêt, je n'adorais pas seulement la nourriture que je pouvais y trouver, mais aussi tout les dégradés de couleurs qu'il y avait et le bruissement des feuilles lorsque le vent se levait.
De mon perchoir, je pouvais entendre des notes sortirent d'un piano. Edward jouait, sans aucun doute.
Je pouvais aussi entendre Emmett pester contre la télévision. A moins qu'Alice ne l'embête et que ça l'énerve?
Soudain, Jasper passa ses bras autour de ma taille et enfouit sa tête dans mes cheveux détachés.
Je posai mes mains sur ses avant-bras et penchai ma tête contre son torse, dégageant ainsi mon cou. Il picora ce dernier de baisers en remontant jusqu'à mon oreille.
- Je t'aime. Susurra-t-il à mon oreille.
- Moi aussi, Jazz. Fis-je en me retournant dans ses bras de façon à lui faire face.
Je plaquai mes lèvres contre les siennes et nous entamâmes un langoureux ballet avec nos langues.
Jasper le rompit après quelques minutes et posa son front contre le mien.
Je me sentais bien dans ses bras, protégée et vénérée.
- Que t'a dit Carlisle à propos de tes morsures? Rompit-il le silence.
- Que peut-être j'avais le don de me régénérer. Il ne voit pas d'autres explications.
- Tu es rassurée?
- Oui. Au moins, j'ai une explication.
Je resserrai ma prise sur sa taille avant de le lâcher et de reculer d'un pas.
Il fut surpris mais je ne lui laissai pas le temps de comprendre mes sentiments qui pourraient trahir ce que je m'apprêtais à faire. Je pliai mes genoux pour prendre appui avant de faire un saut périlleux arrière au dessus de la rambarde du balcon.
J'atterris souplement au niveau du rez-de-chaussée mais au lieu de rentrer dans la villa, je courus jusqu'à la forêt, souriante.
Je me stoppai une seconde le temps de voir s'il me suivait.
Oui, il me suit. Cours Bella!
Alors je repris ma course et m'enfonçai dans les bois. Je rigolais à présent puisque je le sentais me suivre. Je savais qu'il ne pourrait pas me rattraper donc ça m'amusait encore plus. En même temps, ce n'était pas ma faute si je courrais plus vite que la normale! Enfin, il y avait Edward qui pouvait me rattraper, mais ce n'était pas lui qui me suivait. Je souris à cette idée.
Pour m'amuser encore plus, je retirai mon bouclier mental afin de passer un petit message à mon chéri.
« Je t'attends, Jazz! Allez, dépêche-toi! » le taquinai-je par pensées. En réponse, j'eus droit à un grognement de sa part mais je sentais qu'il se retenait de me rétorquer autre chose. Je me retournai une seconde fois pour voir sa tête et lui sourire. Mais je ne vis que de la végétation. Pas de traces de Jasper.
Je m'arrêtai net et l'appelai.
Seul le vent me répondit.
Je levai les yeux pour voir s'il ne se cachait pas sur une branche.
Soudain, quelque chose me percuta et me poussa contre un tronc d'arbre. Par chance, il ne s'effondra pas.
Je regardai qui venait de me rentrer dedans. Jasper.
Il me souriait, fière de m'avoir eue. Je lui donnai un coup dans l'épaule. Il feinta la douleur puis me prit dans ses bras.
- Allez, fais pas la gueule. Dit-il, un sourire dans la voix.
- …
- Boude pas. Avoue que je t'ai bien eue, toi qui cours plus vite que moi! La prochaine fois, tu n'oublieras pas de rester sur tes gardes.
- Oh non...bredouillai-je. Mais évidemment, il entendit ce que je venais de dire.
- Qu'est-ce qu'il y a? S'enquit-il.
- J'ai bien peur que la prochaine fois soit proche. Murmurai-je, fixant mes pieds.
Il releva ma tête d'un doigt sous mon menton et dit:
- Tu parles de la vision d'Alice?
Je hochai la tête.
- Peut-être que ce ne sera pas aujourd'hui.
- C'est rare que ses visions ne se réalisent pas. Lui fis-je remarquer.
- Tu veux qu'on rentre ou tu préfères t'entraîner encore?
- Je...Euh...Tu crois que j'en ai besoin?
- On n'est jamais trop prudent. Surtout que dans sa vison, Alice t'a vu entourée d'arbres.
I- l n'y avait pas que moi. Elle a dit « vous ». Ce qui me fait peur, c'est qu'elle n'a pas su nous dire exactement que représentait ce « vous ». Ça peut très bien être moi, seule, face à mes ennemis, ou quelques uns de la famille avec moi contre les vampires qui me veulent. Je m'en voudrais s'il vous arrivait quelque chose. Rétorquai-je, des trémolos dans la voix.
- Shhh...Il ne va rien nous arriver. On s'entraîne une petite heure et ensuite on rentre à la villa?
- D'accord. Acceptai-je.
Il m'embrassa chastement avant de déclarer:
- Très bien. Prépare-toi.
Il s'accroupit, prêt à attaquer, alors je me mis en position de défense sans le quitter du regard, analysant chacun de ses mouvements pour être prête à parer ses coups.
Sans prévenir, il se jeta sur moi. Je roulai au sol pour ne pas que ses bras me piègent dans une étreinte. Étreinte qui pourrait m'être fatale de la part d'un ennemi.
Il ne me laissa pas le temps de dégager mon visage des mèches de cheveux qui me cachaient la vue. Merde! J'aurais dû m'attacher les cheveux!
Il se trouvait donc penché sur moi, une main contre ma gorge, me plaquant au sol.
Je n'avais pas le choix: j'activai mon bouclier physique. Ainsi, il fut projeté contre un arbre qui craqua suite à l'impact.
Je le désactivai dès que je fus remise sur mes pieds, à nouveau prête à affronter ses assauts.
Cependant, il ne bougeait pas, étendu contre le tronc.
Fin chapitre 8
Le lemon vous a plu? Il est capital de répondre à cette question pour que je sache si oui ou non je peux continuer à en écrire.
Jasper fait-il semblant d'être blessé pour qu'elle s'approche de lui ou s'agit-il d'autre chose? Si vous pensez que c'est la dernière option, précisez votre idée.
Bon voilà, j'ai fini de vous embêter avec mes questions.
Gros bisous à tout le monde.
PS: et passez de bonnes vacances de Toussaint.
