Acroatwiligth: Merci pour ta review régulière, ça me touche vraiment de voir qu'à chaque chapitre tu me donnes tes impressions. Comme tu le dis « pauvre de nous et pauvre Jazz ».^^ Sinon ce chapitre devrais plus te plaire que le précédent.

Bonne lecture!

Chapitre 11

Quatre ans plus tard.

Ça faisait quatre ans que je me trouvais ici, à Volterra, dans la forteresse des Volturi. J'avais l'impression que c'était hier que j'avais laissé Jasper sans explication. Mais ces quatre années ont été longues malgré tout ce que j'ai eu à faire pour les Volturi.

J'avais appris au cours de ces années que c'était bel et bien une forteresse. En effet, il était courant d'avoir des tentatives de prise de pouvoirs par des vampires dits « mineurs » par Aro et ses frères, que j'aime surnommer « Aro et compagnie » puisque je n'ai jamais vu ou entendu les deux frères donner des ordres, c'était toujours Aro qui le faisait.

Enfin bref, il y avait souvent des combats sanglants, mais les Volturi en ressortaient toujours vainqueurs.

Les trois frères n'ont pas réussi à me les faire appeler « mes Maîtres ». Non mais, et puis quoi encore! Ils m'ont arrachée à ma famille, me menaçant de les tuer si je ne les suivais, et il faudrait que je les appelle « Maîtres »?

Ils étaient tombés sur la mauvaise personne!

Enfin, aujourd'hui, je les quittais.

Je connaissais assez bien les points faibles de chacun à force de les avoir combattus en utilisant mes pouvoirs et les techniques d'attaque et de défense enseignées par Jasper.

J'avais aussi appris à me téléporter avec deux- trois personnes. Aro m'avait imposé ces entraînements afin que je sois utile en mission. Et j'en avais eu beaucoup au cours de ces quatre dernières années.

Six mois après mon arrivée, je partais en mission.

Pour la majorité, il s'agissait de tuer les vampires susceptibles de prendre leur place. C'était donc moi, à chaque mission, qui devais m'en charger. Ainsi, je les ai tous brûlés vifs en plongeant mes yeux dans les leurs, même si au fond de moi je savais qu'ils ne le méritaient pas.

Pour les autres missions, il s'agissait d'espionner un clan pour ramener au final les vampires ayant des dons. Évidemment, Aro avait évité de me faire espionner le Clan Cullen, c'est-à-dire ma famille. Pour ces missions, Gianna et Paul m'accompagnaient. La première pour détecter plus rapidement les vampires dotés de pouvoirs, et le second pour empêcher toutes fuites. Et moi, pour amener le plus rapidement le ou les vampire(s) auprès des frères Volturi par téléportation.

Ces quatre années ont aussi été des années de souffrance à cause de Paul.

Dès le premier jour, j'avais remarqué qu'il me regardait d'une drôle de façon.

Il a tout fait pour effacer Jasper de ma mémoire. Mais sans succès.

En ce moment, il était dans ma chambre, me figeant sur le lit à baldaquins. Je ne savais pas s'il était au courant, mais maintenant, je pouvais utiliser mes pouvoirs sans problème, Gianna étant morte.

- Je t'aime, Bella. Répéta-t-il pour la énième fois en moins d'une heure. Il voulait à tout prix que j'oublie Jasper en le remplaçant par lui.

- Et moi, je te dis que ce n'est pas réciproque. Et arrête de me mentir. Je sais très bien que c'est Aro qui t'a ordonné de me le faire croire. Si tu m'aimais vraiment, tu ne me figerais pas pour me le dire.

J'avais vu, en touchant un jour Paul, Aro lui ordonner de me séduire pour me faire oublier Jasper pour que je n'aie plus de raison de partir

- Je le fais parce que tu ne m'en laisses pas le choix. Répliqua-t-il, s'approchant dangereusement du lit, et par la même occasion de moi.

J'attendis qu'il se penche sur moi et pose ses mains à moins d'un centimètre de ma tête pour activer mon bouclier, le propulsant violemment contre le mur, près de la porte.

- Qu...commença-t-il, les yeux écarquillés d'incompréhension et de peur.

- Gianna est un tas de poussière maintenant. Tu ne t'en es pas encore rendu compte? L'interrogeai-je, glissant du lit afin de me trouver debout à trois pas de lui, affalé au sol contre la porte.

- Non. Souffla-t-il.

- Elle n'a pas été dure à vaincre.

Flash Black:

- Salut, Gianna! Lançai-je.

- Que fais-tu ici? Fit-elle étonnée et méfiante de me voir dans sa chambre, alors qu'en quatre ans je n'y avais jamais mis les pieds.

- Je viens voir comment va ma vampire préférée. Répondis-je comme si c'était évident.

Immédiatement, je la sentis se concentrer pour bloquer mes pouvoirs. Évidemment, ça ne m'empêchait pas de l'attaquer.

Je lui sautai dessus et, sans perdre de temps, je lui arrachai la tête de son corps.

Elle s'affala au sol, lâchant son emprise sur mes dons. Je sortis le briquet de ma poche, que j'avais prévu pour l'occasion, l'allumai et le jetai sur elle. Elle s'enflamma rapidement. Pour ne pas que le feu s'étende et que les autres ne soient pas au courant, je plaçai mon bouclier autour d'elle en attendant qu'il ne reste plus qu'un tas de cendres où se trouvait Gianna quelques secondes plus tôt. Ensuite, j'étouffai le feu en réduisant le bouclier jusqu'à ce qu'il ne recouvre plus que les cendres. Je le désactivai une fois que le feu fut éteint.

Fin Flash Back.

- Ne t'inquiète pas, sa mort a été rapide. Elle n'a pas eu le temps de dire « ouf! ».Ajoutai-je.

- Je vais te tuer! S'écria-t-il en se jetant sur moi.

Prise de court, il réussit à me plaquer sur le lit, une main m'étranglant. Heureusement que je n'avais plus besoin d'oxygène dans mes poumons pour vivre!

Cependant, je ne pouvais pas le laisser m'étêter.

Alors je décidai de le déconcentrer en lui parlant par pensées, don qu'il ne connaissait pas:

« Tu vois, tu ne m'aimes pas. »

- Quoi? S'exclama-t-il, perdu, relâchant ainsi son emprise sur mon cou.

J'en profitai pour passer mes mains autour de son cou et l'étêtai, puis je détachai ses bras et jambes de son tronc. Il ne valait pas la peine que je le brûle vif. Je voulais qu'il transmette un message à Aro et compagnie. Même s'il n'était que pièces détachées en ce moment, il pouvait m'entendre. Il lui faudrait juste un certain temps pour être de nouveau en un seul morceau.

- Tu diras à tes Maîtres de m'oublier, de ne pas revenir me chercher. Sinon, je leur réserve le même sort que Gianna. N'oublie pas de leur préciser que je ne veux pas de leur place. Je veux juste que vous m'oubliez, tous.

Et sans rien dire de plus, je fermai les yeux pour me téléporter.

Flash Back:

Deux fois, je suis allée à Forks transmettre un message aux Cullen.

La première fois, j'avais gravé « Soin fort. Je t'aime » sur le rocher, où Jasper et moi aimions nous asseoir pour apprécier le clapotis de l'eau, les levers et couchers de soleil, en espérant qu'il comprenne que j'en étais l'auteur.

La deuxième fois, j'avais failli me faire coincer par Edward et Emmett. Il faut dire que j'étais habillée comme les Volturi: longue cape noire avec capuche sur la tête. J'avais juste eu le temps de glisser une feuille préalablement remplie sous la porte d'entrée. J'y avais écrit « Je vais tout faire pour vous revenir. Prenez soin de vous. Je vous aime, Bella ».

Après avoir glissé la feuille, j'avais juste eu le temps de m'éloigner de la porte en courant le plus vite possible. Je n'avais pas eu le choix de me téléporter en courant car Edward était à deux doigts de m'attraper. Je ne voulais pas qu'ils voient mes yeux d'un rouge orangé, preuve que je ne m'étais pas seulement nourri d'animaux. A cette époque, Aro avait réussi à me piéger et ainsi me forcer à vider des humains de leur sang.

Fin Flash Back

J'arrivai une seconde plus tard à destination.

Je n'eus pas le temps d'ouvrir les yeux qu'une voix qui ne m'était pas inconnue atteignit mes tympans:

- Bella? Que fais-tu ici? S'étonna la personne.

J'ouvris les yeux et vis Edward à quelques pas, face à moi:

- Salut. Commençai-je, hésitante.

- Salut. Tu devrais aller voir Jasper. On se parlera plus tard. Enfin, si tu restes. Ajouta-t-il doucement.

- J'ai l'intention de rester. Dis-je en m'approchant de lui. Je l'embrassai sur la joue rapidement. Puis je gravis les marches d'escalier qui menaient à l'étage.

Je toquai deux coups à la porte de la chambre de Jasper.

Pas de réponse.

Edward m'avait dit d'aller le voir. Et la façon dont il l'avait dit me laisser croire que j'allais le trouver dans un piteux état.

C'est pourquoi j'ouvris la porte sans plus attendre.

Je restai figée une fraction de seconde face à ce que je voyais. Jasper était recroquevillé sur son lit, immobile, me tournant le dos.

Je n'étais pas sûre qu'il m'ait entendue m'approcher de lui puisqu'il ne bougeait pas d'un millimètre.

J'effleurai ses cheveux soigneux et bouclés.

Toujours pas de réaction de sa part.

Je m'accroupis pour mettre mon visage au même niveau que le sien.

Ses yeux étaient fermement fermés, comme s'il savait que j'étais tout près de lui mais qu'il n'osait pas me regarder, craignant peut-être que je disparaisse à nouveau. Après tout, il avait dû voir l'inscription sur notre rocher. Donc ça signifiait que j'étais revenue, certes un court instant, mais assez long pour que je puisse lui rendre visite.

- Jasper. Ouvre les yeux. S'il te plaît. Le suppliai-je, continuant à caresser ses cheveux.

Ses paupières se desserrèrent, puis s'ouvrirent, laissant voir la noirceur de ses yeux. Maintenant que je voyais ses yeux, je remarquais que des cernes se dessinaient sous ses yeux.

Ça devait faire plus de deux semaines qu'il ne s'était pas nourri pour que ses yeux soient aussi noirs et qu'il ait des cernes aussi violettes.

- Jasper. Soupirai-je, triste qu'il ne se nourrisse plus. Sûrement à cause de moi en plus. Jasper. Regarde-moi. Ordonnai-je doucement, posant la main, qui jusque là caressait ses cheveux, sur sa joue.

Il évitait de me regarder, ses yeux fixant un point au dessus de ma tête. Mais je voulais qu'il me regarde pour lui montrer que j'étais bel et bien devant lui, dans la même pièce. Et je comptais bien lui prouver que je ne le quitterai plus.

Enfin il planta ses yeux d'un noir d'encre dans les miens, qui devaient être ambrés.

- C'est bien toi, Bella? Demanda-t-il après ce qui me sembla une éternité.

- Oui. Acquiesçai-je tout en hochant la tête et attrapant sa main droite de ma main libre pour confirmer mes dires. Je suis bien là. Ajoutai-je, esquissant un sourire.

Il resserra son emprise sur ma main. Une fois certain que je ne m'évaporerais pas, il se redressa et me prit dans ses bras:

- Bella. Murmura-t-il dans mes cheveux, la voix émue.

- Je suis là, Jasper. Fis-je en lui rendant son étreinte et en enfouissant ma tête dans son cou.

Nous restâmes dans cette position jusqu'à ce qu'Esmé entre dans la chambre:

- Ma chérie! Tu es revenue! S'exclama-t-elle, émue.

Je me décollai du torse de Jasper, mais tout en prenant soin de garder un contact en gardant ses mains dans les miennes. Puis je répondis:

- Bonjour, Esmé. Oui, je suis de retour à la villa et je compte bien y rester. Affirmai-je.

- Tu ne peux pas savoir comme ça me fait plaisir. Dit-elle en souriant, sincère.

Je lui souris affectueusement en guise de remerciements.

- Les enfants, je pense qu'il serait bien que vous chassiez.

Je me tournai vers Jasper et affirmai:

- Esmé a raison. Tu as besoin de chasser.

- Je...

- Non, non! Le coupai-je. Tu en as vraiment besoin. De toute façon, je t'accompagne. Ça m'a trop manqué de chasser avec toi. Et puis, au moins on pourra en profiter pour rattraper un peu le temps perdu. Souris-je à la fin de ma phrase.

- D'accord. Soupira-t-il. C'est bien parce que tu viens avec moi.

Nous nous levâmes alors.

Quand je me tournai vers Esmé, celle-ci avait disparu. Elle avait sûrement voulu nous laisser de l'intimité. Et je lui en étais reconnaissante. Jasper m'avait vraiment trop manqué et je voulais profiter un maximum de lui. Il faudra que je pense à la remercier.

Nous sautâmes du balcon, puis nous nous dirigeâmes dans la forêt à la recherche de proies.

Nous chassâmes côte à côte. Je lui laissai se nourrir de la majorité, me contentant de deux cerfs, ce qui signifie que je passai le temps de la chasse à le contempler, me délectant de la vue.

La vue serait répugnante pour des humains, mais pour moi elle ne l'était pas. Au contraire, ça me donnait envie de faire des choses peu catholiques avec lui, dans l'instant. Mais je me retenais. Je ne pouvais pas me permettre de lui sauter dessus alors qu'il avait besoin de chasser.

Alors je tentai de lui cacher mon désir en pensant à autre chose qu'à nos ébats dans sa chambre. Je me forçai à penser à des choses horribles, comme ce que j'avais vécu avec les Volturi.

Et j'y arrivai. Peut-être un peu trop car je me sentis glisser au sol le long du tronc auquel je m'étais adossée.

Flash Back:

Aro m'ordonnait d'exécuter un vampire, qui avait été transformé lors de ses 70 ans. Il pouvait changer d'apparence. C'était pour cela qu'Aro voulait s'en débarrasser. Il avait peur qu'il se fasse passer pour lui et ainsi faire un coup d'état ou je ne sais trop quoi d'autres.

Paul, Gianna et moi l'avions trouvé en Égypte.

Il était figé à mes pieds par Paul et je suspectais Gianna de l'empêcher de changer d'apparence.

Je plongeai alors mes yeux dans celui du vieillard et le brûlai vif par le biais de mon pouvoir.

Un autre souvenir le succéda.

Cette fois, j'étais en train de me battre contre Félix et Démétri, sous ordres d'Aro et compagnie. Selon eux, il fallait que je sois plus rapide dans mes actions lors d'un combat. Mon œil, oui! Ils voulaient surtout connaître mes limites pour savoir comment me battre le jour où ils voudraient se débarrasser de moi!

Enfin bon, là je me faisais balancer dans tous les sens sans que je n'aie le temps d'activer mon bouclier. Ça ne faisait même pas un an que j'étais là-bas donc je n'avais pas encore perfectionné mes pouvoirs.

Le souvenir s'accéléra, puis repris un rythme normal quand je fus allongée sur le lit à baldaquins, qui trônait dans la pièce qui me servait de chambre, inconsciente. Ça m'arrivait souvent à cette période à cause de l'épuisement dû aux combats. Aro et compagnie étaient toujours étonnés quand ça m'arrivait car j'étais le seul vampire capable de perdre conscience, à leur connaissance.

Fin Flash Back.

- Bella! BELLA! M'appelait-on, d'une voix paniquée, en me secouant comme un pommier.

- Ne t'inquiète pas, elle n'a rien.

- Que se passe-t-il? Interrogeai-je d'une petite voix.

- Oh Bella. Tu m'as fait une de ces peurs. Je ne percevais plus tes émotions, alors j'ai cru qu'il t'était arrivé quelque chose de grave.

- Non, pourquoi veux-tu qu'il m'arrive quelque chose? Demandai-je sur le coup. Mais je regrettai aussitôt de l'avoir dit. Oh... Non, les Volturi ne peuvent pas me faire de mal de cette façon, si c'est à eux que tu as pensé. J'ai juste replongé dans mes souvenirs. Expliquai-je.

- Je t'avais bien dit qu'il ne lui était rien arrivé. Fit une voix cristalline à ma gauche.

Je tournai la tête vers cette voix.

- Alice! M'écriai-je, heureuse de la voir.

- Tu peux pas savoir comme tu nous as manqué. Glissa-t-elle à mon oreille en me serrant dans ses bras.

- Vous aussi vous m'avez manqué.

Elle me relâcha et se leva, puis elle m'aida à en faire autant.

- Allez, venez! Tout le monde vous attend avec impatience.

- T'exagère, Alice. Rétorqua Jasper, légèrement agacé apparemment.

- Mais non! Bon allez! Vous venez ou vous comptez rester plantés là? S'impatienta-t-elle.

-Du calme, Alice. Ça fait pas longtemps que je suis là. Rétorquai-je.

- Cinq heures, c'est ce que tu appelles pas longtemps, toi?

- Cinq heures? M'étonnai-je. Tu es sûre, Alice?

- Oui, j'en suis sûre.

- Si on te suit maintenant, tu promets de nous laisser tranquilles ce soir? M'enquis-je.

Elle posa un doigt sur sa lèvre inférieure, faisant mine de réfléchir, puis, au bout d'une minute qui me parut être une éternité, elle promit:

- Vous pouvez compter sur moi. A condition que...

- Alice. La coupa Jasper, désespéré.

- Il n'y a pas de condition, Alice.

- Quels rabat-joie vous faîtes. Soupira-t-elle.

Jasper s'approcha de moi, glissa sa main gauche dans ma main droite, puis m'entraîna vers la villa sans attendre Alice.

Nous ne prîmes pas la peine de courir, malgré l'indignation d'Alice qui dû prendre son mal en patience pour nous accompagner jusqu'à la villa. Toutefois, elle prit bien soin de marcher devant nous pour bien nous montrer son mécontentement et son impatience. Évidement, ça ne m'étonnait pas de la voir ainsi puisque c'était une pile électrique infatigable en temps normal. Cela, je ne risquais pas de l'avoir oublié en quatre ans.

Alice nous attendait au pas de la porte d'entrée ouverte en tapant du pied.

Nous n'accélérâmes pas pour autant le pas. Mais elle ne se laissa pas décourager. Elle s'avança rapidement vers moi, se jetant presque sur moi, et me tira si brusquement que je lâchai la main de Jasper et pénétrai dans le salon à sa suite sans pouvoir protester.

Quand elle me relâcha après m'avoir poussée sur un canapé, je soupirai:

- Alice.

- Moi aussi je t'aime! S'exclama-t-elle, à l'autre bout de la pièce, près de la cuisine.

- Comme tu peux voir, elle n'a pas changé. Chuchota Jasper à mon oreille, après m'avoir rejointe sur le canapé.

- Ouais. Marmonnai-je, en lui reprenant sa main.

Un rire me fit remarquer la présence de la famille Cullen.

Le rire provenait d'Emmett.

- Salut. Dis-je en les regardant un par un.

- Bonjour, Bella. Répondirent Rose, Emmett, Carlisle et même Edward, même si je l'avais déjà vu.

- Désolée de ne pas vous avoir tout de suite signaler mon retour.

- L'important c'est que tu sois avec nous maintenant. Me rassura Esmé, comme à son habitude.

- Alors, sœurette! Tu leur as fait la peau à ces Volturi?

- Pas tout à fait, Emmett.

- « Pas tout à fait »? Ça veut dire que tu en as battu quelques uns? Insista-t-il, voulant sûrement que je lui raconte une bagarre avec les détails croustillants.

- Mmmh, à vrai dire, j'ai détruis une vampire et démembré un autre avant de partir.

- Hey! Je veux les détails! Protesta-t-il.

- Emmett. Intervint Esmé, réprobatrice.

- Non, c'est bon, je vais le faire comme ça il fermera son clapet. Fis-je, en adressant un sourire moqueur à Emmett.

Jasper exerça une petit pression sur ma main. Je ne compris pas pourquoi mais je ne pris pas pour autant la peine de me poser la question car je relatai ce qu'attendait Emmett avec impatience:

- Bon, alors je me suis débarrassée de la vampire en la décapitant et en l'enflammant avec un briquet.

- Attends, tu as utilisé un briquet? Mais tu n'avais pas dit que tu pouvais brûler vifs des vampires? Me coupa Edward.

- Je suis obligée de fixer leurs yeux. Étant décapitée, son corps n'était plus relié à sa tête donc ça n'aurait pas marché. Expliquai-je. Il inclina la tête pour me remercier de lui avoir donner une explication. Je repris donc mon récit: J'étais obligée de la décapiter pour commencer à m'en débarrasser car elle avait le don de bloquer mes pouvoirs.

- Est-ce que c'était Gianna? S'enquit Carlisle.

- Oui. Tu la connaissais?

- Quand je suis arrivé chez les Volturi avant de venir aux États-Unis, elle y était déjà.

- Eh bien, tu ne la reverras plus jamais. Affirmai-je. Enfin, passons. Concernant le second vampire, je me suis contentée de le démembrer et de lui donner un message à transmettre à ses maîtres, avant de partir. Pour y arriver, j'ai dû le prendre par surprise car il me figeait avec son pouvoir. Il fallait donc que je le déconcentre. J'ai choisi de lui parler par pensées. Il ne savait pas que j'en étais capable donc j'ai profité de son moment de surprise pour l'étêter, puis lui arracher ses bras et ses jambes.

- Wow! Coriace la p'tite! S'exclama Emmett.

- Il faut s'attendre à des représailles maintenant. Bella, tu as réussi à te débarrasser de deux vampires dotés de pouvoirs importants et de t'enfuir de Volterra sans problème. Ce n'est pas rien. A présent, tu es une menace pour eux S'ils viennent jusqu'ici, ce ne sera pas pour te reprendre parmi eux. Cette fois-ci, ce sera pour se débarrasser de toi. Déclara Carlisle.

Je sentis se tendre mon amour.

- Nous serons à tes côtés. Assura Edward.

- Merci. Mais je ne veux pas qu'il vous arrive quelque chose. Je m'en voudrais toute mon existence, si ça devait arriver.

- Tu fais partie de la famille, ma chérie. Nous te soutiendrons quoique tu fasses. Affirma Esmé.

Je baissai la tête, gênée de les mener à la mort. Si je n'étais pas revenue, ils ne risqueraient pas leur vie, ou plutôt leur éternité, pour moi. J'avais passé vingt ans à me débrouiller seule, et même à Volterra. Alors, ce qu'ils me disaient me touchait énormément, mais ça m'effrayait aussi.

Je sentis Jasper se tournait vers moi avant qu'il ne relève ma tête, plantant ses yeux dorés dans les miens.

Je savais ce qu'il allait me dire: que je n'avais pas être gênée. Foutu empathe!

- Je sais. Murmurai-je à son attention. Mais j'ai le droit de me sentir responsable de votre choix. Si je n'étais pas revenue, vous ne seriez pas obligés de risquer votre vie.

- Tu l'as dit: c'est notre choix. C'est ainsi dans la famille: nous nous soutenons quoiqu'il peut nous arriver.

- Pfou. Soupirai-je, pas pour autant convaincue.

Il se leva, puis m'aida à en faire autant. Puis il me tira vers la porte d'entrée. Il m'entraînait dans la direction du ruisseau, plus exactement vers notre rocher. Arrivés à destination, il s'arrêta, m'obligeant à en faire autant. Je remarquai que le « Je t'aime ,»que j'étais venue graver sans que les Volturi ne soient au courant, était toujours lisible malgré les intempéries de Forks. Jasper passa les doigts de sa main libre sur les sept lettres, me tenant toujours la main de l'autre.

- Quand j'ai vu l'inscription, je me suis dit que je rêvais. Commença-t-il. J'ai alors passé mes doigts dessus. En sentant les reliefs, j'ai constaté que ce n'était pas un rêve, que c'était bel et bien réel. Il planta son regard dans le mien: Je me suis alors demandé si c'était toi qui l'avait gravée. Ne voyant que toi, je t'en ai voulu de ne pas être venu me voir, mais je m'en suis encore plus voulu de ne pas t'avoir sentie approcher de la villa.

J'ouvris la bouche pour dire quelque chose mais il m'en empêcha en posant un doigt sur mes lèvres.

- Non. Ne dis rien. J'en ai parlé à Edward. Il m'a dit que si tu n'étais pas venue me voir, c'était parce que tu n'en avais pas le droit. Mais je me suis demandé pourquoi, dans ce cas, tu avais approché la villa. Puis, tu es revenue. Les garçons t'ont sentie et ont failli t'attraper, mais tu t'es volatilisée. Cependant, au début, ils ne savaient pas que c'était toi. Ils pensaient que c'était un Volturi. C'est pour ça qu'ils t'ont poursuivie. C'est la façon dont le « Volturi » s'est évaporé et la lettre qui nous a fait comprendre qu'il s'agissait de toi. Mais je me demande toujours pourquoi tu as pris le risque de venir ici à deux reprises nous transmettre un message.

- Je m'en voulais, et je m'en veux toujours, de la façon que je t'ai délaissé. Les Volturi ne savent toujours pas que je suis venue à Forks, malgré leur interdiction. Pour ne pas qu'ils s'en doutent, je profitais des missions que je faisais en solitaire pour vous approcher, étant les seuls moments que je n'étais pas surveillée.

Évidemment, je me gardais bien de lui dire que je les avais observés de temps à autre pour voir comment ils vivaient mon absence. Jamais je n'avais vu Jasper. J'aurais dû me douter qu'il n'allait pas bien.

- Bella?

- Hum?

- Ça va? S'inquiéta-t-il.

- Oui, oui. Fis-je en évitant son regard.

- Tu me caches quelque chose.

- Pourquoi dis-tu ça? M'étonnai-je faussement, sachant très bien comment il pouvait le savoir.

- Je le sens et je te connais. Déjà quand tu étais humaine, tu ne savais pas mentir. Expliqua-t-il.

Je soupirai avant d'avouer:

- Très bien. Ce n'est pas les seules fois.

- Que veux-tu dire?

- De temps de temps, je suis venue pour voir comment vous alliez en mon absence.

- Mais nous n'avons jamais senti ton odeur dans les environs! S'étonna-t-il.

- Tu oublies que tu m'as dit qu'Edward et Emmett m'avaient poursuivie parce qu'ils m'avaient prise pour un Volturi. Je crois savoir pourquoi vous ne reconnaissiez pas mon odeur.

- C'est quoi ton idée? S'intéressa-t-il.

- Je crois que le fait d'être toujours entourée de Volturi à fait que je me suis imprégnée de leur odeur. Mais ce n'est qu'une hypothèse. Peut-être que c'est parce que vous ne vous attendiez plus à me voir et donc vous avez pris mon odeur pour celle d'un adversaire. Pour le coup, l'adversaire était un Volturi. Ça ne veut pas dire que mon odeur a changé.

- Mais pour les fois que nous ne t'avons pas sentie, tu as une hypothèse?

- Je ne sais pas trop. Est-ce que vous étiez tout le temps sur vos gardes?

- Me concernant, non. Mais tu devrais demander aux autres.

- Pas maintenant. Je veux profiter d'être avec toi.

Pour appuyer mes dires, j'écrasai mes lèvres sur les siennes. Je passai ma langue sur ses lèvres. Il les entrouvrit, me permettant ainsi de mêler ma langue avec la sienne. Elles effectuèrent un ballet sensuel.

Je n'étais plus consciente du monde qui nous entourait. Seul sa présence me suffisait. Petit à petit, je perdis le contrôle de mon corps et de mon esprit. Je ne savais plus ce que je faisais.

Ainsi, je ne me rendis pas compte que je lui retirais son sweatshirt et son jean précipitamment.

Tout s'enchaîna.

Quand je recouvris le contrôle de mon corps et de mon esprit, je me trouvais allongée sur son torse finement musclé.

Il caressait tendrement mes cheveux qui devaient être dans un état affreux.

- Je t'aime. Murmura-t-il à mon oreille.

Je relevai la tête, plantai mes yeux dans les siens, et répondis en souriant:

- Moi aussi, Jazz.

Fin chapitre 11

J'espère que la fin vous convient.

Je ne voulais pas m'arrêter sur du suspense et c'est pour me faire pardonner d'avoir fait partir Bella avec ces satanés Volturi.

Bises.