Je ne suis pas en retard! Nous sommes toujours samedi (20h53 plus précisément).

Voilà un méga chapitre (enfin c'est rare que j'en écrit des aussi longs).

Bonne lecture!

(comme d'hab', on se retrouve en bas)

Chapitre 14

Jasper's POV:

- Et tu t'imagines que ce n'est pas un piège? Bon sang, Bella! Je ne te laisserai pas y aller! Ou du moins, pas sans moi! Protestai-je.

- Très bien. Bon, je monte. Déclara-t-elle commençant à être en colère. Je le percevais dans ses sentiments.

Elle rompit notre contact visuel et nous contourna pour accéder aux escaliers. Je voyais bien qu'elle prenait soin de ne pas m'approcher.

Je ne la suivis pas, songeant que ce serait une mauvaise idée, qu'il serait mieux de la laisser se calmer. Et je devais en faire de même de mon côté.

Je me postai devant la baie vitrée du salon et méditai sur ma réaction.

C'est pourquoi je n'entendis pas Rose s'approcher de moi. Je me rendis compte qu'elle était à côté de moi, au moment qu'elle commença à dire:

- Pourquoi tu lui as parlé comme ça?

Je hochai les épaules:

- Je ne sais pas.

- Tu sais, elle nous a sauvé la peau. Elle a su leur expliquer ce qui nous avait poussés à nous approcher de la limite. Tu devrais plutôt être soulagé qu'elle soit encore en un seul morceau. Tu aurais dû la prendre dans tes bras, je suis sûre qu'elle en avait besoin. Mais non, tel un imbécile, tu as crié pour exprimer la peur que tu as eu pour elle au lieu de... je sais pas moi! Je te pensais plus gentleman. Débita-t-elle. Heureusement qu'elle était humaine sinon elle serait en train de manquer d'air et de s'étouffer.

- Je reconnais que j'ai été un peu trop brusque. Peux-tu me laisser réfléchir en paix, s'il-te-plaît?

- Tu n'as pas besoin de réfléchir! Tu sais déjà ce qu'il faut faire: t'excuser! S'exclama-t-elle, désespérée. Mais elle me laissa tout de même seul .

Pendant je ne sais combien de temps, je réfléchis à la meilleure façon de me repentir auprès de Bella, mon ange.

Ce qui était le plus dur pour moi, c'était de ressentir sa peine, sa colère, son désarroi et son incompréhension malgré les murs qui nous séparés.

Je n'avais qu'une envie: la serrer dans mes bras, user de mon don pour la calmer et lui montrer à quel point j'étais désolé.

Une fois certain de ce que je voulais faire, je gravis les marches d'escalier qui nous séparaient.

Son odeur me mena à ma chambre, ou plutôt la nôtre.

Avant d'entrer, je lui demandai:

- Bella, puis-je entrer?

Bella's POV:

Après avoir laissé les autres devant la porte d'entrée, j'entrai dans la salle de bains pour prendre une douche et en profiter pour me relaxer.

Je pris mon temps.

La pièce était plongée dans la condensation quand j'eus fini de me laver. On se croirait en plein milieu d'un brouillard.

Je m'essuyai rapidement.

Comme j'avais oublié de prendre des vêtements propres avec moi, je m'enroulai dans une serviette avant de sortir de la pièce, puis me dirigeai dans le dressing.

Je choisis une tenue confortable, c'est-à-dire un jogging et un débardeur.

Malgré les supplications d'Alice pour m'en empêcher, j'avais réussi à acheter quelques joggings. Évidemment, elle avait veillé au grain en choisissant les plus stylés, selon ses dires.

Après m'être vêtue, je m'allongeai sur le lit, me mettant sur le dos et me calant confortablement contre les nombreux oreillers bleus et blancs.

Ensuite, je me plongeai dans mes pensées, faisant le point sur tout ce qui s'était passé en une journée.

Pour commencer, je comprenais que Jasper a eu peur de me perdre, mais je ne comprenais pas l'intensité de sa colère. Ses yeux étaient noirs de colère quand il m'avait dit qu'il m'empêcherait de retourner à la frontière de la Push.

Et pas noir de désir, ni de soif, je sais encore faire la différence, merci bien!

Était-il possible qu'il y ait une autre raison qui expliquerait sa colère?

J'aimerais bien le savoir, mais pour cela il faudrait que j'en parle avec lui. Cependant, je ne me sentais pas encore prête à le ré-affronter. Ce n'est pas que j'ai peur de lui. Non, je l'aime beaucoup trop pour ça et puis, au pire, je pourrais toujours me protéger. Non. C'est parce que je n'avais pas envie de revoir la colère déformer son si beau visage. Au fond de moi, je savais que sa peur était justifiée mais pas l'intensité de sa colère. Non, celle-là m'était incompréhensible.

Soudain, je sentis une main se poser sur mon épaule droite.

Je sursautai et me figeai. Je savais que c'était Jasper et je ne savais pas si c'était bien ou pas d'avoir une explication peu de temps après notre dispute.

- Bella, je suis désolé de m'être emporté tout à l'heure.

Je ne répondis pas et ne bougeai pas non plus.

- Je suis vraiment désolé. Insista-t-il.

Je soupirai avant de lever les yeux sur lui, puis j'attendis qu'il parle.

- Je suis désolé. Répéta-t-il.

- Je te pardonne, mais ne m'empêche pas d'aller voir mon père.

- Je ne peux pas. Laisse-moi venir avec toi, je serais plus rassuré. Continua-t-il, en s'accroupissant pour se mettre à mon niveau.

Je secouai la tête, déçue.

- Bella. Souffla-t-il en prenant mon visage dans ses mains et en ancrant ses yeux dans les miens. Il lâcha mon visage et me serra fort dans ses bras.

Je me blottis un moment dans ses bras, inhalant son odeur...salée? C'est bizarre, celle de Jasper est d'habitude sucrée. A moins que...

Je fus sortie de mes pensées alors qu'il s'écartait de moi brusquement.

- Que se passe-t-il? M'enquis-je.

- Rien. Répondit-il sèchement.

- Tu es sûr? Insistai-je.

- Chut! Souffla-t-il en plaquant sa main sur ma bouche trop violemment à mon goût. Par la même occasion, il m'empêchait de me redresser.

Vraiment bizarre. Je n'ai jamais vu Jasper agir de cette façon. Qu'est-ce qui lui prend?

Je levai les yeux sur lui pour voir ce qui lui prenait. Il fixait la porte d'entrée de la chambre comme si une personne allait entrer d'un moment à un autre.

Je me concentrai sur les bruits et les odeurs qui pourraient valider mon hypothèse.

Curieusement, je sentis l'odeur de Jasper derrière la porte.

Mais qu'est-ce que je raconte? Il est dans la chambre avec moi!

Je levai et posai une main sur son avant-bras droit pour tenter de le repousser afin de pouvoir parler. Je sursautai légèrement comme j'en ai l'habitude quand je reçois des flashs du passé appartenant à la personne que je touche ou effleure. Ça faisait deux ans que je n'avais pas eu de flashs.

Je voyais une humaine aux cheveux bruns, coincée entre son siège et le tableau de bord de sa voiture. Son sang coulait le long de son visage, provenant d'une entaille profonde de son crâne. Son sang m'attirait. Mais au fond de moi, je savais qu'il fallait que je la sauve car je sentais qu'elle me serait utile plus tard. Alors je bondis jusqu'à elle et la sortis de la voiture. Elle semblait avoir perdue connaissance. Ce ne serait que plus simple pour la transformer et partir sans qu'elle ne se rappelle de moi, jusqu'à ce que je décide qu'elle me soit utile. Je la mordis, la pris dans mes bras, puis m'enfonçai dans les bois jusqu'à atteindre les Rocheuses. Je la déposai au pied d'un arbre et partis.

Je revins soudain au moment présent.

Cette humaine, c'était moi.

Qu'est-ce que ça veut dire? Est-ce celui qui m'a transformée? Ça voudrait dire qu'il vient me voir car il a besoin de moi, si j'ai bien compris ma vision. Mais c'est affreux! Il n'y a pas moyen! Je ne l'aiderais pas! Il faut que je le détruise avant qu'il n'ait plus besoin de moi et qu'il ne me détruise!

- Bella, puis-je entrer? Demanda Jasper à travers la porte.

Je me demandai pendant une poignée de secondes comment j'allais pouvoir lui répondre avant de trouver la solution. Mais pendant ce temps, mon transformateur m'avait relevée et menée jusqu'au balcon. J'en déduisis que c'était par là qu'il était entré et que c'était pour ça que personne ne paraissait conscient de sa présence.

Je relevai les yeux pour voir son visage. Je n'avais plus Jasper devant moi mais un grand brun aux cheveux bouclés et aux yeux rouges.

Je remarquai que ma bouche était libre et qu'ainsi je pouvais parler.

Si j'avais bien compris, son don était de copier l'apparence d'une personne, donc il ne devait pas avoir d'autres pouvoirs. Sauf si c'était grâce à lui que j'avais certains de mes pouvoirs, ce qui poserait problème pour ce que je m'apprêtais à faire.

- Jasper! criai-je en tournant la tête vers la porte pour qu'il m'entende le mieux possible. En même temps, je lui envoyai une vague d'assurance pour lui montrer que j'avais confiance en lui.

- Ferme-là! M'intima le grand brun qui m'avait transformée il y a vingt quatre ans.

Je pris soudain conscience que je pouvais me protéger, que je n'étais pas obligée de le suivre de force.

Alors, j'hésitai entre le réduire en cendre avec mes yeux, le démembrer ou le propulser loin de moi avec mon bouclier.

- Bella! S'écria Jasper.

Je me tournai rapidement vers lui. Il se trouvait au pas de la porte, le visage déformé par la peur. Sûrement la peur de me perdre.

C'est ce qui me fit choisir de fixer dans les yeux mon transformateur et de me concentrer sur mon pouvoir.

En même temps, je m'enveloppai de mon bouclier pour ne pas brûler en même temps que lui, étant toujours dans ses bras.

Il hurla de douleur en prenant feu.

En peu de temps, il devint un tas de cendres.

Jasper accourut auprès de moi, mais fut propulsé contre le mur à cause de mon bouclier. Je n'avais pas encore eu le temps de le désactiver.

- Jasper! Désolée. Fis-je en me précipitant à ses côtés.

- C'est bon, je vais bien. Tenta-t-il de me rassurer.

Mais je continuai à explorer son visage et son corps de mes mains à la recherche d'une éventuelle blessure. Alors il encadra brusquement mon visage de ses mains et m'embrassa fougueusement.

Je cessai alors mon exploration et entourai sa taille de mes bras.

Notre baiser dura un long moment. En fait, il fut interrompu par des cris aigus provenant du salon. Mais ça n'avait pas l'air de cris d'effroi, plutôt de joie. Enfin, c'est mon avis.

J'éloignai alors mon visage du sien et posai ma main droite sur sa joue gauche.

A ce moment, je me vis à travers ses yeux en train de brûler un grand vampire brun, mon transformateur. Il lui tournai le dos. Je pouvais percevoir la peur du vampire ainsi que celle de Jasper. Mais il ressentait aussi de la fierté.

Puis je revins au moment présent, avec le regard inquiet de Jazz posé sur moi.

- C'est rien. Le rassurai-je. Juste un flash.

- Qu'as-tu vu?

- Moi à travers tes yeux. Je brûlais d'un simple regard mon transformateur. Expliquai-je.

- Ton transformateur? Tu veux dire celui qui t'as mordue et laissée seule il y a une vingtaine d'années? S'enquit-il.

- Oui.

- Mais que te voulait-il? Pourquoi venir te chercher après tout ce temps alors que tu ne le connaissais pas? Attend, comment as-tu su que c'était lui?

- Calme-toi. Commençai-je. J'ai eu un flash en tentant de dégager sa main qui m'empêchait de parler. J'ai vu dans quel état il m'a trouvée et pourquoi il m'a transformée au lieu de me vider de mon sang.

- Et? m'encouragea-t-il à continuer, tandis que je faisais une pause pour le laisser digérer cette première information.

- Et il voulait se servir de moi lorsqu'il aurait besoin de mon aide. Mais je ne sais pas ce qu'il voulait que je fasse car je ne lui ai pas laissé le temps de me le dire. Voilà, c'est tout ce que je peux te dire, je ne sais rien d'autre.

- Plus jamais je ne te laisserai seule. Déclara-t-il.

- Même si je pars faire du shopping avec une extralucide? Souris-je.

- Non. Promit-il.

- Oh Jasper, je suis sûre qu'elle va...

- Alice! Lui grogna-t-il dessus alors qu'elle déboulait dans la chambre.

- Désolée mais j'ai hâte de tout mettre en place! Continua-t-elle sur sa lancée sans prendre en compte la menace que sous-entendait le grognement de Jasper.

- Laisse-moi le temps, veux-tu?

- Alice, laisse-les tranquille. Intervint Edward en la faisant sortir de la chambre. Son clin d'œil à Jasper ne m'échappa pas.

- Que veulent-ils dire? Questionnai-je.

- Suis-moi. Répondit-il en se levant.

Ensuite, il me tendit une main pour m'aider à me relever. Je l'acceptai et me remis sur mes pieds.

- Merci. Je te suis.

Il nous fit d'abord descendre au salon, puis sortir par la baie vitrée de la pièce.

Il nous dirigeait vers le ruisseau, et plus précisément vers notre rocher.

Je me demandais si le clin d'œil d'Edward avait un lien avec ce qu'avait dit Alice. Et si c'était le cas, ce qu'il en était.

Jazz s'arrêta et me fit asseoir sur le rocher. Je me laissai faire, pressée de savoir ce qu'il se passait. Je paraissais la seule à ne pas être au courant.

Il s'accroupit devant moi portant sa main gauche dans son dos, comme s'il cherchait quelque chose dans sa poche arrière de son pantalon noir.

- Bella, tu es la plus belle chose qui m'est arrivée dans ma vie. Tu es mon ange tombé du ciel. Sans toi, je ne suis plus rien. La preuve, quand tu es partie à Volterra, je ne suis devenu qu'une coquille vide. Je me laissais mourir à petit feu quand tu es revenue, pour moi.

Si j'étais encore humaine, je serais en train de verser des larmes, émue par ce qu'il me disait.

- Jasper... Murmurai-je, toute émue.

- Bella, veux-tu devenir ma femme pour l'éternité?

- Oh, Jasper! Oui, oui et encore oui! M'exclamai-je en sautant dans ses bras, l'empêchant de faire ce qui devrait suivre, à savoir me tendre ma bague de fiançailles, mais de toute façon je doutais qu'il ait eu le temps de l'acheter puisque ça ne faisait que deux jours que j'étais de retour à Forks.

- Oh, Bella! Je t'aime, mon ange. Murmura-t-il à mon oreille.

- Je t'aime, Jazz.

Il me déposa au sol avec tendresse avant de sortir de sa poche arrière de pantalon une petite boîte rouge. Il l'ouvrit et prit ce qu'elle contenait entre ses longs doigts. Ensuite, il passa un solitaire en diamant à mon annulaire gauche.

Je fus ébahie face à la brillance du bijou. Il faisait sombre dehors et pourtant le bijou brillait de mille feux, un peu comme la peau d'un vampire au soleil.

- Whoua! Soufflai-je, émerveillée.

- C'est ce que je pense en te voyant chaque moment passé à tes côtés.

Je relevai les yeux vers celui qui était dorénavant mon fiancé:

- Il est magnifique. Merci.

Puis je l'embrassai avec fougue.

Je passai mes mains dans sa nuque, fourrageant mes doigts dans ses cheveux.

Étant vampires, nous n'avions pas besoin de reprendre notre souffle. Ainsi, le baiser dura un long moment.

Il ne s'arrêta qu'au moment où l'on entendit une Alice surexcitée nous appeler de la baie vitrée.

- Alice! Soufflâmes-nous en chœur, désespérés. Elle n'était vraiment pas connue pour sa patience.

- Je crois que l'on a intérêt de les mettre au courant avant qu'Alice ne s'en charge.

- Je crois aussi. Acquiesçai-je.

Alors nous rejoignîmes la famille au salon.

Ils étaient tous assis, soit dans un fauteuil, soit dans un canapé, enlacés dans les bras de leur moitié.

Ils interrompirent leurs discussions quand nous pénétrâmes dans la pièce.

Enfin, Alice nous sauta dessus en criant de joie:

- J'en étais sûre! Tu verras, il sera magnifique!

- Alice, laisse-nous le temps d'en informer les autres. L'interrompit Jazz alors qu'elle ouvrait la bouche. Comme vous avez pu le comprendre, nous avons quelque chose à vous dire.

Il entrelaça ma main avant de continuer:

- J'ai demandé Bella en mariage et elle a accepté.

- Mais c'est merveilleux! Oh mes chéris, je suis tellement heureuse pour vous! S'exclama Esmé en venant nous serrer dans ses bras maternels.

- Ah bah il était temps! Lâcha Emmett.

Un bruit de claque retentit. Rose venait de lui donner une tape derrière la nuque.

- Aïe! Mais Rose, qu'est-ce qui te prend?

- Arrête de dire des bêtises sans arrêt. Le réprimanda-t-elle.

- Mais j'y peux rien s'ils ont été lents. S'enfonça-t-il.

Du coup, il eut droit à un regard noir de la part de sa femme. Si les regards pouvaient tuer, il serait mort. Enfin, s'il était toujours humain, bien sûr.

Pendant tout ce temps, nous avions assisté à la scène en souriant. Pour ma part, je me retenais de rire pour ne pas avoir à faire aux foudres de mon grizzli de frère.

Une fois qu'ils se rendirent compte de notre attention sur eux, Em' grimaça et Rose afficha un sourire de vainqueur, comme si ça faisait partie de la punition de mon frère.

- Em' n'a pas tort, vous avez été lents. Insista Edward.

- Ne t'en fait pas, Bella. Je vais te faire un magnifique mariage!

- C'est justement ce qui me fait peur. Marmonnai-je pour moi-même, mais évidemment elle l'entendit.

- Allez, Bella. C'est pas la mort! Riposta Alice.

- J'imagine que je ne peux pas dire « non »?

- En effet! Confirma-t-elle.

Avant que je n'aie le temps d'ajouter quoique ce soit, Jasper me porta jusqu'à sa chambre.

Il ferma brusquement la porte derrière nous avant de me plaquer contre cette dernière, me faisant gémir.

Il parsema mon cou et mon visage de baisers avant de s'attaquer à ma bouche. Je lui accordai l'accès à ma bouche, permettant à sa langue de se mêler à la mienne. Elles entreprirent un ballet érotique, m'envoyant des décharges dans mon bas-ventre.

Pendant ce temps, je déboutonnai sa chemise blanche pour avoir accès à son torse.

Une fois ma tâche accomplie, je la lui retirai et la jetai loin de nous, puis je cajolai son torse de tendres caresses rythmées par notre sensuel baiser.

Il grogna dans ma bouche quand mes mains descendirent bien bas en frôlant son sexe à l'étroit dans ses vêtements.

Alors il me débarrassa hâtivement de mon débardeur et de mon jogging, ne me laissant qu'en petite culotte, n'ayant pas mis de soutien-gorge.

A cette constatation, il revint à la charge sur ma bouche. J'en profitai pour entourer sa taille de mes jambes. Il comprit où je voulais en venir. Alors il passa ses bras autour de ma taille puis s'approcha du lit, où il me déposa tendrement.

Nous ne rompîmes pas notre baiser.

Sa bouche descendit le long de ma mâchoire jusqu'à atteindre mon cou puis ma poitrine. Il la gâta en alternant avec ses dents, sa langue et ses doigts.

Je gémis son nom sous ses caresses.

Après avoir fini avec mes seins, sa bouche descendit jusqu'au bord de ma culotte, laquelle disparut en un rien de temps, lui permettant d'accéder à mon sexe humide.

Il le gâta de la même façon que ma poitrine. Il le faisait si bien, que je ne me rappelais pratiquement plus comment je m'appelais.

- Jasper... Gémis-je dans un souffle alors qu'il pénétrait trois doigts en moi.

J'en pouvais plus, je n'allais pas tarder à venir. Il devait le sentir puisqu'il s'empressa de rajouter sa langue dans le processus et d'accentuer la cadence de ses doigts experts.

- Je vais...Oh ouiiii!

Après m'être remise de mon orgasme, dont je doutais que ce soit le dernier de la journée, je m'attaquai à sa ceinture. Une fois détachée, je fis descendre son pantalon avec son boxer jusqu'à ses pieds. Il se chargea de les jeter dans un coin de la chambre. Sans perdre de temps, je me mis à caresser son sexe dur et tendu à l'extrême. J'étais fière de l'effet que je lui faisais. Pendant que je m'affairais, je levai les yeux pour voir sa réaction. Il avait les yeux clos, la bouche entrouverte et le visage crispé comme s'il se retenait de jouir.

Cependant, je ne me sentais pas encore prête à le prendre dans ma bouche. Alors j'exerçai une pression plus forte sur le bout de sa verge. Il ne tarda pas à se vider en criant mon prénom.

Après avoir repris son souffle, il s'empressa de m'allonger sur le dos et de se positionner au dessus de moi. Il me contempla du regard, ses yeux emplis d'amour et de désir. Je lui souris, lui donnant la permission de me prendre.

Alors il s'enfonça lentement en moi comme si j'étais aussi fragile que du porcelaine. Il sortit pour mieux revenir en moi. Il réitéra plusieurs fois jusqu'à aller au fond de moi de plus en plus fort et de plus en plus rapidement. Je suivis le mouvement, faisant claquer nos peaux l'une contre l'autre.

Soudain, je tremblai, signe que l'orgasme était tout près. Et ça ne manqua pas puisque quelques secondes après je criais son prénom de tout mon cœur. Il me suivit de près.

Nous restâmes dans cette position pendant un petit moment de plénitude, au cours duquel nous reprenions notre souffle. Même si nous étions des vampires, l'exercice nous avait épuisé.

- Je t'aime. Souffla-t-il, rompant le silence qui s'était installé entre nous, mais qui n'était pas gênant, au contraire, il était reposant, détendant.

Je levai une main et la passai dans ses cheveux blonds avant de répondre:

- Je t'aime, Jazz.

Puis il m'embrassa passionnément. Je lui rendis son baiser et laissai sa langue se mêler à la mienne. Il ne m'avait jamais embrassée de cette façon. C'était...Whaou! J'en avais des frissons. Moi qui a la peau froide. Quelle ironie!

Ensuite, tout s'enchaîna. Mon corps prit le pas sur ma conscience et je recommençai à cajoler le corps de mon amour, puis, avec un coup de hanche, je passai par dessus lui. J'entrepris un déhanchement. Nos corps étant toujours imbriqués, je n'avais que ça à faire. Mais je ne m'en contentai pas. Je continuai à caresser son torse et à embrasser à chaque parcelle de peau tout en continuant mon déhanchement. Jazz se laissa faire tout en choyant ma poitrine.

Nous arrivâmes rapidement au septième ciel.

L'orgasme passé, je me laissai tomber sur son torse, la tête posée à l'endroit où son cœur ne battrait plus jamais.

Nous restâmes dans la chambre à batifoler jusqu'à ce que le soleil soit à son zénith, le lendemain.

Alors que les rayons du soleil passaient à travers la porte-fenêtre et qu'ils reflétaient sur nos peaux brillantes de milles feux, j'admirais les yeux de Jazz, mon menton posé sur son torse finement taillé. Ses yeux étaient d'un or pur, chaleureux. Je n'avais jamais vu d'aussi beaux yeux de toute mon existence. Même Edward n'avait pas de tels yeux.

De son côté, Jasper me contemplait aussi, tout en me caressant le dos et les cheveux avec ses grandes et douces mains.

Au bout d'un long silence, je décidai de le briser:

- Jazz?

- Hum?

- La bague...

- Oui? M'encouragea-t-il à continuer.

- Comment ce fait-il que tu l'avais...Enfin, je veux dire: tu n'as pas eu assez de temps pour l'acheter,... enfin je ne vois pas comment...

- J'ai pu l'avoir hier alors que ça ne fait que deux jours que tu es de retour à la maison? Poursuivit-il à ma place.

- Oui.

- Eh bien, j'ai tout simplement profité de ta journée shopping pour aller l'acheter.

- Oh!...Et depuis tout ce temps tu l'as dans ta poche arrière de pantalon? Non parce que si ma mémoire est bonne, tu le portes depuis mon retour.

- En effet. Approuva-t-il. Je vois que tu es toujours aussi observatrice.

- Que veux-tu dire?

- Déjà humaine tu remarquais certaine chose comme quand Edward te cachait certaines choses pour te protéger. Expliqua-t-il.

- Ah. Si tu le dis.

Il déposa tendrement un baiser sur mon front avant de reprendre ses caresses. De mon côté, je posai ma tête sur son torse de façon à pouvoir contempler la vue qui s'offrait à moi par la porte-fenêtre. Les branches se balançaient au gré du vent qui était puissant aujourd'hui. Ce spectacle avait le don de m'apaiser. Si j'étais encore humaine, je me serais endormie.

Je décidai de me lever.

- Tu vas où? S'étonna Jazz alors que je me dégageais de son étreinte.

- Je vais prendre une douche avant de sortir.

Avant que je n'aie le temps de comprendre, je me retrouvai dans les bras de mon amour sous l'eau de la douche.

- Hey! Rigolai-je alors qu'il parsemait de baiser mon cou.

Ensuite, il le délaissa pour prendre la bouteille de shampooing et en mettre une noisette dans le creux de sa main. Puis il entreprit de masser mon crâne tout en nettoyant mes cheveux. J'adorais la sensation que me procurait son massage capillaire. J'en avais des frissons dans tout le corps.

Il me rinça les cheveux et s'attaqua au lavage de mon corps. Je le laissai faire, ne voulant pas mettre fin à ce sentiment d'être vénérée.

Après qu'il m'ait rincée, je me baissai pour prendre la bouteille de shampoing et en mettre un peu dans ma main, avant de m'attaquer à ses cheveux dorés. Un ronronnement de plaisir retentit de son torse tandis qu'il fermait ses yeux. Ce qui me rendit audacieuse. J'embrassai délicatement le contour de son visage jusqu'à atteindre sa bouche légèrement ouverte. Mais je n'y déposai qu'un baiser papillon avant de me concentrer à nouveau sur ses cheveux. Il grogna. Je supposai qu'il était mécontent que je me sois arrêtée, ce qui me fit sourire. Il perçut sans aucun doute mon amusement face à ses réactions, puisqu'il ouvrit ses yeux et me serra soudainement dans ses bras, sans toutefois me faire mal. Il s'attaqua à ma bouche forçant le barrage de mes dents avec sa langue, afin qu'elle rejoigne la mienne. Un ballet langoureux s'installa, pendant que ses mains descendaient le long de mon dos jusqu'à atteindre mes fesses, lesquelles il prit en coupe afin de me soulever. Instinctivement, j'enroulai sa taille de mes jambes. Je pouvais sentir à quel point il était excité. Mon corps n'attendait plus qu'une chose: qu'il me fasse sienne.

Alors je rompis notre baiser afin de plonger mon regard dans ses yeux qui n'étaient plus ambrés mais noirs de désir, sûrement comme les miens. Je le suppliai du regard afin qu'il entre en moi. Ce qu'il fit après avoir déposé un baiser furtif sur mes lèvres.

Je gémis de plaisir au moment où il buta au fond de mon antre.

Il ressortit pour mieux me pénétrer.

Il enchaîna ainsi plusieurs fois, que je ne sus pas calculer tellement j'étais submergée par le plaisir.

Je gémissais de plus en plus fort et je sentais que Jasper était à deux doigts de craquer.

- Viens... avec moi... Bella. Réussit-il à dire entre deux baisers, en même temps qu'il s'enfonçait en moi.

- Je...OUI! criai-je à l'instant que l'orgasme me submergeait, encouragée par les mots de Jasper.

Il vint en même temps que moi, se vidant en moi.

Je réussis avec difficulté à me retenir à ses épaules pour ne pas tomber. En même temps, il me plaquait contre lui, son corps toujours imbriqué au mien, me protégeant ainsi d'une chute potentielle.

- Je t'aime. Murmurai-je près de ses lèvres, après avoir repris mon souffle.

- Je t'aime aussi, mon ange. Répondit-il avant de m'embrasser lentement, nous permettant d'apprécier nos lèvres puis nos langues collées l'une à l'autre.

Je mis fin au baiser. Je venais de me rappeler que je n'avais pas fini de nettoyer ses cheveux. Alors je desserrai mes jambes de sa taille afin de poser mes pieds à terre, puis je me penchai pour prendre un peu de shampooing au creux de ma main. Je frottai un peu mes mains comme pour les réchauffer, avant de passer derrière lui et de masser son cuir chevelu.

Il se remit à ronronner de plaisir sous l'effet de mon massage. Je déposai un baiser entre ses omoplates sans mettre fin au massage.

C'était la première fois, si je me rappelais bien, que j'entendais un vampire ronronner tel un chat. Même moi je n'avais jamais ronronné, malgré que je sois un vampire.

Je pris le jet d'eau pour pouvoir rincer soigneusement ses cheveux, en passant mes mains pour les démêler un peu. Une fois le shampooing éliminé, je savonnai son corps des oreilles jusqu'aux orteils. Bon, pour les orteils, j'ai dû lui demander de soulever une jambe après l'autre pour pouvoir les nettoyer correctement. Ça l'a fait sourire mais j'ai pu voir de l'adoration dans ses yeux.

Puis je le rinçai.

- Voilà! Tu es tout beau, tout neuf! M'exclamai-je tout sourire.

- Hum...Qu'est-ce que tu sous-entends par là? Demanda-t-il inquisiteur, m'emprisonnant dans ses bras.

- Mmm? Fis-je semblant de réfléchir. Je ne vois pas ce que tu veux que je te dise. Répondis-je au bout de quelques secondes de fausse méditation.

Il mordilla le lobe de mon oreille, avant d'insister en susurrant à mon oreille:

- Tu es sûre de toi?

- Oui. Affirmai-je peut-être un peu trop rapidement.

En un rien de temps, je me retrouvai plaquée sur notre lit, lui en train de me chatouiller.

- Jazz... Arrête...S'il te plaît...Le suppliai-je en me tortillant dans tous les sens tellement je craignais les chatouilles, malgré que je sois un vampire.

- Hin hin. Tant que tu ne m'as pas répondu sincèrement, je n'arrêterais pas. Rétorqua-t-il en secouant la tête avec un sourire sadique je ne lui avais jamais vu.

- D'ac...d'accord! Je...capitule!

- Et?

- Arrête...et...je te...le dirai...

Il arrêta, mais je savais que si je ne répondais pas immédiatement il reprendrait ma douce torture.

Je pris une grande inspiration pour éviter de rigoler et me lançai:

- Ne le prends pas mal. C'était juste pour te charrier. Mais les cheveux mouillés te rendent trop craquant. C'est tout.

- Je vois. Puis il se pencha sur moi pour m'embrasser amoureusement.

Nous fûmes interrompus par un violent coup de tonnerre.

Je tournai rapidement la tête vers l'ouverture de la chambre qui donnait une vue sur l'extérieur. J'avais l'impressionnant que les arbres allaient être déracinés, tellement ils pliaient sous la force du vent. Rectification: sous la tempête qui s'abattait sur eux.

Une tempête? Je n'ai jamais entendu parler de tempête de vent à Forks, ou même dans l'État de Washington. Certes, l'État était réputé pour ses forts temps de pluies et pour ses très basses températures, mais pas pour avoir connu des tempêtes de vent.

Je jetai un regard surpris à Jasper qui, lui, paraissait sceptique, comme s'il se doutait qu'il y avait quelque chose de pas nette dans ce qui se passait dehors.

Fin chapitre 14

Vous vous attendiez à quoi concernant le vampire qui a transformé Bella? A ce que j'ai écrit ou pas? Dîtes-moi tout.

Alors? Votre avis sur le, ou plutôt, les lemons du chapitre? Bien? Nul? A refaire? A éviter?

La demande en mariage vous a plu?

Pour ce qui est de la tempête, qu'en pensez-vous? Normal? Anormal?

J'attends avec impatience vos avis et suppositions.

Bises à toutes (et à tous maybe).