acroatwilight: J'suis pas sûre que Jasper ait entendu tes "jazz jazz jazz arrête d'avoir peur" . mdr Sinon, je suis ravie que tu ais adoré le chapitre dernier. Voilà la suite! Bonne lecture et à la prochaine! ^^

Bonne lecture à toutes!

Chapitre 16

Je ralentis à la lisière de la forêt pour avoir encore quelques secondes seule avec le jeune nouveau-né dont je ne savais toujours pas le nom. Enfin, presque seule puisque Jasper me suivait comme mon ombre.

Le rez-de-chaussée de la villa était éclairé ainsi que le bureau de Carlisle.

- Whoua! S'exclama l'adolescent. C'est là que tu habites avec ta famille?

- Oui, c'est bien là. Approuvai-je tout en continuant de m'approcher de l'habitation, à vitesse humaine.

- Vous êtes combien?

- Huit, pourquoi?

- Les odeurs. Répondit-il.

Je mis plusieurs secondes à comprendre de quoi il parlait. Je n'avais jamais fait attention à ce que donnait le mélange de nos odeurs respectives. Imaginez-vous dans une parfumerie. Eh bien c'est la même chose pour notre nez: la distinction de chaque parfum devient difficile, voire impossible, sauf si nous savons quoi trouver. Ainsi, dans le contexte, je connaissais l'odeur de chacun, contrairement à lui. C'est pourquoi il avait dû me demander combien nous étions.

Je tendis l'oreille pour entendre ce qui se passait ou se disait dans la villa pour guetter leur réaction face à l'approche d'un vampire inconnu, nouveau-né de surcroît.

Je n'eus pas attendre longtemps.

Rose et Em' furent les premiers à sortir de la villa, légèrement accroupis, comme s'ils pensaient que le vampire qui se trouvait à mes côtés allait les attaquer. Mais je voyais sur le visage d'Emmett qu'il se posait beaucoup de questions sur le retrait de Jasper et mon calme, alors que le jeune vampire était une menace, étant instable de par son statut à ses yeux, c'était évident.

Face à leur position, je le sentis se raidir, alors je m'arrêtai et lui fis face en plongeant mon regard dans ses yeux afin de le calmer.

- Hé! Tu ne risques rien, je te le promets.

Après avoir observé longuement mes yeux, sûrement pour voir si je disais la vérité ou non, il hocha faiblement la tête.

- Bien. Allons-y.

Puis je franchis les quelques mètres qui nous séparaient de ma famille.

J'étais rassurée que mon nounours de frère et ma sœur aient pris une posture plus avenante. A en voir la proximité d'Edward, il avait dû les rassurer, en plus des mots que j'avais dits à mon protégé qu'ils avaient dû entendre.

- La tempête s'est calmée. C'est lui le responsable? S'enquit Rose pas très avenante pour mon petit protégé.

- Oui. Je pense qu'il serait mieux d'attendre tout le monde pour commencer les explications.

- Très bien. Acquiesça-t-elle avant d'appeler les parents.

Ils arrivèrent en coup de vent dans le salon. Je pouvais voir sur leur visage de l'interrogation, sans aucun doute concernant la présence du nouveau-né.

Je pris place dans le canapé qui tournait le dos à la baie vitrée pour pouvoir sortir rapidement en cas de problème. Je lui fis signe pour qu'il se mette au centre du canapé. Ainsi, Jazz se plaça à gauche tandis que moi j'étais à droite. Je savais que son don était plus puissant quand il était proche de la personne dont il voulait modifier les sentiments.

- Bon. Commençai-je pour attirer l'attention sur moi et non plus sur l'adolescent. Ce qui eut l'effet escompté. Comme vous pouvez le constater, il ne m'ait rien arrivé, alors que la tempête battait son plein. Mais à la fin, il m'a surprise. Ajoutai-je en désignant d'un signe de la tête mon voisin de canapé. Il a cru que j'étais la responsable de son état. Alors il a utilisé son pouvoir, qui je crois est la maîtrise des éléments. J'ai ressenti comme un coup en pleine face, ce qui m'a fait tomber au sol, haletante.

- Wouah...souffla Emmett.

Je continuai sans faire attention à lui:

- Je lui ai alors expliqué que ce n'était pas moi, mais que celui qui lui avait fait du mal avait pris la fuite. Je lui ai ensuite expliqué ce qu'il est devenu et qu'il n'est pas obligé de se nourrir de sang d'humains. Pour son premier essai, il s'en est bien sorti. Finis-je en posant mon regard sur le concerné, fière.

- Il vient de se nourrir de sang animal? Interrogea Carlisle apparemment surpris.

- Oui. Et je tiens à préciser qu'il a été d'une rapidité hallucinante pour vider ses proies. Répondis-je, reportant mon regard sur celui qui prenait la place de père.

- Combien?

- J'ai perdu le fil au bout de deux. Lâchai-je, pitoyable.

Jasper m'envoya une vague tranquillisante. Je l'en remerciai d'un léger hochement de tête.

- Comment ça? Insista le patriarche.

- Je me suis plongée dans mes pensées. Est-ce normal sa rapidité pour se nourrir?

- Eh bien, je ne peux te le dire là maintenant, mais je ferais des recherches.

- Merci.

- Comment t'appelles-tu? Demanda Esmé gentiment.

Il m'adressa un regard apeuré. Je lui souris pour le rassurer. Alors il répondit de sa voix frêle et masculine:

- Je...je m'appelle Marc...Marc Rathbone.

- Rathbone comme le chirurgien de Seattle? S'enquit Carlisle.

- Euh...Ou...Oui? Bégaya Marc, hésitant à la fin.

- Tu le connais?

- Oui, Bella. Il travaille avec moi. Je comprends mieux pourquoi il n'a pas l'air bien ces temps-ci.

- Ça te dirait de rester avec nous? Demanda Esmé, changeant ainsi de sujet.

- Je...Marc me lança un regard incertain.

- Tu n'es pas obligé d'accepter, mais je crois que ce serait bien, comme ça tu pourras apprendre à contrôler ton don.

- Tu seras toujours là? Murmura-t-il avec une petite voix.

- Oui. Je te le promets.

- Alors je veux bien rester. Répondit-il en se tournant vers Esmé.

- Super! On va pouvoir faire du shopping! S'écria Alice.

- Alice. Soupirâmes-nous tous en chœur, sauf Marc.

- Bah oui! Il lui faut bien des affaires! Il va pas rester avec ces vêtements souillés!

- Tu oublies que c'est un nouveau-né. On ne peut pas prendre le risque de l'approcher des humains. Contra Jasper calmement.

Marc se raidit à mes côtés, alors je serrai sa main droite dans ma main gauche pour le rassurer. Jasper avait aussi le don d'impressionner, voire d'effrayer les gens par sa façon de s'exprimer des fois. J'en avais été victime en étant humaine. Alors je comprenais parfaitement la peur de Marc.

- En attendant, peut-être que l'un de vous trois pourraient lui prêter des vêtements? Proposai-je en posant tour à tour mon regard sur mon amour et mes frères.

- Edward! Je suis sûre qu'il fait les même mensurations que toi!

- Je vais voir ce que j'ai. Soupira Edward en réponse à Alice qui était survoltée, rien de bien nouveau la concernant.

Il monta en vitesse à l'étage, puis revint quelques secondes plus tard avec à la main un jean et une chemise ainsi qu'un boxer.

- Tiens. Essaie pour voir. Fit-il doucement en tendant les vêtements à Marc.

Encore une fois, il tourna son regard vers moi pour avoir mon avis. Alors je lui souris tout en hochant la tête pour l'encourager.

Il se leva donc en les prenant, puis suivit Edward jusqu'à une salle de bains, si je me fiais à mon ouïe.

Ils redescendirent ensemble peu de temps après.

Alice avait vu juste, même si je la soupçonnais d'avoir eu une vision. Les vêtements lui seyaient à merveille. Il avait remonté ses manches jusqu'aux coudes, révélant des avant-bras musclés comme il faut.

En plus des vêtements qui lui allaient à la perfection, il avait dû se doucher expressément puisque ses cheveux brillaient, me faisant remarquer qu'ils n'étaient pas bruns mais blonds. Il était vraiment beau. Et maintenant qu'il était tout propre, je revis à la hausse son âge. Peut-être 18 ans. Et moi qui disais que ses épaules n'étaient pas carrées, je m'étais largement trompée! En réalité, elles étaient comme celles d'Edward. Je le voyais au niveau des épaules de la chemise qu'il lui avait prêtée et qui étaient parfaitement à leur place sur Marc.

C'était impressionnant ce que pouvaient faire des vêtements et un brin de toilette sur une apparence.

- Bella? Bella? M'appelait une douce voix masculine.

Je relevai la tête et tombai sur Jasper.

- Oui?

- Tout va bien?

- Oui, oui. Je méditais, c'est tout.

- « Méditais », hein? Et je peux savoir à propos de quoi? Me susurra-t-il à l'oreille.

- Mmm...toi? Mentis-je.

- Bella, tu mens. Se renfrogna-t-il.

- Tu veux vraiment le savoir?

Il hocha simplement la tête.

- Très bien. Soufflai-je. Je me disais que les vêtements que porte maintenant Marc lui changeaient son apparence. Quand je l'ai vu, je lui donnai dans les 14ans. Or, maintenant que je le vois vêtu ainsi, je lui donne 18 ans.

- J'ai 18 ans. Confirma Marc.

- Ah...lâchai-je.

Au moins nous n'aurons pas de problèmes avec les Volturi à cause de son âge. Mais il faut que je reste concentrée sur Jasper. Il ne faut pas que je me laisse perturbée par son physique appétissant...Appétissant? Mais j'ai perdu la tête ou quoi? En plus, c'est troublant, mais ils ont les mêmes traits faciaux. Quand je regarde Marc, j'ai comme l'impression de voir mon amour. Oui, voilà, Jasper est ton amour, ne pense à rien d'autres. Mais qu'est-ce que Marc est beau...

- Bella, contrôle tes sentiments, s'il-te-plaît.

- Désolée. Fis-je en sautant d'un bond pour me retrouver derrière le canapé, puis je me précipitai dehors.

Je m'enfonçai dans les bois jusqu'à arriver au bord d'un précipice, m'obligeant à m'arrêter.

Je m'assis au bord, regardant l'eau se fracasser contre les parois rocheuses, m'éclaboussant de temps à autre. En même temps, je me plongeai dans mes pensées, me remémorant ce que j'avais ressenti en regardant Marc.

Un grand « BOUM ! », tel un tonnerre, me sortit de mes pensées.

Je ne sais pas depuis combien de temps j'étais là, le regard dans le vide, mais il faisait nuit maintenant. Même avec ma vue aiguisée de vampire, il faisait très sombre. Seuls les éclairs fendant le ciel apportaient par à-coups de la lumière, permettant de mieux voir mon environnement.

Ainsi, je pouvais voir que les arbres pliaient dangereusement sous les assauts du vent. Je pouvais dire que ça, ce n'était pas normal.

Est-ce que Marc en est la cause? Si oui, pourquoi? Qu'est-ce qui a pu déclencher sa colère ou sa peur?

Le seul moyen d'avoir des réponses serait de retourner à la villa. Et c'est ce que je fis.

Je m'élançai dans sa direction en esquivant de temps en temps des arbres qui chutaient à mon passage, à croire qu'ils voulaient à tout prix m'écrabouiller, ou tout simplement me bloquer le passage.

J'arrivai à destination après ce qui me parut être une éternité.

A force de dévier de mon chemin de l'aller, j'avais cru me perdre à un moment donné, encerclée par d'énormes troncs d'arbres couchés au sol.

Je n'avais pas opté pour la téléportation car je ne voulais pas effrayer Marc avec une arrivée soudaine et je ne savais pas non plus ce qu'il se passait à la villa. Autant dire que je voulais prendre aucun risque inutile.

La villa était plongée dans le noir, mais je pouvais sentir la présence de toute ma famille, ainsi que celle de Marc.

Je passai lentement dans l'encadrement de la baie vitrée qui avait explosé, sûrement à cause d'une lutte ou du pouvoir de mon protégé.

Aussitôt je me trouvais dans des bras. Je tournai la tête pour en voir l'auteur: Marc.

- Que s'est-il passé, Marc?

- Jasper m'a attaqué alors je me suis défendu. Répondit-il avec une voix qui n'avait plus rien de frêle. Non, elle était grave, comme s'il avait mué le temps de mon absence.

- Que lui as-tu fait? Demandai-je, paniquée. Et qu'as-tu fait des autres?

- Ils s'en ont aussi pris à moi, alors je me suis protégé.

- Répond-moi! M'écriai-je en me débattant pour sortir de son étreinte qui se resserrait au fur et à mesure. Il me faisait peur. Ce n'était plus l'enfant que j'avais trouvé dans la forêt, perdu.

- Ils sont où il faut qu'ils soient. Répondit-il d'une voix gutturale.

- C'est toi l'origine de la tempête dehors?

- Oui.

- J'ai failli me faire ratatiner par des arbres! Tu te rends compte de ce que tu fais? Je te prend sous ma protection et en échange tu t'en prends à ma famille en mon absence!

- Désolé, je ne voulais pas te faire de mal, ce n'était pas voulu. Dit-il en resserrant ses bras autour de mon buste, immobilisant par la même occasion mes bras. En même temps, il posa son menton sur mon épaule droite. Je pouvais ainsi sentir son souffle sur ma joue.

- Dis-moi où est Jasper et les autres. Insistai-je en tentant de garder mon calme.

Le fait de savoir que mes proches avait été en danger à cause de Marc supprimait toute l'attirance que j'avais eu pour lui avant de prendre la fuite. Tout simplement, je me sentais responsable de ce qui leur était arrivé. De plus, je ne savais pas dans quel état j'allais les retrouver.

- Lâche-moi pour commencer. Le suppliai-je.

Le pire dans tout ça, c'est que je ne pensais même pas à activer mon bouclier!

Il relâcha un peu la pression sur mes bras, sans pour autant me lâcher.

- Tu me promets de m'écouter jusqu'au bout? Demanda-t-il.

Je ne m'attendais pas à cette demande, alors je restai figée, sans répondre. Il dû prendre cela pour un accord car il commença:

- Dès que tu n'as plus été dans notre champ de vision, Jasper m'a grogné dessus avant de se jeter sur moi. D'ailleurs, je ne comprends toujours pas ce qu'il lui a pris! Je lui ai rendu coup pour coup ce qu'il me faisait. Mais ta famille s'est mise en travers de mon chemin, m'empêchant de finir ce que j'avais commencé.

A ce dernier mot, je me tendis. Qu'a-t-il fait à mes proches?

- Où sont-ils? Éclatai-je, me préparant à utiliser mon bouclier pour l'éloigner de moi avant qu'il ne s'en prenne à moi.

- Ici.

Soudain, la lumière m'éblouit.

Après m'être habituée à l'éclairage, mes yeux tombèrent sur des morceaux de corps. Et pas n'importe quels corps. Ceux de ma famille.

Pleine de rage, j'activai mon bouclier. Je ne vis même pas Marc se faire expulser dehors, en passant à travers l'encadrement de la baie vitrée.

Mes yeux commencèrent à chercher les têtes. Je les trouvai les unes à côté des autres. Chacune reflétait de la peur, mais celle de Jasper représentait de la rage en plus.

Malgré les explications de Marc, je ne pouvais concevoir qu'il ait fait ça à ma famille juste pour se protéger. Il aurait pu se contenir quand même! D'accord, c'est un nouveau-né, mais je ne sais pas moi! Il aurait pu s'enfoncer dans la forêt pour recouvrer son calme!

J'inspirai un bon coup pour reprendre mes esprits. Puis je m'affairai à recoller méticuleusement les membres des corps de ma famille. Il ne fallait pas que je me trompe de corps en recollant les morceaux. Pas comme j'ai failli le faire à un moment avec le bras d'Emmett en m'approchant du corps d'Edward. Heureusement que j'avais remarqué qu'il y avait une disproportionnalité!

La tâche fut longue car les morceaux étaient éparpillés dans le salon.

A la fin, je devais attendre qu'ils recouvrent l'usage de leurs membres. Ça me paraissait une éternité.

Durant ce temps, Marc en profita pour se rapprocher de moi à plusieurs reprises, mais à chaque fois il se heurtait à mon bouclier, toujours en place.

Un grognement sortit de la cage thoracique de mon amour, fixant un point au dessus de mon épaule. Je me tournai pour voir ce qui le mettait dans cet état: Marc.

- Calmez-vous! M'écriai-je. Je me surpris moi-même à me mettre entre eux pour ne pas qu'ils recommencent leur lutte.

Jasper me lança un regard coléreux. Je perçus au fond de ses prunelles de la tristesse. Pourquoi? A quoi pense-t-il?

- J'ai besoin d'explications. Me sentis-je obligée de préciser face aux regards surpris de mes proches.

- Marc ressent plus que ce qu'il devrait vis-à-vis de toi. Dit Jasper d'une voix très basse, presque menaçante.

Ça ressemblait à une menace destinée à Marc.

Le concerné grogna sur mon amour qui venait de proférer ces mots.

Est-ce vrai? Bien sûre que oui! Jasper ne se serait pas emporté si ce n'était pas le cas. Mais veut-il dire que Marc m'aime? Si c'est le cas, comment vais-je faire pour lui faire comprendre que mon cœur est déjà pris sans qu'il ne se mette en colère et ne détruise tout?

- Je...Comment cela se fait-il? Réussis-je à prononcer...Je veux dire: en si peu de temps, comment peux-tu ressentir de l'amour pour moi alors que tu ne me connais pas? Ajoutai-je en portant mon regard sur Marc.

Ce dernier jetait un regard noir de rage à mon amour.

- Tu n'aurais pas pu te la fermer! Grogna-t-il. En réponse, il eut un nouveau grognement de la part de Jasper.

- Arrêtez! Ma voix suppliait plus que je ne le voulais. Marc, tu aurais dû sortir le temps de te calmer. C'est une chance pour toi de ne pas les avoir détruits, sinon tu en aurais pâti, crois-moi. Maintenant, jurez-moi que vous ne recommencerez pas.

Je les regardai tour à tour. Ils hochèrent la tête, certes avec réticence, mais ils le firent quand même.

- Bien. Soufflai-je avant de désactiver mon bouclier pour pouvoir m'approcher sans danger de mon amour.

Il fusillait toujours du regard celui que j'hésitais à nommer « mon protégé » après ce qu'il avait failli faire aux personnes qui m'étaient chères.

Je ne pouvais pas vraiment lui en vouloir. Après tout, c'était un nouveau-né, donc il était instable. De plus, avec son pouvoir, il avait beaucoup de chose à gérer, ce qui ne devait pas être évident.

En peu de temps, je fus dans les bras de mon amour. Je le serrai le plus possible pour lui montrer qu'il n'avait rien à craindre, que c'était lui, et lui seul, que j'aimais, malgré ce que j'avais pu ressentir en voyant la beauté de Marc. Après tout, ça ne servait à rien de me mentir. Oui Marc était beau. Mais ce qui comptait le plus pour moi, c'était la personnalité de Jasper: doux, attentionné, posé, toujours à l'écoute. De plus, je me sentais belle, précieuse sous ses caresses et ses tendres regards. Je me sentais protégée dans ses bras ou par sa simple présence à mes côtés. Entre nous, c'était plus fort que quand j'étais avec Edward, humaine.

A son tour, il resserra ses bras autour de ma taille. Il plongea sa tête dans mes cheveux, inhalant profondément, comme pour s'imprégner de mon odeur. Je calai ma tête dans son cou, me délectant de son exquise odeur, mélange de miel et de sapin.

Quand je me retirai de son étreinte, je constatai qu'il ne restait plus que nous deux. Mais où sont-ils tous passés?

- Tu te demandes où ils sont?

- Heu...oui. Tu le sais? M'enquis-je.

- Je ne sais pas. Ils sont peut-être allés chasser.

- Rien que nous deux. Dis-je, pensive. Tu sais à quoi je penses?

- Non, mais je sens que tu vas me le dire. Sourit-il.

- Ça fait trois long jours que toi...moi...enfin tu vois. Souris-je, suggestive.

Sans prévenir, il nous mena à sa chambre. En moins d'une seconde, je fus allongée sur le lit, lui, torse nu, au dessus de moi. En peu de temps, je fus dans la même tenue que lui, c'est-à-dire sans pull, maillot et soutien-gorge. Il me cajola ma poitrine pendant un long moment, alternant ses doigts et sa bouche, avant d'entreprendre une lente descente, semée de baisers et de caresses, jusqu'à la ceinture de mon jean, qui se retrouva immédiatement au fond de la chambre, suivi de près par mon shorty. Je gémissais sous ses caresses mais encore plus lorsqu'il introduit un puis deux doigts en moi sans prévenir. Il n'était que douceur, malgré la rapidité de ses gestes. Je ne pensai à m'occuper de lui que lorsqu'il s'apprêtait à se débarrasser de ses bas. Je me redressai et me chargeai de lui enlever son pantalon et son boxer. Il était prêt et j'étais prête pour l'accueillir.

Je m'emparai de son sexe et, tandis que je l'approchais de mon entrée, je plongeai mon regard dans ses yeux noircis par le désir. Un gémissement s'échappa de ma bouche au moment où il buta au fond de moi. S'ensuivirent des va-et-vient incessants, de plus en plus rapides et profonds, butant à chaque fois contre mes parois.

Je ne tardai pas à venir. Peu après, il en fut de même pour lui.

- Je t'aime. Souffla-t-il près de mon oreille, avant de se retirer.

En réponse, je l'embrassai en lui insufflant tout mon amour. Il gémit dans ma bouche, ce qui déclencha des frissons dans tout mon corps.

Je m'apprêtai à reprendre nos galipettes quand nous entendîmes une voix bourrue crier:

- Arrêtez vos cochonneries en haut! Venez plutôt nous aider à réparer la baie vitrée!

- Laisse-les tranquilles. Réprimanda une voix douce. Ça devait être Esmé.

Me concernant, ça me refroidit aussitôt de savoir ma famille en-bas, ainsi que Marc qui ressentait quelque chose de très fort pour moi. Enfin, je savais que c'était de l'amour puisqu'il l'avait avoué en grognant sur Jazz.

- Je crois qu'on ferait mieux de s'abstenir. Murmurai-je, en m'éloignant légèrement de lui et en calant ma tête dans un oreiller, déçue.

- Je crois aussi.

Cependant, il se positionna au dessus de moi, puis m'embrassa avec passion avant de poser son front contre le mien.

- On ferait mieux d'y aller. Dis-je d'une petite voix, à contre cœur car je préférais rester dans notre bulle. Mais j'étais consciente que si nous ne descendions pas immédiatement, un grizzli risquerait de défoncer la porte de la chambre et je ne voulais pas qu'Emmett me voit nue, même si techniquement je serais recouverte de la couette et cachée par le corps de Jasper.

Il se leva, s'habilla en vitesse. Je restai allongée à le regarder bêtement faire. Il s'approcha du lit, et donc de moi, se pencha et m'embrassa chastement avant de sortir en coup de vent, me laissant pantoise.

Je repris consistance à l'entente de l'éclat de rire provenant de mon grizzli de frère. Alors je me levai prestement en me dirigeant dans la salle de bains. Je pris une longue douche, prenant mon temps. Après tout, je pouvais bien laisser Jasper essuyer les moqueries des garçons tout seul. C'était un grand garçon qui savait se défendre. Et puis ça lui apprendra à ne pas m'attendre pour descendre! Oui, j'avoue, je boude. Mais j'ai bien le droit! Non?

Enfin, passons.

Je descendais les marches d'escaliers en jean bleu clair avec une tunique blanche.

Arrivée au pied de l'escalier, je me figeai face à ce que je voyais. Tous les meubles du salon, ainsi que le mur séparant la cuisine du salon, étaient détruits. Ma famille rassemblait tous les débris des meubles et du mur. Cependant, il manquait à l'appel Marc.

Où peut-il bien être?

Je parcourus à nouveau des yeux le rez-de-chaussée pour vérifier qu'il n'était pas par hasard dans un coin qui m'aurait échappé. Effectivement, je ne l'avais pas vu tout à l'heure, mais là je le voyais recroquevillé dans l'angle du mur contenant la porte d'entrée, du côté droit. Personne ne faisait attention à lui, et je pouvais comprendre cela. Il les avait quand même démembrés, ce qui n'était pas rien! C'était déjà bien qu'ils ne le fassent pas partir. Après tout, c'était un vampire depuis peu, donc il ne pouvait pas gérer à la fois son pouvoir, ses sentiments et sa soif!

J'hésitais à m'approcher de lui, au risque de refaire jaillir la jalousie de mon amour, ce qui était déconseillé. Je savais qu'il avait eu un rôle important dans une armée créée par une vampire, ce qui voulait dire qu'il avait de l'expérience concernant les combats et la stratégie. Et je pouvais dire qu'il était très fort, l'ayant affronté lors de mes entraînements avant de partir contre ma volonté avec les Volturi.

Arrête de penser à ça, Bella! Pas maintenant alors que Jasper est dans les environs! Pense à autre chose! Mais quoi? Et si je les aidais? Ouais, bonne idée, ça me changera les idées comme ça.

C'est ainsi que je me dirigeai dans la direction de la baie vitrée pour aider Rose et Alice à ramasser les débris de verre.

Avant que je n'eus le temps de m'accroupir, les filles me serraiennt dans leurs bras, très fort. Puis, sans un mot, elles reprirent leur tâche, moi apportant mon aide.

Avec notre rapidité vampirique, le rangement et le nettoyage furent terminés avant le lever du soleil. Enfin plutôt le lever du jour, puisqu'il y avait d'innombrables nuages gris, empêchant ainsi les rayons du soleil de se montrer, et il pleuvait. Traduction: Marc n'allait pas bien. Bon, d'accord, pas besoin de voir le temps pour le comprendre, il suffit de le voir recroquevillé dans son coin, tout seul. Je suis sûre que s'il était encore humain, il pleurerait, ce qui lui était impossible étant un vampire maintenant.

Même si sa tristesse me touchait, je décidai de garder mes distances avec lui, le temps de lui faire comprendre que je ne ressentais pas de l'amour pour lui. Du moins, pas celui qu'il attendait de ma part.

Malgré la pluie, je voulais sortir me ressourcer auprès du ruisseau, assise sur mon rocher. Avant de partir, je pris par la main mon amour et le tirai à ma suite, sans lui donner d'explications.

Nous sortîmes par l'ouverture de la baie vitrée, laissant Edward, Alice, Rose, Emmett, Carlisle et Esmé avec Marc. Je n'avais pas de soucis à me faire pour eux puisque c'était Jasper qui avait provoqué la bataille.

Nous fûmes rapidement à mon lieu de méditation.

Jasper s'assit sur le rocher où était gravé le « Je t'aime ». Je pris place sur ses genoux, posant ma tête sur son épaule droite, de façon à voir les vaguelettes du ruisseau.

Nous ne parlions pas, profitant du calme qu'apportait la nature. En ce lieu, Jasper n'avait pas besoin d'utiliser son don pour m'apaiser et je crois qu'il ne ressentait plus les émotions des autres, ce qui devait lui faire du bien.

Nous restâmes là je ne sais combien de temps. Quelques secondes? Quelques minutes? Quelques heures? Un jour? Plusieurs jours? Aucune idée. Tout ce que je sais, c'est que Carlisle nous appelait.

- Tu sais ce qu'il nous veut? Questionnai-je mon amour.

- Non. Mais je peux te dire qu'il est déterminé. La seule façon de savoir pourquoi est d'y aller.

Il m'embrassa chastement avant de me prendre dans ses bras et de se relever. Ensuite il me reposa sur mes pieds et me prit la main avant de s'élancer en direction de la villa.

Tout le monde était déjà rassemblé dans le salon. Il ne manquait plus que nous. Je sentais les regards perçants de tous sur nous, mais je passai outre. En effet, j'apercevais Carlisle serrait la main de sa femme comme pour se rassurer, ce qui me perturbait.

Mais qu'est-ce qu'il se passe?

- Les enfants, Esmé et moi avons quelque chose à vous annoncer. Commença le patriarche de la famille.

Fin chapitre 16

Tadam!

Alors, que veulent-ils leur annoncer? J'attends vos suppositions avec impatience. Je sais que vous pouvez m'étonner, dans tous les sens du terme: que ce soit parce que vous avez trouvé la réponse ou que vous vous en approchez, ou que vous avez une idée qui aurait pu être la réponse.

Bon, j'avoue, c'est pas très sympa de ma part de couper ici, mais c'est moi qui décide de comment fini un chapitre!^^Héhé! mdr

Bises à toutes (tous?).

PS: Comme d'habitude, je posterai samedi, même si c'est le jour de Noël.