Je suis super contente! Cette fiction a atteint le nombre de reviews (95) que j'ai eu pour Nouvelle vie, ma première fiction. Il faut savoir qu'elle fait 35 chapitres (plus précisément: prologue + épilogue + remerciements + 32 chapitres), alors que je n'ai posté jusque là que 16 chapitres (sans prendre en compte celui-là).
Un gros merci à toutes les personnes qui m'ont laissé des reviews.
De plus, j'ai le plaisir de vous annoncer que nous avons parmi nous au moins un garçon! Merci shadow61800 de m'avoir mise en story alert.
Merci à toutes les personnes qui m'ont mises en alerte ou dans leurs favoris.
Voici comme promis le chapitre 17 en guise de cadeau de Noël.
Bonne lecture à tous!
Chapitre 17
Précédemment:
- Les enfants, Esmé et moi avons quelque chose à vous annoncer. Commença le patriarche de la famille.
- Que se passe-t-il? S'enquit Rose, demandant tout haut ce que nous nous demandions tous.
- Cela fait maintenant plus de quatre ans que nous sommes là. Malgré que je ne travaille pas à Forks et que vous n'allez pas au lycée, nous ne pouvons rester plus longtemps. A force de voir les voitures que nous seuls pouvons posséder dans le coin, les habitants commencent à se poser des questions. Mais ce qui nous a décidé à partir aujourd'hui, c'est le fait d'avoir croisé le Shérif. Expliqua Carlisle.
Je baissai la tête, honteuse. Encore une fois, je les mettais dans le pétrin. Je sentis une pression sur ma main. Je relevai la tête et mes yeux se noyèrent dans des yeux dorés inquiets, ceux de Jasper. J'esquissai un faible sourire pour le rassurer.
- Tu as dit que nous partions aujourd'hui?
- Oui, Jasper. Dans trois heures, nous devons être à l'aéroport de Seattle.
- Où partons-nous? Questionna Emmett, sérieux, ce qui me faisait bizarre puisqu'il passait plus son temps à blaguer qu'à sortir des remarques réfléchies.
- En Alaska.
- Euh...Et pourquoi n'irions-nous pas à ma demeure? Proposai-je.
- C'est trop dangereux. Les Volturi doivent se douter que s'ils ne nous trouvent pas à Forks, nous serons chez toi.
- Oui, c'est vrai. Je les avais oubliés. Marmonnai-je pour moi même.
- Qu'attendons-nous pour aller se préparer? S'exclama Alice, enthousiaste.
- Je reviens. Soufflai-je en tirant à ma suite Jasper.
Il se laissa faire.
En peu de temps, nous atteignions la frontière Quileute.
Je voulais voir une dernière fois mon père, même si je ne pouvais pas le toucher ou même lui parler. Je me contenterai de graver mon père dans ma mémoire car je ne crois pas que je le reverrai de sitôt, peut-être même jamais à cause de sa mort.
- Chut, mon cœur. Chuchota Jasper en me prenant dans ses bras et en caressant mes cheveux d'un geste apaisant.
Je ne m'étais pas rendu compte que je sanglotais.
Je me calmai quelques minutes plus tard. Je me dégageai de son étreinte et l'embrassai tendrement. Il me rendit mon baiser, allant jusqu'à demander l'accès à ma langue, que j'acceptai, mêlant ainsi nos langues dans un ballet sensuel. Soudain, je le sentis se tendre.
Qu'est-ce qui lui arrive?
Le temps que je me rappelle où nous étions, il dépassait la limite.
- Jasper! Non! M'époumonai-je avant de me précipiter pour le rattraper afin qu'il ne fasse pas une grave erreur. Jasper! Je t'en supplie, arrête!
Heureusement que j'étais plus rapide que lui. Je le rattrapai avant qu'il n'ouvre la porte d'une maison verte, en bois. Non! Pitié, faîtes que ce n'est pas ce que je pense! Faîtes que ce n'est pas où j'ai vu mon père pour la dernière fois!
- Jasper, calme-toi et allons-nous-en. Le suppliai-je en plongeant mon regard dans ses yeux noircis par la soif, et de façon à ce que lui seul puisse m'entendre. Je vis ses yeux reprendre leur couleur dorée progressivement.
- Bella...
- Chut...Tout va bien, tu n'as rien eu le temps de faire. Le coupai-je en tentant de le rassurer.
Il fourra son visage dans ma chevelure. Je l'entendis inspirer un bon coup et le sentis se détendre.
- Viens. Allons-y avant que mon père nous voit et que les loups ne nous surprennent.
Il me suivit sans rien ajouter quoi que ce soit. Je nous éloignai de la frontière. Je choisis un endroit de sorte que je puisse apercevoir mon père quand il sortirait de sa maisonnée.
Un quart d'heure plus tard, quand je le vis enfin, nous étions perchés dans un pin. Son état avait l'air de s'être aggravé. Ses yeux était vide. Il avait une coupure au niveau du menton. Peut-être était-ce cela qui avait attiré Jasper. Ses vêtements étaient tous froissés, et si je me rappelais bien, il les portait déjà lors de ma visite à la Push.
Pourquoi se laissait-il aller? N'avait-il aucune envie de vivre? Il était encore trop jeune pour mourir. Il venait juste d'atteindre l'âge de la retraite, si mes calculs étaient bons. Pourquoi n'en profitait-il pas? N'y avait-il personne pour le soutenir?
Toutes ces questions affluaient à mon cerveau sans que je ne puisse avoir de réponses.
- Nous devrions y aller. Déclara Jasper en chuchotant.
- Que ressens-tu?
- Tu veux vraiment le savoir? Demanda-t-il doucement.
Je pouvais percevoir de la crainte dans sa voix. Pourquoi? Que craint-il?
- Oui.
- Très bien. Souffla-t-il. De la peine, de la douleur, de l'espoir.
- Mais pourquoi?
- Je ne sais pas. Je ne lis pas dans les pensées, ma puce.
- Désolée.
- Tu n'as pas à l'être. Tu t'inquiètes pour ton père, ce qui est tout à fait normal. Me rassura-t-il. Allez, viens. Les autres doivent se demander où nous sommes.
- T'as raison. Alice ne peut pas nous voir quand nous sommes près de la Push. Approuvai-je.
Il hocha simplement la tête.
Je sautai de branche en branche pour descendre du grand pin avant de courir à toute vitesse jusqu'à la villa. J'avais besoin de me changer les idées. Et quoi de mieux que de faire la course entre le plus fin stratège et la plus rapide des vampires?
J'arrivai avant lui, ce qui me fit éclater de rire. Je pénétrais dans la villa toujours en riant, sous les yeux ébahis de la famille. Mon rire cessa net quand deux bras m'encerclèrent par surprise. Mais il redoubla quand je me rendis compte qu'il s'agissait de Jasper.
- T'es pas assez rapide, mon amour! M'esclaffai-je.
- Tu vas me le payer. Rétorqua-t-il en me prenant dans ses bras comme une mariée.
Puis il monta rapidement à l'étage avant de me faire tomber su le lit et de commencer sa douce torture, composée de chatouilles et de mordillements.
- Ha...! Arrêtes, Jazz!...J'en...peux...plus...Stop...réussis-je à dire entre deux rires et en tentant de me soustraire à cette torture.
- Qu'est-ce qu'on dit? Susurra-t-il à mon oreille.
- Dé...désolée...ché...chéri!
Alors il cessa et m'embrassa sans retenue, passant une main derrière ma nuque et une autre dans le bas de mon dos, sous ma tunique blanche.
Je m'apprêtais à lui retirer son maillot, quand une pile ambulante cria en entrant dans la chambre:
- C'est l'heure!
- T'es folle, Alice? Nous ne sommes pas sourds, j'te rappelle! Lui rétorquai-je, mécontente d'être interrompue.
- Bon allez, dépêchez-vous à descendre! On n'attend plus que vous! Continua-t-elle comme si je n'avais rien dit.
- Mais nous...
- Je m'en suis occupée. Toutes vos affaires attendent dans ta voiture. Précisa-t-elle en regardant Jasper.
Avant même que je n'aie le temps d'ajouter quelque chose, elle avait disparu. Sacré lutin!
- Allons-y avant qu'elle ne revienne nous chercher par la peau des fesses. Sourit mon amour.
- Alors comme ça tu as une voiture que tu ne m'as jamais montrée? M'enquis-je tout en descendant l'escalier.
- On n'en a jamais eu l'utilité. Rigola-t-il face à ma bouderie.
Je secouai la tête, boudeuse.
Arrivée dans le garage, je restai ébahie face à une voiture coupé sport noire.
- Elle te plaît?
- Wouah...soufflai-je.
- Allez! En voiture tout le monde!
Je pris place à côté de Jasper, côté passager, dans sa magnifique voiture dont je ne connaissais pas la marque. Esmé, Carlisle montèrent dans leur Mercedes noire, Emmett dans sa jeep gris métallisé, Rosalie dans sa décapotable rouge. Quant à Edward, il monta dans sa Volvo avec Marc, et Alice prit sa Porsche jaune. Ça m'aurait étonnée qu'on ne prenne pas toutes les voitures!
Nous partîmes dans cet ordre à l'aéroport de Seattle.
Au bout d'une demi-heure de silence confortable, je décidai de m'intéresser à la voiture de mon amour.
- Jazz, c'est quoi comme voiture? Fis-je en désignant sa voiture d'un geste de la main.
- C'est une Aston Martin Vanquish. Répondit-il en portant son attention sur moi. Mais je préfère les motos.
- Tu en as une?
- Oui.
- Mais pourquoi tu ne l'as pas prise dans ce cas? M'étonnai-je.
- Parce que Carlisle l'a déjà envoyée.
- Oh.
- Et puis de toute façon, ça n'aurait pas été pratique. Ajouta-t-il en me prenant la main. En effet.
Nous fûmes rapidement dans l'avion, à destination de McKinley National Park Airport.
Le vol se déroulait plutôt bien jusqu'à ce que je sente se raidir Jasper, en même temps qu'Edward et Emmett se mettaient à maîtriser Marc. Je posai ma main gauche sur l'épaule droite de mon amour et dessinai des cercles imaginaires sur le dos de sa main droite pour l'aider à se calmer.
Je fixai mes yeux sur lui pour pouvoir agir au moindre faux pas. Je ne faisais plus attention aux autres passagers et à ma famille.
- Je suis là, Jasper. Mon cœur, retiens ta respiration. Concentre-toi sur ma voix et regarde-moi. Murmurai-je de façon à ce que les humains ne m'entendent pas.
Il tourna son visage vers moi et planta ses yeux noircis dans mes yeux dorés. Sa mâchoire était crispée, signe qu'il se retenait et qu'il était tendu. Si jamais quelqu'un venait à se couper, je risquerai d'avoir du mal à le contrôler. Pour son bien, il ne fallait pas que j'y pense. Alors je me remémorai les moments agréables passés avec lui.
Sa mâchoire se décrispa petit à petit et ses yeux devinrent mordorés. Ça me rassurait énormément, mais je restai tout de même sur mes gardes. Je me permis de caler ma tête à la place de ma main posée sur son épaule droite. Je jetai aussi un coup d'œil en direction de Marc pour savoir comment ça se passait de son côté. Les garçons avaient l'air de maîtriser la situation, même sans l'aide de Jasper, ce qui était une bonne chose.
Le commandant de bord annonça peu de temps après, à mon grand soulagement, l'atterrissage imminent de l'avion. Nous dûmes donc nous attacher, même si nous ne craignions rien, mais il fallait sauver les apparences.
Les trains d'atterrissage crissèrent sous l'impact avec le bitume. Tous les passagers penchèrent en avant puis en arrière, à cause de la pression due à l'atterrissage.
Nous fûmes les premiers à sortir de l'avion pour ne pas que Marc soit à nouveau tenté par le sang des passagers. Emmett et Edward encadraient Marc, suivis de près par toute la famille.
Je gardai ma main dans celle de Jasper, jusqu'à ce que l'on soit à l'endroit indiqué pour récupérer les voitures.
Pendant que Jasper inspectait sa voiture, à l'instar de Carlisle, Edward, Alice, Rosalie et Emmett, je m'approchai de Marc. Ça ne m'intéressait pas de vérifier l'état des voitures.
- Ça va, tu tiens le coup? Demandai-je.
- Je fais aller. Je dois le reconnaître: si Emmett et Edward n'avaient pas été là, il n'y aurait aucun survivant. Répondit-il en se tournant pour me faire face.
- Bien. Soufflai-je en m'apprêtant à rejoindre Jasper.
- Attends! Dit-il en posant rapidement, même trop rapidement ayant usé de la vitesse vampirique, sa main sur mon avant-bras.
J'entendis un grognement provenant des voitures. Je soupçonnais Jasper, étant jaloux de Marc même si je ne ressentais rien pour ce dernier. Je fis face à Marc pour savoir ce qu'il me voulait. Mais son regard m'alerta, donc je décidai:
- Tu me diras ce que tu veux quand on sera arrivé à destination. OK?
Il me lâcha à contre cœur et hocha la tête en signe d'assentiment.
Après cette entrevue, je me dirigeai en direction de la Vanquish et me calai contre la portière côté passager. Son propriétaire me rejoignit peu de temps après, plaçant ses mains de chaque côté de ma tête avant de m'embrasser fougueusement. Nous rompîmes le baiser quand une personne racla sa gorge. Nous regardâmes dans la direction que venait le son. Il s'agissait d'Emmett qui se retenait de dire une de ses blagues douteuses vu qu'il y avait Rose à proximité et qui le fixait, menaçante. Qu'est-ce que je l'adore cette fille!
- Bon, c'est pas tout, mais on peut y aller maintenant! Alors bougez-vos fesses! S'exclama-t-il malgré le regard qui tue de ma sœur.
Ça ne manqua pas: Rose lui donna une forte tape derrière sa nuque. S'il était encore humain, il n'aurait plus de tête.
Nous nous engouffrâmes chacun dans nos voitures respectives en rigolant face à l'air hébété d'Emmett.
Nous laissâmes passer en premier la Mercedes des parents avant de nous engager sur la route de montagne qui nous mènerait à notre nouvelle demeure.
A peine un quart d'heure après, une grande maison à trois étages, les murs remplacés par des baies vitrées à ce que je pouvais voir du chemin de terre ombragé, se détachait du décor vert de la forêt. Comme à Forks, nous habiterions à l'écart du village, en retrait dans la forêt avoisinante. Voilà ce que j'en déduisais. Ça ne me dérangeait pas. Après tout, j'avais moi-même vécue seule dans une maison enfoncée dans une forêt au Canada.
Carlisle s'arrêta devant une grande porte qui menait apparemment au sous-sol. La porte s'ouvrit, permettant à la Mercedes d'entrer, suivie de la Porsche d'Alice et de la Volvo d'Edward. S'ils suivaient Carlisle, c'est que c'était le garage et qu'Alice avait dû voir qu'il y avait de la place pour tous, sinon je suis sûre qu'elle serait venue nous dire quoi faire. Alors Jazz s'engouffra à la suite du 4x4 d'Emmett.
- Whoua...soufflai-je, ébahie face à la profondeur du garage. Il devait faire la taille de l'habitation.
- Tu auras de la place pour ta voiture. Répliqua Jazz.
- Faudrait encore que je puisse retourner chez moi mais avec...enfin bon, je ne peux pas y aller. Évitai-je de prononcer le nom des Volturi.
Au fond de moi, quelque chose me disait de ne jamais prononcer à voix haute leur nom. J'avais trop peur que ça les mène jusqu'ici. Et puis ça me rappelait de mauvais souvenirs et ma période loin de mon amour.
- Nous sommes là maintenant. Tu ne risques plus rien. Je te soutiendrai, ainsi que les autres, si jamais ils viennent à nous trouver à Denali. M'assura-t-il, percevant ma réticence et ma peur de me retrouver à nouveau face à eux.
Comme je l'avais dit à Paul avant de retourner à Forks, je ne ferai pas de quartier. Je les détruirai jusqu'au dernier, faisant fi des conséquences sur le monde vampirique. Évidemment, je n'oubliai pas qu'il leur faudrait des remplaçants.
Il déposa un long baiser sur ma tempe gauche avant de sortir de la voiture. Je le sentis plus que je ne le vis faire. Puis il m'ouvrit la portière.
- Bella?
Je pivotai la tête dans sa direction, me demandant ce qu'il me voulait. Quand je le vis tenir la porte de mon côté, je pris conscience qu'il attendait que je sorte de la Vanquish.
- Oh...lâchai-je, comprenant. Alors je pris la main qu'il me tendait, puis je me levai et sortis.
- Ça va, ma puce? S'enquit-il, inquiet.
- Oui, oui. Répondis-je rapidement.
Pour être sûre que j'aie réussis à le persuader, je l'embrassai en y mettant tout mon amour, même si en ce moment j'étais tracassée à cause de ce que je venais de me remémorer. J'espérai qu'Alice n'ait pas eu de vision me voyant détruire les Volturi sinon je suis sûre qu'elle en parlera à Jazz et puis elle ne pourra pas le cacher à Edward. Je croisai mentalement les doigts pour forcer ma chance. Il mit fin à notre baiser, mais il me sourit, ce qui me rassura: il ne se doutait de rien.
- Allons rejoindre les autres. Fis-je en entremêlant mes doigts aux siens, avant de le tirer à ma suite.
- Attends! Je voulais te montrer d'abord quelque chose.
- Quoi donc?
- Suis-moi, tu verras.
Il m'entraîna jusqu'au fond du garage. Nous nous arrêtâmes devant un truc recouvert d'une bâche.
Je lui lançai un regard interrogatif. Il se contenta de soulever d'un geste vif et précis la bâche. Mes yeux tombèrent sur une moto noire, de coupe sportive.
- Toi, tu adores les véhicules sportifs!
- Tu m'as percé à jour! S'exclama- t-il, rentrant dans mon jeu. Voilà ma moto. Tu veux que l'on aille faire un tour? Proposa-t-il en reprenant son sérieux.
- Et les autres?
- T'inquiète pas, ils n'ont pas besoin de nous.
- Sûr?
- Sûr. Allez, viens!
Je le suivis alors. Il enfourcha sa moto, je me plaçai derrière lui, enserrant sa taille de mes bras. Je ne voulais pas tomber, même si je ne craignais rien, étant vampire. Au moment qu'il démarra, je posai ma tête contre son dos, regardant défiler le paysage à ma gauche tandis que nous débouchions sur une route sinueuse et cahoteuse.
Le paysage était très vert, mais il y avait par-ci par-là des touches d'ocre, de marron, de blanc. Plus on s'approchait du sommet, plus il y avait de la neige. Malgré la vitesse, et donc le vent, nous ne ressentions pas le froid, ce qui nous permettait de profiter pleinement de la vitesse et du vent sans avoir à greloter.
Je ne sais combien de temps après notre départ, nous parvînmes au bord d'un lac immense. Jasper coupa le moteur de sa Ducati. Comment je le savais? Tout simplement parce que c'était le seul modèle de moto que je connaissais et parce que je l'avais lu sur le flanc de la moto.
Enfin bref, la moto était arrêtée, alors je m'empressai de me lever pour m'approcher du bord de l'eau. Nous ne pouvions pas voir les limites du lac tellement il était gigantesque.
- La vue est magnifique. M'extasiai-je devant la beauté du lieu.
- Tu l'es beaucoup plus. Contra Jasper en plaçant ses bras autour de ma taille et en déposant son menton au sommet de mon crâne. Je posai mes mains sur les siennes et me laissai aller contre son torse.
Soudain, les rayons du soleil passèrent à travers les nuages, reflétant sur nos peaux tels des diamants et reflétant sur l'eau. Où le soleil devait se trouver, les nuages étaient rougeâtre. C'était magnifique!
Nous restâmes ainsi, à contempler le paysage qui nous entourait jusqu'à ce que la lune se reflète légèrement sur l'eau, partiellement cachée derrière les nuages.
Alors je tournai dans les bras de mon amour pour pouvoir lui faire face. Je l'embrassai passionnément pour le remercier de ce moment magique passait rien que tous les deux.
- On y va? Demandai-je à contre cœur.
J'avais envie de voir notre chambre, même si ça voulait dire faire face aux moqueries d'Emmett et aux questions d'Alice et de Rose. Tous les trois étaient pire que l'Inquisition espagnole.
- Si tu veux. Il m'embrassa une nouvelle fois avant de prendre ma main.
Je le suivis jusqu'à sa moto, prenant place comme pour l'aller.
Il alla plus lentement qu'à l'aller. Sûrement pour retarder notre retour.
Finalement, nous arrivâmes à la maison avec une durée plus longue que pour l'aller, ce qui n'était pas pour me déplaire.
Après que j'en sois descendu à l'entrée, il gara sa Ducati au fond de l'immense garage. Je le suivis jusqu'à son emplacement. Il coupa le moteur. Il s'approcha de moi d'une démarche de prédateur, m'obligeant à reculer. Je ne pus aller bien loin à cause d'une voiture. Il posa alors ses mains de chaque côté de mon visage, contre la carrosserie. Il approchait son visage lentement, très lentement même, quand soudain une voix aigüe nous perça les tympans.
- Alice...soupirâmes-nous en chœur.
- Je peux savoir où vous étiez?
- Comme si tu ne le savais pas. Marmonnai-je.
- Oui, mais je veux vous l'entendre dire! Rétorqua-t-elle avec un sourire malicieux.
- Dans un lieu où tu n'as pas intérêt à mettre les pieds. Répondit Jasper, menaçant.
- Très bien. Mais j'espère que vous avez bien profité de votre moment de tranquillité car maintenant IL FAUT RANGER VOS AFFAIRES!
- Ouch! Fis-je en plaquant mes mains sur mes oreilles.
- C'est bon, Alice, on n'est pas sourds, j'te rappelle. Répliqua Jasper.
- J'veux rien entendre! Allez, zou! Fit-elle en nous tirant par nos pullovers jusqu'à l'intérieur de notre nouvelle demeure.
Fin chapitre 17
Vos avis? Bien? Pas bien?
Je sais que c'est une utopie, mais ce serait bien que toutes les personnes qui me lisent laissent une review. Je peux toujours rêver, hein? ^^
Bonnes fêtes à tous!
PS: Je tiens à vous informer que je risque d'avoir du mal à poster la suite samedi prochain car, entre les fêtes et les révisions (anthropologie, sociologie et histoire du français), j'ai peu de temps pour l'écriture. Mais rassurez-vous, je vais tout faire pour poster comme j'en ai l'habitude (les samedis) car c'est mon petit plaisir.
