Auredronya: Coucou. Ravie que le chapitre t'ait plu. Pour te répondre, j'ai intitulé le chapitre précédent « Denali » car c'est leur nouveau lieu de résidence.

Shana: Hello! Mon imagination vient, je crois, à force de lire des fictions sur ce site qui sont géniales (qu'elles soient All humans ou vampire, ou que les couples ne soient pas ceux des livres) et aussi à force de lire des livres fantastiques en tout genre (la Trilogie de l'Héritage avec Eragon et les deux autres, Le monde de Narnia, Percy Jackson, Maudites, La Roue du Temps, et pleins d'autres encore dont Twilight évidemment ^^), sans oublier les films fantastiques. Je crois que le tout rassemblé me fournit pas mal d'idées. Je suis vraiment rassurée que ma manière de gérer les POV et les lemons te convient. J'avoue que je ne pensais pas me mettre à écrire du lemon en même pas un an de présence sur ce site. Pour ce qui est de mettre la pâté aux Volturi, tu le sauras bien assez tôt ^^. Oui, j'ai passé un bon Noël. J'espère que toi aussi. A bientôt!

Acroatwilight: Coucou! Ravie que ça te plaise toujours autant. Bisous.

Je tiens à préciser que les Denali n'habitent plus à Denali, puisqu'ils ne peuvent pas rester ou revenir pendant/après 24 ans là. En effet, les habitants risqueraient de se poser des questions, même s'ils habitent en retrait.

Et comme vous avez pu le comprendre en lisant les réponses apportées aux non inscrit(e)s, les Volturi ne vont pas tarder à faire leur come back dans ma fiction. ^^ ( j'en vois beaucoup sauter de joie de bientôt voir une grande bataille contre les Volturi! Lol)

Chapitre 18

Alice ne nous lâcha qu'une fois dans le salon. C'était une pièce très lumineuse, ayant deux pans de murs remplacés par une immense baie vitrée. Un écran plat fixé au mur, deux canapés marron clair et deux fauteuils blancs y étaient déjà disposés. Je m'approchai de la baie vitrée pour mieux voir la vue. Au passage, je frôlai du bout des doigts les canapés et fauteuils. Ils étaient doux. Je n'avais qu'une envie, c'était de m'y asseoir pour lire.

Enfin, je m'arrêtai à destination. Jasper se plaça derrière moi, entoura ma taille de ses bras protecteurs et posa son menton sur mon épaule droite, calant sa joue contre la mienne. Je fermai les yeux un instant, profitant d'être dans ses bras sans personne pour nous embêter, comme Alice ou Emmett.

- Allez! Bougez-vous! Vous n'allez pas rester plantés là à rien faire alors que vous avez vos affaires à ranger!

Quand on parle du loup!

- Oui, Alice. Soupirai-je.

Mais je ne fis rien pour me dégager de l'étreinte de Jazz.

Ce dernier déposa tendrement un baiser sur ma joue, avant de me lâcher. Il me tendit la main que je pris avec joie, même si j'aurais préféré être encore dans ses bras confortables. Je le suivis jusqu'à l'escalier qui se trouvait à droite de la télévision et qui était contre la baie vitrée qui faisait face à la porte d'entrée. Au passage, nous passâmes devant Alice sans lui prêter attention. Personnellement, elle commençait à me taper sur les nerfs à nous dire ce qu'on avait à faire! On est grands! On sait se gérer seuls! Je me calmai soudainement. Je fusillai du regard Jasper. Je savais qu'il en était responsable.

- Quand vous avez fini, vous descendez! Cria-t-elle avant que Jazz ne referme la porte de notre chambre derrière nous.

Je restai scotchée face à la décoration de cette dernière. Elle était un mélange de la chambre de mon amour à Forks et de la mienne au Canada. Le mur contenant la porte était peint en bleu. Face à lui, se trouvait une immense baie vitrée donnant sur le Mont McKinley enneigé. Des milliers d'étoiles brillaient dans le ciel. Quand aux deux pans restants, ils étaient peints en marron. Le lit, disposé à gauche de la porte d'entrée de la chambre, était recouvert d'une couette blanche avec des motifs marron.

Des bras me sortirent de ma contemplation. Je tournai la tête pour en voir le propriétaire: Jasper. Je l'avais oublié, tellement le décor me subjuguait.

- C'est magnifique. Soufflai-je avant de déposer mes lèvres à la commissure des siennes.

Il pivota sa tête, faisant rencontrer nos lèvres. Nous entreprîmes alors un langoureux baiser. Il me fit reculer jusqu'à ce que je touche le bord du lit, où je me laissai tomber. Il se mit à picorer mon cou et ma mâchoire de baisers. Quelques minutes après, il entreprenait une descente vers ma poitrine. Cependant, je l'arrêtai:

- Stop!

Il recula un peu son visage pour pouvoir plonger son regard interrogateur dans mes yeux.

- Alice va nous tuer si nous ne faisons pas ce qu'elle nous a dit...non, ordonné de faire.

- On s'en fiche. Murmura-t-il à mon oreille, tentant de me faire flancher avec sa douce voix.

- Jas...Il m'empêcha de continuer en plaquant violemment ses lèvres contre les miennes, entreprenant un fougueux baiser.

Toutes mes résistances cédèrent en même temps que ma raison, me laissant emporter par le plaisir d'être rien que tous les deux.

Alors que nous continuions notre baiser, Jasper passa ses mains sous ma tunique blanche, reprenant où Alice nous avait interrompus avant notre départ de Forks. Il caressa mon ventre, dessinant des cercles imaginaires autour de mon nombril, puis remonta jusqu'à ma poitrine. Il la câlina un long moment, alternant ses doigts et sa langue. Des gémissements m'échappèrent tout au long de cette douce torture. Puis il rompit notre baiser afin de passer, par dessus ma tête, le vêtement devenu encombrant. Je l'aidai en levant mes bras. Une fois la tunique retirée, il la jeta dans un coin de la chambre. Sans perdre de temps, je fis de même avec son tee-shirt noir, moulant parfaitement son torse. Une fois son maillot jeté à l'autre bout de la pièce, je déposai des baisers sur son front, ses paupières closes, son nez fin, ses joues, le contour de sa mâchoire avant de m'accaparer de ses lèvres chaudes, puis je les délaissai pour descendre le long de son menton, de son cou, de ses pectoraux jusqu'à la bordure de son pantalon. Ce dernier ne fit pas long feu, de même que son boxer, que je ne pris pas le temps de retirer, me contentant de les déchirer pour atteindre plus vite mon but. Une fois débarrassée de ces barrières vestimentaires, je repris mon chemin de baisers jusqu'à son sexe dur et tendu à l'extrême. Mais avant que je n'aie le temps de le toucher, Jasper me remonta à ses lèvres. Il commença un baiser sensuel qui me fit fondre, me faisant oublier par la même occasion ce que je m'apprêtais de faire. Je gémis dans sa bouche quand je sentis ses doigts passer dans ma culotte et me pénétrer, un doigt après l'autre, jusqu'à ce qu'il y en ait trois. Je m'agrippai vivement à ses épaules, sentant mon orgasme poindre. Soudain, je m'écriai:

- Oh...Jazz...Je...Oui!

Mon corps fut parcouru de spasmes.

Quand j'eus repris mon souffle, je posai mes lèvres sur les siennes, tout en descendant lentement mes mains jusqu'à son sexe plus dur qu'il y a quelques minutes de cela. Il grogna de plaisir dans ma bouche avant d'éloigner son visage du mien en le laissant tomber à la renverse, les yeux mi-clos. Encouragée par sa réaction, je m'appliquai sur son sexe avec mes deux mains, exerçant un va-et-vient rapide puis lent en renouvelant l'opération.

- Bella...Je...Oh oui... souffla-t-il dans un râle de plaisir.

Sans comprendre, je me retrouvai soudainement allongée sur le dos, sur le lit, Jasper au-dessus de moi, ses mains dans mes cheveux et ses avant-bras près de mon visage pour ne pas peser de tout son poids. Je plantai mon regard dans ses yeux noircis par le désir avant qu'il ne s'enfonce progressivement en moi. Quand il buta contre ma paroi, je lâchai un gémissement. S'en suivi un mouvement de va-et-vient, au début lent, puis de plus en plus rapide, me faisant fermer les yeux pour mieux apprécier les sensations provoquées par son corps imbriqué au mien. Des râles de plaisir m'échappèrent à chaque fois qu'il butait contre mon point sensible. Soudain, je me sentis proche de mon paroxysme:

- Jazz...Je...

- Bella...Viens...Avec...moi. Souffla-t-il à chaque pénétration.

- Jazz...OUI! Criai-je en me cramponnant à ses épaules.

- Bellaaa! Me suivit-il tout de suite après.

Après ça, il s'écroula sur moi, plongeant son visage dans mon cou. Je le sentais sourire. Je devais être dans le même état euphorique que lui, surtout que je percevais sa joie à travers ses sentiments qui m'atteignaient fortement de par notre connexion physique. Je caressais tendrement son dos, gardant le silence. Nous n'avions pas de mot pour définir ce que nous venions de vivre. Ça avait été du pur plaisir. A chaque fois, c'était toujours mieux. Nous étions faits pour être ensemble. Nous étions complémentaire, que ce soit par nos personnalités ou physiquement. Nos corps étaient en parfaite harmonie, s'imbriquant comme les pièces d'un puzzle.

- A quoi penses-tu?

Je sursautai en entendant la voix douce et mélodieuse de mon amour.

- Je t'aime.

- Je t'aime aussi. Mais je suis sûre que tu ne pensais pas qu'à ces trois mots. Insista-t-il en plongeant ses yeux dorés dans les miens, un léger sourire affiché sur son visage.

- Et qu'aurai-je en retour, Monsieur Whitlock? Susurrai-je avec un sourire taquin.

- Mmm...Laissez-moi réfléchir...Fit-il en effleurant le contour de mon visage avec le bout de son nez, entraînant des frissons dans tout mon corps.

Je mordis ma lèvre inférieure pour retenir un gémissement, lorsqu'il me mordit le lobe de mon oreille droite.

- Alors? Souffla-t-il, souriant malicieusement.

Évidemment! Il avait dû percevoir mon désir à cause de son don. Qu'est-ce que je le maudis, lui et son don!

- Je te le dirai après! Souris-je de ma répartie.

Sans prévenir, il s'enfonça en moi, sans toutefois être brusque. Oh non! Au contraire! Monsieur prenait tout son temps, entrant à peine pour ressortir aussitôt.

- Jazz! Le suppliai-je, en posant mes mains sur ses fesses pour approfondir ses pénétrations.

- J'attends! Susurra-t-il à mon oreille avant de mordiller son lobe.

Un gémissement m'échappa, m'annonçant vaincue.

- Je pensais que nous étions faits pour être ensemble. Dévoilai-je...Oh oui...Comme ça...soufflai-je, tandis qu'il me pénétrait entièrement.

Je m'accrochai à ses épaules, griffant sa peau de marbre.

- Jazz...Je...JAZZ! Criai-je, prise d'un orgasme fulgurant.

Il ne tarda pas à venir à son tour. Il resta en moi un moment avant de se retirer pour s'allonger à mes côtés et me prendre dans ses bras. Je calai ma tête dans son cou, inhalant son odeur sucrée. Je le sentis faire de même dans ma chevelure.

D'un coup, la porte de notre chambre s'ouvrit, laissant passer la tête d'Alice.

- J'y crois pas! S'écria-t-elle avant de refermer la porter derrière elle précipitamment.

Je crois que la vue ne lui a pas plu. On a encore de la chance que ce ne soit pas Emmett!

- Je vais prendre une douche. Déclarai-je.

Je m'écartai alors de son torse et me dégageai de son étreinte pour pouvoir me lever, mais il m'en empêcha.

- Jazz, j'ai pas envie de bouger, crois-moi. Mais je crois que c'est préférable de nous décoller le temps de vider les cartons avant qu'Alice ne fasse venir Emmett à sa place. Et si tu veux tout savoir, je n'ai pas envie de me retrouver nue face à lui.

- Alors je t'accompagne!

Je me contentai de l'embrassai à la commissure des lèvres en réponse.

Je pris le temps de sortir d'un carton quelques vêtements et dans un autre des draps de bain. Puis je me dirigeai vers une porte qui se trouvait à gauche de l'immense baie vitrée. Je poussai la porte et restai une fois de plus ébahie face à la beauté des lieux.

- Qu'est-ce qui t'arrive? S'enquit mon cœur.

- C'est magnifique...

- C'est vrai. Esmé a bon goût.

- Ça se rapproche de ma salle de bains.

- Mais c'est ta salle de bains, ma puce!

- Non. Ce que je veux dire, c'est qu'à ma demeure, au Canada, elle est dans le même thème: « zen attitude ». Expliquai-je.

- Eh bien, j'adore ce style!

- Je t'aime.

- Je t'aime aussi, Bella.

A ces mots, il m'embrassa sensuellement. Sans rompre notre baiser, je le menai dans la cabine douche spacieuse, pouvant contenir deux personnes facilement. Je mis en route l'eau chaude. S'en suivies la reprise de nos galipettes et une douche pour être présentables, au cas où. On n'est jamais trop prudent dans cette famille!

A la fin de la douche, j'enfilai des sous-vêtements noirs, un legging noir et une tunique rouge s'arrêtant à mi-cuisse. Quant à mon amour, il mit un pull noir moulant et un jean foncé qui épousait à la perfection ses formes. Rien qu'en le regardant, j'avais à nouveau envie de lui. Mais il fallait que je pense à autre chose, si je voulais qu'on finisse de ranger nos affaires avant que notre montée sur ressort ne nous fasse un scandale.

En silence, nous déballâmes les cartons, rangeant à vitesse vampirique nos livres, CD's, DVDs et autres babioles sur les étagères disposées contre le mur juxtaposant la salle de bains. Puis, je m'occupai de mettre nos vêtements et chaussures dans le dressing se trouvant à droite de la porte d'entrée de la chambre. Simultanément, Jasper s'occupait de ce qui devait aller à la salle de bains.

Nous finîmes avant même que la lune ne disparaisse du ciel.

J'étais dans le dressing à la recherche de la paire de chaussures idéale pour ma tenue rouge et noire.

- Voilà! M'exclamai-je, enthousiaste, avec à la main des escarpins rouges d'à peine 5 centimètres.

- Que t'arrive-t-il? S'enquit Jazz en pénétrant dans notre immense dressing.

- J'ai enfin trouvé les chaussures qu'il me fallait! Répondis-je en enfilant les talons rapidement avant de rejoindre ses bras.

Je l'embrassai à la commissure des lèvres, avant de déclarer sérieusement:

- Descendons. Je sens qu'Alice a des choses à nous dire, vu le ton qu'elle a employé.

- Attends! Pas si vite!

Sans me laisser le temps de répliquer, il captura mes lèvres, demandant immédiatement l'accès à ma langue, que je lui autorisai.

Un coup à la porte nous fit nous séparer.

- Allons-y. Soupirai-je.

Il s'empara de ma main, puis nous nous approchâmes de la porte de la chambre. Il l'ouvrit. Bizarrement, je n'étais pas étonnée de nous retrouver nez à nez avec Alice!

- Allez! On a assez perdu de temps! Cria-t-elle en nous tirant à sa suite jusqu'au salon.

Arrivés à destination, elle nous poussa sur un canapé, avant de prendre place sur les genoux d'Edward.

Je levai la tête pour me rendre compte que tout le monde était déjà installé, y compris Marc.

- Bien. Maintenant que tout le monde est là, je te laisse la parole, Alice.

- Merci, Carlisle. J'ai plein d'idées pour votre mariage. Commença-t-elle, en regardant moi puis Jazz.

- Alice...soupirai-je pour la je ne sais combien de fois depuis que nous étions arrivés.

- Non, non, Bella! Je sais ce que tu vas me dire! Évidemment, puisqu'elle l'a vu grâce à une vision! Fais-moi confiance! Tout sera parfait!

- Je ne crois pas que tu nous as fait réunir dans le salon que pour le mariage, je me trompe? Intervint Rose.

- Je vous ai fait venir ici pour répartir les tâches. Rétorqua Alice.

- Pfou...soufflai-je, désespérée. Jazz me serra plus fort ma main qu'il n'avait pas lâchée, malgré la tornade Alice.

- Alors, les garçons, vous allez dehors, chasser! Vous en avez grand besoin! Fit cette dernière d'un ton qui empêchait toute contradiction. Allez, zou! Et ne revenez pas avant que l'on vienne vous chercher!

Je suppliai Jasper du regard, ne voulant pas qu'il me laisse avec cette folle qui me servait de sœur et de meilleure amie, même si des fois j'avais des doutes tellement elle pouvait être diabolique. Malheureusement, il me répondit d'un petit sourire désolé. Je haussai les épaules en soupirant de nouveau. Il m'embrassa chastement avant de suivre les hommes de la maison à l'extérieur.

Une fois les garçons hors de portée d'oreilles, Alice m'exposa toutes ses idées, que ce soit pour la déco ou pour les tenues. Elle avait déjà préparé des croquis de robes de mariées et me les présentait. Je trouvais les robes belles, mais je lui fis remarquer qu'elles n'étaient pas moi: simples. Il y avait beaucoup trop de dentelles, de motifs, et je n'aimais pas les décolletés qui ne recouvraient pratiquement pas la poitrine. Elle s'empressa donc de faire les modifications avec moi à ses côtés. Nous finîmes par avoir sur le croquis final une robe qui se terminait à ras du sol, qui se nouait derrière la nuque, comme un dos nu et qui se nouait derrière au niveau de la taille. Elle était blanche avec des filaments dorés sur les bords du bas. Elle s'évasait à partir de la taille. Rien qu'en la voyant sur papier, je n'avais qu'une envie, c'était de l'enfiler et de me trouver dans les bras de Jasper. Je le voyais dans un costume noir avec un mouchoir blanc dans la poche de sa veste noire. Alice me sortit de ma rêverie en me demandant qui je voulais en demoiselles d'honneur et témoins, mais je n'avais pas encore eu le temps d'y réfléchir. Ainsi j'eus droit à des réprimandes de sa part.

La préparation pour le mariage continua jusqu'à ce que je mette le holà, ne tenant plus d'être loin de mon amour, me demandant qu'est-ce qu'il pouvait bien faire en ce moment. Au début, Alice s'opposa, mais grâce au soutien d'Esmé et de Rose, nous pûmes arrêter.

- Alice? Où sont les garçons, maintenant? M'empressai-je de demander, voulant rejoindre au plus vite Jasper.

Elle se concentra quelques secondes, avant de me répondre:

- Dans une prairie. Tu devrais enfiler des vêtements plus adéquats pour faire de la randonnée. Ajouta-t-elle en regardant ma tenue.

- Tu ne peux pas être plus précise? Perdis-je patience, ne sachant pas où pouvait se trouver la prairie alors qu'elle ne me donnait aucun détail.

- D'abord va te changer. Et je crois qu'on devrait toutes y aller. Rétorqua-t-elle, pensive.

Alors nous accourûmes toutes à l'étage de notre chambre. Je me précipitai dans le dressing à la recherche d'un jogging et d'une paire de baskets allant avec ma nouvelle tenue. J'enfilai un jogging noir qui irait avec ma tunique rouge, des baskets noires, puis je descendis au salon pour attendre les filles.

Esmé était déjà près de la porte d'entrée portant une tenue de sport noire. Nous n'eûmes pas à attendre bien longtemps Rose et Alice car je me trouvais à peine aux côtés d'Esmé qu'elles arrivaient. Alors nous sortîmes, suivant Alice qui savait grâce à ses visions où se trouvaient exactement les garçons.

Soudain, Alice s'arrêta à la lisière des bois où nous étions enfoncées depuis une bonne demi-heure. Nous nous arrêtâmes à notre tour, à ses côtés pour savoir pourquoi.

Je frémis face au tableau qui se trouvait devant mes yeux: Jasper en train de se battre avec Marc. Pour l'instant, ils étaient en un seul morceau, seuls leurs vêtements étaient pleins de boue.

Ne pouvant supporter cette vue plus longtemps, je m'interposai entre eux. Du poins, c'était mon objectif, mais avant que je n'aie le temps de les atteindre, une bourrasque de vent m'atteignit de plein fouet, me faisant reculer et tomber sur les fesses lourdement. Je fusillai du regard Marc, sachant qu'il en était le responsable.

Avant que je n'aie le temps de me lever et d'activer mon bouclier physique, Jasper dit:

- OK, tu t'en sors bien. Mais la prochaine fois, évite de t'en prendre à ma compagne.

- Désolé. Souffla Marc. Je ne sais pas si ça m'était destiné ou pas, mais je le pardonnai, comprenant qu'il s'agissait d'un exercice.

- Ça fait longtemps que vous êtes là, à vous entraîner? Questionnai-je tandis que je me remettais debout.

- Environ une heure. Pourquoi? Répondit Carlisle que je n'avais même pas vu.

- Ça va, tu arrives à mieux gérer ton don? M'adressai-je à Marc, sans prendre en compte la question de mon père adoptif.

- J'arrive à canaliser ma colère. Je n'en ai plus besoin pour contrôler mon pouvoir.

- En une heure, tu as réussis tout ça? M'exclamai-je, vraiment surprise de sa rapidité d'apprentissage.

- Oui. Pourquoi ça t'étonne?

- C'est juste que tu as un pouvoir assez complexe, alors je ne pensais pas que tu puisses le contrôler aussi vite.

- Oh.

- Et si on voyait comment tu t'en sors en plein combat avec des personnes dotées de pouvoir? Proposai-je après une seconde de réflexion. A l'idée de me défouler, ça me rendait enthousiaste.

- C'est une excellente idée, chérie! Approuva Jasper.

- Pourquoi pas? Convint Marc.

- C'est parti! S'exclama Alice en lançant ses bras en l'air comme une cheerleader.

- OK. Alors Alice, Jasper, Edward et moi avons des pouvoirs ,donc il faudra que tu arrives à faire face à nos attaques. Rose, Em', Carlisle et Esmé, vous restez en retrait comme ça vous pourrez nous dire ce qui ne va pas. Évidemment, je ne lui précisais pas quels étaient nos pouvoirs.

Euh...Je pense qu'Em' pourrait aussi participer. Intervint Alice, malicieuse.

Très bien. Ça me va! Acquiesçai-je.

Je savais qu'Emmett se battait bien, mais combattre Marc alors qu'il n'a pas de pouvoir était risqué. Mais si nous mettions en place une stratégie, il pourrait vaincre Marc.

- Ça me va aussi! Répondirent en chœur les garçons.

- Alors, c'est parti! M'exclamai-je.

Sans prévenir, je me jetai sur Marc. Sans surprise, je fus atteinte par une bourrasque de vent violente, me faisant atterrir durement sur les fesses et m'envoyant contre un arbre. Cet arbre allait m'écraser dans sa chute, donc j'activai immédiatement mon bouclier, me permettant de m'en éloigner en un seul morceau. Quand je reportai mon attention sur le combat, Marc était statufié, le regard porté sur mon amour. Qu'est-ce qui lui arrive? Dès que je fus de retour auprès d'Emmett, d'Edward, d'Alice et de Jazz, Marc reprit vie, si l'on peut dire. Il secoua la tête comme pour reprendre ses esprits. Mais Emmett ne lui en laissa pas le temps puisqu'il fit la même chose que moi il y a quelques instants, alors je l'enveloppai dans mon bouclier pour limiter l'impact du vent sur lui. Il percuta Marc de plein fouet, le plaquant au sol. Mais avant qu'il ne puisse lui donner un coup dans les côtes, une branche s'enroula à son bras puis le tira en arrière, le plaquant contre le tronc de l'arbre d'où venait la branche. Quoi? Mais...et mon bouclier? Pourquoi ça ne l'a pas protégé?

- Bella, as-tu ton bouclier sur Emmett?

- Oui! Enfin je crois. Hésitai-je. Edward? Tu lis dans les pensées d'Emmett?

- Oui.

- Ah bah alors il n'est pas protégé par mon bouclier. Répondis-je à mon cœur qui s'était mis à mes côtés.

- C'est pas grave. Évite de l'utiliser maintenant.

- OK. Acquiesçai-je tout en réfléchissant pour trouver une solution nous permettant de vaincre Marc.

Pendant ce temps, je sentais mon amour s'éloigner de quelques mètres de moi. Je pouvais percevoir sa concentration, malgré la distance. J'étais aussi consciente du fait qu'Emmett était toujours maintenu par la branche, contre l'arbre.

Vite, vite, trouve une solution. Agis comme s'il s'agissait d'une question de vie ou de mort. Ouais bah pour ce cas, il s'agirait plutôt de destruction puisqu'on est déjà mort! Allez, Bella. Concentre-toi, nom d'un chien!...J'ai trouvé! Et si Edward faisait diversion en attirant l'attention de Marc sur lui et non plus sur Emmett? Ouais, ça pourrait marcher. De toute façon, qui ne tente rien, n'a rien.

« Edward! » l'appelai-je par pensées en retirant mon bouclier moral.

« Bella? »

« Oui, c'est moi. Peux-tu faire diversion pour libérer Emmett? »

« Euh...D'accord. Mais après ce sera mon tour d'être prisonnier »

« Fais-moi confiance. »

« OK. »

Je replaçai mon bouclier moral dès qu'il s'élança vers Marc. Ce dernier le regardait tourné autour de lui sans comprendre ce qu'Edward faisait. Enfin c'est ce que je pensais en l'observant. Soudain, j'entendis un « Boum! » retentir à ma gauche. Je tournai mon attention une seconde sur l'origine du bruit. Emmett venait d'atterrir lourdement au sol, la tête la première. Je m'empêchai de rire, mais Jazz, Rose, Esmé, Alice et Carlisle ne se génèrent pas. Je ne m'attardai pas sur eux et reportai mon attention sur le combat. Edward allait être en danger d'une minute à l'autre vu la façon que Marc le regardait, c'est-à-dire malicieusement. Je décidai de lui prêter main forte en utilisant une technique que je n'avais pas utilisée depuis mon entraînement avec Jasper. J'espérais qu'elle marcherait.

Je me mis donc à tourner très vite autour de Marc, m'efforçant de lui faire perdre la tête. Au bout de plusieurs tours, je lui sautai sur les épaules, par derrière. Par derrière parce qu'il n'avait pas été assez rapidement pour suivre mon manège. J'enroulai mes jambes autour de son cou en croisant mes chevilles afin de rester stable quoi qu'il fasse pour m'éjecter. Dans le même temps, je plaquai mes mains de chaque côté de sa tête, comme si j'allais l'étêter. Étant donné que je le maîtrisais, je me permis de jeter un coup d'œil sur ce qui se passait autour de moi. Edward se tenait prêt à intervenir, Emmett se tenait à côté d'Edward dans la même position, Alice souriait. Quant à Jasper, il semblait guetter les moindres gestes de Marc, mais je sentis une vague de fierté m'atteindre quand il se rendit compte que je le regardais. Je souris, avant de reporter mon attention sur ma position. Marc tentait par tous les moyens de se défaire de ma prise sur lui. Malheureusement pour lui, je ne bougeais pas d'un poil. Ce qui ne tarda pas à le mettre en rogne. Soudain, tout ce passa très vite: j'aperçus le regard alarmé de Jasper, Emmett et Edward qui étaient dans mon champ de vision, tout en me faisant projeter brutalement contre un tronc d'arbre.

J'entendis un instant un brouhaha s'approcher de moi avant de sentir des bras me prendre dans une étreinte protectrice. J'entendais au loin des voix crier.

Mais qu'est-ce qu'il se passe?

- Bella? Dis-moi si tu m'entends. M'ordonna une voix qui m'était familière.

- Oui. Répondis-je en tentant de recouvrer ma vue.

Ça me paniquait de ne rien voir, pourtant j'étais sûre d'avoir les yeux ouverts. Une vague de calme me détendit.

Une main se posa lentement sur mon avant-bras. A cet instant, deux choses se produisirent: j'entendis un grognement et je retrouvai ma vue. Enfin, c'est ce que je pensais, avant que mon regard ne se pose sur des arbres qui ne m'étaient pas familiers.

Je tournai la tête. Ma vision était bizarre. A peine avais-je pensé à tourner la tête que je l'avais fait. Je ne comprenais pas. Qu'étais-je devenu(e)? Je me rendis compte qu'il faisait nuit, mais que je percevais nettement ce qui m'entourait.

Il fait nuit! Mon père doit être mort d'inquiétude! Il faut que je le prévienne que je vais bien, mais que je me suis perdu(e). A peine avais-je pensé cela que mes mains fouillaient dans mon pantalon noir. Mais je me figeai quand je me rendis compte qu'il était plein de boue et tâché de sang. Le sang était sec mais il exhalait une odeur qui me donna mal à la gorge.

Mais qu'est-ce qui m'arrive? Je deviens fou ou quoi?

Ça m'énervait de ne pas savoir où j'étais. Le pire était que je ne trouvais pas mon portable dans mes poches de pantalon! Pourtant je jurerai l'avoir pris avant de sortir! D'un coup, je vis les arbres m'entourant se basculer au gré du vent qui était très violent.

Si le vent est si violent, pourquoi n'ai-je pas froid et pourquoi je ne m'envole pas?

Étrangement, aussitôt je pensais cela, que le vent redoubla.

Qu'arrive-t-il? Je deviens vraiment fou! Et cette gorge qui me brûle! Pourquoi ai-je autant mal? Ai-je fait quelque chose de mal pour mériter ça?

Plus je me posais des questions, plus le vent redoublait. Au bout d'un moment, je compris que c'était moi le responsable de cette tempête. Mais ma raison me disait que c'était impossible. Nous ne voyions cela que dans les films!

Je ne sais combien de temps c'était passé, mais devant moi se trouvait une jeune femme magnifique qui ressemblait à un ange tombé du ciel. Mais que faisait-elle penchée au dessus d'un ours? Ce spectacle m'effrayait, faisant redoubler le vent. Je ne pensais pas que ce soit encore possible. Les arbres devaient être bien enracinés pour ne toujours pas être à terre!

- Bonjour! Je ne te veux aucun mal. Dit-elle en me remarquant, après être tombée à genoux sous l'impact des bourrasques de vent. Je m'appelle Bella. Et toi? Ajouta-t-elle.

- Bella!

Je sortis soudain du flash.

- Mon cœur, ça va?

J'inspirai avant de répondre:

- Ça va. Juste un flash. Ajoutai-je en fixant Marc.

- Tu nous as fait une telle frayeur! S'exclama-t-il en me serrant très fort dans ses bras.

- Tu sais bien que je ne contrôle pas ce pouvoir. Ça m'arrive lors d'un toucher, mais ce n'est pas courant. Et tu le sais. Rétorquai-je dans le but de le rassurer, même si ça ressemblait plus à une réprimande.

- Bon, je crois que nous devrions rentrer. Intervint Carlisle.

- Je crois aussi. Approuva Jasper qui semblait encore un peu inquiet.

Mais je me doutais que ce n'était pas la seule raison. Il devait se demander ce que j'avais vu. Mais je n'avais pas l'intention de le dire, sauf peut-être à Marc.

J'acceptai la main que me tendait Jasper pour me relever.

Fin chapitre 18

J'espère que ce long chapitre vous a plu.

Bonne année 2011!

Bises.