Auredronya: Tu as complètement raison: ça va chauffer! lol

Celestin: Hello boy (?)! Merci pour ta review, elle m'a fait beaucoup plaisir. Par contre, je ne sais pas ce que veut dire « chill » (la honte, hein?), mais j'imagine que ça veut dire « super bien » ou « c'est de la bombe! » ^^. Sinon, voici la suite que t'attendais avec impatience.

Profitez bien car c'est le dernier chapitre avant l'épilogue.

Sur ce, bonne lecture!

Chapitre 20

Je ne me rappelle pas comment nous en sommes arrivés là.

Nous étions près de la maison, mais en même temps assez éloignés pour lui éviter la destruction.

En face de nous, la garde Volturi comptait une bonne centaine de vampires. Ils étaient disposés sur plusieurs rangées, de façon à ce que nous ne voyions pas la fin. Leur but était clair: me détruire. Ou sinon, pourquoi arriver pile le jour de mon mariage avec une centaine de vampires? Ils se doutaient que je ne les suivrais pas. Pas après le message que j'avais fait faire transmettre par Paul. En parlant de ce dernier, il se tenait près d'Aro, un sourire malicieux qui m'effrayait, je dois l'avouer, surtout qu'il m'était destiné. Il n'y avait pas de doute concernant ce dernier point. Ses yeux me fixaient et me jaugeaient. Derrière lui et Aro, il y avait Renata, le bouclier personnel d'Aro.

Conclusion: je ne pourrai pas me débarrasser de lui facilement.

Le pire, c'est qu'à un moment ou un autre, il figera mes alliés. Je ne pourrais pas me permettre de les englober dans ma bulle de protection sans prendre le risque de m'épuiser dès le début du combat, et je suis persuadée qu'il le sait. Comme je ne savais pas combien de temps ça allait durer, il fallait que je garde mes forces en me débarrassant du plus gros avec l'aide de ma famille et des invités, sans utiliser mes pouvoirs et donc à mains nues me concernant.

- Je vous avez prévenus. Ne venez pas me supplier de ne pas vous détruire! Lançai-je aux trois frères.

- Bella. Arrête. Tu ne fais qu'empirer les choses. Murmura mon amour à mon oreille de façon à ce que moi seule l'entende.

J'inspirai un bon coup pour me calmer, juste assez pour me retenir de répliquer. Mais je ne voulais pas perdre ma colère qui m'aiderait à me battre férocement. Je ne perdais pas de vue les trois frères, pour guetter leurs moindres gestes.

Soudain, Aro fit un geste presque imperceptible. « Presque », car je le guettais ce geste. Mais les autres ne pouvaient pas l'avoir vu, puisqu'ils ne le connaissaient pas. Enfin, à voir Aro, on pourrait croire qu'il ne faisait que se recoiffer. Mais il n'en était rien. C'était sa façon de donner l'ordre d'attaquer. Et ça ne manqua pas. Les deux premières rangées d'ennemis s'élancèrent sur nous. Mais avant de nous atteindre, ils partirent en dérive,comme paniqués. Je jetai un coup d'œil à Jasper qui était à ma droite. Il semblait en pleine concentration. Il devait en être la cause. Tant mieux, ça nous permettra à tous de garder des forces un moment! En plus, nous ne pouvions pas nous permettre de nous disperser dès le début, puisque nous étions nettement en minorité. Environ trente, soit même pas la moitié du nombre de nos ennemis.

Enfin, revenons à nos moutons! Les deux premières rangées à avoir attaqué, soit près de vingt vampires, prenaient la fuite, malgré les menaces d'Aro et de Caïus.

Sans que je ne voie rien arriver, une nouvelle vague d'ennemis chargeaient. Me concernant, je n'étais pas concentrée, ce qui était une grave erreur de ma part, surtout dès le début du combat. Je n'allais pas faire long feu si je ne me reconcentrais pas. Grâce à Jasper, je restai en un morceau. Un vampire m'avait approchée dangereusement. Si Jasper n'avait pas été là, je ne sais pas ce que je serais à ce moment. Enfin si, je le savais, mais j'évitais d'y penser pour trouver un moyen de défense efficace sans utiliser mes pouvoirs maintenant.

Soudain, tous se figèrent derrière et à côté de moi.

Saloperie de Paul! Je vais le massacrer! Si seulement il n'y avait pas Renata! Attend! Mais toi aussi tu es figée. Putain! Quelle conne, je suis! Bon, je n'ai pas le choix: bouclier!

Alors j'activai mon bouclier et l'étirai sur les deux premières rangées de mes alliés, comprenant ma famille et les Denali. Sans perdre de temps, je donnai des informations sur les vampires que j'avais reconnus et dont je connaissais les points faibles.

- Très bien! Écoutez-moi tous! Paul, celui qui est entre Aro et la vampire, peut vous figer. Mais ceux qui ont un pouvoir qui se maîtrise mentalement, vous pouvez continuer à l'utiliser, même si vous ne pouvez pas bouger. Ceux qui ont des pouvoirs qui atteignent le physique de l'adversaire, concentrez-vous sur la quatrième rangée. Vous comprendrez très vite pourquoi. Quant à ceux qui agissent sur le mental, occupez-vous de tous ceux que vous pouvez. Je m'occupe de Paul, d'Aro et de Renata.

- Tu es sûre?

- Oui, mon cœur. Peux-tu faire paniquer ceux qui nous attaquent, s'il-te-plaît?

Il hocha la tête, l'air grave.

- Bien. Chacun sait ce qui lui reste à faire. Surveillez vos arrière, on ne sait jamais. Conclus-je en espérant que tout notre échange soit passé inaperçu aux oreilles des ennemis. Même s'il y avait grande chance qu'ils aient tout entendu.

A peine eus-je fini de parler qu'à nouveau ils attaquaient. La majorité s'écroula avant de nous atteindre. Cependant, une dizaine arrivèrent à approcher ma ligne où Edward, Carlisle, Alice, Jasper et moi nous situions.

Alice démembrait tout en souplesse ses attaquants, Edward esquivait facilement les attaques, et Jasper se défoulait avec rage. Ces trois derniers avaient fait un pas, nous faisant nous trouver en quinconce, laissant Carlisle et moi en retrait, nous permettant de protéger leurs arrières en cas de besoin.

Une fois débarrassés de leurs adversaires, ils reprirent leur place.

- Es-tu sûre Bella de ne pas vouloir te joindre à nous? Question Aro.

- Sûre et certaine! Lui crachai-je en prenant une position de défense.

Sans être surprise, il refit son geste. Mais cette fois-ci, sans que je m'y attende, toute sa garde chargea. Si nous voulions avoir une chance de gagner, il fallait que tous nos alliés soient libres de leurs mouvements. Même si j'étais consciente que ça allait m'épuiser grandement, je n'hésitai pas à protéger tous mes alliés en étirant mon bouclier sur eux.

D'un coup, se trouvèrent devant moi deux vampires mâles beaucoup plus grands que moi. Je ne pouvais compter que sur moi-même, puisqu'Alice et Jasper étaient occupés. Alors je mis en pratique ce que m'avait appris mon amour. Je contrais, puis parais les attaques, donnais des coups dans le but de les démembrer, mais je mis longtemps à me débarrasser de ces deux-là. Ce fut en plongeant mes yeux dans les leurs que j'y parvins, les réduisant en poussière. Je n'eus pas le temps de me tourner pour voir comment se débrouiller les autres que j'étais de nouveau assaillie. En deux-trois mouvements, mes assaillants étaient étêtés. Il ne fallait pas venir me chercher!

Au bout de ce qui me semblait être plus d'une heure de combat acharné, j'avais perdu de vue mes proches. J'entrapercevais de temps à autre un allié, avant de continuer à me battre. Mon but était d'atteindre Aro et ses deux sbires. Mais beaucoup de vampires de la garde me faisaient obstacle, m'attardant plus qu'ils me blessaient. Ma robe de mariée était en lambeaux. Nous pouvions voir mes sous-vêtements, mais je n'avais pas le temps d'être gênée. J'étais surtout gênée par la fatigue qu'entraînait l'utilisation ininterrompue de mon bouclier et par intervalle de celui me permettant de réduire en cendres d'un simple regard mes adversaires. Du coup, j'avançais lentement. Heureusement que mes mouvements n'en étaient pas encore affectés, sinon je ne serais plus!

Subitement, un hurlement attira mon attention, à ma droite. Je tournai la tête vers son origine: Esmé et Marc venaient de perdre un bras en même temps, par le même vampire.

Merde! Je ne protège plus personne avec mon bouclier!

Je me dépêchai de tuer mon adversaire. Mais le temps que je ne les rejoigne, une branche était enroulé autour de ce dernier, l'étranglant. Il se débattait, mais je savais qu'il ne pouvait rien contre le pouvoir de Marc. Et il n'y avait pas de doute qu'il en était le responsable puisqu'il fixait le cou de son adversaire. Il resta concentré jusqu'à ce que la tête se décroche et tombe au sol.

Soulagée, je reportai mon attention sur Aro et ses deux gardes rapprochés. Cependant, il me restait deux gardes qui me bloquaient le passage.

Sans perdre de temps, je me jetai sur le plus proche et l'étêtai. Puis je fis de même avec le second, après avoir balancé par dessus mon épaule gauche la tête du premier.

Voilà, ça c'est fait! A nous deux Paul!

Toujours protégée par mon bouclier, je m'approchai de ce dernier qui avait les sourcils froncés, preuve qu'il tentait de me figer.

Eh non, mon coco! Ton pouvoir ne marche pas sur moi! Dommage!

Je souris narquoisement.

Je sentis, plus que je ne vis, quelqu'un tentant de m'arracher un bras, ce qui me rendis folle de rage.

M'attaquer par derrière n'est pas une chose à me faire!

Alors je me vengeai sur Paul en lui arrachant d'un coup sec un bras, puis l'autre. Je ne portais pas d'attention à ses cris d'agonie. Après tout, pourquoi faire? Je le réduirai en poussière, quand je me serais occupée de Renata qui le protégeait des dons psychiques. Cette dernière regardait derrière moi comme si quelque chose d'intéressant allait se produire dans peu de temps. Un craquement sourd dans mon dos retentit. Ça ressemblait à un vacarme produit lors d'un éboulement. Ce bruit fut suivi par des hurlements. Je jetai un coup d'œil furtif pour en connaître l'auteur: Benjamin. Il se tenait à environ vingt mètres derrière moi. Nous étions séparés par une brèche dans le sol, brèche qui n'était pas là quelques secondes plus tôt, je peux vous l'assurer.

Dans le trou, je pouvais percevoir une forme déchiquetée. Ça devait être un vampire de la garde. C'est toujours ça de gagné!

- Merci. Fis-je à l'intention de mon sauveur.

Il hocha la tête, avant de retourner au cœur du combat en courant. Avant de refaire face à mes trois cibles, je jetai un œil sur la progression du combat. La garde italienne était décimée, ce qui était encourageant. Du côté de mes alliés, apparemment, peu de perte en vue.

- Bien. Commençai-je, en m'approchant lentement d'Aro, de Paul et de Renata.

Je commençais à être fatiguée, que ça soit par le combat qui m'obligeait à utiliser mes pouvoirs, ou par le fait qu'Aro n'arrivait pas à comprendre que je voulais être tranquille.

- Que vais-je faire de vous? Aro, je peux constater que tu n'as pas écouté ce que Paul t'a transmis. A moins qu'il ne l'ait pas fait? Dis-je en tournant mon regard sur ce dernier.

- Il l'a fait, rassure-toi. Assura Aro de sa voix qui se voulait charmante, mais qui m'horripilait plus que rien d'autre.

- Alors pourquoi êtes-vous venus? Grognai-je, menaçante.

- Tu es une menace. Nous ne pouvons te permettre de rester plus longtemps en ce monde. Répliqua-t-il légèrement comme s'il sortait quelque chose de drôle ou d'évident, je ne saurais le dire. Quel hypocrite!

- Je ne suis une menace pour personne! Est-ce clair? Remballe ton armée et va-t-en.! Je n'ai pas l'intention de prendre ta place, ni celle d'un de tes frères, si ça peut te rassurer. Sifflai-je. Mais surtout, je ne veux plus vous revoir toi ou tes frères, ou même ta garde. Ajoutai-je en portant mon regard sur Paul puis Renata et ses deux frères.

D'un claquement de doigts, il stoppa les vampires de sa garde restants. Les invités de mon mariage et mes proches s'arrêtèrent aussi, tout en restant en position de défense, prêts à parer à la moindre attaque. Ils regardaient avec méfiance les Volturi se replier auprès de leur grand Maître.

- Pourquoi fais-tu cela, Aro? Grogna Caïus, mécontent.

- Tu l'a entendue: elle ne nous posera pas de problèmes.

- A condition que vous ne vous en preniez à aucun des vampires ci-présents. M'empressai-je d'ajouter pour être sûre que mes alliés n'auraient pas de représailles. Pour qu'il comprenne bien, je lui désignai d'un geste ample de la main mes alliés

- Pour qui te prends-tu, petite, pour nous parler ainsi, nous, Volturi? Fulmina Caïus.

- Pour une vampire qui ne veux que la tranquillité et la paix, loin de vos complots. Répondis-je.

Un grognement surgit de sa gorge, mais je n'en fis pas cas. Jasper se plaça à mes côtés, prêt à intervenir, je le sentais.

- Partez et ne revenez pas. Conclus-je calmement.

Sans un mot, Aro fit signe de partir. Ce que tous les Volturi firent sans poser de questions. Bon toutous!

Mais alors que nous nous apprêtions à rejoindre la villa en étant rassurés qu'ils soient déjà tous hors de vue, je tombai à genoux, épuisée.

- Bella! S'écria mon cœur en me prenant dans ses bras, pour m'éviter de m'écrouler complètement au sol.

- Elle a trop utilisé ses pouvoirs. Je crois qu'elle n'aurait pas tenu plus longtemps. Entendis-je Carlisle en pleine réflexion.

- Ça va, tout va bien. Je suis juste fatiguée.

- Rentrons. Dit Carlisle sans prêter attention à ce que je venais de dire.

Jasper me porta comme une jeune mariée, malgré mes plaintes comme quoi je pouvais encore marcher.

Nous fûmes rapidement dans le salon où il me déposa délicatement sur un canapé.

- Ça va. Je n'ai rien. Répétai-je. Seuls mes vêtements ont souffert.

- Tu crois pas si bien dire! Acquiesça Alice en regardant les dégâts qu'avait causés le combat sur ma robe.

- Ne bouge pas. Je reviens. M'ordonna mon père adoptif.

Je soupirai, résignée.

Le temps que Carlisle ne réapparaisse, mon amour me caressait tendrement les cheveux. Je ne faisais pas attention à ma famille qui me regardait, inquiète. Je ne faisais pas non plus attention aux regards des invités qui pesaient sur moi. Je me laissais bercer par les caresses de Jasper. J'avais bien failli le perdre. Non pas par sa mort, mais par la mienne, causée par mon inattention au début, puis par des attaques déloyales.

Carlisle revint quelques minutes plus tard, une poche de sang à la main. Le sang devait appartenir à un animal.

- Tiens, bois ça, ça te fera du bien. M'enjoignit-t-il en me tendant la poche de sang.

Je lui la pris des mains avant de la percer avec mes dents aiguisées et bus goulûment le son contenu. J'en redemandai. Sans se faire prier, il m'en tendit une autre que je vidai tout aussi vite.

- Ça va mieux, ma puce?

- Oui. Je crois que je vais chasser. Ça vous dit de venir? Proposai-je.

- Je t'accompagne. Déclara Jasper, en même temps que tous les Cullen.

Jasper's POV

Aro n'avait pas pu s'empêcher d'interrompre notre mariage.

Ça aurait dû être le plus beau jour de ma vie. Mais ça était l'Enfer. J'avais bien failli perdre ma raison de vivre: Bella. Heureusement qu'à ce moment j'étais à ses côtés pour la protéger, sinon je crains qu'elle ne soit plus de ce monde. Si ça avait été le cas, je me serais laissé mourir. Pourquoi vivre si mon amour n'est plus de ce monde?

Par la suite, je l'avais perdue de vue car on était partis chacun de notre côté pour détruire un maximum d'adversaires. J'avais confiance en elle pour rester en vie. Après tout, c'était moi qui lui avait appris les bases pour se battre! Bon, j'avoue, j'avais quand même eu peur qu'il lui arrive quelque chose de mal. Par exemple, j'avais peur que son bouclier ne l'épuise trop et qu'elle s'effondre en plein combat. Mais je n'avais pas eu tord de me faire du soucis pour elle, puisqu'après qu'elle ait réussi à se débarrasser diplomatiquement des Volturi, elle s'était écroulée. J'avais juste eu le temps de la retenir, avant que sa tête ne rencontre le sol. Elle ne se serait pas fait mal, mais c'était instinctif chez moi de l'empêcher de se faire mal. Du moins, si elle était encore humaine ça aurait été l'objectif de la manœuvre. Je voulais tout simplement être à ses côtés lors de ses moments de faiblesse. Je n'aimais pas la voir dans cet état d'épuisement, surtout que c'était un vampire, donc elle ne devrait plus avoir ces problèmes. Alors je voulais être à ses côtés pour la soutenir.

Je l'avais portée jusqu'au salon, puis déposée en douceur sur un canapé. Ses yeux étaient noirs. Elle avait soif. Elle avait trop utilisé ses pouvoirs. J'avais pu constater des tas de cendre par-ci par-là dans le champ de bataille, alors qu'il n'y avait pas de feu allumés. Je me doutais qu'elle en était la responsable. Ensuite, je savais qu'elle avait utilisé son bouclier physique pour nous protéger, car nos adversaires ne faisaient qu'abîmer nos vêtements, sans nous blesser. C'étaient des dons que je savais épuisants, parce qu'elle me l'avait dit un jour.

Carlisle était donc allé chercher des poches de sang dans le garage. Elle en vida deux avant de déclarer qu'elle avait assez de forces pour aller chasser. Je sentais qu'elle ne mentait pas, mais je préférais l'accompagner, au cas où des Volturi seraient encore dans les parages. Malgré qu'elle avait repris des forces, elle ne pourrait pas se défendre correctement. Alors je ne préférais mieux pas prendre le risque de la laisser seule. Je risquerais de m'en vouloir s'il lui arrivait quelque chose, alors que j'aurais pu être présent pour la défendre.

Enfin, passons!

Nous chassâmes pendant plusieurs heures. Nous nous étions séparés par groupe de deux pour ne pas piquer la proie des autres. Je restais avec Bella.

Puis nous revînmes à la maison. Je ressentis une tristesse importante provenant de Bella. Et je savais pourquoi. Pas besoin de lire dans les pensées pour le savoir. Que ce soit dans le jardin arrière ou dans toute la maison, il y avait les traces d'un mariage, notre mariage. Ça me faisait aussi mal au cœur de me dire qu'il ne s'était pas déroulé comme prévu. Heureusement, nous avions eu le temps d'échanger nos alliances. Ainsi Bella était Bella Hale, même si j'aimais encore plus Bella Whitlock.

Nos tenues étaient toutes déchiquetées. Tous les costumes et toutes les robes étaient en lambeaux. Nous pouvions même voir les sous-vêtements des autres. Dans d'autres circonstances, j'aurais eu envie de faire des choses très peu catholiques avec Bella, mais là ça m'enrageait et me peinait en même temps de savoir que sans son bouclier, elle serait blessée ou pire: morte. Pour le cas où elle aurait été blessée, son pouvoir de régénération l'aurait soignée. Mais ça m'aurait fait mal au cœur de la voir mordue ou la peau déchiquetée à certains endroits, ou même démembrée, se retrouvant sans bras, ou même sans tête. J'avais envie de tout détruire les décorations que Rose, Esmé et Alice s'étaient appliquées de faire. La partie de chasse n'avait pas soulagé ma rage. Et le fait que la maison était envahie de l'odeur de roses et de freesia n'aidait pas. Ce mélange d'odeurs correspondait à l'odeur de Bella, mon cœur, ma raison de vivre. Mais là, je n'avais plus envie de sentir cela dans toute la maison. Ça me rappelait trop le tournant qu'avait pris la journée en une poignée de secondes. Le mariage, puis soudain Aro et toute la clique qui nous donnaient rendez-vous pour un combat, car Bella refusait simplement de les rejoindre. Ces Volturi se comportaient comme des pourris gâtés pour qui le moindre refus entraînait la mort. Heureusement pour nous, aujourd'hui, il y avait des vampires, amis de Carlisle, qui avaient été invités, faisant que nous étions plus nombreux que d'habitude. Ainsi, ils ont pu nous aider. Les Volturi n'avaient pas choisi le bon jour. Ou alors ils comptaient tous nous exterminer, ce qui ne m'étonnerait pas plus que ça de leur part.

- Jasper, ça va? Me sortit de mes pensées une voix douce que je reconnaissais sans problème.

- Oui, ma puce. Et toi?

- Ça va. Ça aurait pu être pire. Nous sommes tous là, entiers. Mais le plus important est que tu sois là, à mes côtés. Je t'aime. Souffla-t-elle la dernière phrase.

- Je t'aime aussi. Répétai-je en la prenant dans mes bras et en la serrant très fort pour être sûr qu'elle ne m'échappe pas.

Je ressentis une forte vague d'amour et...de désir?

Il ne m'en fallut pas plus pour la porter comme une jeune mariée, ce qu'elle était après tout! Je l'embrassai tandis que je nous menais à notre chambre.

Je fermai la porte derrière nous avec un pied et sans perdre de temps, je la déposai sur notre lit. A peine touchait-elle le matelas que je la dégageais des lambeaux de ce qui avait été sa magnifique robe de mariée.

Je caressai sa peau douce que je ne me lasserai jamais de toucher, qu'importe les années que je passerai à ses côtés. Tout au long de la manœuvre, je n'avais pas rompu notre baiser. Je cajolai ensuite son intimité qui était prête à m'accueillir.

Je l'entendis jouir quelques minutes plus tard. Quand elle eut repris le contrôle de son corps, elle se redressa. Je la laissai faire, sachant ce qu'elle voulait: me débarrasser de mon costard, qui était lui-même en lambeaux.

Une fois débarrassé de mes vêtements, je la repoussai gentiment sur le matelas, la surplombant, voulant la faire mienne totalement. Elle se laissa faire, mais pas sans avoir grogné. C'est en douceur que je m'immisçai en elle, petit à petit, voulant profiter des sensations que me procurait mon sexe dans son antre. Je commençai un lent mouvement de va-et-vient quand mon sexe buta sa paroi.

- Jazz. Souffla-t-elle...Plus fort.

Je ne me fis pas prier plus. J'accélérai la cadence, prenant un rythme rapide pour assouvir ses désirs. Je percevais toujours du désir et de l'amour venant d'elle, mon amour, ma raison de vivre. Ma femme, tout simplement. Ça me faisait bizarre de me dire ça après tout ce que nous avions dû surmonter pour en arriver là.

Au bout de je ne sais combien de temps, nous vînmes en même temps, ce qui était la première fois. Je pris ça comme une preuve que nous étions faits l'un pour l'autre.

- Je t'aime. Soufflai-je en lui envoyant tout mon amour avec mon don afin de lui montrer à quel point que je l'aimais.

- Je t'aime, Jasper Hale. Murmura-t-elle, ses prunelles, encore noircies par le désir, accrochant mon regard.

Fin chapitre 20

Le prochain poste sera l'épilogue. Mais comme je n'ai pas beaucoup d'idées, il risque d'être court.

Alors, la bataille vous a plu? Pas déçus? J'ai essayé de la faire durer longtemps, comme vous l'attendiez depuis un bon bout de temps.

On se retrouve donc pour l'épilogue. Je ne vous ferais pas attendre une semaine. Dès que je l'ai fini, je le poste.

Pour ceux qui ne m'ont pas encore laissé de review, c'est le moment de le faire.

Bises.