Me voici, me voilà avec l'épilogue, fin de Les Volturi contre moi.

Bonne lecture!

Épilogue

Les années se sont écoulées.

Il y a peu, j'ai appris que mon père biologique était mort. Je n'en connais pas la raison, mais je soupçonne ma pseudo-mort d'avoir entraîné de la tristesse, ce qui l'aurait alors abattu. Je ne me rappelle que trop bien de la dernière fois que je l'ai vu. Ça remonte à une centaine d'années, mais je m'en rappelle comme si c'était hier. Ses yeux n'ayant plus le pétillant de la vie, ses joues creusées comme s'il ne mangeait plus, et portant les mêmes vêtements. Le problème est que je n'ai pas pu assister à son enterrement à cause de ma pseudo-mort. C'est pourquoi je me trouvais à cet instant au cimetière de Forks, devant la tombe de mon père, Charlie.

Ici repose un père et sa fille, tous deux aimants et de merveilleux amis.

Voilà ce qui était gravé sur la pierre tombale. Ainsi, je reposais à côté de mon père, aux yeux des humains. Si je pouvais pleurer, mes joues seraient baignées de larmes. J'effleurai du bout des doigts l'inscription, en sanglotant. Je me sentais vraiment responsable de la mort de mon père. Il ne méritait pas de mourir aussi jeune. Il aurait mérité d'avoir des petits enfants, mais à cause de ma mort pour les humains ou même à cause de mon état de vampire, il n'en aurait jamais eu. Mais il aurait très bien pu refaire sa vie en tombant amoureux d'une femme ayant des enfants, avec qui il aurait eu un mariage. Ainsi il aurait eu des petits enfants à gâter, grâce aux enfants de sa compagne.

- Tu n'as pas à ton vouloir, ma puce. Me sortit de mes songes une voix que je connaissais très bien, celle de mon amour, de mon mari.

En même temps qu'il me disait cela, il m'encercla de ses bras à la fois puissants et protecteurs. Je me laissai aller contre son torse. Sa simple présence m'apaisait. Il n'avait pas, ou alors à de rares occasions, besoin d'utiliser son don pour contrôler mes émotions que je savais qu'il percevait plus puissamment que pour les autres.

- Il est bientôt l'heure d'aller en cours. Tu ferais mieux de rentrer avant qu'Alice ne vienne te chercher par la peau du cou. Tenta-t-il d'alléger l'atmosphère.

A la place, je grimaçai, ne voulant surtout pas qu'elle me voie dans cet état, déjà que je n'aimais pas que Jasper me surprenne ainsi. Je passai mes mains sur mon visage pour me recomposer un visage présentable.

- Allons-y. Soufflai-je.

Avant de bouger, il me tourna pour que je me trouve face à lui. Puis il m'embrassa avec douceur, le baiser qu'il savait qui m'aiderait à retrouver mon entrain de vivre. Je passai mes bras autour de sa nuque pour l'approfondir, ma façon de le remercier sans parler. Puis, sans un mot, nous nous écartâmes et nous précipitâmes en faisant la course jusqu'à la villa.

Alice attendait déjà sur le perron. Super...Elle va encore jouer à Barbie Bella. Mais c'est pas vrai! Elle va jamais s'en lasser!

- Courage, mon coeur.

- Ouais. Marmonnai-je.

Je n'attendis pas qu'elle me tire jusqu'à sa chambre. Je pris les devants en la précédant et en m'installant sur le fauteuil présent dans sa salle de bains afin qu'elle me maquille et coiffe, comme elle aime le faire à chaque rentrée scolaire. C'était une sorte de rituel, ou tradition, comme vous voulez.

Je la laissai faire sans rechigner. Mais pour ne pas rechigner, je me plongeai dans mes souvenirs.

En cent ans, il s'était passé beaucoup de choses.

D'abord, après avoir pris une douche commune suite à nos ébats le jour du mariage et de la bataille, Jasper et moi sommes partis au Canada, à ma demeure plus précisément, pour notre lune de miel. Nous y sommes restés pendant un an, afin de profiter en toute tranquillité d'être rien que tous les deux, loin des blagues salaces de mon nounours de frère, loin des visions de ma meilleure amie et loin de mon télépathe de frère. Nous ne sommes sortis que pour chasser ou visiter le coin, mais en général nous sommes restés dans la maison à explorer le corps de l'autre dans tous les recoins. Rien qu'à cette pensée, je nous revis faire des choses pas du tout catholiques.

Bon, pense à autre chose sinon il risque de venir de te kidnapper. Remarque, ce ne serait pas si mal! Au moins, il me sortirait de la torture d'Alice!

- Oublie tout de suite ça, Bella!

Merde! Alice et ses visions!

Bien. Alors, pendant notre année au Canada, loin de la famille, nous avons appelé au moins une fois par semaine pour rassurer Esmé, malgré qu'il y ait une extralucide à ses côtés capable de prévenir au moindre problème. Ensuite, nous sommes retournés à Denali.

Les années ont passé, nous permettant de revenir, après 100 ans d'absence, à Forks. Il y a quelques mois, Jasper et moi nous sommes remariés, à Vancouver, avant de réaménager à la villa, à Forks. Nous aurions bien voulu le faire à Forks, mais étant donné que nous allions au lycée, c'était risqué pour les apparences. Aux yeux des humains, nous devions avoir 17 ans, alors que nous avions été transformés à 19 ans. Pour le mariage, nous avions dit avoir 20 ans pour qu'il n'y ait de problème. On n'est jamais trop prudents!

Jasper, Rose, Em' et moi allons en Terminale, quant à Marc en seconde, Alice et Edward en Première, au lycée de Forks. Depuis maintenant plus de 90 ans, Marc peut être entouré d'humains. Comme pour Jasper, il lui ait arrivé d'avoir des écarts. A ces moments, Jasper, Edward et Emmett ont dû s'y mettre à trois pour arriver à le maîtriser avant qu'il ne s'en prenne à des humains, mettant en péril notre secret.

Concernant, Esmé et Carlisle, ils font toujours le même travail: Esmé, la rénovation d'anciennes maisons et Carlisle, docteur à l'hôpital du coin.

Depuis la bataille, Alice surveille les Volturi par le biais de ses visions. Jusque là, ils n'ont pas l'air de nous espionner, donc ils tiennent toujours leur parole.

- Voilà! J'ai fini! Déclara Alice, toute guillerette, comme à son habitude.

Je soupirai de soulagement. Enfin libre!

- Tiens, enfile ça! Ajouta-t-elle en me tendant un jean slim et un chemisier vert foncé qui m'arriverait à mi-cuisse, vu sa longueur.

Je pris les vêtements avant de me diriger dans ma chambre pour m'y changer sans avoir une pile ambulante à mes côtés.

Elle me laissa sortir de sa chambre, sans rechigner. Alléluia!

En moins de temps qu'il faut pour le dire, je me trouvai dans ma salle de bains. Enfin la salle de bains de Jasper et moi, évidemment! Avant que je n'aie le temps de faire un geste, des bras m'entourèrent rapidement tout en étant tendres, et des lèvres parcoururent mon buste de baisers. Je me laissai aller dans l'étreinte de mon amour, car à l'odeur il n'y avait aucun doute que c'était lui.

- Mmm...

- Tu me manquais.

- Toi aussi. Ça te dit une douche? Proposai-je, malicieuse.

Ni une ni deux, je me retrouvai entièrement nue, de même pour lui. Nous nous caressâmes pendant quelques minutes, mes jambes autour de sa taille et mon dos calé contre la paroi de la douche. Puis, tout en tendresse, il s'immisça en moi. Une fois au fond de moi, il ne bougea plus, enfin juste se contentant de m'embrasser passionnément, bataillant avec ma langue. Je gémis dans sa bouche. A ce moment, il entreprit un lent va-et-vient qu'il accéléra petit à petit, au fil du baiser que nous ne rompions pas, n'ayant pas besoin d'air dans nos poumons. A chaque coup de rein, mon dos claquait contre la paroi carrelée de la cabine douche.

Alors qu'il n'arrêtait pas de buter contre mon point sensible, je finis par jouir dans sa bouche, affaiblissant mon cri, même si les murs étaient insonorisés et qu'Alice devait se douter de ce que nous faisions et qu'Edward devait entendre les pensées de Jazz. A non! Laisse pas faire ça! Sur cette pensée, je protégeai les pensées de mon amour avec mon bouclier mental que j'arrivais à étendre sur plusieurs personnes en même temps.

Jasper fut submergé par un orgasme fulgurant, tout de suite après moi.

Deux heures après, nous étions en route pour le lycée, les garçons dans la voiture d'Emmett et les filles dans celle de Rose. En gros, nous ne passerions pas inaperçus pour la rentrée, déjà que notre beauté allait attirer les regards. Mais comme nous avait dit Alice: « autant mettre le paquet pour qu'ils aient un max de raisons pour être attirés par nous et non pas seulement pour notre apparence! »

Arrivés au lycée, Em' et Rose se garèrent côte à côte, attirant le regard de chaque lycéen présent sur le parking du lycée. Nous sortîmes de voiture et nous dirigeâmes tous ensemble au secrétariat pour chercher nos emplois du temps et plan, même si nous connaissions par coeur le lycée pour y être déjà allé.

- Bonjour! Nous venons chercher notre emploi du temps! Dit Alice d'une voix enjouée.

- Quels noms?

- Cullen et Hale. Répondit-elle à la secrétaire.

Marc se faisait passer pour le neveu de Carlisle, dont ce dernier était le responsable légal depuis la mort des parents. Jasper et Rose se faisaient toujours passer pour les jumeaux Hale. Edward et Alice, étant ensemble, étaient adoptés par Esmé et Cullen aux yeux des humains. Quant à moi, j'étais la sœur de Marc, donc la nièce de Carlisle. Ainsi, chaque couple pouvait s'exposer sans problème aux yeux des humains.

La secrétaire ressemblait beaucoup à Madame Cope avec ses cheveux rouge flamme et ses vêtements de toutes les couleurs. Elle fouilla pendant un moment dans les piles de feuilles disposées sur son bureau. J'ai bien cru qu'elle ne trouverait jamais les emplois du temps et le plan du lycée tellement c'était un bazar! De derrière le comptoir, nous pouvions apercevoir ce qui était inscrit sur les feuilles. Je peux vous dire qu'elles n'étaient pas classées par ordre alphabétique ou d'une quelconque façon lui permettant de trouver facilement une feuille précise dans ces piles!

- Et voilà! S'exclama-t-elle, tenant victorieusement les papiers dont nous avions besoin. Alors ceci pour vous. Commença-t-elle en tendant à Marc son emploi du temps.

La pauvre! Elle tremblait de tout son corps. Je n'arrivais pas à savoir si c'était de la peur ou autre chose que je ne serais dire. Je jetai un œil vers mon amour qui se tenait à ma gauche, son bras droit autour de ma taille. Il semblait amusé. Il faudra que je lui demande ce qu'elle ressentait.

- Et voici pour vous. Fit-elle en tendant de sa main gauche l'emploi du temps de Première pour Alice et Edward, et de sa main droite l'emploi du temps de Terminale pour Rose, Em', Jazz et moi. Alice et Jazz prirent les feuilles. Maintenant, dépêchez-vous, sinon vous allez être en retard. Conclut-elle.

- Au revoir! Dîmes-nous en chœur, tandis que nous nous dirigions vers la sortie du secrétariat surchauffé.

Une fois la porte refermée derrière nous, je demandai, souriante:

- Qu'as-tu perçu chez elle pour que ça t'amuse?

- Tu aurais dû entendre ce qu'elle pensait! S'exclama Edward, hilare.

- Et quoi donc?

- Que si elle avait notre âge, elle draguerait bien Marc, comme elle a remarqué qu'il était célibataire. Relata-t-il d'une traite, tellement il était plié en deux.

- OK. Je vois.

- Si elle savait qu'il pourrait être son grand-père! S'esclaffa Emmett très fort, ce qui lui valut une claque de sa bien-aimée. Aïeuh! Mais, Roseuh! Qu'est-ce qui te prend?

- Tu devrais le crier encore plus fort, idiot! Dit-elle en le fusillant du regard.

Heureusement pour nous, le parking était vide. Il n'y avait que nous. En gros, nous étions en retard! Moi qui voulait passer le plus inaperçue possible, c'était fichu! Surtout que j'étais dans la même classe que Jazz, Em' et Rose. Donc c'était raté.

- Nous devrions y aller. On se retrouve à la cafét'! Déclarai-je en m'éloignant de ma famille pour éviter d'être trop en retard.

Je regardai mon portable pour voir l'heure. Super! Déjà 15 minutes de retard! Alors je pressai le pas. Mais je me retenais d'avancer à vitesse vampirique car nous risquions de croiser quelqu'un dans les couloirs à tout moment. Enfin, nous arrivâmes devant la porte de notre premier cours où notre professeur principal devez nous présenter sa façon de travailler et tout le blabla habituel pendant toute la matinée. Merci bien! Je peux m'en passer! Mais Esmé ne serait pas contente qu'on sèche le premier cours de l'année. Je toquai à la porte, attendant le « entrez! » du prof, puis je l'ouvris. Tous les regards se posèrent sur nous, me gênant. Je crois que je ne me ferais jamais à l'attirance que provoque mon état sur ces faibles humains!

- Bonjour. Désolés de notre retard mais nous devions aller au secrétariat et ça a mis plus longtemps que prévu. Dit Jasper.

- Bien. Voici la liste des livres que vous devrez lire au cours de l'année. Dit-il.

Nous prîmes la dite liste. Puis nous allâmes nous asseoir où il y avait de la place. Nous dûmes nous séparer. Je pris place au premier rang, n'ayant pas le choix. Le pire fut que mon voisin de table sentait une odeur nauséabonde. Merde! J'ai choisi trop rapidement ma place! J'aurais dû réfléchir avant! On pourrais croire que j'étais à côté d'une poubelle. Pour mon odorat sur-développé, c'était une horreur. Je grimaçai, tout en sortant ma trousse et une feuille pour noter ce que disait le prof. En même temps, je tentais de mettre le plus de distance possible entre nous. Je voyais du coin de l'œil les autres me regarder compatissant. Eux aussi pouvaient percevoir l'odeur de mon voisin de table, même s'ils étaient à l'autre bout de la classe et à côté des fenêtres en plus.

« Chanceux! » leur lançai-je par télépathie. Je les vis se retenir de rire. Vous allez en baver ce soir, j'en fais la promesse! Dis-je en moi-même.

Le cours se déroula lentement. J'avais l'impression de vivre l'enfer. Du moins, mon nez! Je me demandais s'il survivrait.

Driiing!

- A demain. Entendis-je dire le prof.

Note à moi-même: ne pas arriver en retard demain. Mieux: être la première, quitte à laisser les autres sur le parking. Sur cette résolution, je me levai, ne laissant pas le temps à mon camarade d'ouvrir la bouche pour me parler.

J'attendis les autres dans le couloir, les bras croiser contre mon torse. Je me fichais que ça fasse ressortir ma poitrine. Après tout, c'est pas comme s'il y avait une vue plongeant sur mon décolleté! Certes, les deux boutons du haut de mon chemisier vert foncé était ouverts, mais ça ne laissait qu'une petite ouverture dégageant mon cou et mon thorax. Je faisais abstraction de ce que disaient les lycéens, me doutant de leurs sujets de conversation: la famille Cullen/Hale.

Sans un mot, Jasper s'approcha de moi, suivi par Rose et Em'. Il m'enlaça tendrement et posa ses lèvres sur les miennes. Nous entamâmes un baiser langoureux ce qui nous valut un raclement de gorge de la part de mon nounours de frère.

Nous rompîmes alors le baiser. Je soupirai tandis que mon amour déposait son front contre le mien, plantant ses yeux proches du noir dans les miens.

- Bon! Quand vous aurez fini de vous contempler, vous nous rejoindrez! Fit Emmett.

Je pouvez percevoir un sourire dans sa voix. Nous les entendîmes s'éloigner en direction de la cafétéria. Jasper reposa ses lèvres sur les miennes, quémandant l'accès à ma bouche. Je permis à sa langue de se mêler avec la mienne dans un langoureux ballet. Nous dûmes y mettre fin avant que les humains ne se posent des questions en ne nous voyant pas reprendre notre respiration.

Alors, son corps s'écarta un peu. Il me tendit sa main droite, que j'acceptai bien volontiers. Puis, nous rejoignîmes les autres au réfectoire. Nous prîmes une pomme et une bouteille de soda pour sauver les apparences, déjà que nos moindres gestes étaient épiés, autant ne pas donner de quoi alimenter de nouveaux ragots.

Je m'assis de façon à tourner le dos aux lycéens en chaleur.

- Qu'est-ce qu'elle a l'air bonne! Entendis-je un jeune.

- Laquelle? La blonde?

- Mais non, crétin! La brune avec le blond.

- Pfou...soupirai-je.

C'était toujours la même histoire. A chaque fois, des mecs tentaient leur chance avec moi, alors que c'était flagrant que j'étais déjà prise. Et à chaque fois, je devais empêcher Jasper de faire une catastrophe. Rien de grave, je vous rassure! Juste qu'il voulait leur mettre un poing dans leur gueule. Mais imaginez un vampire faire ça à un humain. Bah, le pauvre humain risque de se retrouver sans tête. Alors, pour éviter ce genre de situation, je devais rester collée à mon amour pour parer à ses envies de meurtres.

- Fais pas attention à eux.

- Je sais, Edward. Répondis-je, lasse. Alice, promets-moi de ne jamais me donner des décolletés plongeants.

- Tututu! Tu vas pas de cacher sous une tonne de vêtements pour ne pas te faire remarquer! Je te rappelle que quoi qu'on fasse, nous attirons les regards!

« C'est pas pour moi. C'est pour que Jazz ne pète pas un câble. » lui transmis-je par pensées, ne voulant pas qu'il m'entende car j'avais honte. Pourquoi? Tout simplement parce que ça prouve que je ne lui faisais pas assez confiance pour se retenir de lui-même pour ne rien faire à ces stupides humains.

« Pourquoi? »

« Alice, tu as bien vu les dernières fois ce qu'il a failli faire. Si Emmett n'avait pas été là, j'aurais peut-être été démembrée, juste pour m'être mise en travers de son chemin. Alors, désolée, mais je préfère limiter les dégâts en faisant ce que je peux pour ne pas attirer les regards. Bon, d'accord, je te l'accorde, quoi que je fasse, ils essaieront de me draguer. » répondis-je à Alice.

- Tout à fait!

Je la fusillai du regard d'avoir osé me trahir en concluant notre conversation silencieuse à haute voix.

- Quoi? S'enquit Emmett, pommé.

- Rien, rien! Assurai-je peut-être un peu trop rapidement puisque toute la tablée porta son regard sur moi. Super...Manqué plus que ça!

- Bella. Dit Jasper, menaçant.

- Oui? Feignis-je l'ignorance.

- Tu sais que tu peux tout me dire.

- Très bien. Suis-moi.

Nous nous levâmes et sortîmes du réfectoire sous les yeux admirateurs de nos camarades humains. Je nous menai dans la forêt bordant le lycée. Je ne m'arrêtai qu'un fois sûre que nous étions hors de portée de l'ouïe fine de ma famille.

- Bella?

- Tu sais que je t'aime? Commençai-je en douceur.

- Oui. Dis-moi ce qui te tracasse depuis le début du déjeuner.

Je le regardai étonnée. Je savais bien qu'il pouvait percevoir mes sentiments mais je l'avais oublié, tellement soucieuse de ce qu'il pourrait faire aux humains que j'avais entendu.

- Je n'ai pas osé te le demander devant tout le monde. Mais la conversation que tu as eu avec Alice m'a fait perdre patience. Ajouta-t-il face à mon silence.

- Oh. Promets-moi de m'écouter jusqu'au bout.

- Je te le promets. Dit-il, ses yeux plantés dans les miens. Je savais que quand il faisait ça, c'était pour me montrer sa sincérité.

- Bien. Tu sais qu'Alice adore me faire porter des habits qui attirent. Il hocha la tête. Eh bien, dans notre conversation, je lui disais de ne pas me faire porter des décolletés plongeants. C'est pour ne pas donner une raison aux humains de m'approcher, me draguer, enfin tu vois?

- Tu as peur de ma réaction. C'était plus une affirmation qu'une interrogation.

- C'est surtout que je ne veux pas que tu perdes les pédales face à leurs tentatives de drague vis-à-vis de moi. La dernière fois, tu as bien vu ce que tu as failli faire.

- Je suis désolé. Je ne voulais pas te faire du mal. Je voulais juste te protéger, mais ça m'a énervé que tu les protèges.

- Tu sais bien que je me serais régénérée. Ce n'est pas cela le problème. Ce que je veux dire, c'est que tu perds ton contrôle quand il s'agit de moi et de garçons qui m'approchent de beaucoup trop près pour toi.

- Habille-toi comme tu en as l'habitude. Ne te cache pas d'eux. Je te promets que je me tiendrai correctement. J'ai confiance en toi. C'est en eux que je n'ai pas confiance.

- Tu sais bien qu'ils ne peuvent pas me faire de mal. Souris-je, attendrie de sa prévenance.

Driiing!

Il s'empara de ma main et nous emmena à notre cours de l'après-midi, dernier cours de la journée.

Je n'avais pas vu le temps passer.

J'avais passé le cours à regarder Jasper et à échanger quelques banalités quant aux regards qui tuent faits dans sa direction par les lycéens. Ça nous avait bien faire rire de les voir fusiller mon mari. Le seul hic du cours fut le prof qui m'avait regardée comme un pervers, ce qui avait valu un grognement de la part de mon amour. J'avais alors resserré ma prise sur sa main.

En ce moment, j'étais en train de m'entraîner avec Marc à nous battre et perfectionner l'utilisation de nos pouvoirs. C'était notre habitude. A chaque fin de journée, nous passions tous les deux un moment ensemble, éloignés de notre résidence du moment.

Je surplombais Marc alors que je venais de le mettre à terre en lui faisant un croche pied alors qu'il était concentré sur mon visage comme s'il voulait m'étêter. En une seconde, il avait perdu l'avance qu'il avait sur moi. S'il n'avait pas fixé mon visage, il aurait vu que mon pied gauche était en train de préparer un crochet pour le faire tomber. J'avais profité de son attaque directe, qui l'obligeait à mettre tout son poids en arrière afin de mettre le plus de force possible dans son coup, pour lever mon pied gauche au niveau de sa cheville droite. Et il était tombé lourdement au sol, en jurant. Il avait compris son erreur. C'est ce qui était drôle avec Marc: en une seconde, il comprenait ses erreurs et il s'insultait de tous les noms et en toutes langues. Faut dire qu'en 100 ans, nous avions eu le temps de faire le tour du monde, ne restant que 5 ans par lieu.

- Bella?

- Oui?

- Je...euh..

- Je t'écoute. L'encourageai-je, doucement.

- Dans ma classe...euh, comment dire?...euh, eh bien y a une fille qui...je sais pas, c'est bizarre...je suis comme attiré...tu sais, comme deux aimants. Bégaya-t-il.

- Ne serais-tu pas amoureux, par hasard? Fis-je, amusée de le voir dans cette état pour une fille qu'il ne connaissait même pas. Il me faisait penser à ce que je pensais d'Edward et moi: deux aimants, quand j'étais avec lui, humaine.

- Tu crois? Questionna-t-il, ayant du mal à me croire.

- Je crois, oui. Ça me fait penser à mon histoire avec Edward. J'étais fascinée par lui. J'étais humaine et nouvelle au lycée de Forks. Souris-je de la situation similaire. Sa famille était considérée comme insociable. Lui avait rejeté toutes les filles du lycée qui avaient osé s'approcher de lui. Notre première rencontre a été froide. Je pensais que je le repoussais car il serrait tellement ses mains que je pouvais voir ses jointures blanchirent. En plus, son nez était plissé. Autant te dire que je pensais que je puais. Rigolai-je. Une semaine d'absence après, il était de retour et il s'est montré cordial, ce qu'il n'avait pas été la première fois. Puis, nous sommes devenus petit à petit inséparables, malgré les épreuves que nous avons dû surmonter. Même si je ne me rappelle pas intégralement de ma vie d'humaine, je me souviendrai toujours de cela. Que ressens-tu exactement quand tu penses à elle?

- Nessie est magnifique. Elle sent trop bon.

Je me crispai à cette idée.

- Pas son sang! Il ne me donne pas envie, rassure-toi.

- OK. fis-je, rassurée.

- Je lui ai parlé un peu. Elle m'intéresse. Je veux tout savoir sur sa vie, la protéger. Est-ce grave?

- Non, pas du tout. Le rassurai-je. Ça prouve juste que tu tiens à elle. Il est fort possible que tu sois amoureux. Lui souris-je. Et si on faisait une partie de chasse? Proposai-je.

- C'est parti!

Et voilà, c'est la fin de cette fiction!

Je sais que c'est une drôle de fin, mais bon, c'est ainsi.

Qu'en pensez-vous?

Bon, j'ai écris beaucoup plus que prévu. A la base, je ne pensais écrire que trois pages, n'ayant plus trop d'idées. Mais j'ai eu à la dernière minute l'idée que Marc était tombé amoureux d'une humaine. Du coup, ça fait 7 pages. J'espère que ça vous a plu.

Merci à tous mes reviewers, à ceux qui m'ont mise en favoris ou en alertes. Grâce à vos encouragements, j'ai réussi à avoir quelques idées et surtout à me motiver pour poster dans les temps, c'est-à-dire tous les samedis.

Je croise les doigts pour vous retrouver à mes prochaines fictions.

Gros bisous.

PS: ceux qui me lisent et qui n'ont jamais laissé de review, c'est le moment! Même ceux qui ne sont pas inscrits au site, vous pouvez le faire.

Pour moi, les reviews sont une preuve de qualité. Quand un résumé me laisse perplexe, je vais lire les rewiews. Selon ce qu'écrivent les lecteurs, ça me donne envie ou non de lire. Si c'est positif, je me lance. Et je peux vous dire que depuis que je fais ça, j'ai lu beaucoup de fictions dont le résumé ne mettait pas en valeur l'histoire qui était géniale. Beaucoup d'auteurs ont du mal à résumer en deux lignes leur fiction, donc les reviews permettent de compléter, d'un certain degré, le résumé. Voilà, j'espère que vous aurez compris l'intérêt que je porte aux reviews.