Une petite chronique de plus ^^
Disclaimer : Si j'avais un chat, je l'appellerais Uri. Même si je préfèrerais le vrai, il est, avec son maitre et tous les autres, toujours à Akira Amano.
Cible : Gokudera.
Bonne lecture !
9. Animaux et Cie II : Miaou.
« Putain de CHAT ! »
Hurla Gokudera, faisant sursauter les passants qui subirent, via sa fenêtre ouverte, le flot d'injures qui suivit.
On l'aurait mis dans un cimetière que l'italien aurait pu en réveiller les morts...
Bien entendu, on le devine, Uri avait encore fait des siennes. Avec son propriétaire, c'était la même ambiance qu'entre chien et chat. Il fallait dire qu'Hayato n'avait pas le caractère facile. Sauf avec le Juudaime, parce qu'il faut bien une exception.
« Et dire que je comptais l'offrir à Yamamoto pour qu'il arrête de chopper la crève après ses entraînements, marmonna-t-il en contemplant les loques de ce qui fut le pull qu'il avait posé sur son lit. »
Que les autres n'y voient aucun sous entendu, il ne faisait pas cela par attention ou compassion pour cet idiot de baseballeur. Si le gardien de la pluie tombait malade, cela l'affaiblirait ainsi que la protection du dixième. Alors c'était hors de question de le laisser n'était-ce que s'enrhumer !
Et puis, de toutes manières, ce pull ne lui allait pas.
« Tant pis, il aura qu'à faire gaffe et puis c'est tout. »
Quant à cette saloperie d'animal à poils qui avait disparu, il allait le transformer en pâté au melon s'il le retrouvait.
Et oui, entre Uri et son maître, c'était vraiment l'amour fou...
...
« Tu viens manger, sac à puces ? »
Machinalement, Gokudera avait posé l'assiette de son familier sur la table et s'attendit à le voir bondir pour lui tenir compagnie, voire piquer les restes dans son auge à lui.
Sauf qu'Uri ne le rejoignit pas.
Il n'était pas dans l'appartement.
« Cet abruti doit drôlement craindre ma colère pour ne pas rentrer, ricana-t-il. »
En songeant que c'était quand même un peu moins amusant de manger seul.
...
« Tu es rentré, boule de poils ? »
Le gardien de la tempête passa la tête dans ma chambre dont il avait laissé la fenêtre ouverte au cas où Uri aurait voulu rentrer en douce.
En entendant un bruit sourd, il en était arrivé à la conclusion que c'était arrivé.
« Uri ? »
La nuit s'annonçait et l'absence prolongée du félin devenait vraiment étrange.
Mais Hayato ne trouva aucune trace de son chat dans la pièce.
Seulement une forme sombre et bleutée étalée sur le sol.
...
« Calme-toi, Kojirô, j'ai promis à Yamamoto de te ramener avec la tombée de la nuit. Il était vraiment très inquiet que tu sois partie sans prévenir. »
À croire que c'était la journée, se dit-il, de plus en plus inquiet pour le chaton livré à lui-même dans la ville de Namimori.
Ses paroles ne calmèrent pas l'hirondelle, loin de là. Elle continua à s'agiter pour finalement se libérer de ses mains.
« Kojirô ! »
Démarrant en trombe, il tenta de la suivre, mais la perdit rapidement de vue.
« Et merde. »
Ce n'était vraiment pas son jour.
...
Alors qu'assis sur un banc, il se morfondait dans l'obscurité grandissante, son téléphone sonna.
« Ouais ? répondit-il sans prendre la peine de regarder le numéro.
- Gokudera ? Kojirô est revenue, finalement. J'espère qu'elle ne t'a pas causé trop de problèmes.
- Hein ? Ah...non. »
Mais cet idiot de chat, si.
« À demain, alors.
- Hum. »
Puis il raccrocha. Kojirô était rentrée, sans doute Uri avait-il fait de même.
Alors qu'il allait s'en aller, un miaulement bien connu résonna dans le voisinage.
Effrayé.
Un miaulement qui lui brisa le cœur.
Il avait levé la tête pour découvrir Uri, perché sur une des plus hautes branches de l'arbre sous lequel il s'était assis.
La chaton téméraire avait vraisemblablement vu trop grand et miaulait avec désespoir.
« Mais c'est pas vrai, marmonna Hayato. Quelle plaie ce chat... »
...
« Ne bouges pas, surtout. »
Au prix d'un effort surhumain, il parvint à se hisser à la hauteur d'Uri.
« Là, tu vois, c'est moi. Je vais t'aider à descendre alors reste calme. »
En percevant sa voix, le chat, fidèle à ses habitudes que la position de son perchoir rendait peut-être encore plus périlleuses tout autant qu'elle décuplait sa frayeur, fit un bon prodigieux pour se réfugier dans les bras de son maître.
Enfin, plutôt sur sa tête.
« BORDEL ! URIIIIIIIIIIII... »
Cela va s'en dire qu'Hayato, déstabilisé par cette marque d'affection soudaine, avait basculé en arrière, sans rien comprendre.
Il retrouva la terre ferme avec un plaisir...partagé. Uri, toujours accroché à ses cheveux, ne cessait de miauler.
« Abruti ! Je te cherche partout, je grimpe dans un arbre en pleine nuit pour te faire redescendre et c'est comme ça que tu me remercies ? Ingrat ! »
Et, alors qu'il tentait désespérément de faire lâcher prise à son chat dont les griffes mutilaient sa peau, il se rendit compte qu'il tremblait.
« Hey, Uri, pourquoi est-ce que tu as encore peur ? Tout va bien, maintenant. »
Il tendit la main pour le caresser, malgré sa position inconfortable.
Peu à peu, l'animal recouvra son calme et ses tremblements s'atténuèrent jusqu'à n'être plus qu'un souvenir.
« Tu vois, tu n'as plus rien à craindre. »
Gokudera était ravi. Certes, il était couvert d'égratignures et de bleus, il faisait nuit, il avait froid et faim, mais il était pour une fois parvenu à apaiser Uri. Et même à lui voler une caresse.
« Tu veux rentrer à la maison ? proposa-t-il en décrochant enfin le félin de son crâne. Tu as peut-être...
- Miaaaaaaaawwwwwwwh !
- Arrrgh ! »
Uri était calmé, ça oui. Il avait aussi retrouvé tout sa vigueur !
Après avoir gentiment couvert l'italien de griffures il décida, amusé, de prendre le chemin de l'appartement.
Hayato, agonisant au sol, le regard partir en jurant.
« Tu ne perds rien pour attendre, sale bête ! »
Malgré la douleur, il sourit.
Il espérait qu'Uri aurait l'idée de grimper dans les arbres plus souvent...
Je les aime beaucoup ces deux là. Ils ont vraiment le même caractère ^^
N'hésitez pas à dire si cela vous a plu ou non.
A la prochaine !
