Hey, me revoilà. Avec beaucoup de retard, j'avoue... il faut dire que le mois de novembre n'a pas été très inspirant. Bref, voici un nouveau chapitre.

Disclaimer : J'aimerais bien avoir de temps à autres un Ryohei sous la main, histoire qu'il fasse un peu soleil...mais non, les personnages de KHR sont toujours à Akira Amano.

Cibles : Dino et Hibari.

Une petite chronique de plus, avis aux amateurs-trices. Bonne lecture !


10. Sakura.

Après de mûres et maintes réflexions sur la question profonde et pertinente qui avait surgi un beau jour par évidence dans son esprit et quelques suppositions partagées avec l'entourage de son élève, Dino se dit qu'il était temps de prendre des mesures.

« Allez, Kyôya, presse-toi un peu ou Romario va s'impatienter. »

Il fut gratifié d'un regard aussi bien perçant qu'assassin, mais étrangement rien d'autre. Il ne s'en formula pas. Apparemment, la technique "apprivoiser Hibird pour qu'il se pose sur son épaule et non celle d'Hibari" fonctionnait. Jamais le japonais n'oserait porter la main sur son canari adoré.

Lorsqu'ils furent enfin dans la voiture, Romario dut conduire comme un as pour rattraper leur retard.

« Je peux savoir où nous allons ? demanda un Hibari laconique que Dino avait dû forcer, à ses risques et périls, à s'asseoir sur le siège arrière une fois l'oiseau miracle parti.

- Une surprise, mon petit Kyôya. Sortir un peu ne peut pas te faire de mal ! »

Certains auraient jugé que le plus malsain ici était la présence de leader du comité de discipline dans une voiture. Car s'il y avait une chose qu'il détestait, c'était se faire appeler ainsi.

Mais Dino ne semblait pas s'en soucier le moins du monde...

« Suis-moi, Kyôya, c'est par ici ! »

Hibari soupira avant de lui emboîter le pas, à contrecœur. Il se fichait éperdument de savoir ce que cet imbécile de canasson mijotait, mais le nombre anormal d'herbivores rassemblés dans son sillage le rendait malade. Dino paraissait tout à fait à son aise, épaulé par son lieutenant afin de se frayer un chemin parmi la foule. D'ailleurs, ils poussèrent la porte d'un café bondé, au grand déplaisir de l'alouette.

S'il se bornait ainsi à nager dans le peuple, ce n'était plus qu'une question de secondes pour qu'Hibari lui fausse compagnie. Il se demandait pourquoi il ne l'avait pas déjà fait.

Mais l'italien, après avoir salué le propriétaire de la brasserie, se dirigea vers l'arrière boutique, adressant de grands signes au gardien du nuage pour éviter qu'il se perde. Comme si l'on pouvait perdre quelqu'un comme Hibari.

« Enfin au calme, songea ce dernier. »

Il n'eut pas le temps de regretter ses paroles que la voix de son tuteur résonna de nouveau.

« Kyôya, je te présente Mlle Takashi. Elle a très gentiment accepté d'être là pour t'aider. »

Le brun marqua un temps d'arrêt. Ses paupières clignèrent plusieurs fois tandis qu'il reconsidérait l'information.

« M'aider ? répéta-t-il, soupçonneux. »

Il peinait à comprendre.

« Oui t'aider, mon petit Kyôya, sourit Dino, ne remarquant pas le regard méprisant qu'il lui lançait. J'ai songé qu'il était temps pour toi d'y penser. Je te laisse en charmante compagnie ! »

Puis, suivit de son fidèle subordonné, il prit congé, laissant son élève perplexe et face à un étrange dilemme.

Devait-il être respectueux avec cette inconnue dont il ne comprenait pas la raison de la présence ou la planter là, purement et simplement comme il l'aurait fait avec n'importe qui ?

Difficile, en effet.

À quoi tenait-il le plus : sa réputation de carnivore et d'élite voulant le calme et le bonheur, l'honneur de Namimori ?

« Enchantée de faire ta connaissance, Kyôya-kun, fit la jeune femme en s'inclinant, souriante. J'ai été engagé par M. Cavalcade afin de te donner des cours de sociabilité. »

A la mention du dernier terme, le visage d'Hibari se crispa.

« Je m'appelle Sakura Takashi. »

Sa décision n'était finalement pas si difficile à prendre...

...

Dino soupira longuement. Affalé sur son canapé, il repensait à sa courte conversation avec cette fameuse Sakura Takashi qui lui avait recommandé Reborn.

Pourquoi était-elle si énervée ? Que s'était-il donc passé ?

D'accord, il avait dû la snober comme il l'aurait fait avec d'autres. Et il était certainement parti sans qu'elle ne puisse aligner trois mots. Comportement qu'elle devait rencontrer souvent.

Mais ce qu'il se demandait, c'était pourquoi, lorsqu'il était revenu la voir, elle l'avait pointé du doigt, menaçante. Doigt enveloppé d'un énorme bandage, d'ailleurs.

« Pensez à dire à votre élève que les humains ne sont ni comestibles ni des herbivores et que je n'ai pas goût à la cerise, M. Cavallone ! lui avait-elle hurlé avant de sortir, furibonde, en claquant la porte. »

Allons bon, quelle était encore cette histoire ?

Kyôya aurait-il pour une fois tenu sa parole et aurait voulu la "mordre à mort" ?

Et ce "goût" cerise, que voulait-il dire ?

Il était vraiment un cas désespéré.

« Après tout, peut-être qu'il n'aimait pas son prénom, se dit le blondinet avant de s'enfoncer dans les coussins pour piquer un somme. »

Que pouvait bien avec Kyôya contre les cerises...


Comme on dit, l'addiction à Hibari n'est pas dangereuse : il suffit de ne pas s'appeler Sakura ^^

J'espère que ça vous a plu. N'hésitez pas à laisser vos remarques grâce à ce merveilleux petit bouton en bas, juste là.

A la prochaine !