Coucou !
ATTENTION: APRES UNE REMARQUE PLUS QU'EXACTE DE CLEM-CLEM (merci merci merci), je viens de modifier un terme que j'utilisais à tord! Pourtant ce n'est pas faute de le savoir... Honte sur moi! Le terme holocauste est uniquement utilisé pour nommé le génocide des juifs durant la seconde guerre mondiale!... Merci beaucoup! :S...
Alors tout d'abord désolée de cette longue absence, mais mon ordinateur à définitivement rendu l'âme peut avant la nouvelle année et j'ai du attendre mon salaire pour pouvoir m'en racheter un autre. C'est désormais chose faite mais j'ai pris un retard monstre.
Ce chapitre était enregistré sur une clé usb alors je vous le poste tout de suite. Pour CR c'est une autre paire de manche, mes données se sont volatilisées avec mon ordinateur j'en ai réécrit une partie à la main mais faut que je dactylographie et que je termine.
Alors après quelques demandes voici ce que pourrais donner un pvd Edward sachant que je n'ai pas repris le chapitre exactement de la même manière, ici Edward se souvient de ce qu'il s'est produit une fameuse nuit d'août dans l'Empire Ottoman.
Merci pour vos reviews! Merci aux anonymes Tara, (je ne suis pas arménienne, je suis heureuse que ça te plaise), à Colibri (ùerci pour tes compliments, tu me fais rougir), et à Fanny (merci, contente que ca te plaise)
Chapitre 2 : PDV Edward
Je la suis, je n'en reviens toujours pas, je l'ai retrouvé… Je pars dans mes idées alors que je la suis. Elle va préparer du thé. Pendant ce laps de temps, je me remémore l'instant ou on s'est rencontré il y a des années. Cette rencontre où nous nous étions nourris par la passion alors que rien ne le prévoyait, nous avions été réunis le temps d'une nuit parfaitement imbriquer, tel deux pièces d'un puzzle, comme la clé et sa serrure.
Je me souviens de cette jeune femme, prête à tout pour sauver les siens, même à faire l'amour avec un inconnu. Au premier abord j'avais du lui paraître froid, c'était toujours l'image que je souhaitais que les gens ait de moi. Je fus encore plus antipathique avec elle, car au moment même où je l'ai vu, j'ai su que j'allais pour la première fois, tromper ma femme. Siobhan ne méritait pas que je la trompe, elle était belle, douce et surtout je l'aimais. Elle ne méritait pas ce que j'allais lui faire subir. Non, elle qui m'avait toujours soutenu, elle qui venait des terres ancestrales d'Irlande, qui m'avait permis de refaire surface après la mort de mes parents. Elle était apparue dans ma vie au moment ou tout allait mal et elle m'avait permis de m'en sortir. Je ne la méritais pas. Je ne voulais pas la tromper, mais je savais que j'allais le faire avec cette jeune femme si belle et si forte qui avait osé me tenir tête. Je m'en voulais car je n'allais pas résister à cet appel de la luxure alors que ma femme m'attendant, espérant mon retour était malade. J'étais pathétique.
Quand elle est arrivée dans mon bureau, je l'ai tout de suite mise dans le bain. Je me rappelle exactement de la scène. Hans avait échoué la mission que je lui avais confiée comme à chaque fois
J'avais été infect avec Dimitri quand il me l'avait amené. Elle semblait perdue, ses yeux reflétaient toutes les questions qu'elle se posait. Un léger affolement se dessina sur son visage quand elle vit Dimitri partir à ma demande.
« -Entre et assis-toi, et je te préviens, je ne suis pas d'humeur alors ne tente pas de me désobéir ou de faire quelque chose qui pourrait avoir de regrettables conséquences. ». Je préférais la prévenir, je voulais me calmer avant que je fasse quelque chose que je regrette.
Je me souviens que je m'étais alors assis à mon bureau en face d'elle et que j'avais un instant fermé les yeux. Quand je les avais ré-ouverts, je la vis m'observer, elle était plus à l'aise. Je ne voulais pas qu'elle soit bien dans ce bureau. Il fallait qu'elle paye d'être pour moi une incitation au sexe ! Je partais dans le même discours que d'habitude. Elle m'étonna par sa force et son répondant. Elle ne niait aucunement être arménienne alors que cela pouvait lui couter la vie. Ensuite elle me dit qu'elle n'avait rien pour payer sa libération. C'est à ce moment là que mon vil esprit se mit en marche. Je savais qu'elle ferait tout pour sa famille. Et moi pauvre pouilleux, j'en profitais pour réaliser mes fantasmes. Siobhan ? C'est qui ça ? A ce moment là, je réfléchissais uniquement avec ma queue. Plus tard je le regretterais.
J'avais fait ça dans les règles de l'art voulant qu'elle s'abandonne à moi. Je me levais et me retrouvait derrière elle, toujours assise, en lui chuchotant à l'oreille mon plan. Son corps frissonna bien qu'elle soit trop apeurée par ma demande pour s'en rendre compte.
Les expressions qui passèrent sur son visage changèrent rapidement pour atteindre la résignation ? Où était passée la femme forte qui avait pénétré dans mon bureau ? Je voulais qu'elle me tienne tête, je ne voulais pas d'un fétu de paille. Je la voulais choquée et en colère, pas fragile… Si elle était fragile, je ne pourrais pas lui en vouloir or je devais voir en elle une courtisane. Si elle se montrait autrement que forte, je serais le seul responsable de ce qui allait se dérouler, je ne pourrais en vouloir qu'à moi-même. Je ne pouvais le supporter.
J'avais fait préparer un cabinet de toilette pour elle et sa famille. Je l'attendrais à sa sortie, je voulais profiter le plus possible de cette jeune femme intrigante.
Je voulais la percer à jour, elle me disait aimer la lecture, qu'elle avait apprit le violon avec des tsiganes. J'avais encore des choses à faire avant de commencer ce que j'avais prévu. Je lui avais demandé de s'installer et de lire si elle le désirait, j'avais une bibliothèque particulièrement bien remplie… Elle choisit Jules Vernes, voulait-elle sortir de notre monde, voyager, ne plus avoir à affronter la réalité ?
Je voyais que ses yeux papillonnaient, elle luttait contre le sommeil. Elle voulait arriver au bout du roman mais la fatigue fut trop forte et elle plongea dans un monde ou personne ne pouvait venir l'importunée. Durant son sommeil elle frissonna, j'allais prendre une couverture sur le lit et la couvrit. Je m'installais en face d'elle, pour regarder ses expressions, son sommeil n'était pas calme, des fantômes la hantaient, j'aurais aimais les connaître pour pouvoir l'aider. Elle parlait, disait des mots sans queue ni tête. Qui était cet Alec dont le nom revenait si souvent ?
Après l'avoir vu si fragile, je flanchais de nouveau, je devais recomposer mon masque de parfait salop. Ce n'était qu'une courtisane, je le savais ! Je le voyais ! Enfin je voulais juste me le faire croire. J'étais lamentable, j'essayais de me convaincre de quelque chose qui n'était pas vrai, je le savais pourtant.
Elle se réveilla et je lui proposais de manger. Encore une fois, elle appuya sur un point qui faisait mal. Je savais qu'elle a raison, qu'on est inhumain avec les prisonniers. Mais en même ce ne sont que des êtres contre le régime alors pourquoi être agréable avec eux ?
Elle me demanda d'amener le reste de notre repas à sa famille… Non je ne devais pas céder… Trop tard, j'avais parlé, plus vite que ce que je voulais. Et voilà comment je me suis retrouvais dans cette cellule dont l'humidité suintait par les murs devant une famille dont les yeux semblaient voir un trésor. Je me souviendrais toujours du visage du frère à Bella, émerveillé par le banquet qui s'offrait à lui. Une image attendrissante mais aussi dure. J'avais l'impression qu'il n'a jamais vu autant de nourriture. Pour lui ce qu'on avait amené faisait office de véritable festin.
Bella me regarda, mais pas de manière craintive comme elle l'avait fait jusqu'à ce moment-là, on aurait pu croire qu'elle tentait de me comprendre, de savoir ce qui se cachait au fond de moi. Je me sentis légèrement rougir mais on ne pouvait le voir à cause de l'obscurité.
Une fois sortis, je remis mon masque, c'était une priorité. Elle ne devait pas deviner ce que j'étais, c'est-à-dire un pauvre type.
Nous arrivions enfin à la chambre, je pourrais enfin y accomplir mon fantasme, je la voulais comme jamais je n'avais voulu une femme à part ma femme au début de notre mariage. Mais à ce moment là, c'était triste de l'admettre mais quand je faisais l'amour avec ma femme, je n'arrivais plus à atteindre le paroxysme du plaisir. Elle était tellement fragile que j'avais peur de lui faire du mal. Siobhan le savait, et malgré moi je la faisais souffrir alors que je cherchais seulement à la protéger. Non, il ne fallait pas que j'y pense.
Une fois entrés, je décidais de mettre en place mon plan. Elle commença à me jouer un air jovial que je devinais être tsigane. J'appréciais ce moment, elle jouait vraiment bien. Dans l'armée, il n'y avait pas vraiment de virtuoses. Quand je vis qu'elle paniquait à l'idée de se déshabiller devant moi, je pris la décision de mettre en place un jeu coquin. Je profitais de ses talents de musicienne, j'avais que peu d'occasion d'écouter de la musique.
Je savais que j'allais gagner ce jeu, car les classiques étaient ma spécialité alors qu'elle avait majoritairement apprit des morceaux populaires tsiganes. Elle m'étonna, elle avait quand même une bonne culture musicale. A un moment alors que j'étais torse-nu, je sentis ses yeux appréciateurs sur moi. J'étais enfin parvenu à ce que je voulais, qu'elle me désire.
Je m'approchais d'elle pour plaquer doucement son dos contre mon torse. Je déposais de tendres baisers sur ses fines épaules. Lorsque je voulus soulager mon érection douloureuse en créant une friction entre nous, elle se figea. Au départ je mis ça sur le compte de la timidité mais elle ne se détendit pas alors je voulus savoir ce qu'il se passait. Question qui resta sans réponse. Finalement elle était peut être plus innocente que ce que je pensais. On se coucha, restant silencieux, je ne devais pas la brusquer. Alors que je pensais qu'elle ne me dirait rien, elle me demanda, de jouer un morceau au piano et s'asseyant à coté de moi, elle me raconta son histoire.
Comment un homme pouvait-il forçait une femme ? Remarquez, je ne faisais pas mieux, mais je ne lui aurais jamais fait l'amour contre son gré, j'avais juste voulu accéléré les choses. Après qu'elle m'eut raconté son histoire, je me sentis comme un moins que rien.
Mais encore une fois elle m'étonna, alors que je lui rendais sa liberté, elle me demanda de lui faire l'amour. Après de longs préliminaires, je la sentis s'abandonnée. Je pus, une première fois lui procurer un orgasme et elle m'en offrit également un avant que je puisse la pénétrer avec toute la douceur que je pouvais puiser en moi. Je ne voulais pas l'apeurée. Quand je la sentis à l'aise, je commençais à aller plus vite jusqu'à ce qu'elle me le réclame d'elle-même. Après avoir atteint l'orgasme, elle s'endormit rapidement au creux de mes bras.
Brusquement dans la nuit, je me rappelle avoir ressenti un froid qui me réveilla et ce que je découvris me glaça d'horreur. Bella proche de la porte. Comme à mon habitude, je mis les charrues avant les bœufs et imagina qu'elle était entrain de me fuir. La rage m'emporta, je la rejoignis rapidement et empoigna ses mains en l'embrassant violemment, mon érection se réveilla. Je hurlais sur elle. J'étais si énervé que je fis quelque chose qui ne me ressemblait pas, je commençais à dire qu'on ne pouvait pas faire confiance aux arméniens… alors que jamais au grand jamais, je ne faisais ça. Je détestais la politique de la Porte mais j'étais engagé dans ses armées. Depuis le début de la déportation, je faisais tout pour ne pas envoyer ces pauvres gens vers une mort certaine. Et pour justifier cette faiblesse à mes hommes, je disais que c'était pour obtenir un droit de passage, une compensation.
Puis elle réussit à me calmer en prouvant qu'elle avait percé ma personnalité en différenciant le Capitaine de l'Homme, chose que personne ne faisait jamais. Je m'en voulu de lui avoir fait mal… Elle avait su déceler le masque que je portais en permanence lorsque je travaillais, alors que des gens que je connaissais depuis des années n'en étaient pas capables.
Elle me demanda la permission d'aller boire, elle portait ma chemise ce qui la rendait on ne peut plus attirante. Et la malicieuse l'avait compris puisqu'elle fit doucement glisser le vêtement à terre. En moins d'une seconde, j'étais sur elle, cajolant ses si beaux seins et l'embrassant fiévreusement. Puis ne pouvant pas plus attendre, je la jetais sur le lit et approchait ses jolies petites fesses du bord pour la pénétrer rapidement alors que j'étais encore debout. Elle enroula ses jambes autour de ma taille et releva son buste pour passer ses bras derrière ma nuque et m'embrasser. Toute la douceur de la première fois avait disparut. Nous avions un besoin viscéral de l'autre. A chaque fois je sortais totalement de son antre pour y entrer de nouveau de manière encore plus profonde. Pour que ce soit encore plus fort je pris ses jambes pour les glisser sur mes épaules ce qui me permit d'aller encore plus loin en elle. Elle passa ensuite ses mains sur mes fesses pour les pressées alors que mes lèvres atteignirent la pointe de ses seins pour leur offrir ma langue qui se délectée de leur douceur. Et en un dernier coup, nous atteignîmes l'apogée de notre plaisir.
On se rendormit rapidement et en me réveillant avec Bella endormit dans mes bras, je décidais de la réveiller de la plus douce des manières pour lui faire une dernière fois l'amour. Elle fut plus que réceptive. Je goutais chaque forme de son corps divin, son visage gracieux, son cou fin, ses seins généreux, son ventre plat, ses hanches arrondies, ses jambes magnifiquement bien fuselées, ses fesses bombées, ses pieds biens fait, son dos que l'on croirait sortit de l'un de ces tableaux d'impressionnistes que j'avais pu voir dans les salons parisiens. Cette fois-ci, je lui avais réellement fait vraiment l'amour, je veux dire, ce n'était pas comme une femme que je ne voulais que le temps d'une nuit dans mon lit. L'orgasme qui nous frappa fut un des plus puissants que je n'avais jamais eu.
Et il fallut qu'elle parte, qu'elle me quitte, me laissant seul avec mes scrupules. Je n'avais pas de regret mais je ne méritais plus ma femme. Quand je suis rentrée lors d'une permission, elle comprit que une autre qu'elle occupait mes pensées. Un soir elle se décida à m'en parler, je m'en souviens comme si c'était hier.
« - Mon amour ?
-Oui, ma chérie ? Tu as besoin de quelque chose ?
-En effet, de te parler et que tu me dises la vérité…
-Laquelle ? lui demandais-je, en espérant qu'elle ne souhaite pas que je lui parle de Bella, je ne voulais pas la blesser. Je l'aimais toujours, mais d'un amour différent. J'avais une affection sans borne pour elle.
-Dis-moi tout d'elle…
-De quoi parles-tu ?
-De cette femme qui te hantes et ne me mens pas, je sais très bien que tu as trouvé une nouvelle… femme, qui pourra te rendre heureux sur tout les points… un éclair de tristesse traversa ses yeux. Je m'en voulus d'être si faible.
-Je suis désolé mon amour, ce n'a été qu'une fois et ça ne voulait rien dire… je m'en voulus d'être aussi piteux car je trahissais ma femme en lui mentant et Bella en disant qu'elle ne représentait rien à mes yeux
-Edward, je pense que je te connais mieux que beaucoup de personne, et me mentir est une mauvaise solution. C'est blessant d'essayer de me faire croire quelque chose qui n'est pas vrai en pensant que je ne le remarquerais pas. Est-elle jolie ? Est-elle intelligente ? Pourras-tu débattre avec elle comme tu le faisais avec moi ? Est-elle en bonne santé ? Pourras-tu la serrer dans tes bras sans avoir peur de la blesser ? Pourras-tu lui faire l'amour sans avoir peur de lui faire mal ? Pourrat-elle te faire des enfants ? Pourra-t-elle t'offrir ce que moi je ne peux pas te donner ? Pourra-t-elle simplement te rendre heureux ?
Je me sentais misérable, elle se rendait responsable de ma propre faiblesse
-Ne dis pas ça mon cœur, tu me rends heureux, tu m'as redonné espoir, tu as toujours ensoleillé ma vie, tu …
-Peut-être au début de notre mariage mais ce n'est plus le cas, depuis que ma maladie s'aggrave. Ne gâche plus ton temps avec moi, mon amour
-Non, lui dis-je en larme, ne me dit pas ça, je t'en pris. Tu es la chose la plus importante pour moi. Je veux toujours être à tes cotés…
-Part Edward, je ne veux plus de toi à mes cotés. Ne gâche pas ta jeune…
- Non je serais toujours là, tu te rappelles jusqu'à la mort ? Dans la joie mais aussi dans la peine ? T'en souviens-tu… se soutenir ? Je hurlais et ma voix était déformée par mes sanglots. Je me rappelle d'un jour, sur une plage loin de tout, où tu m'as fait promettre de ne jamais t'abandonner. Est-ce que tu t'en souviens ? Des promesses, je t'en ai faites et je les tiendrais. Une seule ne se réalisera pas… Je n'aurais pas fait ton bonheur…
-De quoi tu parles ! Tu crois de me réveillais chaque matin dans les bras de l'homme que j'aime ne me fait pas plaisir, que de t'avoir encore à mes cotés ne m'emplie pas de joie ?
-Alors pourquoi vouloir me chasser ?
-Parce que je n'en ai plus pour longtemps, tu le sais et je ne veux pas que tu te sentes responsable de quoique ce soit…
-Je veux rester !
-Très bien, capitula-t-elle, je me jetais sur ses lèvres…
-Non Edward, ne fais pas ça… je suis fatiguée, je la pris alors dans mes bras et la berçais jusqu'à ce qu'elle s'endorme. Les larmes coulaient encore sur mes joues lorsqu'elle s'éveilla.
-Je suis tellement bien, me dit-elle, mais dès que je serais en terre, je veux que tu partes à sa recherche…
-Ne me demande pas ça…
-Promets le moi, c'est mon dernier vœu. Je veux que tu sois heureux et que tu ne termines pas comme un vieux grabataire abandonné de tous parce que je n'ai pas pu te donner d'enfants. Fais-le pour moi. Promets…
-Très bien. »
Une semaine après, j'enterrais ma femme et je partais à la recherche de celle qui avait volé mon cœur une deuxième fois.
« -Edward ? La douce voix de Bella me sort de ma léthargie. Ca va ? Ca fait cinq minutes que j'essaye de te parler. Pourquoi es-tu là ?
-Une promesse…
-Pardon ?
-Excuse-moi, je devais te retrouver, je voulais savoir si tu avais réussi à t'en sortir…
-Maintenant que tu sais que c'est le cas, tu peux partir ! me crache-t-elle, je ne comprends, qu'est-ce que j'ai fait ?
-Pourquoi ? Laisse-moi te parler…
-Va rejoindre Siobhan si j'ai bien compris. J'écarquille les yeux, comment sait-elle ? Depuis cinq minutes tu répètes son nom et j'ai réussi.
-Tu te méprends, Bella, je t'en pris…
-Qu'est ce que tu veux que je te dise, que je t'ai attendu pendant ces six ans ? Qu'après m'avoir mise enceinte tout s'est bien passé pour moi ? Tu crois qu'on ne m'a pas traité de trainée ? Et maintenant que tu reviens tu n'as qu'un nom à la bouche, un nom qui n'est pas le mien ? Tu crois que je vais accepter ça ? Maintenant tu peux repartir.
-Siobhan était ma femme, elle est décédée il y un peu plus de 3 ans maintenant. C'est elle qui m'a demandé de te retrouver…
-Cette nuit là, tu étais marié ? De mieux en mieux. Maintenant que tu as tenu ta promesse, tu peux partir.
-Tu ne comprends pas, si elle m'a demandé de te retrouver c'est parce qu'elle avait compris que j'étais tombé amoureux.
-Amoureux ? Comment aurais-tu pu tomber amoureux, en une nuit ? Tu as pris ton pied. Tu t'es servi et après crois moi que d'autres n'ont pas non plus hésité à faire la même chose, tu as juste été le premier. Quand on a traversé l'Autriche, on n'avait plus rien et il a fallu se dégoter de quoi vivre. Et quand les hommes me voyait sans mari avec un ventre arrondi tu crois qu'ils étaient tendre avec moi ? A leurs yeux, je n'étais rien d'autre qu'une fille facile à qui on pouvait pincer les fesses et en quelque sorte c'était vrai. Tu as été le premier à me faire comprendre que mon corps était une monnaie d'échange. Après-toi, il y en a eu quelques autres…
-Tu es injuste. Je t'avais proposé qu'on arrête. On a été deux à vouloir de cette union même si au départ je l'avoue, j'ai été le pire des rustres. Tu m'as même demandé de te faire oublier l'autre….
-Oui ce que je te reproche, c'est de m'avoir fait croire que j'étais autre chose qu'une pauvre fille qu'on pouvait prendre parce qu'on avait envie. En France, je suis tranquille parce que pour tout le monde, je suis une pauvre veuve éplorée par la perte brutale de son mari
-Mais parce que c'est le cas, tu n'es d'aucune manière une pauvre fille… Tu es intelligente, courageuse, altruiste. Tu donnes tout ce que tu as à ceux que tu aimes.
-Comment peux-tu savoir ça ? Tu ne me connais pas. Me demanda-t-elle, comment ne pouvait-elle pas voir le chemin qu'elle avait accompli. Comment pouvait-elle douter de son courage.
-je te dis ça en fonction de ce que j'ai pu voir ce soir là. Tu as été capable de te sacrifier pour ta famille, tu as su voir qui j'étais. Alors oui tu es courageuse, et oui tu es intelligente. Et c'est en grande partie à cause de ça que j'ai voulu te retrouvé, que tu m'as attiré et que j'ai parcouru une aussi longue route…
Elle reste silencieuse et fixe le vide. Je donnerais tout pour savoir ce qu'elle pense
-Quand, je suis partie de l'Empire, j'ai du faire deux deuils, celui de perdre ma patrie, le sol qui m'avait vu naître et celle de laisser derrière moi un homme qui aurait pu être celui avec lequel j'aurais pu élever mes enfants.
Ma déception, fut à la hauteur de mes espoirs, d'une petite voix, je lui demandais :
-Alec ?
-Laisse-moi finir, quand j'ai appris que j'étais enceinte un sentiment de pur bonheur m'a envahi car finalement j'emportais avec moi une partie de celui dont je devais faire le deuil.
Je ne comprenais plus : -Celui dont tu devais faire le deuil ? Je ne comprends pas… je réfléchissais, tout était confus quand tout à coup une lumière se fit
-Moi ?
-Oui toi. Et j'ai réussi à le faire, il n'y a pas bien longtemps, voilà pourquoi j'étais en colère contre ta venue. Ca ré-ouvre des blessures qui ont mis du temps à cicatriser
-Qu'est ce que ça veut dire pour nous ? Pour notre famille ? Pour notre fille ?
-Pour nous, je ne sais pas, je suis censée être veuve, ne l'oublie pas. Pour Jade, il faut que me laisse le temps de trouver les mots.
Ce n'était pas la réponse à laquelle je m'étais attendu, je pensais à un non catégorique ou au contraire qu'elle me sauterait dans les bras.
-Et nous deux dans tout ça ?
-Je n'ai plus l'habitude des jeux de l'amour, les seuls que j'ai eus remontent à l'époque où l'Arménie était encore quelque chose de concret pour moi. Alors que dirais-tu qu'on ne fasse pas tout à l'envers comme la dernière fois ?
-Tu veux que je te fasse la cour ? J'osais à peine y croire, elle nous donnait une chance
- Séduis-moi et j'essayerai d'en faire autant…
-D'accord ! Mon cœur explosait de joie. Je ne voulais pas trop lui montrer de peur de l'effrayer.
-Quant à Jade, est ce que tu peux attendre un peu avant de la rencontrer. Parce que sinon je sens que mon cœur va lâcher à cause du surplus d'émotion.
-J'ai attendu six ans, alors quelques jours, ce n'est pas bien important.
Ce n'est pas totalement vrai, j'ai qu'une envie c'est de faire sa connaissance aujourd'hui, de connaître ses passions, de voir si on a des intérêts en commun et surtout de savoir si elle m'acceptera comme son papa
ooooOOoooo
PDV Bella
Edward, j'ai retrouvé celui que j'ai eu le plus de mal à quitter dans l'Empire, le père de ma fille. En plus, il me propose de reformer une famille. Au départ, je n'y aie pas cru, enfin, je n'ai pas voulu y croire. J'avais peur de souffrir encore une fois, peur de voir mes espérances à nouveau s'effondrait. Mais s'il a fait un aussi long voyage, ce n'est pas uniquement pour profiter de moi. Il a mit trois ans à nous retrouver. Il a perdu trois années de sa vie alors qu'il aurait pu en profiter pour justement trouver une nouvelle femme.
Je crois qu'aujourd'hui le voyage vers mon bonheur est en marche. Enfin je veux y croire même si j'ai quelque doute. Mais si je me bats pour mon bonheur comme je me suis battue pour les miens, peut être que j'y parviendrai… Je le veux de tout mon cœur. Je veux que ma famille soit réunie autour de moi, qu'elle soit solide. Et pour que mon bonheur soit complet, il ne me manque qu'Edward
J'espère que vous avez apprécié ce chapitre.
Vous qui êtes arrivées à la fin dîtes moi tout ! (non, non ce n'est pas un ordre, juste une suggestion un tout petit ^peu directive ) )
Maintenant je vous laisse et je vais enfin pouvoir lire toutes les fictions que j'ai en retard pour lesquelles je vais me permettre de faire un peu de pub bien qu'elle n'en ait pas réellement besoin, je cite Redonne-moi espoir d'Eiphose, Vivre pour toi de Chouchoumag, Nuvole bianche de Pal13 et aussi City of delusion d'Esquisse et Première classe. Toutes ces fictions ont un genre différent mais j'en suis accro !
Bisous, à la prochaine !
