The Interrogator
L'Interrogateur
Par Reiko Katsura.
Partie : 02
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-« Tu es au courant, » commença Harry d'un air désintéressé, « que ton père a fait tout ce qui était en son pouvoir pour faire de ma vie un véritable enfer à Poudlard ? »
Il était assis sur les genoux d'un Scorpius nu, ses jambes s'ouvrant de part et d'autre du blond.
-« Il a fait tout ce qui était en son pouvoir pour rendre ma vie misérable. Il a même réussi, parfois. Mais ça, c'était quand je m'énervais encore facilement. Je suis sûr que Drago Malefoy ne parviendrait même pas à me faire tiquer, maintenant. »
Ils étaient assis sur une large chaise au beau milieu d'une cellule noire. Les torches accrochées aux murs par des barres de métal, étaient la seule source de lumière de la pièce. Le sol était fait de marbre marron, et il était froid sous les pieds nus d'Harry. Il prit une minute pour admirer son œuvre l'illusion était bien faite, et créait une ambiance vraiment sinistre. Il n'avait jamais été très doué pour modeler de bonnes illusions, mais ses compétences s'étaient améliorées depuis qu'il était devenu interrogateur. Pas besoin de dire qu'Harry s'était régulièrement entraîné …
Scorpius était toujours ligoté par des liens aux allures de chaînes, leur magie l'empêchant de bouger. La chaise dans laquelle il était assis était inclinée en arrière, si bien que le brun avait une vue complète de son corps. Le garçon, admettait-il en salivant d'avance, était magnifique.
-« Je dois dire que je suis content que tu lui ressembles autant. Ca rend les choses encore plus intéressantes. Drago Malefoy, attaché sous moi, nu et glacé … » dit-il, se léchant les lèvres à cette pensée.
Le blond siffla et tenta de bouger.
-« Ne parlez pas de mon père comme ça ! » grogna-t-il.
Harry haussa un sourcil.
-« C'est qu'on a un sale caractère … Ne t'inquiète pas, tu seras maté bien assez tôt. »
Il lui lança un Silencio informulé, et sourit au regard noir qu'il reçut. C'était toujours mieux lorsque les prisonniers étaient soit silencieux, soit gémissants. Le silence suffirait pour le moment, décida-t-il.
Il baissa les yeux, et fronça les sourcils en voyant le sexe reposé de Scorpius. Non, ça n'irait pas aussi simplement. C'était toujours le début, le plus difficile.
Il dirigea sa baguette vers l'entrejambe du garçon et murmura un sort, qui, il le savait, serait le début de sa décadence.
Il regarda l'objet susnommé tiquer avec amusement, puis commencer à se redresser.
Harry sourit et lui tapota le genou.
-« Juste un petit sort stimulant. Je fais les choses un peu différemment, vois-tu. »
Il fit rapidement glisser un doigt sur le sexe durcissant et continua, « Oh Scorpius … à la fin de mon interrogatoire, tu vas me supplier de te relâcher. Chacun de tes secrets - peu importe leur importance - s'échappera de tes lèvres en même temps que tes gémissements. Tu n'arriveras pas à t'en empêcher - ton esprit sera complètement envahi par le plaisir et l'envie. Tu ne voudras plus que jouir. Mais tu ne pourras pas. »
Sa main entoura le membre chaud et serra.
-« Tu me demanderas, me supplieras … mais je n'accepterai pas. Tu ne pourras pas jouir. Pas avant que tous tes secrets ne me soient révélés. »
Les lèvres de Scorpius s'agitèrent furieusement, et Harry décida d'écouter ce qu'il avait à dire, annulant le sort de silence. Il grimaça lorsque des cris résonnèrent à ses oreilles.
-« Sale pervers ! Vous allez me laisser partir ! »
Grimaçant à nouveau, le brun relança un Silencio.
-« Je ne crois pas, non. » dit-il en fronçant les sourcils. « Tu es aussi bruyant que ton père, tu sais. Toujours en train de geindre. » Les yeux d'Harry se mirent à briller et il sourit, vindicatif, « Tu geindras bientôt à propos d'autre chose … »
Il pointa sa baguette sur le torse pâle du blond et murmura Aphrosias. Il supprima le sort de silence juste à temps pour entendre Scorpius hoqueter de surprise. Son corps se tordit autant que ses liens le lui permettaient, et Harry quitta ses genoux pour admirer son travail.
-« Le sortilège d'Aphrosias agit comme un puissant aphrodisiaque. »
Le blond frissonna et se cambra.
-« Oh, je sais exactement ce que tu ressens. C'est comme si quelqu'un faisait glisser sa langue chaude autour de ton sexe, jouait avec tes tétons, caressait ta prostate … C'est merveilleux, n'est-ce pas ? »
Scorpius gémit à nouveau et Harry murmura un Finite.
Le jeune homme eut un spasme avant de retomber faiblement dans la chaise. Il était plus qu'évident qu'il était vierge, l'Aphrosias n'avait un effet aussi puissant que sur ceux qui n'avaient jamais eu de relations sexuelles. Harry l'avait à peine maintenu une minute et il n'avait déjà plus devant lui qu'une petite chose tremblante. Il ne lui faudrait pas beaucoup de temps pour le faire craquer. Vraiment pas beaucoup.
-« Finite, » les chaînes magiques s'écrasèrent au sol en résonnant. « Levicorpus ! »
Le corps du blond s'éleva mollement dans les airs, et Harry le fit léviter jusqu'au lit, dans le coin de la pièce. D'un geste, les chaînes vinrent se ré enrouler autour du jeune homme. La vue d'un Scorpius Malefoy - fils de Drago Malefoy - nu et ouvert à toutes ses attentions, rendait Harry incontrôlable. Il laissa ses yeux vagabonder sur son corps, s'arrêtant aux endroits les plus attirants la nuque gracile, les clavicules saillantes, le torse finement musclé. Harry admira le ventre dur, et le nombril particulièrement sexy. Son regard se posa sur le bassin anguleux et descendit brutalement jusqu'aux pieds fins et longs. Il remonta sur ses jambes, observant chaque tressaillement et frisson ce qui le fit sourire un peu plus. Les mollets, les genoux, les cuisses … et enfin, ses yeux atterrirent sur l'endroit le plus sexy : son sexe.
Il n'était ni gros, ni petit. Il était fin et élancé, d'une couleur rouge due à sa furieuse envie de venir. Son gland touchait son ventre, brillant de sueur et de liquide séminal. Ses testicules étaient vraiment jolis, d'un brun rosé, parfaitement ovales, tombant gracieusement entre ses jambes écartées.
-« Aphrosias. »
Scorpius cria, et Harry observa avec fascination la façon dont son sexe se mit à foncer encore plus, se tendant comme s'il suppliait lui aussi. Il regarda le blond bouger les hanches, et se lécha les lèvres en voyant son membre faire de même. Scorpius se cambra, ses fesses nues se soulevant du lit de quelques centimètres, et le souffle d'Harry se bloqua à la vue de son intimité dévoilée.
Il leva les yeux, admirant la chute pitoyable du corps fin, et gémit lorsque son propre corps commença à se manifester considérablement.
Merde.
-« Finite ! »
Le blond cessa tout mouvement et retomba dans les draps.
Scorpius haletait, comme s'il venait de passer la ligne d'arrivée d'un marathon, et sa peau était déjà couverte de sueur, bien que l'air des cachots soit froid.
Harry se rapprocha, dents serrées, et posa la main sur une cuisse pâle. Le corps frissonna sous son toucher.
-« Regarde ce que tu as fait, Scorpius. » le gronda-t-il, un avertissement résonnant dans sa voix.
Respirant toujours avec force, le jeune homme tourna légèrement la tête, et regarda méchamment Harry de ses yeux vitreux.
Le brun posa une main sous son propre sexe douloureux à travers le tissu de sa robe et réprima un gémissement. Il n'avait plus été aussi excité depuis qu'il avait interrogé Pansy Parkinson, presque un an plus tôt. C'était à lui de causer l'agréable douleur. C'était lui, qui devait avoir le contrôle. Toujours avoir le contrôle ! Pansy avait été punie pour lui avoir fait perdre. Le faisant bander avant même qu'elle ait joui.
Drago …
Non, se stoppa Harry. Pas Drago. Ce n'était pas Drago. Aussi merveilleux que cela aurait pu être si cela avait été lui, ce n'était pas le cas et il ferait mieux de ne pas l'oublier.
-« Scorpius, » répéta-t-il, seulement pour écouter rouler entre ses lèvres le nouveau prénom qu'il venait d'apprendre. « Scorpius … »
Soudain, Harry éclata de rire, et le blond s'enfonça un peu plus dans le matelas.
-« Tu dois être vraiment fier de toi, Scorp. Me faire- »
-« Ne m'appelez pas comme ça ! »
Le brun cligna des yeux, surpris, et baissa le regard pour voir le jeune homme gigoter à nouveau.
-« Vous-vous n'avez pas le droit ! Ne m'appelez pas comme ça ! »
Harry fronça les sourcils, et était sur le point de le punir pour s'être montré impertinent, lorsqu'une idée lui vint à l'esprit. Et il sourit.
Il accueillit l'expression lasse de Scorpius avec joie.
-« Est-ce que Papa t'appelle comme ça, Scorp ? »
Le visage du blond rougit avec fureur et il tenta une nouvelle fois de se jeter sur lui, sans succès.
-« J'en suis sûr. Est-ce qu'il te fait autant de bien que moi- »
-« Allez vous faire foutre ! » hurla-t-il de toutes ses forces, et une petite étincelle de magie lui échappa.
Harry recula d'un pas sous le coup de la surprise.
-« Sale caractère. » déclara-t-il, fronçant les sourcils en pensant qu'il avait reculé, même si ce n'était que d'un pas.
-« Que dirait Drago s'il savait que son fils était aussi irrespectueux ? »
-« J'ai dit ne- »
Harry lança un nouveau Silencio. Soupirant, il secoua la tête.
-« Et apparemment, sourd. Je m'assurerai d'ajouter une punition pour ta stupidité, voire, impertinence. »
Il se rapprocha, le regard concupiscent, et leva sa baguette.
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Oh putain, oh putain, oh putain …
Scorpius se cambra dans le lit tandis que son interrogateur lui jetait un nouvel Aphrosias. Il voulait venir - il le voulait si fort - mais l'anneau que l'homme avait invoqué un peu plus tôt autour de son sexe l'en empêchait.
Il ne pouvait plus le supporter. Harry - Scorpius l'ayant tout de suite reconnu comme étant Harry Potter - détruisait chaque iota de self-control qu'il possédait. Le sort était en train de le rendre fou. Les douces caresses et mains se baladant sur son corps le rendaient brûlant. Il ne pouvait plus retenir ses gémissements et ses cris. Harry Potter était en train de le torturer, et il n'avait même pas eu besoin de lui lancer un Doloris.
Lorsque Drago avait décidé de s'aventurer dans l'Allée des Embrumes pour se réapprovisionner en ingrédients de potions le matin précédent, Scorpius l'avait supplié de ne pas y aller. Il avait dit à son père qu'il avait un mauvais pressentiment, et il avait souvent raison sur ces choses-là. Cependant, Drago avait vraiment besoin d'y aller. Ses stocks d'Armoise et de Basaltine, les principaux ingrédients de la potion qu'il prenait pour empêcher son mauvais genou de se bloquer et de le faire souffrir affreusement, étaient presque vides. Ca, et ils étaient aussi désespérément à court de Crysalt, la base même de la potion de Langston, qui aidait Scorpius avec ses terribles crises d'asthme. Drago n'avait pas lâché l'affaire, et son fils avait fini par le convaincre qu'il pouvait y aller à sa place. Il était plus rapide que lui - ne souffrant pas d'une blessure au genou - et avait déjà pris sa potion de Langston plus tôt dans la journée courir ne lui poserait donc aucun problème.
C'avait été une longue dispute, Drago ayant toujours été surprotecteur avec lui, mais Scorpius l'avait convaincu, comme souvent.
Il marchait dans l'Allée des Embrumes, prêt à la quitter rapidement, quand ce coup de vent avait fait tomber sa capuche et l'avait fait remarquer des Aurors.
Scorpius savait qu'il était foutu.
Les Aurors lui avaient posé des questions, l'avaient molesté et avaient même essayé de lui lancer un sort de Vérité. Il les avait bloqué grâce à l'Occlumencie - une compétence que son paranoïaque de père lui avait enseignée - et n'avait plus laissé échapper un mot.
Personne ne viendrait le sauver, il le savait, et il ne voulait pas qu'on vienne le chercher non plus. C'était sa faute s'il s'était fait capturer, et il ne laisserait personne d'autre se faire prendre à cause de ça.
Lorsque les Aurors l'avaient abandonné dans le noir, dans cette pièce vide qui avait maintenant des allures de cachot, Scorpius avait eu envie de pleurer de terreur il allait se faire interroger. Son père lui avait tout dit de ce que les Mangemorts et Voldemort faisaient à ceux qui détenaient des informations. Et, alors qu'il était assis dans le noir, tout seul, pendant presque trois heures, des images de couteaux, fils de fer barbelés, fouets, chaînes, marteaux, vis et fers s'étaient imposées dans son esprit. Les sortilèges que la magie était capable de produire … Scorpius avait dégluti difficilement. Comment allait-il réussir à garder le silence si quelqu'un le menaçait de lui couper les doigts ? Il n'avait jamais été du genre à supporter la douleur c'était une faiblesse qu'il avait héritée de son père. Quand il était petit, une simple coupure de papier le faisait pleurer pendant plusieurs minutes.
Cependant, il allait devoir supporter ça. Scorpius se sentait monstrueux, sachant qu'il y avait une chance pour que son père se fasse attraper. Et pire, qu'il puisse être - ou qu'il soit - celui qui aurait vendu ses amis et sa famille. Il préférait encore être torturé plutôt qu'être un traître.
Les Malefoy - ou ce qu'il en restait - vivaient dans un manoir sur la côte du Pays de Galle. Il était introuvable, incartable et entièrement recouvert de protections magiques et sortilèges de confidentialité. Ils n'étaient pas les seuls à vivre ici, qui plus est. Blaise Zabini était un membre permanent, tout comme Daphné Greengrass, Théodore Nott, Gregory Goyle et sa femme Millicent - née Bulstrode - et leurs jumeaux Hemsey et Hailey. Astoria Greengrass - la mère de Scorpius - avait aussi fait partie de la famille un temps, mais elle était morte lorsqu'il avait eu dix ans, d'une maladie Moldue appelée cancer - infection qui se soignait facilement chez les sorciers lorsqu'on avait l'équipement et la médication adéquate. Ils ne l'avaient pas - comment auraient-ils pu, alors que leur accès aux potions était si limité ? Ce n'était pas comme s'ils pouvaient simplement se rendre à Sainte Mangouste, se faire soigner et retourner chez eux. Si les médicomages ne les stupéfixaient pas dès leur arrivée, les Aurors le feraient lorsqu'on les aurait appelés, et on les appellerait pour sûr.
Une jeune sorcière du nom de Lara Morringson avait vécu avec eux un moment, mais s'était faite capturer et arrêter lorsqu'elle avait essayé de pénétrer dans son ancienne maison pour récupérer des objets de valeur. Elle avait déclenché les alarmes et n'avait pas atteint le deuxième étage que les Aurors l'entouraient déjà. Lara avait été maligne, cependant, et avait mis de côté tous ses souvenirs du manoir et de ses habitants avant de partir, au cas où elle serait prise, dans une Pensine que Drago avait ramenée du manoir Malefoy.
Ils n'avaient pas extrait d'informations intéressantes de son interrogatoire - rien qui ne les mènerait à leur capture - et elle pourrissait désormais à Azkaban, depuis presque dix ans. Scorpius n'avait pas pris le temps de mettre ses souvenirs de côté. Tout ce qu'il pouvait faire maintenant, c'était garder le plus de secret secrets et prier pour que les détraqueurs ne patrouillent plus à Azkaban.
Il était le seul fils que son père n'ait jamais eu. Drago lui avait toujours dit qu'il était sa fierté, sa joie, son tout sa seule raison de survivre et rester sain d'esprit. Qu'allait faire son père maintenant qu'il était parti ? Scorpius espérait qu'il serait capable de s'en remettre.
-« A quoi tu penses ? »
Perdu dans son inquiétude, il avait complètement oublié qu'il gisait, nu, devait un homme qui, jusqu'ici, avait pris un malin plaisir à le torturer sexuellement.
Le brun fronça les sourcils en le regardant, et Scorpius frissonna. Ce n'était pas le Harry Potter dont son père se plaignait souvent. Celui-là avait été noble, recherchant l'attention, égocentrique et Gryffondor. Il n'avait jamais été à Poudlard, et donc, ne savait pas vraiment ce qu'était un Gryffondor, mais d'après Blaise - on ne pouvait pas faire confiance à son père pour donner une interprétation honnête et impartiale du sujet -, ils étaient courageux, loyaux et tête brûlés toujours à se jeter au cœur du danger sans y réfléchir à deux fois. Ils étaient étroits d'esprit, sang chaud, et plus généralement, stupides.
L'homme qui se tenait devant lui n'avait rien d'un Gryffondor. Il était fou, pour le dire simplement. Il parlait lentement, et ses mots étaient choisis avec attention - pas pour constater l'évidence, mais pour gêner, rabaisser et mettre en colère, avec le moins de paroles possibles. Il le regardait comme un serpent rampant vers sa proie, jouant avec. Il aimait trop son petit jeu, et ça se voyait dans la façon qu'il avait de sourire, si doucement, montrant à quel point il pouvait devenir vicieux et cinglé, s'il ne l'était pas déjà.
Non, cet homme n'était pas un Gryffondor, même décadent. Il ressemblait plus à un Serpentard sérieusement dérangé. Son père avait toujours été doux avec lui - il ne lui avait jamais fait de mal, il l'avait protégé, et n'avait pas hésité à lui montrer de l'affection - mais Scorpius avait eu des aperçus du côté plus « Serpentard » de Drago. Il était rusé, condescendant, secret, et une fois mis en colère … il était capable de beaucoup de choses.
La façon qu'avait Harry Potter de le regarder à cet instant … ressemblait beaucoup à celle qu'avait son père de regarder Daphné Greengrass lorsqu'elle avait fait quelque chose pour déclencher sa colère.
Même sans le reste, ça suffisait pour le terrifier.
-« Apparemment, il y a quelque chose que je fais mal. » murmura Harry, et Scorpius voulut lui crier que oui, il faisait quelque chose de mal ! Il faisait quelque chose de mal depuis pratiquement deux heures !
-« Peut-être que tu ne reçois pas assez d'attentions plus physiques. Tu penses que c'est ça ? La magie, c'est bien, mais rien ne remplace le toucher d'un homme. » dit-il pensivement, comme s'il n'en était pas sûr, et tout à coup, ses yeux furent sur Scorpius. Le blond recula brusquement, alarmé.
-« J'ai dit que j'allais te punir, mais ça va bientôt faire une heure. Tu n'as pas l'air d'avoir retenu la leçon, encore. »
-« Quelle leçon ? » siffla le jeune homme. Il n'aimait pas que quelqu'un lui dise qu'il allait se faire « punir ». Pas son père, et certainement pas ce déglingué.
Harry émit un « tsss » désapprobateur et s'approcha.
-« Si tu ne sais pas, c'est que tu n'as pas appris la leçon. Moi qui pensais que les Malefoy étaient intelligents. »
Scorpius siffla à nouveau, mais ce n'était pas à cause des mots. C'était la main chaude et moite posée sur son membre qui l'incita à le faire.
-« Tu aimes ça, n'est-ce pas ? »
Non, pensa-t-il franchement, tandis que la main commençait à bouger de haut en bas doucement, de façon alléchante. Il n'aimait pas ça. Il n'aimait pas ça du tout. C'était dégoûtant-
Il cria lorsque le pouce d'Harry appuya sur son gland, glissant sur la fente humide.
-« Tu aimes. » dit-il d'un ton qui n'admettait pas d'argument contraire, et continua ses va-et-vient.
Je n'sens rien. Je n'sens rien. Je n'sens rien-
Scorpius cria une nouvelle fois, quand une deuxième main commença à malaxer ses testicules. Lorsqu'elle tira un peu dessus, il se crispa, pensant qu'il allait enfin pouvoir venir, car la douleur était si forte et la pression atteignait un niveau tel qu'il ne pouvait même plus penser correctement et, oh mon dieu il allait venir-
La main disparut et l'anneau sur sa virilité se remit en marche.
-« S'il vous plait, » Scorpius ne réalisait même pas qu'il suppliait. De chaudes larmes d'envie désespérée et de honte se formaient dans ses yeux. Harry commença à tirer sur ses tétons durcis, et il voulut en pleurer si fort … « S'il vous plait, s'il vous plait, s'il vous plait … »
De ses yeux écarquillés, il regarda le brun lui sourire et approcher sa tête de son bas ventre. Il gémit quand sa langue entra dans son nombril, en faisant le tour en l'humidifiant, et finit par en sortir, glissant de plus en plus bas. Un nouveau gémissement lui échappa lorsque ses dents passèrent sur la peau délicate en dessous de ses poils pubiens, et alors qu'il allait atteindre l'endroit qui nécessitait le plus d'attention, il s'arrêta.
Scorpius grogna de frustration tandis qu'Harry levait des yeux remplis de joie vers lui. Machiavéliquement, son interrogateur - son tortionnaire - reporta son attention plus bas, et prit son érection en main. Il fit rouler sa langue d'un bout à l'autre du sexe dur, et au troisième passage, Scorpius laissa échapper un sanglot.
Merlin, il avait besoin tellement besoin de se libérer. Il devait venir ! Il allait mourir s'il ne le faisait pas.
Harry le prit en bouche d'un coup, l'englobant profondément, et il en cria d'exultation. Lorsqu'il le lâcha finalement, Scorpius ne pouvait plus empêcher ses larmes de couler, même s'il essayait.
-« Je te laisserai venir, tu sais, » murmura le brun contre son membre tremblant. « Je pourrai te donner tant de plaisir. Imagine, » il le lécha une nouvelle fois, faisant siffler le blond, avant de continuer, « te libérer dans ma bouche. Pouvoir y bouger sans retenue. Je te prendrai entièrement, te dévorerai jusqu'au bout. Imagine, le toucher de mes dents passant sur ta peau fine, l'intérieur de ma bouche te caressant avalant chaque goutte de ta jouissance lorsque tu viendrais en moi. »
Il le lécha à nouveau et Scorpius frissonna, fermant les yeux et voyant flotter dans son esprit des images bien trop tentantes - et complètement hors de sa portée.
-« Et on ne s'arrêterait pas là. Oh non, Scorpius. Sois sûr que je te ferai crier d'extase pendant des heures. Tu n'as qu'à faire une toute petite chose pour moi. Une seule, et je te donnerai beaucoup de plaisir. »
-« Quoi ? » demanda le blond d'une voix rauque, son corps vibrant pratiquement d'envie aux promesses faites. Il voulait, non, il avait besoin de venir. Il ferait n'importe quoi.
-« Dis moi, » commença Harry contre le sexe de Scorpius, le faisant déglutir difficilement, « où est Drago Malefoy. »
A suivre …
N/A : ^_^+ J'espère que ça vous a plu ! Laissez une review pour me dire ce que vous en pensez ! Reiko.
N/T : Voici la suite promise de L'Interrogateur :) Alors, ça vous plait ? Quand j'ai lu cette minific j'ai été bluffée, et c'est toujours aussi bien en Français, rien à redire ! Un vrai plaisir à traduire ! :p Donnez votre avis ... ou pas ;) Euphy.
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