Deuxième chapitre pour Nowel (oui, le Noël orthodoxe est aujourd'hui... mais bref). L'histoire commence à prendre forme, j'ai l'impression.

Les persos de Naruto ne sont toujours pas à moi, malheureusement.

Voilà, bonne lecture et à jeudi prochain


Je vois le visage de Hana se décomposer lentement. Elle semble chercher ses mots, elle porte nerveusement son regard dans chaque coin de la pièce, en quête d'un échappatoire. Elle se mord les lèvres, chose qu'elle a l'habitude de faire quand elle se sent mal à l'aise.

« Eh bien, hésite-t-elle. C'est une histoire qu'on raconte au village. Mais je ne sais pas trop ce que c'est... Il me semble qu'il est question d'une malédiction mais je ne me souviens vraiment pas. On t'en a parlé à l'Académie, je crois.

Justement, non, on ne me l'a jamais vraiment racontée. J'en ai entendu des bribes dans les conversations que j'ai eues avec Hinata ou Shikamaru mais j'ignore la plupart de l'histoire. Ce qui me fait dire qu'il se passe quelque chose de bizarre ici et que tout cela est peut-être plus que ce qu'on veut bien me faire croire.

-Mais c'est qu'une histoire pour les gosses, continue-t-elle en s'éloignant de moi. Je ne vois pas en quoi ça pourrait t'intéresser.

Alors que je m'apprête à demander plus de précisions à Hana, on frappe à la porte. Shino entre, son air sérieux toujours gravé sur le visage. Il recule un peu quand il aperçoit ma sœur.

-Oh, je crois que je dérange... souffle-t-il de sa voix un peu trainante.

-Non, non, pas du tout, Shino, s'écrie Hana. J'allais partir de toute façon! Et puis, vous avez sans doute des tas de choses à vous raconter avec Kiba.

Elle sort rapidement en claquant la porte. Shino vient s'asseoir près de moi, dépose une fleur sur ma table de chevet. Une pivoine blanche... Je veille sur toi, c'est bien ça?

-Elle est de la part de Hinata, précise Shino devant mon air étonné. Elle était très occupée et n'a pas pu venir te voir. Tu devrais lui rendre visite en sortant.

Il s'arrête un instant. Un silence pesant s'installe. C'est vrai qu'il n'est pas du genre loquace. Ça devait d'ailleurs faire longtemps qu'il n'avait pas parlé autant.

-Un problème avec ta sœur? me demande-t-il d'un coup.

-Elle me cache des choses, j'explique sans hésiter. J'ai fait un rêve étrange quand je me suis évanoui et je suis sûr qu'elle sait quelque chose mais elle refuse de me dire quoi que ce soit.

Il m'écoute en hochant la tête. Je sais que je peux parler avec lui en toute tranquillité. De toute façon, à qui irait-il répéter ce que je viens de lui dire? Il n'est pas vraiment du genre sociable et , même si c'était le cas, j'ai vraiment confiance en lui. Je le connais bien.

-Et c'est important pour toi? De savoir ce qu'il en retourne, je veux dire?

Eh bien! Je ne l'avais jamais entendu parler autant depuis qu'on se connait. Je ne l'en savait même pas capable. Je pensais que ses cordes vocales se bloquaient quand il prononçait plus de trente mots à suivre. Mais peut-être qu'il fait des pauses, en fait?

-Je crois que quelqu'un risque de mourir si je ne sais rien... Alors, oui, c'est important pour moi.

Il baisse la tête et me regarde par dessus ses lunettes. C'est une des rares fois où je peux apercevoir ses yeux et ça ne présage rien de bon.

-Alors, ça y est? Tu l'es vraiment?

-Je suis vraiment quoi?

Tout le monde autour de moi semble comprendre ce qui m'arrive alors que je suis dans le flou complet. Ça a tout de même tendance à m'énerver légèrement. Si je suis concerné, il faut que je sache. Et je ne dois surtout pas abandonner celui que je dois sauver.

-Tu ne sais pas, c'est vrai... Je ne sais pas si c'est à moi de faire ça mais tu es...

Je n'entends pas la fin de sa phrase. La porte s'ouvre à la volée et ma mère apparaît sur le palier. Elle a son regard des mauvais jours, celui qui indique qu'on doit faire encore plus attention que d'habitude à ne pas la fâcher.

-Les médecins ont dit que tu pouvais sortir maintenant donc on y va. On a assez perdu de temps avec ces bêtises. Je t'assure que ta sœur va entendre parler du pays!

Je me recroqueville son mon lit. Son ton est tout sauf amical, la moindre parole risquerait de la faire entrer dans une colère encore plus noire. Un peu craintif, je m'habille sans un mot et la suit dehors. Quand nous sortons, il me semble qu'elle jette un regard noir à Shino.

Nous sommes dans une rue de Konoha, à quelques pas de chez nous. Je reste derrière ma mère, l'écoute pester toute seule contre Hana.

-Mais franchement, le laisser sortir... marmonne-t-elle. Inconsciente... La tuer... Comment on va faire et comment... Grrrrmmf...

Quand j'arrive à la maison, c'est comme une libération. Je me rue dans le jardin pour aller voir Akamaru où il doit sûrement m'attendre depuis deux jours. Il est bien là, couché au milieu de la pelouse, me regardant arriver. Quand il ne me rejoint pas, je me doute qu'il y a quelque chose d'étrange. Je m'approche de lui et constate avec effroi qu'une de ses pattes arrière est entourée d'un énorme plâtre. Je lui caresse tendrement le haut du crâne et il jappe, frotte sa tête contre ma main. Il fait toujours ça quand quelque chose ne va pas. Ça ne me rassure pas, je sais qu'il ne se trompe que rarement.

-Ben, alors, mon gros, qu'est-ce qui t'arrive?

-Il s'est soudain mis à paniquer quand tu es parti, fait une voix dans mon dos. Il s'est cassé la patte en tombant dans l'escalier. Il ne pourra plus t'accompagner en mission pour l'instant.

Je me retourne. Hana se tient dans l'embrasure de la porte fenêtre. Elle me détaille de la tête aux pieds avec un mélange d'inquiétude et de tristesse. Un frisson me secoue l'échine. J'ai le pressentiment qu'il se passe des choses dans mon dos. J'aurais bien voulu savoir ce que voulait me dire Shino tout à l'heure. Je suis quoi, à la fin? Je sais que ça a à voir avec mon rêve et cette fichue légende mais en quelles proportions?

-Au fait, une fille un peu timide est passée te voir pendant que tu étais à l'hôpital. Il me semble que c'est ta coéquipière. Comment elle s'appelle déjà? La Hyuga, là...

Zut, j'avais complètement oublié qu'il fallait que je passe voir Hinata! Je me lève en caressant rapidement la tête de Akamaru. Heureusement que le manoir n'est pas très loin. J'y arrive en à peine cinq minutes. Il faut tout de même que j'aille la rassurer, je sais qu'elle est du genre à se faire un sang d'encre pour tout le monde. Arrivé devant la porte, je sens comme un pincement au cœur et, à nouveau, un frisson tout le long du dos. Il va encore se passer des choses étranges. Je ne sais pas comment je le sais, mais je le sais. J'en suis même certain. C'est une sorte d'instinct que je n'avais pas encore découvert qui me guide à travers la grande porte puis au milieu de la cour. Il n'y a personne, pas une âme qui vive. Je fais encore un pas et mon cœur décide de me rappeler qu'il est bel et bien là. Il bats à une vitesse telle qu'il va exploser dans ma poitrine si ça continue.

-Est-ce que ça va? demande quelqu'un, caché dans l'ombre.

Je relève la tête. Neji, vêtu d'un hakama léger sort de la pénombre. Il se dirige vers moi et, à mesure qu'il se rapproche, je sens de nouveaux frissons de plus en plus forts me secouer. Sa main se pose sur mon épaule et tout revient à la normale. Je peux me redresser et reprendre mon souffle.

-Qu'est-ce qui t'arrive? Insiste-t-il en retirant sa main. Ça va aller?

-Oui, je le rassure. Sans doute un gros vertige ou quelque chose comme ça. Il faut dire que j'ai été plutôt malmené ces derniers jours.

-J'ai entendu ça, Hinata était très inquiète. Ça va beaucoup la rassurer de te savoir à nouveau sur pied. C'est elle que tu veux voir, j'imagine.

Je hoche la tête. D'ailleurs, si je pouvais la voir très vite et retourner chez moi, ça m'arrangerait. Je ne me sens pas très à l'aise ici.

-C'est dommage, tu la manques de peu. Elle vient de sortir. Mais elle devrait être là d'ici quelques minutes. Si tu veux, tu peux attendre ici. Je viens de faire du thé en plus.

Il ne manquait plus que ça, vraiment. J'aimerais repartir mais je ne peux pas la laisser sans nouvelles. Je ne peux pas non plus demander à Neji de lui passer le message, ça ne la réconfortera pas plus, malheureusement. Mais, après tout, ça ne me coûte rien de rester un peu ici, si je ne force pas trop. Il m'invite à m'assoir dans l'allée couverte devant la maison pendant qu'il va chercher les tasses. Je m'installe au bord des marches comme je le vois parfois faire entre deux séances d'entrainement. L'impression désagréable ne veut pas quitter mon esprit, je suis toujours autant préoccupé par ce qu'à voulu me dire Shino. Je veux savoir ce que je suis, à la fin. J'irai le voir quand j'aurais pu apaiser Hinata. Elle a déjà suffisamment à s'en faire avec Naruto qui est encore parti on-ne-sait-où. Elle n'a vraiment pas besoin de se faire des cheveux blancs sur mon compte en plus. Je suis brusquement tiré de mes pensées par le bruit d'un plateau que l'on pose à côté de moi.

-Attention de ne pas te brûler, conseille Neji en s'asseyant à son tour. Ça serait idiot de retourner à l'hôpital maintenant que tu viens d'en sortir.

Je souris et me tourne vers lui. La scène me paraît presque surréaliste. Nous sommes là, tous les deux, à discuter comme si de rien n'était. Comme si nous nous connaissions par cœur depuis des années. Je ne peux m'empêcher de repenser à son ancien lui, celui qui a fait tant de mal à Hinata. Il a changé depuis son combat contre Naruto, c'est indéniable mais je le vois toujours comme ce monstre froid qui a tenté d'assassiner sa propre cousine. Il sourit en parlant, c'est quelque chose que je n'avais jamais vu. C'est quelque chose d'encore plus rare que Shino faisant deux phrases avec sujet, verbe, complément et plus si affinités. Ça lui donne un côté humain que je n'aurais pas soupçonné.

A bien l'observer, il me semble incroyablement faible. Il a des cernes sous les yeux qu'il a maladroitement tenté de dissimuler avec du maquillage et son teint est encore plus pâle que d'habitude, il est livide, je peux distinguer les veines sous sa peau. Il essaie de paraître en parfaite santé, me parle sur un ton désinvolte de Hinata et d'autres choses que je n'écoute que d'une oreille. Quelque chose me tracasse. Et si c'était lui que je devais sauver? Non, ça pourrait tout aussi bien être n'importe qui d'autre. Shikamaru, Sakura ou même un parfait inconnu. Pourtant, j'ai vu quelque chose passer par dessus le mur d'enceinte du manoir l'autre jour. Mais c'est sans doute une coïncidence. Ça n'est sans doute pas aussi facile. Et ce n'est pas parce qu'il a l'air fatigué qu'il est en danger de mort. Il enchaîne les missions à rythme effarant depuis quelques temps, comme tous les ninjas du village. Les cas de surmenage ne sont pas si rares.

-A qui tu penses pour rester dans ta bulle comme ça? plaisante-t-il en attrapant sa tasse.

Je n'ose pas lui répondre que c'est à lui, même si c'est la pure vérité. Ça risquerait quand même d'être mal interprété. J'essaie de trouver une réponse intelligente mais que voulez-vous répondre à ça... Je n'ai pas l'occasion de me justifier, je le vois porter la tasse à sa bouche en marmonnant un vague « Bah, laisse tomber ».Après avoir bu une gorgée de thé brûlant, il reste un instant à fixer le sol d'un air embrumé avant d'être pris d'une violente quinte de toux. Il semble sur le point de s'écrouler. Je l'attrape par les épaules avant qu'il ne tombe. Je voudrais l'aider, il a l'air sur le bord de l'étouffement mais qu'est-ce que je peux faire? Je n'ai pas reçu de formation médicale parce qu'on les réserve plus généralement aux femmes. Alors, tout ce que je peux faire, c'est rester là, à le regarder. Ça me fait mal de le voir comme ça. Nous n'avons peut-être pas un grand lien, je lui en veut encore pour ce qu'il a fait à Hinata mais je ne peux pas rester les bras croisés alors qu'on a déjà risqué notre vie ensemble. C'est un peu ça, être un ninja. J'ai tout juste le temps de lui redresser la tête qu'il se remets à tousser de plus belle.

-C'est bon, articule-t-il entre deux respirations. Ça va aller, merci...

Je le lâche après un moment d'hésitation. Il semble sur le point de recommencer à chaque seconde et cette perspective n'est pas des plus confortantes.

-J'ai pris froid pendant ma dernière mission. C'est impressionnant mais rien de grave.

Rien de grave, c'est lui qui le dit. Je ne trouve pas ça rassurant du tout, moi. En parlant de choses pas rassurantes, le fait qu'il se mette soudain à trembler comme une feuille ne me dis rien qui vaille. Il vacille un instant puis se reprend.

-Tu devrais quand même voir un médecin, je lui fais en l'attrapant par le bras, de peur qu'il ne tombe encore.

-Ca va, je vais bien, laisse...

Son ton était un peu agressif mais il a sans doute raison. Je n'ai pas à m'occuper de lui comme ça. Pourtant, une voix en moi, un instict me hurle d'insister, de le protéger. Je chasse ces pensées. Il n'a pas besoin de moi pour savoir quoi faire, il est suffisamment grand pour s'occuper de lui. Une goutte de sang tombe de sa bouche jusque sur le parquet laqué. Puis une autre et encore une autre. Il plonge ses yeux dans les miens, fasciné et apeuré à la fois. Il porte ses doigts à ses lèvres, les contemple et me regarde à nouveau.

-Qu'est-ce qui m'arrive, Kiba? Qu'est-ce qui nous arrive?

A peine une seconde après avoir terminé sa phrase, il pose lourdement sa tête sur mon épaule. Je sens un filet humide et tiède qui coule le long de mon bras. De temps en temps, il est secoué d'une convulsion. Il respire difficilement, murmure des prières inintelligibles à mon oreille.

-Aide-moi, je parviens à comprendre. Aide-moi, sauve-moi...

Difficile d'imaginer un autre scénario. Si c'est lui que je dois sauver alors je dois faire vite. Le flot de sang se fait de plus en plus abondant, quelques gouttes touchent déjà le sol. Je ferme les yeux et appelle la vieille femme dans mon esprit. Elle va venir, du moins je l'espère.

Un clapotis presque familier m'arrive. J'ouvre les yeux, priant pour me trouver près de la cascade. En effet, la vieillarde se tient devant moi, debout au milieu de l'eau, l'énorme sphère quelques mètres derrière elle. Je me lève d'un bond, déjà habitué à cet autre corps.

-Ça n'a pas traîné, commente t-elle, son fume-cigarette toujours accroché aux lèvres. Il faut dire qu'ils ne se dégradent pas à cette vitesse d'habitude. Pauvre petit oisillon...

D'un geste de la main, elle m'invite à avancer jusqu'à elle. Je m'exécute, me plante devant elle, le regard menaçant. Elle est minuscule à côté de moi, je pourrais la tuer sans problème. Mais elle a encore des réponses à m'apporter.

-Ça vous amuse de faire ça?

-Oh, pas vraiment, chantonne-t-elle, joyeuse. Mais si on n'aime pas son travail, ça devient vite invivable, tu ne crois pas?

-Ne vous foutez pas de moi!

-Mais je ne me permettrais jamais. On ne choisit pas ce genre de travail, tu sais. Mais trêve de bavardages. Tu l'as trouvé n'est-ce pas?

-Oui.

-Alors, j'imagine que tu veux le sauver. Tu es prêt à tout pour ça?

-Oui.

Ce n'est pas moi qui répond avec cette froideur et cette détermination. C'est autre chose en moi, c'est le Loup. J'entends sa voix dans ma tête. Son instinct est le mien. Il devient moi, il se fond dans mon esprit. Lui, veut le sauver, il le veut si fort que ça lui brûle jusque dans l'âme. Je vois la vieille tracer une ligne imaginaire de ma poitrine jusqu'à la bulle. Une chaîne nous relie à présent.

-Tu jures de le protéger comme c'est ton devoir?

-Oui.

-Tu jures de l'accompagner dans la vie comme dans la mort?

-Oui.

Je réponds sans être trop convaincu. Je n'aime pas cette façon qu'elle a de présenter les choses comme une sorte de contrat de mariage mais si mon rôle se limite à le sauver maintenant et veiller un peu sur lui , je suis prêt à faire ça. Mais l'autre en moi est le plus sérieux du monde. Il souhaite le défendre, l'appuyer à chacun de ses pas, l'aimer, même. Je me surprends à désirer la même chose pour Neji. Je me reprends instantanément. Il ne faut pas que je pense à ce genre de choses. Ce n'est pas lui que je sauve, c'est ce qu'il représente. Après ça, nous redeviendrons les étrangers que nous étions avant et tout sera normal à nouveau. Ça me dérange de l'avouer mais une partie de moi voudrait que ça continue encore après cette nuit. Même un jour de plus.

-Parfait, son nom, je te prie.

-Neji, j'annonce clairement. Neji Hyuga.

Elle s'écarte d'un pas. La sphère commence à fondre lentement. Je m'y précipite. A travers ses parois translucides, je distingue son visage endormi. Des ailes gigantesques l'entourent, formant comme un cocon. Quand je touche la bulle, elle éclate et ses restes se rependent en poussières autour de nous. Le fil fictif tracé un peu plus tôt se solidifie pour former une solide chaîne qui relie nos deux cœurs. Je l'attrape, l'empêche de tomber dans l'eau. Il reprend connaissance et me fixe, de l'incompréhension plein les yeux. Je passe mes bras autour de son cou et l'enlace aussi fort que j'en suis capable. Je sais que je n'aurais pas dû faire ça. Malgré moi, mes yeux se ferment. Je sens mes griffes se rétracter ainsi que mes oreilles.

Je reprends connaissance, nous sommes tous les deux dans la même position qu'avant. Neji se redresse brusquement. Il tourne la tête, n'ose pas me regarder dans les yeux. Mais quand je lui touche l'épaule, il revient se réfugier dans mes bras. On dirait un enfant terrifié, je ne l'avais jamais vu comme ça. Je réalise soudain ce qu'il est. Ce n'est qu'un gamin de quatre ans privé de ses repères qui s'est forgé une armure de glace pour se protéger du monde. Consolidée avec son talent impressionnant pour le ninjustu qui le rendait tellement intouchable, tellement inaccessible. Même moi, je pensais ça avant.

-Qu'est-ce qui se passe? Dis-moi, me supplie-t-il. Je veux comprendre ce qui nous arrive.

Si seulement je le savais...