Hop, le chapitre six avec un peu de retard. Merci à Karinila de m'avoir grassement rappelée à l'ordre.
Donc, les personnages de Naruto ne sont toujours pas à moi mais j'envisage un kidnapping sauvage de Neji et Kiba. Par contre, Valief est ma propriété exclusive =D
Bonne lecture et encore désolée pour le retard !
Le soleil ne s'est même pas levé quand Tenten nous réveille. Dehors les lampadaires sont encore allumés. Neji, recroquevillé près de moi, se réveille difficilement. Nous n'avons pas une seule seconde de répit. En à peine vingt minutes, nous sommes prêts à partir. Assis sur le bord du canapé, attendant Shino qui doit nous aider à nous enfuir, je contemple Neji. Allongé, il contemple le plafond, pensif. Il veut se donner un air assuré mais je sens bien qu'il est nerveux. En même temps, qui ne le serait pas à notre place? On va nous envoyer vers une destination inconnue, nos anciens alliés du village sont à notre poursuite et puis, il y a eu ce baiser... Je soupire et prends mon front entre mes mains. Cette situation est plus compliquée que je ne pensais. En découvrant mes pouvoirs, j'ai été plutôt heureux. Toutes ces perspectives que ça m'ouvrait, j'aurais pu devenir quelqu'un de puissant. Il y a eu Neji aussi. Et toutes ces raisons pour lesquelles je ne suis pas sûr de vouloir que l'histoire se termine. J'aimerais qu'elle soit toujours là, cette présence si rassurante du Loup en moi. Mais, après tout, il n'y a aucune raison que je perde ça après le voyage. Même si j'aurai perdu mes pouvoirs, j'aurai toujours les souvenirs. C'est déjà ça.
Nous attendons encore une dizaine de minutes et Shino arrive brusquement, essoufflé, deux sacs de voyage sur les épaules. Tenten se lève, va l'aider à se débarrasser de son fardeau. Shino, lui souffle quelques mots dans les quels je crois comprendre qu'un changement de plan a été effectué. Il se dirige vers la pile de carton faisant office de table basse et déploie sous nos yeux une grande carte du monde des shinobis.
-Voilà où vous devrez aller, nous indique-t-il sans même un bonjour. C'est assez loin mais vous pourrez y être dans trois jours avec de la chance.
Je consulte la carte. Un chemin y est tracé, reliant au feutre rouge le village de Konoha à un point au nord du Pays des Rizières. Il doit y avoir une centaine de kilomètres entre les deux, à peu près autant que pour rallier Suna. On devrait en avoir en effet pour trois jours, voire moins.
-Voilà, explique Tenten en nous rejoignant, vous devrez retrouver Zenbari, la jumelle de Yubari, que vous avez déjà dû voir. Elle est au courant de votre venue. Elle habite une petite île au large de la mer du pays des Rizières.
Je repense à cette vieille sorcière de Yubari. Celle qui nous a doté de nos pouvoirs, la cause de nos malheurs. L'image de Neji me revient en tête et je me dis que, finalement, elle n'a pas fait que du mal. Même si elle ne prévoyait sans doute pas ça. Elle nous a été plutôt bénéfique. Enfin, si on ne se place pas du côté « fugitifs », c'est vraiment le rêve. Tenten et Shino ne doivent pas beaucoup s'amuser non plus mais, à part ça, la vie suit son cours. Shikamaru continue de dormir sur son toit après avoir longuement observé les nuages, Chojî mange toujours plus, Lee ne quitte pas son éternelle combinaison verte. Même chez moi, c'est comme si rien ne s'était passé. Ma mère et ma sœur font semblant de rien, Akamaru joue avec moi quand je rentre, toujours aussi agacé par sa fracture. J'aurais voulu qu'il puisse venir avec nous.
-Bien, on va y aller, annonce Shino en nous tendant chacun un sac de voyage qui doit au moins peser une tonne. Il ne faut pas traîner.
Nous sortons dans la nuit noire. Le mois de décembre qui vient de commencer a amené avec lui quelques centimètres de neige dans laquelle nos chaussures s'enfoncent. Nous progressons doucement, prenant garde à ne croiser personne. Loin de prendre la direction de la sortie du village, nous bifurquons à un coin de rue et nous retrouvons à circuler dans des ruelles si sombres que même avec ma nyctalopie, j'ai du mal à me diriger. Nous zigzaguons dans les innombrables chemins de traverse de Konoha.
-Où est-ce qu'on va comme ça? je demande, impatient. On ne devrait pas plutôt aller vers les portes du village?
-Oui, rétorque Tenten. Comme ça, les gardes vous verront, vous serez capturés, tués et tous nos problèmes seront résolus.
-Tués? je répète, abasourdi. Ils n'iraient pas jusque là...
-Tu plaisantes ou quoi? s'énerve-t-elle. Votre simple existence menace le pouvoir du Hokage. Qui, en plus, est une descendante des Senju, le clan qui a pris le pouvoir après la disparition des Kurohakai. C'est considéré comme de la haute trahison.
-Mais on ne veut pas prendre le pouvoir, c'est stupide...
-Si tu crois qu'ils s'en soucient, tu t'enfonces le doigt dans l'œil jusqu'au coude. La coutume veut que vous essayiez de prendre le pouvoir, c'est tout ce qu'ils savent. Comment tu crois qu'est morte la dernière représentante de l'Oiseau? En tentant de rétablir la dynastie. Ils l'ont tué en même temps que l'enfant qu'elle allait mettre au monde.
Son ton sec met fin à la conversation. Ainsi, c'est comme ça qu'elle est morte, Koyomi. Si ça devait arriver à Neji, s'il devait être assassiné au nom de la sécurité du village, est-ce que je serais capable de le supporter? Nous arrivons au milieu d'une petite place entourée de maisons. C'est un endroit où je n'avais encore jamais mis les pieds. Nous nous dirigeons vers ce qui me semble être la plus ancienne des constructions. Une toute petite maison de plain pied, comportant simplement une porte et une fenêtre. Tenten et Shino y entrent sans même prendre le temps de frapper, nous les suivons. Même s'il n'y a pas l'air d'avoir âme qui vive ici, je sens une présence dérangeante.
-Je ne comprends pas... Candice devrait être là, pourtant. A moins qu'elle ait envoyé Hildegarde.
Candice, c'est la patronne de ce café bizarre, non? Et Hildegarde, sa serveuse sans yeux. Qu'est-ce qu'elles viennent faire là dedans? Elles ne sont quand même pas impliquées?
-Il semblerait bien que si, me répond Neji en étouffant un bâillement. De toute façon, tu as bien suivi leur conversation avec Tenten l'autre jour. Elles sont au courant de tout. Et elles ont l'air décidée à nous apporter leur aide.
-Candice nous a dit qu'il y avait surement un passage pour sortir du village sans passer par les grandes portes. D'après elle, aucun lieu qu'elle n'a visité ne manquait de ce genre de passages secrets. Elle nous a dit de venir ici et qu'elle ferait en sorte que quelqu'un puisse nous guider. Elle ne devrait pas tarder.
Un grand bruit se fait entendre et, dans un nuage de poussière, un silhouette apparaît près de nous. Par réflexe, je transforme mon bras et le dirige vers l'inconnu. Il l'esquive à une vitesse hallucinante et va se poster devant nous. Il s'incline légèrement.
-Enchanté de vous rencontrer, fait-il en roulant horriblement les r. Suivez-moi, vous devez faire vite.
Il tourne les talons et descends un escalier menant sans doute au sous-sol. Pendant que nous le suivons, il engage la conversation avec Tenten. Je n'ai pas vraiment le cœur à les écouter mais je le fais d'une oreille distraite. Il s'appelle Valief et, si j'ai bien tout compris, c'est lui qui a trouvé cet endroit. Comment pourrait-il avoir fait s'il n'avait jamais mis les pieds au village auparavant?
-J'ai bien l'impression qu'il fait partie des types bizarres de ce café, tente Neji devant moi. J'ai entendu Tenten le mentionner, l'autre fois. Je crois qu'on ferait mieux de ne pas chercher.
Je crois bien aussi. Nous arrivons dans une cave encore plus sombre et poussiéreuse que le rez-de-chaussée. Le garçon devant nous soulève une trappe, qui cachait un chemin souterrain. Lui, Tenten et Shino restent à l'entrée et nous invitent à passer devant.
-Vous ne venez pas? je demande alors qu'ils nous regardent partir sans bouger.
-Non, on ne peut pas continuer après ça, répond Shino que ça n'a pas l'air d'affecter plus que ça. On doit vous couvrir à partir du village. Et puis, vous vous débrouillerez bien seuls. Quand vous sortirez d'ici, prenez vers le nord en direction d'Oto.
Je regarde Tenten qui hoche la tête pour l'approuver. Après un bref au revoir, la trappe se referme sur nous. Nous sommes dans le noir presque complet. Heureusement que nous pouvons compter sur le Byakugan.
-La sortie est à environ cent cinquante mètres. Il va falloir qu'on fasse attention aux sentinelles en sortant.
Nous progressons difficilement. Le passage est humide et le sol boueux et froid. J'ai de la terre plein mes chaussures. Je regrette de n'avoir pas pu voir Akamaru avant de partir. Mais nous serons revenus très bientôt. Dans une semaine nous serons là et rien n'aura changé. Tout sera exactement pareil. Nous aurons juste perdu nos facultés mais nous serons les mêmes. Du moins, c'est ce que j'espère de toutes mes forces.
La lumière dehors est peut-être faible mais elle nous aveugle quand nous sortons à la lumière de l'aube. J'ignore toujours quelle heure il peut bien être. Je regarde aux alentours, nous sommes au pied des murailles du village. Au dessus, une sentinelle guette. Nous faisons attention à ne pas être vus et nous éloignons rapidement.
Tout en courant toujours plus vite vers le nord, je vois le soleil se lever et suivre notre parcours. Il me semble entendre un air de musique dans ma tête. Un morceau lent mais qui appelle à la course. Un peu comme ce moment un peu vague. Neji est quelques mètres devant moi, il file à toute allure, perdu dans ses pensées. Au bout d'une heure et demie, nous nous arrêtons, essoufflés. Ça faisait longtemps que ça n'avait pas couru autant en si peu de temps. En fait, ça remonte à la mission de sauvetage de Sasuké, il y a quatre ans. Cet endroit me rappelle d'ailleurs quelque chose. Un souvenir un peu flou qui doit remonter à peu près à cette époque.
-On ne serait pas déjà passés par là?
Je crois qu'il ne m'a pas écouté. Alors qu'il s'était assis sur une racine découverte, il se lève et traverse la clairière en silence. Il s'arrête devant une pointe couverte de mousses et de lichen qui dépasse de quelques centimètres du sol. Il l'effleure, essaye de la déterrer et abandonne. Il relève la tête et va se diriger vers un arbre. Un énorme trou est percé dans son tronc. Il arrête et passe ses doigts dans les creux de l'écorce. Il n'a pas l'air dans son état normal. Je regarde tout autour, j'essaie de comprendre ce qui lui arrive. Je vois de nombreux arbres abimés, il y en a même un avec une perforation de la taille d'un homme sur le tronc de l'un d'eux. On a dû combattre ici.
Je crois que je sais ce qui se passe. J'avais vu le lieu avec un peu plus de hauteur cette fois-là. Je me souviens de l'avoir laissé, juste là où je me trouve maintenant. Il nous avait dit de partir et nous l'avons écouté. Je sais bien que nous n'avions pas le choix mais je m'en veux de l'avoir abandonné. Il est presque mort ici et je ne l'avais même pas prévu. Je reporte mon regard sur lui, son dos est agité de tremblements et deux pointes tentent de s'échapper du carcan de sa veste. Il ne parvient plus à maitriser sa transformation, ça m'est arrivé aussi.
Je m'approche de lui, je vais l'enlacer. Je sens ses ailes se débattre pour pouvoir grandir en toute liberté. Il enfouit sa tête dans mon cou. Toujours sans dire un mot.
-C'était ici? Je lui demande en connaissant déjà la réponse. C'est là que tu as combattu contre lui.
-Je n'avais pas le choix. J'étais le seul à pouvoir le faire. Et puis, Sasuké aurait réussi à s'enfuir, si je ne l'avais pas fait.
-Je sais bien, ça. Mais tu aurais vu dans quel état tu est revenu. On a tous eu tellement peur. Shikamaru s'en voulait à mort, si tu savais.
-J'ai bien failli ne pas revenir, tu sais. Il me tenait là, près à m'envoyer une nouvelle flèche et je m'étais résigné, j'avais fait ce que j'avais promis, il était ralenti. Et quand j'ai senti la douleur de l'impact, je ne sais pas pourquoi mais j'ai pensé à vous tous. J'ai pensé à toi et je me suis dit que tu n'avais pas à ressentir ça. Sans toi, je serais mort ici, tu sais.
Le silence tombe à nouveau. Je sens son souffle tiède dans mon cou. Il ne pleure pas, il se contente de rester là. Si ça, ça ne ressemblait pas à une déclaration d'amour, je me demande bien ce qui y ressemble. Ses ailes percent enfin sa tunique et viennent m'entourer délicatement. Je me rends compte à quel point elles sont démesurées. Je sens un peu coupable aussi. Tout le temps que j'ai passé à combattre Sakon, je ne pensait qu'à sauver Akamaru. Pendant ce temps, Neji se vidait de son sang pour avoir voulu m'épargner ses souffrances. Même si je ne pouvais pas savoir à ce moment-là, je me sens quand même un peu idiot. Et je ne me suis douté de rien tout ce temps.
Je me demande combien de temps nous pourrions passer comme ça. Nous sommes tous les deux entourés de ses ailes, dans une sorte de chrysalide. Je m'amuse à imaginer que, quand nous sortirons, le monde aura changé, nous serons dans un autre monde. Je dessine un monde peuplé de gens comme Candice ou Valief. Même s'ils sont étranges, on s'y attache vite. Il n'y a plus aucun bruit, même plus un souffle.
Ça me rappelle la soirée d'hier. Je revois parfaitement la scène qui se déroulait derrière la fenêtre. J'ai envie de retourner à Konoha, de retrouver Akamaru et tous les autres.
-Tu n'as rien entendu? me demande Neji en se relevant brusquement.
Je me concentre. Un peu malgré moi, mes oreilles se transforment, mon ouïe devient plus fine. J'entends des voix à quelques mètres. Plusieurs personnes sont rassemblées, le ton monte, elles sont hostiles. On ferait mieux d'éviter cet endroit. Neji serre ma veste dans son poing, écarte ses ailes pour pouvoir passer et m'entraîne dans la direction des voix.
-Il faut qu'on aille voir ce qui se passe.
-Mais t'es cinglé ou quoi? je m'exclame. Et si c'était les ANBU?
-Nos forces spéciales ne font pas autant de raffut...
Nous avançons encore quelques mètres, slalomant entre les arbres. En poussant une branche, j'aperçois un groupe de personnes est groupé autour d'une autre. Ils n'ont pas l'air particulièrement bienveillants.
-Allez, dit nous où tu les caches! fait l'un en prenant sa victime par le col. Il t'arrivera pas de mal mais on a besoin de ces trucs, tu piges?
-Vous les aurez pas, répond le gamin. Pas la peine d'insister.
-Bon, bah, tu diras pas que t'as pas cherché quand t'arrivera au paradis.
Je vois un des assaillants lever le poing et Neji fond sur lui à la vitesse de l'éclair. Il repousse avec grâce, d'un seul geste de la main, deux types qui doivent faire au moins trois fois son poids. Puis, il se place avec grâce devant le garçon qui tombe à terre, les larmes aux yeux. Il a l'air de ne pas croire ce qu'il voit. En même temps, voir un ange vous sauver la mise alors que vous êtes sur le point de vous faire tabasser, ça peut paraître étrange. Voire miraculeux. A voir sa tête, il penche surtout vers le miraculeux. Un autre homme surgit derrière Neji. Le temps que je sorte de ma cachette, à demi transformé, il l'a envoyé à plusieurs mètres de là. Évidemment. Les derniers fuient, emportant avec eux celui qui semble être leur chef. Le garçon nous fixe, le regard brillant. Il se précipite vers nous. Génial, comme si on avait besoin de ça, en plus.
-Merci, nous fait-il en s'inclinant poliment. Je ne sais pas ce que j'aurais fait sans vous. Comment puis-je vous remercier?
Eh bien, poli le gamin. Je regarde Neji, nous nous concertons discrètement. A vrai dire, s'il pouvait nous trouver un moyen de locomotion jusqu'à au moins le pays des Rizières, on pourrait arriver bien plus vite.
-Tu saurais s'il y a quelqu'un qui va vers le Nord? lui demande Neji en posant sa main sur son épaule. On doit se rendre à la mer des Rizières le plus tôt possible.
-Bien sûr, s'écrie le gosse ce qui me fait légèrement sursauter, je suis celui qui vous faut. Je me présente, je suis Nigel, je fais partie d'un groupe de livreurs escortes.
Les livreurs escortes qui emmènent les objets de grande valeur dans les pays comme Suna ou Iwa, il veut dire? Ce gamin? Remarque, c'est pas idiot, qui le soupçonnerai de transporter des diamants ou des documents secrets... Tout joyeux, il nous tire par la manche et nous guide vers un grand bâtiment dans les profondeurs de la forêt. Je n'avais jamais eu connaissance d'un lieu pareil ici. Mais je ne vais pas souvent dans cette partie des bois, donc ce n'est pas étonnant. La base n'est pas très grande mais il y a l'air d'avoir du monde à s'agiter là dedans.
-Je n'ai pas le droit d'amener d'inconnus, normalement mais vu que vous m'avez sauvé et qu'en plus, vous êtes des ninjas, je pense que ça devrait passer.
Les gens ici sont majoritairement des enfants ou de jeunes adolescents. Je n'avais jamais vu de livreurs escortes mais maintenant que j'y pense, ça n'est pas vraiment étonnant. Ils ne sont pas du genre à se montrer c'est évident. Il ne doit pas y avoir beaucoup de gens plus âgés que nous. Ils nous regardent avec des yeux ronds, comme s'ils ne voyaient jamais de personnes dépassant un mètre cinquante. Ou ce sont peut-être les ailes de Neji qui commencent doucement à se résorber qui les intriguent.
Nous sommes installés dans une petite chambre munie de deux lits superposés. Nigel nous a dit que tous les jours, des convois partent en direction d'Iwa, et passent par la mer des Rizières. Il viendra nous réveiller demain à l'aube. En attendant, nous pouvons nous promener où nous voulons. Neji tombe endormi sur son lit avant même que je puisse m'en rendre compte. Il a gaspillé beaucoup d'énergie pour une seule matinée. Je m'assois sur le sol à côté de lui et je le regarde dormir. Je passe ma main sur sa joue, il ne se réveille pas. J'ai soudain peur de tout oublier quand on sera arrivés à destination. Peut-être que cette femme nous tuera. Peut-être qu'elle nous fera tout oublier.
Neji tremble un peu, entrouvre les yeux.
-T'as les mains froides... susurre-t-il.
-Désolé, je me faisais du souci.
-Mhh... Pas la peine, ça ira. Tout ira bien...
J'espère bien que ça ira mais je n'en suis plus si sûr, finalement.
