Voici venir un nouveau chapitre tout beau tout neuf qui j'espère réconfortera ceux qui, comme moi, pensent que la combustion humaine spontanée et possible et que ça va vite leur arriver avec le bac et tout le tralala. Même pour ceux qui n'ont pas le bac d'ailleurs. On veut tous des vacances =(
Bonne lecture à tout le monde, donc.
Je suis réveillé par un brusque freinage du chariot. Après les quelques secondes nécessaires pour que j'arrive à me souvenir de ce que je fais ici, je me lève et vais rejoindre Yukiko à l'avant. Neji est toujours endormi mais sa transformation commence à s'amorcer. Je regarde autour de nous. Le paysage n'est pas si différent de celui de la forêt de Konoha. Si je ne savais pas que nous nous trouvions déjà à Oto, je ne l'aurais sans doute pas deviné. Mais ici, l'ambiance est différente. On se sent beaucoup moins tranquilles, l'endroit n'est pas aussi paisible. J'imagine que le repaire d'Orochimaru doit ou devait se trouver par ici.
-On a déjà fait les trois quarts du chemin, m'indique Yukiko. D'ici une heure, on sera arrivés à destination. Z'aurez plus qu'à faire une dizaine de kilomètres jusqu'à la mer.
Alors, on arrive à la fin de notre voyage... Ça nous aura pris à peine un jour. J'aurais voulu qu'il continue encore un peu mais je ne peux décemment pas imposer ça à Neji. Et puis, les forces spéciales n'auront au moins pas eu le temps de nous retrouver. On va en finir avec cette histoire et revenir au village comme si rien n'était jamais arrivé. Je tire le livre de Shisui de mon sac et le feuillète pour patienter. A la fin du livre, il parle de Zenbari qui a voulu les empêcher, lui et Koyomi, de reformer la dynastie. Selon elle, une trop longue période de transformation peut-être dangereuse pour l'Oiseau et que c'est pour ça que le Loup a la capacité d'enrayer le processus. Tiens, donc, encore quelque chose que je n'aurais pas encore eu le temps de mettre en œuvre. Mais je ne pense pas que ça soit une grande perte. D'après Shisui, l'opération est affreusement douloureuse et peut laisser des marques bien visibles.
-C'est quoi c'bouquin?
-La cause de nos ennuis, je crois. Une sorte de manuel, si vous voulez.
-Ah... Je croyais que c'était son journal, fait-elle en désignant Neji de la tête. J'me disais bien que t'étais pas salaud à ce point...
Je me tourne vers Neji. Un petit carnet rouge dépasse de la poche de sa tunique. Je ne l'avais jamais remarqué avant. J'imagine qu'il s'est réveillé pour écrire hier soir. Ce qui expliquerait aussi pourquoi il dort encore.
Après quelques minutes, le temps devient plus frais. Je sens qu'on approche de la mer.
-Tu vas réveiller ton pote? On arrive bientôt, faudra pas que vous trainiez.
Je me glisse à l'arrière, manquant de peu de tomber sur le chemin de terre. Neji est roulé en boule dans la couverture. Il dort si bien que j'ai un peu de scrupules à le secouer. Il a un visage d'ange, ça me donne envie de l'embrasser. Alors que j'étais sur le point d'avancer ma tête, je m'inflige une énorme claque mentale et lui secoue légèrement l'épaule. Il grommelle et entrouvre les paupières.
-Debout, marmotte, je m'esclaffe alors qu'il me dévisage.
Il s'assoit et enclenche son Byakugan. Il scrute les alentours quelques instants et nous plaque tous les deux au fond du chariot. La respiration haletante, il m'indique de ne pas faire de bruit. J'essaie de me relever mais il me maintient trop durement pour que je puisse faire le moindre geste.
-Ils ne sont pas loin, me chuchote-t-il
-Mais est-ce qu... je commence
Il plaque sa main sur ma bouche avant que j'ai pu terminer ma phrase. Il regarde à nouveau tout autour de nous. Il s'apprête à attraper son sac quand nous faisons un arrêt brusque. Le choc nous projette contre la bâche. A l'avant, Yukiko nous indique d'un signe de la main de rester là où nous sommes. J'entends les voix de personnes qui semblent se tenir devant le véhicule.
-Excusez nous, mademoiselle, un simple contrôle de routine, fait une femme. Voulez vous bien nous montrer l'arrière de votre chariot?
Neji, au dessus de moi, retire sa main de ma bouche tout en m'indiquant de ne toujours faire aucun bruit.
-On ne pourra plus rester là très longtemps, murmure-t-il. Il va falloir qu'on se transforme.
J'ai peur de savoir qui se trouve en train de discuter avec Yukiko. Je me prépare tout de même à sortir. Discrètement, je retire la plupart de mes vêtements tout en continuant d'écouter ce qui se passe à l'avant.
-Écoutez, tente Yukiko, je transporte certaines choses dont vous n'êtes pas censés avoir connaissance.
Mince, qu'est-ce qu'elle fait? Elle veut notre mort ou quoi?
-Voyez, continue-t-elle. Je peux vous montrer ma carte, si vous voulez. En tant que forces spéciales de Konoha, vous devriez savoir que mon métier implique le transport de cargaisons secrètes. En outre, je ne sais si je pourrais vraiment vous faire confiance.
-Si vous êtes vraiment ce que vous prétendez, fait un homme, comment se fait-il que vous révéliez votre situation si facilement? Vous êtes tombée dans votre propre piège.
J'avoue qu'il n'a pas tort. Ils pourraient être des voleurs déguisés qu'elle n'en saurait rien. Je commence à me demander comment le métier de livreur escorte à pu demeurer secret et fiable si longtemps.
-Ha ha, si vous étiez des bandits, j'peux vous assurer que j'vous aurais étalé avant même que vous vous rendiez compte que j'étais là...
Je soupire de soulagement. C'est vrai que je n'avais jamais vraiment envisagé la possibilité qu'ils soient aussi formés au combat. Il ne reste plus qu'à espérer qu'ils n'insisteront pas davantage. Malheureusement, j'en entend un se rapprocher.
-Ils sont quatre, indique Neji alors qu'il commence à déployer ses ailes. Il faut qu'on sorte. Tiens-toi prêt.
Je ferme les yeux et sens mon corps s'allonger. Ce n'est jamais une expérience très agréable mais là, c'est comme si je me transformais pour de bon, comme si je devais rester comme ça pour l'éternité. J'ai un très mauvais pressentiment. Une main se glisse entre les deux morceaux de tissu qui nous séparent de l'extérieur. Il faut que nous réagissions vite.
-Allez, on y va... A mon signal. Un, deux, trois.
Nous nous précipitons dehors. L'ANBU qui s'apprêtait à nous découvrir se retrouve balayé. Il tombe et son masque se détache. Il me semble avoir déjà vu son visage auparavant, en me promenant dans les rues du village. Et maintenant, nous devons nous battre contre eux...
-Ce sont eux, crie-t-il.
Une dizaine d'autres personnes postés en embuscade apparaissent. Ils nous encerclent et n'ont pas vraiment l'air de vouloir discuter. Neji se perche sur le chariot, juste à côté de Yukiko tandis que je reste à côté des chevaux.
-Neji Hyûga, Kiba Inuzuka, je vous somme de vous rendre sur le champ, ordonne le ninja qui semble commander l'unité.
Je jette un regard angoissé à Neji. Il faudra que nous nous battions si nous voulons sortir de là vivants. Il a l'air confiant. Il sourit légèrement en observant nos assaillants.
-Il ne vous sera fait aucun mal à vous et vos complices si vous vous rendez sans opposer de résistance! insiste-t-il.
Nouveau regard à Neji. Il a une idée. Je ne sais pas laquelle mais ce sera impossible de la lui retirer de l'esprit. Il se penche, chuchote quelque chose à Yukiko qui se bouche les oreilles.
-Je vous prierais de nous excuser, déclare-t-il d'un ton hautain, mais nous devons partir maintenant.
Il inspire, ses ailes grandissent encore. Je le vois lever la tête et pousser un cri strident. On jurerait le bruit d'une craie sur un tableau noir. Ce n'est pas un son humain. Nos ennemis, d'abord surpris, se tordent en se tenant le crâne. Certains tombent. Je me demande bien ce que c'était.
-Qu'est-ce que tu crois? Tu n'est pas le seul à lire le manuel de Shisui quand tu t'ennuies.
Il descend de son perchoir d'un simple battement d'ailes. Les ANBU qui sont restés debout nous fixent sans pouvoir bouger. Yukiko se débouche les oreilles et nous observe, incrédule.
-Z'êtes quel genre de cinglés, vous?
-Merci beaucoup de nous avoir guidé jusque là, remercie poliment Neji en attrapant nos sacs. Nous devons continuer vers le Nord, maintenant, c'est ça?
Elle acquiesce d'un hochement de tête sans prononcer le moindre mot. Nous partons rapidement. J'essaie de ne pas me mettre à ma vitesse maximale. C'est la première fois que Neji utilise vraiment ses ailes et j'imagine que ça doit être autrement plus difficile à maitriser que mes jambes. Pourtant, il me dépasse très vite avec une incroyable facilité.
-Il faut accélérer, crie-t-il. Je ne sais pas pour combien de temps ils seront sonnés.
Je prends une grande impulsion du pied et me retrouve propulsé à quelques mètres de là. Ce n'est décidément pas évident de se contrôler. Alors que j'essaie de me relever, je vois la main de Neji tendue au dessus de moi. Il me remet sur mes jambes en un rien de temps alors que je ne suis pourtant pas léger. Son Byakugan activé au maximum de sa puissance, il scrute l'horizon et accélère encore et encore.
-Ils nous rattrapent ! alerte-t-il en prenant de l'altitude. Suis-moi!
Tant bien que mal, je grimpe contre les arbres et me mets à sa hauteur. L'odeur de plusieurs personnes en mouvement m'arrive aux narines. Ils ne sont plus très loin. Soudain, jaillit devant nous plusieurs ninjas embusqués. Sans même m'arrêter, je les balaye d'un revers de main. Le reste de l'unité ne tarde pas à surgir, nous lance tour à tour des salves de kunai. Neji les envoie au loin un à un tandis que je me contente de les éviter.
Un grand cri m'alerte. Je me tourne vers Neji et constate, horrifié, qu'un énorme trou béant perce une de ses ailes. Il perd l'équilibre et tombe à grande vitesse vers le sol. J'ai tout juste le temps de m'appuyer contre une branche et de me précipiter pour le rattraper, les ennemis à nos trousses.
Je le récupère alors qu'il n'est plus qu'à deux mètres du sol. Nous atterrissons près d'une falaise, la mer est visible à quelques kilomètres de là. Il était moins une.
Neji s'assoit et tente de battre des ailes. La plaie s'est déjà presque refermée. Il se lève et me tend la main.
-Allez, ne traînons pas...
M'exécutant, je l'imite et nous nous apprêtons à continuer. Mais les forces spéciales sont déjà là et nous encerclent. Ils semblent avoir compris qu'ils ne nous auront pas par la force, du moins, pas en combat rapproché et sortent tous de leurs pochettes des kunaî et des shuriken. Neji fait un pas en avant alors que les tirs commencent à fuser. Les armes sont repoussées par un immense tourbillon du Hakke. Les assaillants se concertent un instant par de petits signes de tête. Puis les attaques reprennent de la même façon. Neji effectue un nouveau tourbillon. N'ont-ils pas compris que c'est inutile de tenter de nous toucher à l'arme blanche? Même avant cette histoire, il ne fallait pas compter battre Neji de cette façon.
Je n'ai pas le temps de l'apercevoir quitter le groupe mais en une fraction de seconde, un des ANBU fond sur moi, un katana à la main. Avant que j'ai pu faire le moindre mouvement, je sens mes côtes se briser au contact de l'arme. Un filet de sang coule de mes lèvres. Mon bras gauche est paralysé, je ne sens plus rien de ce côté de mon corps. Le masque du ninja tombe et je vois le visage d'une jeune femme. Elle est partagé entre la fierté d'avoir accompli son geste et le regret. Je crois qu'elle aussi, je l'ai déjà vue quelque part. C'est cette femme qui passe toujours devant chez moi le matin, quand je pars en mission. Comment en sommes-nous arrivés là?
Le monde devient flou autour de moi, le sang coule le long de mon torse qui reprend, en même temps qu'une partie de mon visage, sa forme originelle. Je peux encore tenir un peu de temps mais ma perception de ce qui m'entoure se fait de moins en moins précise. Comme si j'étais dans un rêve.
Je m'appuie contre un arbre pour ne pas tomber. Devant moi, Neji prend conscience de la situation. Il me fixe avec de grands yeux puis reporte son regard sur la femme qui vient de me poignarder. Il la regarde comme si elle venait de commettre le pire des crimes. Pourtant, elle n'a fait que son devoir. Nous aussi, nous tuons des gens tous les jours ou presque. Mais s'en prendre aux gens de son propre village, à ses anciens compagnons, c'est très différent. Sans doute que je réagirais de la même façon si on s'en prenait à Neji.
Je lutte pour empêcher mes yeux de se fermer. Je vois les ailes de Neji grandir de plus en plus, changer de couleur. Un orange vague qui passe ensuite au rouge sang. Exactement la même chose qui est arrivée à Koyomi d'après Shisui. Je veux lui crier de se calmer, de reprendre le contrôle mais aucun son ne sort de ma bouche. Mes hurlements ne sont que de vagues chuchotements.
Je n'arrive plus à distinguer quoique ce soit de précis. La forêt n'est qu'un mélange de brun et de vert qui s'agite dans tous les sens. J'entends des cris qui me paraissent étrangement lointains. Des geysers écarlates jaillissent dans mon champ de vision. Puis d'autres cris d'agonie et un grognement sourd, inhumain.
Quand le calme revient, je n'arrive presque plus à rester conscient. Ce n'est qu'une question de minutes avant que je ne sombre.
Je sens quelque chose de doux sur mon cou. Après quelques secondes, je comprends que ce sont des mains, ses mains. Il les appuie sur ma blessure pour tenter d'arrêter le flot d'hémoglobine toujours plus important. Je devine ses yeux qui me regardent, remplis de larmes. Je crois entendre sa voix qui me demande de m'accrocher. J'aimerais beaucoup lui obéir mais mon corps refuse de bouger ne serait-ce que d'un millimètre. Je sens des larmes me monter aux yeux. Est-ce que je vais mourir ici? Il n'y a plus aucun espoir que je m'en sorte. Aucun d'entre nous n'a reçu de formation médicale et même le meilleur des médecins aurait du mal à me maintenir en vie.
-Kiba, me chuchote-t-il. Tiens bon, je t'en supplie.
Je peux l'entendre pleurer alors qu'il prononce ses mots. Je ne veux pas qu'il pleure, même pour moi. Je voudrais qu'il n'ai plus jamais à pleurer. Mon épaule est douloureuse, elle s'engourdit de plus en plus. J'entends toujours les supplications de Neji. Il tente tant bien que mal d'envoyer du chakra dans la plaie mais elle est trop importante pour que ça ait un quelconque effet. Je ne sens plus du tout ma jambe à présent. Je sais bien que je ne vais pas m'en sortir, maintenant. Je devrais sans doute être en colère mais je me sens calme. Mon seul regret est de laisser Neji ici. Je voudrais que ça ne soit jamais arrivé et qu'il ne se sente pas triste en ce moment. C'est de ma faute s'il se sent mal. C'est la seule chose qui puisse me retenir.
-Neji... j'articule difficilement.
Chaque mot que je prononce est incroyablement douloureux. Je n'avais jamais ressenti ça. Mais il faut que je continue, que je profite du temps qu'il me reste. Je sens Neji poser sa main devant ma bouche pour m'empêcher de poursuivre.
-Arrête, ordonne-t-il. Ne parle pas, n'aggrave pas tes blessures.
Je ressemble toutes les forces qu'il me reste et retire sa main que je serre dans la mienne. C'est étrange cette sensation d'arriver à la fin. La faim, la soif, la douleur n'existent plus. Il n'y a que le calme. Pourtant, je dois avoir mal encore quelques secondes, rien que quelques secondes.
-Neji, je répète. Dépêche-toi... Va t'en... Laisse-moi...
C'est la meilleure chose à faire. Je ne m'en sortirais pas de toute façon. Elle a frappé bien trop près du cœur. Je ne serais plus capable de me battre beaucoup plus longtemps. Mais si ça peut lui permettre de s'en sortir alors ça n'aura pas été si inutile.
-Je reste, proteste-t-il. Tu ne peux pas me demander de partir. Pas sans toi. On reste ensemble, on part ensemble.
Je voudrais lui hurler de partir, de vite s'en aller, d'en finir avec cette histoire et de m'oublier. Il deviendra un grand ninja, comme il aurait dû l'être avant la malédiction. Oui, s'il pouvait m'oublier alors je pense que ce serait la meilleure chose qui pourrait lui arriver. J'aurais préféré qu'il se souvienne de moi, j'aurais préféré ne pas mourir du tout mais maintenant que j'arrive à la fin, il faut que je pense à lui.
-Oublie-moi... Va t'en et oublie moi...
Ce sera les derniers mots que je prononcerai. Je n'ai plus suffisamment de force. Pourquoi je n'ai pas pu avoir assez de puissance? Pourquoi je n'ai pas pu le protéger? Je ne sens plus rien que le sang qui coule le long de mon corps. Je suis incroyablement léger. Mes yeux ne peuvent plus rester ouverts. Il fait noir, tout mon corps est inerte, je ne peux plus faire le moindre mouvement. Cette fois-ci, c'est bel et bien fini. Les mots que me hurle Neji me parviennent en un bourdonnement sourd, je ne reconnais plus les sons. Une silhouette m'apparait. Je sais qu'elle n'est que dans ma tête mais elle me paraît si réelle. Elle se penche au dessus de moi. Son visage fétide et décomposé n'est qu'à quelques centimètres du mien. Elle ne me fait pas peur.
Je la sens me prendre la main. Même en essayant de me convaincre que ce n'est que mon imagination, une création de mon esprit pour rendre tout cela plausible, je ne suis plus sûr de vouloir partir. Je veux savoir ce qu'il adviendra de Neji une fois que j'aurais suivi la silhouette.
-Il ira bien, grogne-t-elle. Il pleurera, il aura mal mais il s'en remettra. Doucement mais il s'en remettra.
Je ne résiste plus et me laisse faire. Nous sommes dans un endroit sombre. Je me sens flotter. Je n'ai plus mal. En me retournant, j'aperçois comme une fenêtre. De l'autre côté, Neji est penché sur moi, sur mon corps du moins. Il me caresse les joues, me prie de rester avec lui. J'espère juste ne pas faire une erreur en le laissant.
Désolée, mille fois désolée. J'avais pourtant juré de ne tuer aucun perso dans cette fic (pourquoi faut-il que mes personnages meurent à chaque fois? T_T)
Bref, vous pouvez me donner des coups de pelle si vous voulez... Ou me lancer des briques, soyez créatifs.
