Hermione arrive enfin à Poudlard ! Et on revoit Malefoy ^^

J'espère que cette suite vous plaira... La suite viendra aussi rapidement, et j'avance lentement sur la suite, car j'ai commencé une autre fic, plus courte que je compte publier une fois terminée. Mais elle n'aura rien à voir avec cette fic, que ce soit dans mon style d'écriture que dans l'ambiance...

Vera Bennett : Tu es loin d'être bête tu sais... Je me doute que tu sais qui est la fille, enfin c'est un peu évident. Pour ce qui est de protéger Ginny tu n'as pas du tout tord, il souhaite trop la protéger, mais en même temps il ne peut pas faire grand chose, il est soumit au secret du fidelitas... En j'espère que la suite te conviendra ! A très vite !

Sinon je remercie van3xxx pour sa review, et ceux qui me mettent dans leurs favoris... Par contre je trouve dommage de ne pas avoir votre avis ^^' surtout que je n'ai pas trop de review sur ce site. J'aimerai comprendre pourquoi, car d'habitude les fics ici en ont pas mal...

Bonne lecture !

_-*Bella*-_

oOo

CHAPITRE 7 : Arthur et la table ronde

Hermione franchit les portes de Poudlard avec excitation. Derrière elle, les pas de Harry la suivaient, bien qu'il soit ralenti par les bagages qu'ils tiraient derrière lui.
Une fois arrivés dans le hall, McGonagall se dirigea vers eux un sourire éclairant son visage aux traits sévères. Elle n'avait pas vu Harry depuis des mois, et lui serra la main avec beaucoup de chaleur. Elle embrassa même Hermione, ce qui était un véritable exploit.

- Harry, je suis ravie de vous voir, Hermione avait omis de me préciser que vous l'accompagnerez, dit-elle en jetant un regard en biais à la jeune femme qui rougit.
- Je suis désolée, on a prévu ça au dernier moment, expliqua Hermione un peu honteuse.
- Ne vous faites pas de soucis, Hermione, je suis enchantée de sa venue, répondit Minerva un sourire sur le bout des lèvres. Alors Harry ! J'ai entendu dire que vous faisiez un travail remarquable chez les Aurors.
- Vous connaissez les rumeurs professeur... murmura Harry gêné.
- Oh ! Harry ! Ne fais pas le modeste ! le coupa Hermione en levant les yeux au ciel, exaspérée. Tu as déjà attrapé plusieurs Mangemorts en cavale et tu as stoppé un trafic d'objets de magie noire.
- Eh bien Harry, pour une fois les rumeurs s'avèrent être formelles, dit McGonagall en le regardant avec une certaine fierté derrière ses lunettes.

Harry prit une jolie teinte rouge. Il baissa les yeux et bredouilla un merci à peine audible. Ce balbutiement fit rire Hermione, qui reprit rapidement contenance en voyant le regard sévère de sa directrice. Ils continuèrent de discuter de choses et d'autres pendant que Minerva les faisait vadrouiller à travers le château. Ils passèrent devant Peeves qui fut enchanté de voir Harry. Il se mit à l'applaudir et à chanter sa fameuse composition qu'il avait faite après la guerre :

[center]On les a eus,
Vaincus, battus,
Le p-tit Potter est un héros,
Voldy nourrit les asticots,
Ils ont tous été écrasés,
Maintenant, on peut rigoler![/center]

Harry semblait très gêné et ne fit aucune commentaire. Hermione se mit à rire et à acclamer l'esprit frappeur qui fit des courbettes avant de disparaître dans un mur. Minerva avait même laissé un léger rire lui échapper. Ils continuèrent leur progression en parlant de la famille Weasley. Ainsi Hermione apprit que Percy était désormais directeur du département des affaires étrangères et que George avait ouvert une nouvelle boutique sur Pré-au-Lard. Rusard en avait fait une maladie et avait interdit tout produit de leurs magasins malgré les contestations des élèves.
McGonagall les emmena au quatrième étage dans l'aile réservée aux professeurs. Jamais les deux amis n'y étaient venus. Ils pénétrèrent dans un couloir où de nombreux portraits ornaient les murs. En face un escalier en colimaçon montait dans les étages supérieurs, la directrice s'y dirigea.

- Certains portraits cachent les appartements du corps professoral mais aussi des employés divers, expliqua la directrice en passant devant les tableaux. À cet étage logent le concierge, l'infirmière et la bibliothécaire.

Ils montèrent au second étage, puis au troisième et enfin au quatrième. À chaque pallier, Minerva expliquait qui y habitait. Ainsi elle leur apprit que ceux qui avaient les appartements dans les étages supérieurs étaient les professeurs aux cours les plus importants. C'est pourquoi son appartement était au quatrième et dernier étage.
McGonagall les emmena vers le bout du couloir, et ils s'arrêtèrent devant un tableau. Il représentait plusieurs hommes autour d'une table ronde. Celui qui leur faisait face était blond et portait une couronne parsemée de pierres précieuses. À leur arrivée, les hommes se levèrent hormis celui avec la couronne, et firent une révérence.
L'homme blond se leva à la suite des autres un sourire au bord des lèvres. Qu'il était beau, pensa la jeune femme. Enfin il déclara d'un ton formel :

- Ma Dame, dit-il en fixant la directrice et en inclinant doucement la tête.
- Roi Arthur, je vous présente votre nouvelle maîtresse, Miss Granger, répondit la directrice en montrant Hermione du doigts. Hermione voici Arthur et les chevaliers de la table ronde...
- Enchanté douce demoiselle, dit-il en faisant une légère révérence. Je vous servirai...
- Nous, le coupa un homme aux cheveux bruns avec une légère barbe naissante.
- Nous vous servirons loyalement, et ceux jusqu'à notre mort, finit Arthur en lançant un regard sévère à l'autre homme.
- Il faudrait que nous soyons vivants pour tenir pareille promesse, murmura le brun.
- Tu oses me contredire Lancelot ?
- Le preux Lancelot, je vous prie, votre Majesté, répondit ce dernier le regard hautain.
- Corne bouc ! Tu souhaites goûter à la lame acérée de mon épée ?
- Messires ! Soyez responsable enfin ! Votre attitude honteuse va rendre mal à l'aise nos invités, s'exclama un homme un peu plus jeune qu'Arthur avec une longue chevelure châtain clair et des yeux bleus.
- Perceval, ne te mêle point de notre affaire, répondit le roi en fixant Lancelot la main sur le fourreau de son épée.

Hermione regarda les deux hommes se jetaient l'un sur l'autre armes brandies et hurlant de tous leurs poumons. Elle était stupéfaite de leur comportement. Et dire qu'elle allait devoir les supporter tous les jours... Elle se tourna vers sa directrice qui affichait une mine exaspérée et se tourna vers un quatrième homme qui avait le nez dans un parchemin.

- Korrigan !
- Oui ?

Il regarda McGonagall avec agacement. Derrière lui, ses deux compères faisaient un bruit infernal. Perceval tentait vainement de calmer ses compagnons en braillant et en remuant les bras dans tous les sens, tandis que d'autres acclamaient les combattants et faisaient des paris.

- Je vous demande de retenir le mot de passe que le professeur Granger vous fournira. Je compte sur vous pour le communiquer à vos camarades lorsqu'ils se seront calmés.

Au même moment Lancelot se jeta sur la table pour échapper à Arthur qui hurlait des insultes peu communes.

- Farfadet moisi ! Viens te battre diantre !

Lancelot se mit à rire et jeta son poing dans le nez de Arthur qui fut propulsé à l'autre bout du tableau. Il nous regarda le regard triomphant :

- Nulle saveur sur cette terre ne saurait égaler celle de la victoire ! Ah ! Ah ! Ah !

Alors que Lancelot s'esclaffait, Arthur en profita pour le renverser tel un joueur de rugby, le nez en sang. Son adversaire s'écroula lamentablement sur la table auprès de Korrigan. Ce dernier sursauta et se leva afin d'éviter les deux hommes qui couraient désormais à travers la table. Il hurla pour se faire entendre à travers le boucan que causaient ses compagnons.

- Je tenterai de faire de mon mieux ! Professeur Granger, je viendrai vous voir dans votre chambre afin que vous me le communiquiez.

Il fut coupé par Perceval qui arriva droit sur lui et le percuta. La bataille s'était propagée à travers tout le tableau et continuait dans les autres portraits du couloir. Les chevaliers de la table ronde se battaient avec une joie féroce. Perceval se releva et repartit à l'assaut de ses adversaire en poussant un cris de guerre. Korrigan poussa un profond soupir et continua en hurlant de plus en plus fort.

- Je vous y attends dès maintenant ! Directrice, ce fut un plaisir de vous revoir ! finit-il par dire en disparaissant.

- Bien Miss Granger je vous laisse, je n'en peux plus de tout ce tintamarre ! Je vous demande de venir sans faute au déjeuner qui aura lieu à midi, tous les professeurs seront présents.
- Très bien.
- Au revoir Harry, salua la directrice en partant.

Les deux amis franchirent la porte qui s'était ouverte après la disparition de Korrigan. Hermione entra en première dans son appartement et resta bouche bée. Harry la suivit et ferma la porte qui les plongea dans un magnifique silence.
Ils se trouvaient dans un petit salon, avec une immense cheminée. Devant elle, il y avait un canapé et deux fauteuils. Cette pièce lui fit penser à leur ancienne salle commune, avec ses couleurs rouge et or et cette ambiance chaleureuse. Sur les murs il y avaient plusieurs bibliothèques vides qui n'attendaient qu'une chose : qu'on les remplisse. À gauche de la cheminée, il y avait un escalier en colimaçon et elle s'y dirigea suivie de près par son ami. Elle se retrouva dans une chambre immense. Au centre trônait un lit à baldaquin, des voiles rouges tombaient de toutes parts. Il était recouvert de coussins de velours rouge et or. Le dessus de lit était ocre et parsemé de dessins en fils d'or. En face il y avait un coffre en bois comme dans son dortoir. Les fenêtres étaient immenses et avaient à leurs côtés des rideaux lourds et pourpres pour cacher les rayons du soleil. Juste en face d'elle, il y avait une banquette recouverte de coussin. Elle s'imagina déjà en train de lire avec une tasse de thé fumante collée à ces fenêtre. La vue était grandiose. Elle donnait sur le lac et sur la forêt interdite. Il y avait aussi plusieurs armoires du même bois que le coffre le long des murs.
Harry lui montra une autre porte qu'elle emprunta à sa suite. Ils se retrouvèrent dans une salle de bain presque aussi grande que la chambre. Il y avait une immense baignoire où au moins deux personnes pouvaient s'y installer. Il y avait plusieurs flasques qui servaient de lavabos et des étagères pour accueillir ses affaires. Il y avait aussi de nombreuses plantes vertes disséminées un peu partout. Les fenêtres étaient obstruées par des vitraux rouges qui donnaient une lumière étrange à la pièce. Dans un coin, il y avait un banc avec à ses côtés un meuble recouvert de serviettes rouges et soyeuses. Harry poussa un sifflement émerveillé. Toute la pièce était recouverte de mosaïque beige et, sur tout un mur, les carreaux dessinaient un magnifique lion rugissant.
La jeune fille entendit un toussotement dans son dos. Elle se tourna vers des tableaux de la salle de bain. Il représentait une immense clairière où une lionne et ses petits jouaient. Devant se trouvait Korrigan.

- Ma dame, dit-il en faisant un signe de tête et en jetant un regard inquiet aux fauves.
- Ah ! Je suis désolée, j'avais oublié... Le mot de passe c'est ça ? répondit la jeune fille gênée.
- C'est cela professeur Granger.

La jeune fille jeta un regard interrogateur à son ami qui haussa les épaules. Elle réfléchit quelques instants et sourit. Elle venait d'avoir une idée plutôt brillante.

- Le mot de passe sera « aéroplane ».
- Très bien dame Granger, si telle est votre volonté, répondit le chevalier en disparaissant.

Harry pouffa de rire, suivi rapidement de son amie. Il la félicita pour son idée, personne n'irait chercher un mot de passe moldu.
Sans attendre plus longtemps, ils s'installèrent devant la cheminée du salon. Hermione débusqua dans un petit meuble des verres et de la Bièraubeurre. Elle en servit deux grands verres et elle en tendit un à son ami. Ils burent quelques gorgées sans rien dire et Hermione aborda enfin le sujet qui lui brûlait les lèvres depuis des heures.

- Harry, je veux que tu me racontes ce rêve, et en entier...
- Tu as vu quoi exactement Hermione ? demanda ce dernier en la regardant droit dans les yeux.

Cette dernière lui conta ses souvenirs sous le regard vide de son ami. Quand elle eut fini, elle attendit qu'il décide enfin à briser ce silence qu'il avait installé.

- Tu n'as pas vu grand-chose au final... murmura le jeune homme.
- C'est pour cette raison que tu vas tout me raconter, dit Hermione d'une voix douce.

Le jeune homme la regarda un instant, et elle l'encouragea de son regard. Il but une longue gorgée de la boisson et commença son récit d'une voix peu rassurée au début.

- C'était très réaliste... Un peu comme les rêves que je faisais à cause de Voldemort mais là c'était différent. Je n'étais pas dans son esprit. J'étais moi. Je courais, marchais, me battais... C'était d'une réalité incroyable Hermione... C'était horrible car je ressentais toutes ces émotions avec une telle force que j'ai bien cru que ce rêve était réel...
- Harry que s'est-il passé dedans? l'interrogea la jeune fille d'un ton compréhensif.
- Je suis arrivé dans le rêve brusquement, expliqua-t-il après avoir regardé son amie avec appréhension. Je courais en sachant que quelque chose me poursuivait. Et il y avait ces pas qui se faisaient si rapides, si pressants...
- Les pas de qui ?
- D'un loup... Il s'est arrêté et a failli m'attaquer... Mais une louve blanche s'est interposée et s'est battue avec lui. Ensuite un autre...
- Comment sais-tu que c'était une louve? demanda Hermione les sourcils froncés.
- Je ne sais pas. C'était comme une évidence.
- Bien, continue.
- Ensuite un autre loup est arrivé et lui aussi allait me sauter dessus, mais un homme s'est interposé et m'a dit de continuer à courir. Là aussi, je savais que cet homme était puissant et qu'il battrait la bête.
- Étrange, dit Hermione en réfléchissant.
- J'ai donc continué ma course et je suis arrivé dans cette clairière. Là un homme et une femme sont arrivés, suivis de la louve blanche. Ensuite le gars en noir a appelé d'autres loups, et puis des silhouettes sont apparues de toutes parts et ont assailli les bêtes. Et puis...

Il semblait hésiter à raconter la suite. Il n'osait même pas la regarder. Hermione toussota ce qui le fit sursauter et elle le regarda avec insistance pour qu'il continue son récit.

- Et puis, Ron et cette femme étaient à sa merci... Il a commencé à... à m'interroger sur la tombe et je n'ai pas répondu... Il a torturé la femme et puis il a continué encore et encore malgré ses cris... Malgré sa douleur... Et puis il a voulu la tuer... Et là Malefoy est arrivé et s'est interposé pour la sauver. Il a supplié l'homme en noir de l'épargner, il a donc torturé Malefoy à sa place... La femme s'est interposée et elle... Elle s'est excusée auprès de Malefoy... Et tu connais la suite...

Silence.
Profond silence. Harry avait le regard humide et Hermione le souffle coupé. Ce rêve était très inquiétant, surtout par rapport à la tombe. Elle se leva et commença à faire les cent pas sous le regard vide de son ami.

- Écoute Harry, ce rêve est bien trop réaliste, trop puissant pour être un simple songe. Il faut qu'on fasse des recherches, mais sans en parler à qui que se soit. Personne ne doit être au courant pour la tombe...
- Je sais Hermione. Par contre il faut mettre au courant Ron, il pourra nous aider, il est l'un...
- Oui Harry je sais, le coupa-t-elle agacée. Raconte-lui tout, et je mettrai, pour ma part, mes rancœurs de côté afin de savoir ce qui se passe. Ce n'est pas normal, vraiment pas...
- Tu crois que j'ai vu le futur ?
- On ne peut pas prédire réellement le futur Harry, dit-elle en levant les yeux au ciel. Tu peux percevoir certaines choses, mais rêver ainsi du futur... C'est juste incroyable... Par contre il doit y avoir une explication... Ce sont peut-être des avertissements, ou des signes...
- Hermione calme-toi, s'il te plaît, tu me fais mal à la tête de te voir tourner comme ça.

La jeune fille s'arrêta et le contempla un instant. Elle s'approcha de lui et s'assit à ses côtés. Hermione poussa un soupir.

- Harry, ce qui m'inquiète, c'est la tombe... Que tu rêves ainsi de cette manière de ce secret est bien étrange... Et cet homme n'était pas Voldemort car il est mort. Est-ce que c'est ta cicatrice qui t'envoie un signal d'alarme ? Il faut que l'on fasse des recherches, et il faut absolument que tu me tiennes au courant si tu as d'autres songes..
- Promis Hermione, lui répondit-il avec un sourire rassurant.
- De plus ces silhouettes que tu as vues, je sais ce que sais... annonça la jeune fille sous le regard étonné de son ami.
- Oh ! Et ce sont quoi ?
- Des vampires.

Harry se tut. Hermione attrapa son verre et en but une longue rasade. Elle était inquiète car la présence de vampire dans le rêve de Harry était étrange, surtout que ce qu'elle avait vu était d'une incroyable réalité. Les vampires étaient ainsi... Et ils étaient les seuls à pouvoir se battre à arme égale avec des loups. La chose qui clochait, c'était que Harry n'avait jamais vu de créature de la nuit.

- Harry... Tu n'as parlé à personne de notre secret ? demanda la jeune fille d'une voix tremblante.
- Je te jure que non Hermione, répondit ce dernier. Et toi ?
- Non, bien sûr que non. Tu poseras la question à Ronald, car lui... Enfin tu le connais...
- Ne t'inquiète pas, je vais le voir le plus tôt possible et je lui pose la question, la rassura-t-il en la prenant dans ses bras. Hermione ce n'est peut-être qu'un mauvais rêve...
- Harry ne dis pas de bêtise ! Même toi, tu ne le crois pas, murmura la jeune fille d'une voix coupée. Il faut qu'on fasse des recherches ! Je finis de préparer mes cours et je m'y mets d'arrache-pied !
- Comme au bon vieux temps ? demanda le Gryffondor en souriant.
- Oui comme au bond vieux temps Harry !
- Je viendrais t'aider ! lui promis le jeune homme en lui jetant un regard rassurant.

Hermione lui jeta un regard reconnaissant et s'avachit un peu plus dans son fauteuil. Elle finit d'une traite sa boisson.

- Je vais y aller Hermione, j'ai du travail qui m'attend cet après-midi...
- On est même pas midi Harry, dit Hermione en fronçant les sourcils.
- J'ai envie de faire un tour dans le château... Et d'aller voir la tombe de Dumbledore, avoua le jeune homme en fuyant le regard de son amie.
- Oh ! Harry ! s'exclama la Gryffondor en se jetant dans ses bras. Je... Je comprends...
- Merci.

Hermione le raccompagna jusqu'à sa porte et lui fit une dernière accolade avant de le laisser seul arpenter l'école. Ce moment lui appartenait. Il avait besoin d'être seul. Il lui promit de venir lui rendre visite bientôt et de lui envoyer un hibou dès qu'il aurait vu Ron. Alors qu'il allait partir, une question émergea dans l'esprit de la jeune fille.

- Au fait Harry ! La fille de ton rêve, connais-tu son identité ?

Le jeune homme se figea et la regarda avec une hésitation dans le regard qui disparut aussi rapidement qu'elle était apparue. Il finit par répondre d'une voix bien trop lente.

- Non, je l'ignore.

Hermione sut qu'il ne dirait rien de plus et elle le laissa partir sans rien ajouter. Quand elle eut fermé sa porte, elle ressentit de nouveau cette solitude qu'elle connaissait si bien. Elle était devenue sa meilleure et pire ennemie. Elle se tourna vers son sac et se mit à ranger ses affaires.

Elle venait de finir de ranger sa trousse de toilette dans la salle de bain qu'elle entendit une voix hurler :

- Un inconnu vous demande ! Proooooooooofesseur !

Le jeune fille descendit dans le salon et elle vit Arthur, le visage blessé, en train de crier à plein poumon son prénom. Quand il l'aperçut, il lui fit une courbette.

- Ma dame.
- Qui est-ce Arthur ? demanda Hermione en ramenant une mèche derrière son oreille.
- Cet homme à un langage d'ignorant et semble vouloir faire concurrence à ce boursouflé de Lancelot. Je n'ose vous rapporter ses paroles qui ont fait rougir mes chastes oreilles...

Hermione, agacée par ce monologue, s'avança vers sa porte et l'ouvrit avec hargne. Quand elle vit qui était son visiteur, elle faillit lui refermer la porte au nez. Ce dernier en ricanant s'engagea dans l'ouverture avant qu'elle n'ait pu réagir. Il la bouscula même au passage arrachant un cri courroucé de la jeune fille. La Gryffondor se retint avec peine à sortir sa baguette et à le faire quitter son salon à grands coups de pied dans le...

- Salut Granger !

Elle lui jeta un regard outragé et, alors qu'elle allait lui faire signe de s'asseoir, il s'écroula de lui même sur le canapé. Ses pieds s'écrasèrent avec fracas sur sa petite table et un de ses bras enlaça le haut du canapé avec nonchalance. Il la regarda en repoussant ses cheveux d'un mouvement vif de la tête.

- Surtout fais comme chez toi Malefoy, dit Hermione avec rage en claquant sa porte.
- Je te remercie de ta...
- Pourrais-je savoir ce que tu FOUS DANS MON SALLON ? s'écria Hermione folle de rage.
- La politesse n'a pas fait long feu, répondit le jeune homme non impressionné en regardant ses ongles avec ennuie.
- Oh ! Ne va pas me dire que tu sais ce qu'est la politesse Malefoy ! répliqua la Gryffondor en se plaçant devant lui les mains sur ses hanches.
- Et bien là je peux dire que...
- Oh ! Tais-toi ! Et réponds à ma question ! l'interrompit Hermione en lui jetant un regard noir.
- « S'il te plaît Malefoy », dit-il en imitant la voix perçante de la Gryffondor
- S'il te plaît la fouine, répondit-elle voulant en finir le plus vite possible.
- Sans la fouine ce...
- Malefoy ! le coupa Hermione exaspéré.
- C'est bon Granger ! Je vais te le dire vu que tu y tiens tant. Mais avant ça si tu t'excusais pour l'autre soir ?

La jeune fille se sentit rougir, non mais il était sérieusement gonflé. Il débarquait dans son salon pour lui demander des excuses qu'il n'aurait de toute façon jamais. Elle reprit rapidement contenance et décida de le fixer jusqu'à ce qu'il lui réponde.

- Tu es pas drôle Granger, finit par lâcher le Serpentard déçu. Je suis venu te chercher car tu es en retard.
- En retard ? s'étonna Hermione.
- Quand McGonagall m'a prié de venir te chercher, il était bien midi passé et...
- Quoi ? s'écria la jeune fille. Oh ! Par Merlin... Comment ai-je pu... Mais attends un peu, comment es-tu au courant que j'ai rendez-vous avec elle ?

La Gryffondor lui jeta un regard soupçonneux. Et puis cette idée qu'elle avait tentée par tous les moyens de repousser lui revint avec une telle force qu'elle en perdit tous ses moyens...

- Non ! Ne me dis pas que... commença la jeune fille.
- Que quoi Granger ? demanda le jeune homme en ricanant.
- Que... Que toi aussi tu vas être...

Elle ne put terminer sa phrase. Cette horrible idée commençait à s'insinuer en elle comme un venin. Pourquoi fallait-il que se soit lui ? Lui ce blondinet prétentieux ?

- Et oui ma chère nous allons être collègues ! On va travailler main dans la main dans la plus grande entente...
- Oh ! C'est bon je crois que j'ai compris, répliqua sèchement la jeune fille. Et maintenant sors d'ici, on a assez perdu de temps. Ta stupidité nous a mis déjà très en retard...
- Et toi tu es vraiment exécrable. Je viens de ma noble personne te chercher, ce qui est en soi un honneur mais tu me reçois comme si j'étais en guenille, tu me traites comme un scroutt à pétard et en plus tu me fais des reproches ?
- DEHORS ! hurla Hermione en le menaçant de a baguette.

Il sortit un traînant les pieds. Quand ils furent dans le couloir, Hermione se mit à marcher à une vitesse hallucinante. Malefoy se mit à son rythme sans manquer de lui faire remarquer que s'était SA faute s'ils étaient en retard, que si elle continuait à marcher à cette vitesse, elle allait se noyer dans sa respiration, que son visage disgracieux prendrait une couleur criarde... Cette dernière ne prit même pas la peine de lui répondre et accéléra le pas. Il continua ses reproches et ses remarques tout le long de leur trajet.
Lorsqu'enfin ils aperçurent la porte de la grande salle, il consentit à se taire. Après un dernier regard moqueur, il pénétra dans la salle suivi de la jeune fille. Hermione avait son cœur qui battait à une vitesse affolante. Elle eut un moment de stupeur quand elle vit que les tables des quatre maisons avaient disparu pour laisser place à une seule et unique table circulaire. Tout autour, installés confortablement dans des fauteuils rouges, ses collègues les regardèrent rentrer. Elle les reconnut pour la plupart mais certains lui étaient inconnus. Elle leur fit un léger signe de tête et murmura des excuses à peine audibles sur son retard.
Elle finit par s'asseoir à la place qui lui était réservée et qui était à son plus grand drame à côté du Serpentard. Malefoy, par galanterie, lui tira sa chaise pour qu'elle s'installe. Hermione lui jeta un regard hautain et laissa échapper un soupir quand il se posa avec grâce sur son fauteuil en lui faisant un clin d'œil moqueur.

- Bien, s'exclama McGonagall attirant l'attention de ses professeurs. Maintenant que nous sommes enfin réunis la réunion peut commencer. Tout d'abord je vous présente le professeur Granger qui enseignera aux élèves la métamorphose et sera la nouvelle directrice de Gryffondor.

Les professeurs se tournèrent tous vers elle et elle se sentit gênée par tant d'attention. Elle fit un sourire timide qui fit pouffer son voisin.

- Je vous présente ensuite le professeur Luciano Moratti qui a bien voulu accepter mon invitation à enseigner à Poudlard. C'est un professeur mondialement connu pour sa discipline qui est celle des potions.

La jeune femme le détailla de son regard perçant. Il devait avoir autour de quarante ans tout au plus. Elle avait déjà entendu parlé de lui et avait même lu certains de ses ouvrages qui étaient excellents. Il avait participé à l'élaboration de nombreuses potions de soin mais aussi avait permis à l'amélioration de la potion de substitution de sang qui permettait au vampire de se nourrir de nourriture humaine et ainsi diminuer leur besoin de sang. Elle n'avait pas vu de portrait de lui et il ne ressemblait en rien à l'image qu'elle s'en était fait.
Ses cheveux bouclés étaient ramenés en arrière avec élégance, lui donnant un air de dandy. Ses yeux sombres pétillaient d'intelligence mais ne cachaient pas l'ennui qui en découlait. Sa bouche fermée faisait un léger rictus méprisant lui donnant un air noble et hautain. Son visage aux belles proportions dégageait un certain charme peu avouable. Il portait une chemise noir et à son cou pendait un foulard rouge strié de couleurs froides. Elle croisa son regard et elle décida de tout mettre en œuvre pour devenir son ami et ainsi connaître une parcelle de son savoir.
De son nom, de sa peau foncée et de ses cheveux bruns, elle comprit qu'il était italien. Chose qu'elle ignorait, vu qu'elle n'avait pas pris le temps de lire sa bibliographie. L'accent qui perça sa voix, quand il murmura un « enchanté » à peine compréhensible, ne fit que confirmer ce qu'elle pensait.

- Ensuite Hermione, Drago, je souhaite vous présenter le professeur qui enseigne l'option sur les moldus. Elle fait partie de l'équipe depuis la fin de la guerre. Le professeur Lidie Scott ! Elle est originaire du Canada et s'est présentée elle-même à mon bureau quand elle a appris la mort de sa prédécesseur qui était sa propre tante.

De nouveau Hermione dévisagea l'un de ses collègues avec précision. Elle ne voyait aucun trait commune avec Charity Burbage. Lidie était très jeune, elle devait avoir le même âge qu'elle et Malefoy. Ses cheveux étaient longs et châtain clair. Ses yeux bleus dégageaient une légère folie un peu comme Luna. Son visage enfantin attira tout de suite la sympathie de Hermione qui avait hâte de discuter avec elle. Lidie avait un sourire ravi qui éclairait ce qui l'entourait d'une douce bonté. Elle tripotait d'un air absent l'une de ses mèches bouclées avec hardiesse et bonne humeur. Elle lança un sourire chaleureux, quand enfin elle décida de sortir de ses pensée, aux nouveaux professeurs et replongea dans la contemplation du ciel magique.

- Et pour finir le dernier arrivant est le professeur Malefoy qui sera le directeur de Serpentard et enseignera les défense contre les forces du mal ainsi que l'option de lutte contre la magie noire. J'ai mis en place cette option, accessible à partir des cinquième année avec le professeur Malefoy.

Hermione fut surprise par cette annonce, et elle ne fut pas la seule à la regarder avec étonnement. Son voisin ricana légèrement.

- Je sais que cette annonce vous laisse perplexe mais je crois que la personne la mieux compétente pour expliquer ce choix n'est autre que le professeur lui-même. Professeur ?
- Avec plaisir Minerva, répondit Malefoy devenu sérieux. J'ai proposé de faire ce cours à certains élèves qui souhaitaient comprendre un peu mieux la magie noire. Je ne l'enseignerai pas évidemment mais je leur ferai apprendre les bases pour la contrer. Cela sera possible avec un niveau élevé de magie blanche. C'est pour cette raison que je prendrai les meilleurs et ceux qui auront obtenu des notes excellentes dans leurs examens de sortilège, de défense contre les forces du mal et de métamorphose. Je baserai mes cours sur mes expériences personnelles et sur les cours de l'école d'Aurors.

Cette annonce jeta un silence intense dans la salle. Tous les professeurs semblaient réfléchir à cette étrange idée. Comme personne ne semblait vouloir parler, il reprit la parole.

- Je sais que cette idée semble très étrange, mais je pense que ce serait un bon moyen de trouver les élèves enclins à se tourner vers la magie noire. On pourrait ainsi les contrer et éviter des nouveaux Tom Jedusor...
- Mais tu viens de dire que tu ne l'enseignerais pas, le coupa Hermione les sourcils froncés.
- Et bien non, mais apprendre à des élèves à la contrer les feront goûter à cette magie et on saura jusqu'à quel point ils en sont attirés. C'est aussi pour cette raison que je ne veux prendre que les meilleurs car seuls les meilleurs peuvent la pratiquer sans risque.

Hermione acquiesça de la tête et une voix retentit, une voix qu'elle connaissait désormais très bien. C'était celle du professeur Flitwick, c'était cette voix aiguë et stridente qui la fit sursauter.

- Je trouve vos arguments excellents, Professeur Malefoy. Mais comment allez-vous choisir les élèves capables de faire une telle magie ?
- Et bien grâce à votre participation, à celle du professeur Moratti et à celle du Professeur Granger.

La jeune fille ne put cacher son étonnement, ce qui amusa Malefoy. Dans un sourire triomphant, il continua à parler au petit professeur qui l'écoutait avidement.

- En effet la magie noire est un mélange de plusieurs disciplines de magie blanche. Avant de pouvoir la pratiquer, il faut maîtriser les méandres de ces matières. Ce sont celles de la défense contre les forces du mal, des sortilèges, des potions et de la métamorphose. C'est pour cette raison que j'aurai besoin de votre participation à vous trois pour déterminer les meilleurs élèves de vos matières respectives. Après quoi nous mettrons en communs nos meilleurs éléments et je choisirai les meilleurs. Je pensais que nous pourrions passer des tests de niveau dans chacun de nos cours pour pouvoir savoir qui sont les étudiants les plus aptes à maîtriser la magie noire.

Hermione resta silencieuse mais dut admettre que l'idée était bonne et qu'elle aurait dû être mise en place bien avant. Elle regarda ses collègues concernait par cette annonce et vit que Flitwick semblait trépigner d'impatience tandis que Moratti paraissait complètement absent. Il regardait son verre d'un regard vide d'émotion.
Malefoy demanda si on acceptait sa proposition, ce qui sembla faire émerger l'italien de ses rêveries qui accepta sans enthousiasme en regardant les lignes de sa main.
Et il eut des questions. Cela dura près d'une grosse demi-heure afin de clarifier les choses. Hermione ne put cacher son étonnement face à la patience dont fit preuve le jeune homme. Il répondait avec intelligence et tact. Quand tout fut clair, la directrice reprit la parole.

- Bien je souhaite désormais aborder le tour de garde. En effet, il faut mettre en place des équipes qui chaque nuit devront faire des rondes dans les couloirs. Elles seront composées de deux enseignants. Il y a en tout deux rondes par nuit. La première débute de vingt et une heure trente, soit l'heure du couvre-feu. La deuxième équipe devra prendre la suite à deux heure du matin et ce, jusqu'à cinq heure. Vous aurez chacun à faire deux nuits de garde par semaine, soit une en première partie de soirée et l'autre en deuxième partie. Je vous laisse le loisir de choisir vos coéquipiers...

Et un silence se fit. Hermione sentit son estomac se nouer en comprenant que les équipes étaient déjà formées, ou plutôt que la plupart de ses collègues avaient choisi son coéquipier. Et vu qu'elle avait une chance inouïe, elle allait se retrouver avec cette fouine de malheur. Quand McGonagall demanda les équipes formées, ses craintes furent réelles. Elle se tourna vers son voisin qui lui lança un sourire amusé. Dans un soupir, elle accepta sa demande silencieuse et il annonça leur décision à la directrice. Celle-ci fit un sourire qui pouvait avoir deux significations : moqueur ou triomphant. Après quoi, ils décidèrent des soirées où ils allaient faire les rondes. Hermione et Drago furent chargés de faire la nuit du dimanche à lundi et du mercredi à jeudi.
La réunion s'acheva sur les derniers détails secondaires et ils commencèrent enfin le repas. La jeune femme se rendit compte qu'elle avait très faim et commença à dévorer sa salade aux noix avec entrain. À ses côtés Drago soupirait sans cesse, il s'ennuyait. Hermione l'ignora de plus belle et continua son repas sans lever les yeux de son assiette. Ses autres collègues parlaient tous entre eux avec complicité et bonne humeur sauf Luciano qui semblait trouver la situation fort peu amusante.
Tout à coup elle sentit quelque chose lui pincer la cuisse. Elle sursauta et retint un cri. La Gryffondor entendit son voisin pouffer de rire. Elle lui fit fasse la mine furieuse.

- Bravo Drago ! Tu atteints le niveau d'un gamin de primaire désormais !
- C'est quoi le primère ?
- Revois un peu ta culture mon cher, répliqua la jeune fille en enfournant un morceau de bœuf dans la bouche.
- Pfff ! Allez sois sympa un peu ! Je m'ennuie, dit le blondinet avec une moue vexé.
- Oh ! Messire Malefoy s'ennuie donc dame Granger doit le distraire ! Quel égoïsme ! Non mais vraiment ! Va donc te distraire avec quelqu'un de ton niveau, un niveau de petit fils à papa Malefoy !
- Granger maintenant ça suffit ! Je tente d'être minimum sympathique à ton encontre malgré la supériorité de mon sang au tien et toi...
- Oh ! M'en voilà flattée Malefoy ! Monsieur veut se distraire avec moi maintenant ! Et puis Sang-Pur ou pas, je suis bien plus intelligente que toi mon cher.
- Ah ouais ? Plus intelligente ? Tu insinues être supérieure à moi ? demanda-t-il une lueur malicieuse dans ses yeux gris.
- Exactement Malefoy !

Et il eut la réaction à laquelle Hermione s'attendait le moins. Il éclata d'un rire incroyable. C'était la première fois qu'elle voyait ses yeux se remplir de larmes de joie. Ses joues se tintèrent d'un rouge adorable et un sourire éclatant s'étendit sur son doux visage. Le masque impassible de Malefoy semblait bien loin tout d'un coup. Elle le contempla avec envie pendant un instant, et sourit elle aussi face à ce spectacle. Lorsqu'il se calma enfin, il reprit son air sérieux, le même qu'il avait eu quand il avait parlé à ses collègues peu de temps auparavant. Il ramena une de ses mèches blondes derrière son oreille renforçant la majesté dont il pouvait faire preuve.

- Faisons un petit pari Granger, proposa-t-il en souriant.
- Je ne parie jamais Malefoy, et surtout pas avec toi !
- Ce serait amical évidemment, promit-il avec une moue un brin moqueuse. Et attends de voir ce que je te propose.
- Je t'écoute, dit-elle avec curiosité.
- Eh bien voilà nous allons parier à celui qui arrivera à avoir la meilleure maison. Si tu gagnes, j'avouerai ta supériorité mais si je gagne, ce sera toi qui dira que je suis le meilleur et tu feras un petit gage de ma confection.
- Pourquoi si tu gagnes, tu auras le droit de faire plusieurs choses ?
- Car avouer ta supériorité est déjà un terrible supplice, dit-il comme si cela était une évidence.
- Et moi tu crois que ce n'est pas un supplice ?

Il la regarda encore une fois surpris. Le jeune homme leva les yeux au ciel en réfléchissant et finit par hocher la tête avec résignation.

- Ok, si tu gagnes que veux-tu ?
- Je veux que tu sois aussi adorable que possible avec les Gryffondors que les Serpentards. C'est-à-dire plus de favoritisme, ni de point en moins pour rien, ni d'heure de colle abusive.
- Et comment peux-tu savoir que je ne serai pas ainsi dès le départ, répliqua-t-il en buvant une gorgé de jus de citrouille.
- Ton parrain était bien Rogue non ?
- Comment le sais-tu ? s'étonna Malefoy en la regardant soupçonneusement. Enfin là n'est pas la question, acceptes-tu le pari ?
- Comment serons-nous quelle est la meilleure maison ?
- Avec la coupe de Quidditch, la coupe des maisons et les résultats aux examens.

Hermione fit celle qui réfléchissait à la question mais sa décision était déjà prise. Elle maudissait au fond d'elle le courage et la curiosité des Gryffondor. Elle tendit sa main droite avec sûreté vers le jeune homme qui eut un sourire triomphant.

- J'accepte le pari Malefoy.
- Eh bien on verra qui sera le meilleur Granger.

Il attrapa sa main avec empressement pour seller le pacte. Hermione ne put retenir un frisson parcourir son échine à la douceur cruelle de la peau du Serpentard. Cette main si sûre d'elle fit naître en elle un étrange sentiment de sécurité qu'elle n'avait pas connue depuis bien longtemps. Elle plongea son regard noisette dans cet océan gris qui la submergea avec une force inouïe. Elle se sentit perdre pied quand McGonagall se leva pour clôturer ce repas. Hermione détacha vivement sa main de celle de son collègue avec sentiment de soulagement mais aussi de regret. Malefoy continuait de la fixer avec un regard étrange. Elle n'arrivait pas à savoir ce qu'il pouvait bien penser. Alors pour mettre fin à cette situation assez dérangeante elle se leva et quitta la salle pour enfin se diriger vers sa chambre.
Lorsqu'elle fut allongée sur son lit, elle laissa le sommeil l'envahir et entreprit de faire une sieste pour calmer son esprit et éviter de se dire qu'elle avait fait une belle bêtise.

oOo

Alors qu'en avez-vous pensé ? J'espère avoir plus de review pour ce chapitre qui me motive à mettre la suite rapidemment XD

A bientôt !

_-*Bella*-_