Chapitre 1 : Lugubre
Dire que j'étais là par soumission, j'avais plié face à l'hyperactive qui me servait d'amie. L'Italie, Voltera, tourisme, tout ça n'était que de pure fantaisie. Mais bon, Éliane avait toujours eu cette manie de ce mettre où elle ne devrait pas y être. Blonde typique, elle ne reconnait jamais le danger (aucun instinct survie je vous le dis!). Nous marchâmes dans un corridor lugubre d'un vieux château qu'une adolescente nous faisait visiter (gratisse, on s'entend que je n'aurais jamais payé pour voir ça), et moi j'attendais bêtement avec espérance une toilette. On était une trentaine de tourismes avec nos caméras et nos cellulaires en prenant des photos des jolis petits objets ou peintures que l'ado nous montrait. Lorsqu'un ange avait enfin attendu ma prière, UNE TOILETTE, je laissai discrètement Éliane en lui disant avec un regard que je revenais et pris le corridor folle de joie. Pour ne pas faire trop débile, je regardais les peintures de personnes que je me fichais royalement. Plusieurs revenaient, trois particulièrement, l'artiste s'était amusé à leurs mettre les yeux rouges sangs, surement significatif de quelque chose que j'ignore puisque je dors dans les cours d'art et culture (comme si ca sert à de quoi!).
Finalement, je m'avais faite une fausse joie, c'était une chambre (une chambre sans lit et surtout sans toilette), j'avais trouvé un autre corridor et encore un autre avec encore des peintures avec des yeux rouges et des portes. J'allais pour ouvrir une porte qui me bloquais, lorsque j'ai attendu un long cri, pas de joie (ils en existent plusieurs), mais de souffrance. Ce cri venait de derrière cette porte. Je n'étais pas blonde, je ne l'avais pas ouvert, j'avais pensé à moi-même d'abord. Une jeune fille de 19 ans dans un château lugubre, seule et surtout elle avait une envie très pressante. Mon hamsters s'était mis à tourner très rapidement, tout en m'éloignant de cette foutue porte. (Éliane. Danger. Aucun renseignement. Peut-être une fausse alerte. Trouver une alarme incendie. Les châteaux de l'ancien temps en n'avaient pas. Trouver Éliane. Foutre le camp. Pisser.).
J'avais repris le même chemin en m'indiquant avec les peintures et je me suis arrêté net après avoir pensé où devrait être le groupe. La porte était la même que celle que l'adolescente nous allait nous faire visiter. Grande, massif, d'une couleur d'acier avec des sceaux royales. J'avais tourné autour de cette salle avec ma chasse à la toilette. Une révélation m'avait sonné, elle était absurde, mais elle s'avérait être vrai, (les visites gratisses n'existent pas, pourquoi ils n'avaient pas de garde ou de personne dans ce château autre de la secrétaire du début? Et pourquoi cette adolescente avait se sourire hypocrite? Merde Élie dans quoi tu m'as encore fourré, si ce n'est pas des gars super délinquants, c'est un assassinat!). Je m'étais éloigné du coin et continuer à marcher dans ce corridor en explorant de nouveau. J'avais ensuite pensé à ressortir par le corridor du début, quand j'étais arrivé au hall où la secrétaire se trouvait, elle m'avait regardé avec des yeux ronds et un visage ébahis (encore une blonde pas très rapide d'esprit), je m'étais ensuite avancé normalement vers la sortie.
« La visite vous a pas plus? Vous devez rester avec le groupe, la porte est fermée par là, c'est à l'entrée principale que vous devez sortir. Me dit-elle en me bloquant le chemin avec son sourire commercial de pétasse.
-Ben je me suis perdu et je cherche les toilettes savez-vous où elles sont? » Dis-je avec mon plus honnête sourire que j'ai pu.
(Je ne vais pas te suivre, je veux une indication, STP, Dieu, quelqu'un, je dois sortir d'ici, Élie doit surement être dehors en train de m'attendre). Heureusement elle me dit que c'est derrière son comptoir dans le petit corridor. Je pris le chemin indiqué et trouva la supposé toilette que je cherchais depuis une bonne vingtaine de minutes. (Désolé ma grande, mais tu vas attendre d'être en lieux sure, même si elle est vraiment clean sa toilette). J'y étais entré et attendis pour confirmer mes doutes, après une minute, je sortis la tête pour voir si la fille était toujours là et si le hall était déserte. (La chance me sourie!), je traversai le hall en silence et poussa le haut de la poignée et la tira. Soulagé de la voir s'ouvrir, j'allais pour sortir quand je m'étais senti aspiré vers l'arrière.
x-x-x-x-x
Je nageais dans l'eau claire, des oiseaux fluoresçant me guidaient vers une petite île. J'avais des ongles d'orteils magnifiques, un beau bleu à en faire saliver une fille avec des petits brillants. Je respirais le grand d'air d'une senteur de vieux livre de chimie. Rendu à l'île, une table était disposée avec une calculatrice scientifique, un crayon et une feuille d'examen. J'allais pour m'assoir gaiement lorsqu'une peur me prit. Le battement de mon cœur résonna en voyant mon pouce. MA MANUCURE! Je m'étais casé un ongle.
Je me réveillai en sursaut, j'étais dans le noir, aucun vaisseau de lumière m'éclairaient. Je me remémorais mon rêve, (J'ai fumé quoi? Je déteste les manucures!). « Quel rêve débile » murmurais-je complètement traumatisé par ce cauchemar qui n'avait aucun sens. Je me frotta mon arrière tête et trouva une bosse. « Aye…Maudit, ça fait un mal de chien et où suis-je? » murmurais-je (J'ai envie de pisser!…SIBOIRE! JE ME SUIS FAITE KIDNAPPÉE, ON VA ME VENDRE ET ME VIOLER!…Respire, tout va bien, j'ai 19 ans pas 10, on se calme. Il doit bien avoir une façon de s'échapper. En arrivant à l'hôtel, je promets solennellement d'étriper Éliane et de retourner mon petit cul à Montréal hélico presto). J'étais couché sur un lit (super confortable d'ailleurs), j'étais encore habillé, j'avais déduit que j'étais dans une chambre avec un lit (c'est là qui apparaît le lit? Il y a aussi une toilette en même temps?). Je me levai délicatement pendant que ma tête tournait un peu, je m'étirai et avança un peu, lorsque je rencontrai un obstacle (froid, dur et en même temps un peu moue, bizarre on dirait des épaules avec un chandail…)
«Tu cherches quelque chose peut-être? Dis l'obstacle en question d'une voix douce et mielleuse.
(Je vais faire une crise du cœur!…Un gars!…Il va me violé et m'assassiner dans le noir)
Cinq secondes plus tard.
-AHHHHHHH. Tu es qui, où je suis, pourquoi il fait noir?…Il existe des vestes lorsqu'on à froid vous savez.
Le silence m'avait répondu. (Paisible silence dans de bonnes circonstances, mais pas au bord de la panique et que ta vie en dépend!)
-Hey! Dis-je en touchant "l'obstacle muet".
-Tu me souilles encore une fois, je te tue. Avertit-il avait une voix menaçante.
- Ben va s'y, tue-moi. » Dis-je en continuant et accidentellement en le giflant.
Je n'avais jamais traversé une porte en la défonçant, j'avais maintenant vécu l'expérience. Je me suis retrouvée dans un corridor lugubre écrasée comme une vermine au mur d'en face (Vive la douceur…AYEEEEE!), ma chance était enfin arrivée, je pris un sprint vers la gauche (je ressemble d'une mouche qui cours après la lumière -_-) la vitre éclata et j'atterris sur un petit toit d'une chambre un étage plus bas avant de voir le sol arriver à toute vitesse (Aïe d'avance). J'avais seulement eu le temps de sentir mon cerveau subir le choc et les petits points noirs sont arrivés, mais l'adrénaline m'avait remise debout et j'avais continué à courir dans ce jardin (WOW, on dirait le paradis nocturne, ils en ont des fleurs magnifiques ici, une vieille fontaine avec un ange, joli…). Et je me retrouvai en une seconde propulsée à quelques mètres plus loin et roula sur moi-même dans l'atterrissage de cette chute avant de me stabiliser sur le dos demi-consciente.
Plusieurs personnes sont apparues, ils avaient tous deux points en commun, une cape noire et les yeux rouges que je les distinguais à peine dans le noir (une secte! Je vais finir comme sacrifice humain!). Un homme en particulier ne portait pas de cape, il avait les mains jointent et la tête inclinée vers la droite (ce n'est pas obligatoire d'avoir ce sourire de gay, ça éviterait un traumatise important).
« Je suis Aro.»
(Je ne voulais pas le savoir)
