Avertissement : chapitre est assez « intense », vous êtes prévenus !
3. "I know my kingdom awaits ... "
Si Kurt détestait pleurer, le pire c'était de s'endormir en pleurant. Lorsqu'il finissait par se réveiller, il avait une migraine de la taille de la ville Manhattan et (il grogna en jetant un coup d'œil au miroir de la coiffeuse de Carole) ses yeux étaient tout bouffis.
Et maintenant, il fallait qu'il affronte le monde. Enfin, qu'il commence par Finn et son père. Il enfouit sa tête (qui ne ressemblait vraiment plus à rien) sous la couette. Il avait envie de faire semblant encore quelques minutes, peut-être quelques heures …
Toc, toc.
… ou bien pas du tout. Le monde entier conspirait contre lui, n'est-ce pas ? Kurt soupira et émergea de sous la couette.
- Entrez.
Carole ouvrit la porte et entra dans la chambre, un sac à la main. Elle s'assit près de Kurt.
- Dure journée hier, hein ?
Kurt hocha la tête.
- Nous ne cherchions pas à te mentir Kurt, juste à te protéger. Nous pensions te le dire lorsque tu te serais senti mieux. Finn a du … enfin, tel que je le connais, il a du être un peu abrupt, non ?
Kurt laissa échapper un petit rire nerveux.
- Oui, on peut dire ça.
Le silence s'installa dans la pièce. Il devait être assez tard parce que Kurt pouvait entendre les ouvriers bavarder au rez-de-chaussée. Ce devait être la pause « casse-croûte ». Finn devait être au lycée et son père au garage.
- Oh, j'allais oublier, dit Carole. J'ai récupéré ça dans la chambre de Finn. Des rescapés …
Kurt fronça les sourcils, ne comprenant pas de quoi il était question. Il prit le sac en plastique que Carole lui tendait et l'ouvrit. Il ne put réprimer un rire. Un vrai rire cette fois.
Il s'agissait des vêtements qui avaient mystérieusement disparu de son armoire.
Kurt avait fini par se décider à affronter la réalité. Il avait passé un des pulls de son père par-dessus ses vêtements (mon Dieu, cela faisait des années qu'il n'avait pas dormi tout habillé !) et il était descendu prendre son petit déjeuner. Carole l'attendait dans la cuisine.
- Que veux tu manger ? Lui demanda t-elle.
Kurt s'installa à la table de camping qu'ils utilisaient en attendant que les travaux soient finis.
- Si j'avais le choix, rien, mais je suppose que tu vas me dire que j'ai besoin de manger quelque chose. Voilà ce qui se passe lorsque l'un de ses parents appartient au monde médical, répondit-il sur un ton grognon.
Carole lui sourit.
- Kurt, voilà ce qui se passe lorsque l'on a des parents, un point c'est tout. Notre vie toute entière est vouée à un seul objectif : faire de la votre, nos enfants bien-aimés, un véritable enfer. Et oui, tu as besoin de manger. Des céréales, ça t'ira ?
Kurt haussa les épaules.
Carole déposa un bol de céréales devant Kurt et s'assit pour boire son café. Kurt se mit à jouer avec les grains de raisin. Les voir noyés dans le lait le déprimait. Il ne s'était vraiment pas levé du bon pied ce matin.
- La police n'a rien trouvé. Aucune piste solide, annonça brusquement Carole.
(Voilà, maintenant Kurt savait d'où Finn tirait tout son tact : telle mère, tel fils).
- Je … je n'ai vraiment aucune envie de parler de ça, grinça Kurt qui avait définitivement perdu tout appétit.
- Kurt, soupira Carole. Je sais que tu ne veux pas en parler mais tu vas devoir le faire. Un sergent passera ce soir pour te voir. Et il sera certainement plus direct que moi. Et comme je ne veux pas que ton père lui saute à la gorge, je préfère que tu te mettes en colère contre moi maintenant.
Le problème, c'était que Carole avait raison et que Kurt le savait très bien.
- Carole, il n'y a rien à dire. Oui, nous avons menti sur notre âge et oui, certains d'entre nous ont consommé de l'alcool, en quantité tout ce qu'il y a de plus raisonnable, je tiens à le préciser, mais c'est tout ! Il ne s'est rien passé d'étrange, et je n'ai remarqué aucun incident bizarre, ni individu louche !
Carole posa sa main sur celle de Kurt.
- Ok, calme toi d'accord ? Je te crois Kurt. Finn et les autres membres de la chorale corroborent ce que tu viens de dire : personne n'a rien remarqué d'inhabituel. La police pense que c'était peut-être juste une … blague qui a mal tourné.
Kurt cligna des yeux. Il ne pouvait pas avoir entendu ce qu'il croyait avoir entendu, n'est-ce pas ? Une blague ? UNE BLAGUE !
- C'est parce que je suis gay, qu'ils en sont arrivés à cette spectaculaire conclusion ? Demanda t-il froidement.
- Kurt, non, bien sûr, ce n'est pas ça …
- Vraiment ? Carole, si la personne qui avait failli mourir d'un choc anaphylactique au Drumroll suite à l'absorption involontaire de Rohypnol avait été, disons Quinn, la jeune fille américaine parfaite, est-ce que la police oserait parler de blague ?
Carole ne répondit rien et baissa les yeux, incapable de soutenir le regard de Kurt.
- C'est bien ce que je pensais, conclut Kurt qui ne put retenir une pointe de cynisme dans le ton de sa voix. J'ai vraiment hâte de faire la connaissance de ce sergent, j'ai deux ou trois choses à lui dire. Mais pour le moment … je crois que j'ai besoin de prendre un peu l'air.
Il se leva et laissa Carole seule dans la cuisine.
Kurt était assis sur un des bancs en pierre qui se trouvaient dans le jardin.
Ils étaient déjà fin avril mais le printemps ne semblait pas vouloir s'installer dans l'Ohio. L'air était frais et le ciel couvert. Kurt n'avait jamais aimé le froid mais pour une fois, la morsure du vent était la bienvenue. C'était une sensation, désagréable certes, mais elle signifiait qu'il était en vie. Qu'il ressentait quelque chose. Il soupira.
Il devait se ressaisir. Ce n'était pas son genre de se laisser aller à la dépression comme ça.
Blaine.
Kurt voulait entendre sa voix, l'entendre lui dire « Courage ! ». Il fouilla dans sa poche à la recherche de son téléphone. Rien. Il soupira. Il avait du le laisser dans la chambre après l'affreux épisode d'hier. Ce qui signifiait qu'il devait retourner dans la maison. Et affronter Carole.
Génial.
- Kurt ! Tu as l'air complètement réfrigéré. Tu devrais rentrer ou alors te couvrir un peu mieux.
Kurt sursauta et se tourna vers l'homme qui venait de lui parler.
- Oh, bonjour Gérald. J'ignorais que vous étiez encore sur le chantier.
- Il y a un petit souci avec la boiserie dans le salon, ta mère m'a demandé de passer rapidement pour y jeter un coup d'œil.
Kurt hocha la tête distraitement. Quelque chose apparut soudainement dans son champ de vision.
Une main gantée tenant un gobelet en plastique.
- Euh …
Gérald Barnes secoua son thermos.
- C'est du thé. Du Moondakotee. Il vient du Kurseong. Saveur de miel et de figue garantie ! Il leva son propre gobelet pour trinquer avec Kurt.
Kurt sourit et lui tendit son verre. Barnes lui servit une bonne rasade et chacun se mit à boire, silencieusement.
Kurt se rappelait de la longue conversation qu'il avait eue avec l'entrepreneur sur le thé. C'était apparemment son péché mignon. Il dépensait une fortune sur Internet pour s'en faire livrer. Il avait une prédilection pour les thés Mariage Frères (il en avait d'ailleurs offert un paquet à Kurt) et tout naturellement, Kurt lui avait dit qu'il aimerait un jour aller à Paris.
- Je suis désolé, finit par dire Barnes.
Kurt fronça les sourcils.
- Pour ce qui t'est arrivé, clarifia Barnes.
Ah, oui, ça.
- Merci, répondit juste Kurt.
Il se demanda si toute la ville était au courant de la fameuse blague (AH ! Il allait l'entendre le représentant des forces de l'ordre et après que Kurt lui ait parlé, on verrait si on parlerait encore de « mauvaise plaisanterie ») dont il avait été la victime. Lima était une petite ville de province, c'était donc sans doute le cas.
- Cela n'aurait pas du se passer comme ça, ajouta Barnes qui fixait un point au loin. J'aurais du être plus prudent.
Kurt serrait le gobelet dans ses mains. La chaleur du thé ne pouvait rien contre le froid qui venait de s'insinuer en lui. Il ferma les yeux : faitesquej'aimalcompris, faitesquej'aimalcompris, faitesquej'aimalcompris. Il se répéta plusieurs fois ce mantra. Lorsqu'il rouvrirait les yeux Gérald Barnes lui sourirait et lui donnerait une petite tape amicale sur l'épaule avant d'aller voir Carole pour discuter boiserie. Voilà. C'était simple comme vœux non ?
Une main se posa sur son épaule et Kurt lâcha son verre.
- Il faut y aller maintenant. De toute manière, tu vas bientôt t'endormir et je préfèrerais ne pas avoir à te porter jusqu'au Break.
Kurt regarda d'un air horrifié le thé à ses pieds.
Drogué.
Il avait été une fois encore drogué ! Il se demanda qu'elle pièce de sa garde-robe Finn allait bien pouvoir accuser de cette malédiction (il pouvait déjà dire adieu au vêtement en question).
- Ne t'inquiète pas, c'est juste un anxiolytique. Rien de dangereux. Dans ton état, ça devrait faire effet rapidement.
Kurt frissonna. Si Barnes pensait qu'administrer un sédatif à quelqu'un à son insu n'était pas « dangereux », qu'est-ce qui, dans son esprit manifestement dérangé, pouvait l'être ?
Barnes l'aida à se lever.
Kurt était incapable de réagir. Il devrait crier, se débattre, faire quelque chose, n'importe quoi mais au lieu de ça, il se laissa conduire à la voiture de Barnes qui l'installa à la place du passager et boucla pour lui sa ceinture de sécurité.
Kurt n'était déjà plus tout à fait conscient lorsque la voiture démarra.
- Hey, mec ! C'est pas que j'aime pas moi-même jouer les as du volant de temps en temps mais généralement c'est moi qui conduit. T'as rien d'Ayrton Senna, Hudson, alors keep cool sur la pédale de l'accélérateur. Putain, j'aurais du prendre le bus, je le savais, maugréait Noah Puckerman.
Finn ne prit pas la peine de lui répondre. Il avait un mauvais pressentiment. Ca avait commencé ce matin en se levant : il avait cherché partout le sac dans lequel il avait entreposé ce qu'il appelait désormais les « Horcruxes du violeur » et n'avait pas réussi à mettre la main dessus. Et puis toute la mâtinée, il s'était senti mal à l'aise, incapable de se concentrer sur ce ses cours (même celui d'Espagnol mais Monsieur Schuester savait ce qui était arrivé et n'avait rien dit).
Après la séance d'entraînement avec Coach Beiste, Finn avait pris la décision de rentrer à la maison, juste pour voir si les choses allaient bien. Pour voir si Kurt allait mieux.
- RAAAAAAAAAAAAAAh, putain ! Ca, c'était un feu rouge. Tu connais la différence entre le rouge et le vert, hein ? Vert, go rouge, stop. Super difficile comme concept, dit Puck sur un ton ironique (et teintée d'une pointe de trouille).
Finn ne savait pas très bien pourquoi il avait proposé à Puckerman de le raccompagner chez lui. S'il n'était pas lui-même au volant, Noah était vraiment super chiant.
- Oh, et les clignotants quant on va tourner ? C'est bien aussi. Rassure moi, c'est pas en option sur le tas de ferraille que tu conduis Hudson ?
Finn décida de bloquer le flot de récriminations stupides qui s'échappaient de la bouche de Puckerman. Il y avait des choses plus importantes sur lesquelles il devait se concentrer (et conduire prudemment n'était pas actuellement une de ces choses).
Il se demandait qui était son Voldemort (il avait un temps pensé à Karofski mais c'était stupide, ce gros débile n'aimait pas Kurt ce qui signifiait, bah, qu'il pouvait encore moins l'aimer … euh, au sens biblique du terme, n'est-ce pas ?).
- On va mouriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiir, gémit Noah.
Non.
Personne ne mourrait.
Pas tant que Finn Hudson serait là pour y veiller.
- Maman ! Cria Finn en entrant en trombe dans la maison. Maman !
Sa mère, un fichu sur les cheveux et couverte de peinture, apparut à l'embrasure de la porte du salon, un pinceau à la main.
- Finn ? Tu es déjà rentré. Oh, bonjour Noah.
- M'dame Hummel, salua Noah.
- Maman, où est Kurt ? Demanda sèchement Finn.
- Il est dans le jardin, il y a passé l'après-midi. Finn, laisse le un peu tranquille, je crois qu'il a besoin de temps pour digérer ce qu'il a appris hier et – FINN !
Son fils avait déjà disparu dans le jardin, laissant Carole seule avec Noah.
- Faut l'excuser, m'dame, il est pas tout à fait lui-même en ce moment. Il s'en veut encore de l'histoire avec Karofski, expliqua Noah (qui se demandait vraiment ce qu'il foutait là. Il avait déjà bien assez à faire avec sa propre famille, il n'allait pas aussi gérer les crises familiales des autres).
Carole soupira.
- Tu veux quelque chose ? Nous devons avoir des cookies et du lait quelque part par ici …
Elle fut interrompue par les cris de Finn.
- IL N'EST PAS DANS LE JARDIN MAMAN ! Hurla Finn. Ou est-ce qu'il est ?
- Pas dans le … mais c'est impossible !
Carole se précipita dans le jardin. Finn et Noah l'y suivirent.
- Impossible, répétait Carole.
Elle porta la main à sa bouche.
- Oh mon Dieu, non … Finn, appelle le 911, demande le sergent Cartright. VITE.
Burt était au premier étage, en train de consoler Carole. Finn et Noah étaient assis dans la cuisine pendant que l'équipe du sergent Cartright fouillait la maison. Des flics interrogeaient les ouvriers dehors. Il régnait dans la maison un silence bizarre, feutré, les gens murmuraient autour d'eux, comme s'ils n'étaient pas là. Finn trouvait ça oppressant.
Comme si ce n'était déjà pas assez difficile de savoir que Kurt avait disparu.
Ce sergent, Cartright, pensait qu'il s'agissait d'une simple fugue. Finn l'avait entendu en parler à sa collègue. Encore heureux pour lui (Finn était certain que Burt aurait arraché les yeux de Cartright s'il lui avait annoncé ça), sa collègue quant à elle, pensait que c'était un peu plus sérieux que cela.
A cause du gobelet.
C'était Finn qui l'avait ramassé. Il l'avait fait sans y penser. Le gobelet se trouvait par terre, près de l'un des bancs. Il sentait bizarre. Carole lui avait dit que c'était du thé. Or, il n'y avait pas de thé dans la maison (la famille Hudson-Hummel était plutôt café. Kurt notamment avait une passion pour le Latte).
Donc, cela signifiait que quelqu'un s'était trouvé dans le jardin avec Kurt et que ce quelqu'un lui avait fait boire du thé.
Et peut-être autre chose …
La collègue de Cartright (l'agent Liz Sullivan. Finn trouvait dommage qu'elle ne soit pas sergent) avait mis le gobelet sous scellés et l'avait envoyé à Colombus pour analyse (« Trop cool ! Comme dans Les Experts » avait dit Noah. Finn avait difficilement réprimé l'envie de lui casser le nez).
Et maintenant, ils ne pouvaient faire qu'une seule chose.
Attendre.
Kurt poussa un petit gémissement de contentement. Il trouvait un peu bizarre de coucher dans le lit de ses parents mais il y avait une chose qui était sûre : on y était très à l'aise. Il ramena la couverture à lui et …
Minute. Couverture ? Il n'avait pas de couverture mais une couette, qu'est-ce que –
Et brutalement, les dernières heures lui revinrent à l'esprit.
Il s'assit sur le lit, fixant la porte.
Ou plus exactement le mur où ne se trouvait aucune porte.
Il s'était réveillé quelques temps plus tôt dans cette pièce (il n'avait pas de montre donc pas moyen de savoir si cela faisait des heures ou des jours, ce qui était terriblement angoissant) et avait eu largement le temps d'en faire le tour : un lit, une table de chevet (tiroirs vides), une chaise et une petite salle d'eau (vide elle aussi, si ce n'est pour une barre de savon et deux serviettes de bain).
Mais pas de porte.
Les murs de la pièce étaient complètement couverts de languettes de lambris clair. L'un d'eux devait coulisser ou quelque chose comme ça. Kurt pariait gros sur le fait que Barnes devait être très fier de ce qu'il avait réalisé dans cette pièce.
Il se demandait où se trouvait Gérald Barnes.
Lorsqu'il s'était réveillé, Kurt avait tambouriné sur le mur. Sans succès.
L'avait-il enlevé juste pour le laisser mourir ici ?
Il frissonna.
Il fallait qu'il garde à l'esprit que le pire ce n'était peut-être pas d'être seul dans cette étrange pièce. En fait, c'était peut-être une bénédiction … Vu qu'il s'était réveillé dans un tee-shirt et un bas de sweat qui n'étaient pas ceux avec lesquels il s'était couché hier soir !
L'idée que Barnes l'avait déshabillé avait failli lui provoquer une sérieuse crise de panique. Il avait fallu qu'il se recouche pour se calmer et il avait du s'endormir. Le fameux petit truc pas « dangereux » que lui avait donné Barnes avait un drôle d'effet sur son organisme.
- Kurt ? Tu es réveillé ?
OHMONDIEU ! Que devait-il répondre ? De toute manière, qu'est-ce que ça changerait ? Si Barnes voulait entrer, il le ferait que Kurt le veuille ou non. Il était temps de mettre à profit les longues heures qu'il avaient du passer à regarder ces séries policières stupides avec Finn : jouer le jeu du méchant, endormir l'attention du méchant, profiter de la confiance instaurée auprès du méchant et, dernière phase, assommer le méchant et s'échapper. Le scénario de ces séries Hollywoodiennes était tellement simpliste. Il espérait juste que si ça marchait pour l'héroïne blonde et sans personnalité, ça marcherait aussi pour lui.
- Oui.
Comme il l'avait pensé, une partie des panneaux coulissèrent. Barnes entra un plateau à la main.
- Je t'ai apporté ton dîner.
O Joie, pensa Kurt, de la nourriture qui devait certainement être droguée.
- Merci.
Barnes ne répondit rien. En fait, il restait juste là à fixer Kurt.
Kurt était toujours sous les couvertures mais il avait l'impression que le regard de Barnes avait les propriétés de celui de Superman. Il se sentait complètement vulnérable, les couvertures ne lui offrant aucune protection. Il ramena ses genoux contre sa poitrine et cala son dos contre le mur, sans quitter Barnes des yeux.
- Tu ressembles tellement à ta mère, lâcha soudain ce dernier.
- Ma … ma mère ? Vous avez connu ma mère ?
Kurt était abasourdi par cette révélation. Barnes était un peu plus âgé que son père mais c'était possible, ils vivaient dans une ville de taille moyenne, donc -
CLAC !
La tête de Kurt heurta le mur sous la violence de la gifle. Il porta instinctivement les mains devant lui pour se protéger d'autres coups. Au-dessus de lui, Barnes éructait.
- SI J'AI CONNU TA MERE ! Bien sûr que j'ai connu ta mère, Matthew ! Comment peux tu oser dire des abominations pareilles !
Barnes attrapa Kurt par les épaules et se mit à le secouer.
- Ne t'avise plus jamais de dire ça, tu entend ! JAMAIS !
Puis, aussi soudainement que l'attaque avait commencé, elle cessa. Barnes le lâcha et sorti de la pièce sans un mot.
Kurt essayait de calmer sa respiration et de ravaler ses larmes. Il fallait qu'il se calme. Une chose était certaine : rien de ce qu'il avait vu dans les séries policières de Finn ne l'avait préparer à ça.
Après quelques minutes, lorsqu'il sentit qu'il n'était plus à deux doigts de la plus spectaculaire des crises de panique, il se rassit. Le plateau repas que Barnes avait amené était toujours là, sur le lit. Dieu seul savait par quel miracle il avait échappé à l'ire de ce fou psychopathe.
Kurt tendit la main vers le plateau pour en examiner le contenu, à la recherche de quoique ce soit qui puisse lui servir d'arme lorsqu'une douleur fulgurante lui vrilla la tempe.
Ouch !
Il porta la main derrière sa nuque. Yep, une belle bosse.
Il avait passé des mois à être balancé contre des vestiaires par des footballeurs testostéronés sans le moindre bobo et il passait quelques heures en compagnie de ce fou furieux amateur de thé et il frôlait déjà le trauma crânien !
Ce type allait le tuer.
Il fallait qu'il trouve le moyen de s'échapper ou bien …
Kurt récupéra les couverts qui se trouvaient sur le plateau.
Il ne pouvait peut-être pas s'enfuir mais il pouvait peut-être empêcher Barnes d'entrer.
Il se leva … pour retomber lourdement sur le lit. Il avait la tête qui tournait et la nausée. Il prit une large inspiration et refit une tentative. Lentement, il marcha jusqu'au panneau coulissant. De la main, il repéra l'espace entre le mur et le panneau et y glissa les couverts en plastique, bloquant ainsi le mécanisme.
Il savait que cela ne tiendrait pas longtemps. Il espérait juste que ce soit suffisant pour laisser le temps à la police de le retrouver.
Kurt se recoucha. Juste avant qu'il ne finisse par succomber au sommeil, une question lui traversa l'esprit.
Qui donc était Matthew ?
L'agent Sullivan était toujours au domicile des Hummel-Hudson, attendant l'appel d'un hypothétique ravisseur. Même Noah était resté. Et maintenant, ils étaient tous les quatre dans la cuisine, Carole, Burt, Finn et Noah, moroses, faisant semblant de manger (enfin, Finn, Burt et Carole faisaient semblant de manger, Noah lui se régalait visiblement avec le plat qu'avait préparé Carole). La sonnette de la porte d'entrée les fit sursauter.
- J'y vais, annonça Burt.
Il revint quelques minutes après accompagné de Rachel. La jeune fille salua tout le monde et se précipita sur Finn qui l'a prit dans ses bras.
L'agent Sullivan entra au même moment dans la cuisine, le nez plongé dans un dossier.
- Oh, vous avez de la visite ? Mlle ?
- Rachel, Rachel Berry, je suis une amie de Finn. Et … et de Kurt.
Sullivan hocha la tête.
Un silence embarrassant s'installa dans la pièce.
- Finn, finit par dire Burt, tu devrais emmener tes amis dans ta chambre.
- Vous êtes sûrs ? On pourrait certainement vous aider ? S'insurgea Finn.
Rachel caressa gentiment le bras de Finn.
- Je crois que ton père a raison, Finn, allez, viens. Noah ?
Puck leva les yeux vers Rachel
- Mmmmgouoi ? répondit-il, la bouche pleine.
Un regard noir de la jeune fille lui fit lever les yeux au ciel. Il engouffra une dernière part de lasagnes, s'essuya la bouche et emboîta le pas à ses amis (non sans avoir récupéré quelques cookies).
- J'y crois pas, grogna Finn, une fois qu'ils furent dans sa chambre. Ils ne nous font même pas confiance pour les aider à retrouver Kurt !
- Hey mec, t'as pas exactement le profil de Booth, rêve pas ! Se moqua Puck. T'y connais quoi au boulot de flic ? Laisse les faire leur taf.
- Finn a raison, nous pouvons certainement faire … quelque chose ? Argua Rachel.
Noah haussa un sourcil.
- Ouais, quant à toi ma jolie petite Princesse Juive, t'es pas Tempérance Brennan. Laissez tomber, soupira t-il. On peut rien faire sauf attendre … faut juste espérer qu'ils trouvent une piste avant la fin de la « fenêtre des 24 heures».
- La fenêtre des 24 heures ? Qu'est-ce que c'est que ça ? Demanda Finn.
Sa question occasionna un nouveau haussement de sourcil de Noah.
- La fenêtre des 24 heures, mec, c'est le délai au-delà duquel les chances de retrouver une personne disparue en vie diminuent. Drastiquement.
- 24 heures … murmura Finn. Ca fait (il regarda sa montre), 11 heures que Kurt a disparu !
- Ouais, ça change pas grand-chose de toute manière : y'a pas d'indice. Et si y'a pas d'indices, y'a pas de piste à suivre.
- Le gobelet ! Ils ont le gobelet que j'ai trouvé par terre dans le jardin.
- Et si le type qu'a fait ça est futé, il portait des gants ou alors, il est pas fiché et dans ce cas, bah, c'est retour à la case départ mon grand : pas d'indice.
Finn soupira. Exaspéré, il se passa la main dans les cheveux et se mit à faire les cent pas.
- Bon, alors dans ce cas, il faut trouver … autre chose.
- Les proches de la famille ! S'exclama soudain Rachel.
Noah et Finn se tournèrent vers elle, un regard interrogateur sur le visage.
- Cold case, bredouilla t-elle. Euh, dans un des épisodes, l'enquêteur précise que dans 90 pour cent des cas, le kidnappeur est un membre de la famille, ou un membre de l'entourage. Il faut nous concentrer là-dessus.
- Ouais, comme si les flics avaient pas déjà du penser à ça ! S'exclama Noah.
- Non. Elle a raison, dit Finn. La police a interrogé des gens c'est vrai mais peut-être pas tous ou tout simplement pas les bons. Je veux dire, qui mieux que nous connaît Kurt ?
Un immense sourire apparut sur le visage de Rachel. Elle était si heureuse de pouvoir aider Kurt ! Ils n'étaient pas vraiment « amis », enfin pas au sens noble du terme. Non, ils étaient plutôt des « rivaux » … des « rivaux amicaux », oui, c'était ça ! Leurs duos étaient parfaits, la voix de Kurt complétait si merveilleusement bien la sienne. Mais surtout, surtout Kurt avait un talent que Rachel n'avait pas encore réussi à parfaire (ce n'était qu'une question de temps bien sûr avant qu'elle y parvienne) : il donnait de la vie à ce qu'il chantait. Lorsqu'il interprétait un texte, il y mettait toute son âme, le chargeait d'émotions. Elle l'avait remarqué dans la salle de musique : lorsque Kurt chantait, ceux qui l'écoutaient pleuraient, riaient, se prenaient par la main … Elle l'enviait. Un peu.
- Bien, dit-elle. Procédons par ordre. Comme les deux attaques ont eu lieu de manière très rapprochées dans le temps, on peut penser qu'il s'agit d'une personne que Kurt ne connaît pas depuis très longtemps ou alors qui a décidé de passer à l'acte maintenant en raison d'un évènement particulier, ou d'une opportunité.
Noah poussa un long sifflement admiratif.
- Chapeau, je retire ce que j'ai dit, t'es aussi forte que Tempérance.
Rachel sourit.
- Merci Noah, maintenant Finn, c'est à toi de jouer, concentre toi. Est-ce qu'il y a eu quelque chose de particulier dans votre vie, même un tout petit évènement qui peut te paraître insignifiant, disons durant ces quatre dernières semaines.
Finn réfléchit un instant avant de répondre.
- Les travaux, y'a que ça.
- Bon, c'est bien, les travaux. Et pendant les travaux, il est arrivé quelque chose de particulier ?
C'était vraiment bizarre d'avoir Rachel l'interroger comme ça, pensait Finn. La plupart du temps, Rachel se conduisait comme une hystérique. Ou de manière dictatoriale. Mais là, elle était calme, concentrée sur un seul objectif : sauver Kurt.
Il ne l'avait jamais autant aimé que maintenant.
- Finn ?
Finn se reprit.
- Euh, oui, les travaux, un truc bizarre … Oh, oui. Kurt aime bricoler.
- Wouaouh, ça c'est tout ce qu'il y a de plus étrange en effet, rigola Puck.
Finn ne se laissa pas démonter.
- Ce que je veux dire c'est que je me l'imaginais pas à l'aise sur un chantier, vous voyez quoi : la poussière, la sciure, les odeurs, le bruit … mais en fait, bah, si. Il est même plutôt doué, du moins c'est ce que dit monsieur Barnes qui ne tarit pas d'éloges sur ses qualités. J'vous jure, Barnes le suivait partout avec ses plans même que –
Et là PAF ! Ce fut comme d'être dans un de ces dessins animés lorsqu'une petite ampoule s'allume juste au-dessus de la tête de l'un des personnages. Et apparemment, Finn n'était pas le seul pour lequel la lumière venait de s'allumer. Rachel, main sur la bouche, fixait Finn avec une expression d'horreur sur le visage. Ce fut Noah qui résuma le mieux la situation :
- Bah merde alors, souffla t-il, stupéfait. Je crois bien qu'on a trouvé notre fameuse piste. Il se leva et prit ses deux amis dans les bras les entraînant dans une petite ronde de joie impromptue. Moi je vous le dis, avec vous, Booth et Brennan n'ont qu'à bien se tenir !
- On aurait peut-être du les prévenir de ce qu'on a trouvé, non ? Suggéra Noah, une fois qu'ils furent arrivés devant la maison de Gérald Barnes.
Finn agrippait le volant de son pick-up tellement fort que ses articulations étaient blanches.
- Non. Ca ne servirait à rien. On est des gosses et y'a aucune chance pour qu'ils nous croient. Et puis, je n'ai aucune confiance en ce flic, Cartright. Il se fiche de ce qui est arrivé à Kurt, il ne l'aime pas …
- Finn, dit gentiment Rachel, il ne le connaît même pas, comment peux tu affirmer -
Finn fixa sur elle un regard qui en disait long sur le « pourquoi » de l'indifférence du sergent.
- Oh, fit simplement Rachel. Je vois.
Ils restèrent un moment silencieux.
- Bon, et maintenant, on fait quoi grand chef ? demanda Noah.
Finn prit une large inspiration et ouvrit la portière.
- Maintenant, nous allons sauver un des nôtres.
Noah hocha la tête et sourit.
- Ouais, ça, c'est un plan qui me va parfaitement.
Boum, boum, boum …
Ok, qui s'amusait à jouer des percussions à moins de dix centimètres de sa pauvre tête ?
Kurt gémit et ouvrit les yeux … pour les refermer aussitôt. Sa migraine avait empiré et, même s'il savait pertinemment qu'il n'avait plus rien dans l'estomac, il avait toujours la nausée. Et dire que des filles se faisaient vomir volontairement ...
BOUM, BOUM, BOUM !
Oho. Ca, ce n'était pas le bruit de percussions …
Les yeux de Kurt se rouvrirent immédiatement.
Le panneau de l'entrée vibrait sous les coups enragés de Barnes. Il hurlait des insanités, promettant à « Matthew » la raclée de sa vie.
Kurt se leva péniblement du lit et prit le plateau du repas que lui avait apporté Barnes.
Apparemment, il n'y aurait pas de cavalerie. Ok, il pouvait le faire. Bien sûr. Il pouvait se défendre contre un type qui faisait le double de son poids … juste dans son biceps gauche ! Et avec quoi : yep, un plateau repas !
C'était risible, vraiment.
Le panneau céda …
- Comment ça, JE reste dans la voiture ?
Rachel était outrée. Ces deux abrutis d'homo sapiens pensaient vraiment qu'elle allait rester sagement à les attendre dans la voiture ? Comme une gentille petite fifille. Pour qui ils se prenaient ? On n'était plus dans les années 50 !
- Rachel, soupira Finn, je m'inquiète déjà assez pour Kurt, je … je veux savoir que TOI tu es en sécurité.
Awwwwwwwwwwwwwwwww ! Il était vraiment mimi quand il assumait son rôle de Prince Charmant. Difficile de lui résister. Et donc, Rachel Berry ne résista pas … Elle se haussa sur la pointe des pieds et déposa un rapide baiser sur la joue de son incroyablement-super-sexy-trop-génial petit ami et se rassit dans la voiture.
- Soyez prudents.
Ils hochèrent la tête et se dirigèrent vers le garage (selon Noah, dans la plupart des séries policières, les psychopathes kidnappeurs de jeunes filles vierges les enfermaient dans leur garage ou dans leur cave. Comme il n'y avait aucune entrée visible de cave chez Barnes, ils avaient opté pour le garage. Rachel se demandait juste si ce qui « marchait » pour les jeunes filles nubiles marchait aussi pour une jeune gay super mignon (et très certainement aussi vierge)).
Rachel observait la maison. Il y avait de la lumière au rez-de-chaussée.
CRACK !
Le cœur de Rachel fit un bond dans sa poitrine. Qu'est-ce que c'était que ce bruit ?
Rachel avait beaucoup de qualités mais elle savait (l'honnêteté sur soi-même était une importante qualité) qu'elle avait aussi quelques défauts. Notamment, elle était peureuse.
Très peureuse.
Un autre craquement la fit sursauter.
Elle était peureuse mais elle était aussi peut-être un chouïa curieuse. Et aussi vaguement insultée que les garçons l'aient laissée derrière. Et puis, elle s'inquiétait tellement pour Kurt.
Elle ouvrit la portière. Temps de prendre une décision …
Si jamais Kurt était dans cette maison …
Rachel ferma les yeux, prit une large inspiration (fit appel à son idole, Barbra, pour se donner du courage) et sortit de la voiture.
Barnes fondit sur Kurt si rapidement qu'il n'eut même pas le temps de se servir de son arme (le plateau avait littéralement volé de ses mains à la première gifle que Barnes lui avait assénée).
- NON ! Stop … s'il … s'il vous plait !
Kurt criait, suppliait Barnes d'arrêter mais l'homme était hors de lui. Et tout ce que lui valurent ses suppliques fut d'être secoué violemment et d'être frappé, encore et encore.
- Ne me dit jamais non, tu entends Matthew, JAMAIS !
- Sto-o-p …
Une autre gifle envoya Kurt valdinguer contre le lit et il sentit quelque chose craquer dans sa poitrine. Il glissa au sol et resta là, essayant de reprendre son souffle. Il lui fallut un moment pour remarquer quelque chose de bizarre.
Le silence.
Lentement, il tourna la tête vers Barnes.
Grave erreur.
Leur regard se croisèrent et eut l'effet d'un déclic sur Barnes qui se jeta sur Kurt. Cette fois, il le souleva de terre et le jeta sur le lit.
Et se mit à déchirer son tee-shit.
Les hurlements de Kurt redoublèrent. Il n'avait jamais connu une telle peur. Ce qu'il avait ressenti pendant tous ces mois à être guetté et poursuivi par Karofski n'avait rien à voir avec ce qu'il ressentait maintenant. C'était de la terreur à l'état pur. Il se mit à hurler et à frapper à l'aveuglette. Il devait s'échapper ! Echapper à ces mains dont les caresses étaient pires que les coups. Echapper à ce corps lourd couché sur lui qui le suffoquait.
Puis brusquement, il n'y eut plus rien. Plus de mains laissant des brûlures sur sa peau, plus de souffle chaud contre son visage.
Rien que la douleur.
Kurt se roula en position fœtale. Une main se posa sur sa joue et il cria.
- NON … non, non, non, non …
Rachel n'avait jamais consulté de psychiatre.
Elle était une jeune fille équilibrée. Ok, pas forcément ce que l'on pourrait appeler quelqu'un de « bien dans sa peau » mais ses petites névroses du quotidien étaient somme toute normales pour une adolescente. Et puis, elle avait New Directions maintenant. Ils étaient son soutien. C'était plus que ce n'importe quel psy pourrait lui apporter … du moins, jusqu'à maintenant.
Parce que ce qu'elle venait de voir, de vivre, resterait certainement gravé dans sa mémoire pour le restant de sa vie et allait hanter ses rêves pendant des nuits et des nuits. Ses pères allaient devoir dépenser des fortunes en thérapie.
Elle n'avait pas réfléchi. Pour une fois, Rachel Berry avait juste réagi. Elle avait laissé ses émotions la guider.
Elle avait juste pensé à prendre le pied de biche qui traînait à l'arrière du pick-up de Finn (il était si désordonné) avant de se glisser dans le jardin de la maison. La porte d'entrée était ouverte (qui avait peur des cambrioleurs à Lima, Ohio ?) puis elle s'était laissée guider par le bruit (du bois qu'on défonce).
Elle avait vu Barnes.
Et Kurt.
Elle n'aurait jamais pensé que cette ridicule expression, « voir rouge », pouvait être vraie. Ce que Barnes faisait … ce qu'il était en train de faire à Kurt … ça l'avait rendue folle de rage. Un voile rouge était apparu devant ses yeux. Elle avait levé le bras et elle avait frappé.
Rachel n'avait pas la force de Finn, ou de Noah, et l'homme s'était tourné vers elle, visiblement plus surpris que blessé. Il avait délaissé Kurt et avait avancé vers elle. Alors elle avait frappé une autre fois, mettant toute sa rage, toute sa colère dans le coup (« Pour Kurt ! » avait-elle pensé). Barnes avait titubé. Elle l'avait frappé encore.
Et encore.
Il avait fini par s'écrouler.
Et maintenant, Rachel était sur le lit, Kurt serré tout contre elle. Et jamais, elle ne le lâcherait. Jamais.
C'est comme ça que Finn et Noah lorsqu'ils firent enfin éruption dans la pièce quelques minutes plus tard, les trouvèrent tous les trois : Barnes par terre, inconscient (est-ce que cela faisait de Rachel une « mauvaise personne » si elle espérait qu'il était mort ?), Rachel berçant Kurt.
Zi (presque) Endeuh : l'épilogue sera posté ce week-end.
