Salut tout le monde ! Voici donc enfin le chapitre 7 et j'espère qu'il vous plaira =D Bonne lecture et merci à vous tous de nous laisser des rewiews ! =)


Chapitre 7: Un rêve pour le moins... Étrange

Quand Sebastian pénétra dans la chambre de sa jeune maîtresse après avoir été alerté par les cris soudains de cette dernière, il se figea et sentit son cœur s'oppresser. Elle était recroquevillée sous la couverture, tremblante et apeurée, et hurlée dans son sommeil... Sûrement un cauchemar. Le majordome ne pouvait s'empêcher de la trouver magnifique bien qu'elle soit aussi effrayée dans un cauchemar. Ceci l'embellissait encore plus et attisait son appétit. Notre ténébreux ne put s'empêcher de se lécher de manière sensuelle sa lèvre supérieure tandis qu'il admirait l'état de panique de sa maîtresse qui était à la fois pitoyable et sublime. Il sortit finalement de sa transe quand il entendit la jeune Lady murmurer son nom, ce qui le surprit énormément d'ailleurs, et se précipita à son chevet. À peine se trouva-t-il aux côtés de sa princesse qui la vit se débattre et s'étouffer dans son profond sommeil. Son cauchemar devait être horrible pour qu'elle se montre dans un tel état. Sebastian la prit finalement dans ses bras pour la calmer et lui murmura de tendres mots pour la réveiller en douceur.

_ Oujo-sama... Je suis là... J'aime quand vous me montrer cet aspect de vous...

Mais si vous continuez à tout me dévoiler, je ne pourrai me contenir plus longtemps... Alors réveillez vous... Laissez-moi voir votre doux visage épanoui... Éblouissez-moi encore et encore, jusqu'à ce que je finisse par sombrer dans... Mon obsession. Réveillez-vous, ma chère maîtresse, susurra doucement le majordome avec un ton envoûtant et captivant tout en enlaçant la jeune dormeuse.

Et à la demande du jeune homme, le jeune Lord arrêta tout mouvement brusque et se réveilla finalement.

_ … Sebas... Tian... ?, soupira doucement la concernée bien qu'elle soit encore essoufflée et fatiguée par ce rêve mouvementé.

_ Vous vous réveillez enfin, my Lady, répondit Sebastian avec un sourire soulagé.

Ciel ne comprit rien à la situation sur le coup mais se sentit bien. Au bout de quelques instants, le jeune garçon prit finalement conscience de la situation et rougit vivement quand il comprit qu'il était dans les bras du jeune homme aux cheveux corbeaux. Pourquoi réagissait-il aussi impulsivement quand il s'agissait de son majordome ? Et pourquoi est-ce que son cœur battait aussi rapidement ? Le jeune était si gêné mais pourtant... Il ne pouvait s'empêcher d'apprécier cette douce chaleur. Finalement, le jeune garçon aux cheveux bleu-cendré se dégagea légèrement des bras protecteurs du ténébreux et fixa les yeux sanguins qui reluisaient sous la douce lumière de la lune. Il était tout simplement magnifique. Sa peau blanche, sa bouche, son visage, ses cheveux noirs et cette silhouette... Tout était parfait chez lui. Ciel sentit son cœur battre encore plus rapidement à cette idée mais prit son courage à deux mains pour briser le silence de la pièce.

_ Depuis quand es-tu ici ?, demanda froidement le jeune Lord malgré que son cœur soit si chamboulé par ce regard.

_ Quand je vous ai entendu crier, certifia l'interlocuteur avec un regard apaisé et un sourire plein de tendresse tandis que sa main s'affairer sur la joue de sa jeune maîtresse, je me suis précipité pour vous voir.

_ Je-Je vois..., répondis timidement le concerné avec le teint rouge.

_ Auriez-vous... Cauchemardé ?, osa enfin questionner le majordome avec un regard plus qu'inquiet.

_ … Plus où moins...

_ Voulez-vous me le conter ?

_ Ceci ne te regarde pas...

_ Bien au contraire, Oujo-sama..., Sebastian se pencha en avant de façon à ce que le jeune garçon se retrouve allongé sur le lit avec lui au dessus, vous êtes ma maîtresse et je me dois de connaître tout vos soucis en tant que fidèle majordome. Qui plus est, je me soucie de votre bien être, j'ai besoin d'en savoir plus sur vous, sur vos peurs, vos douleurs, vos joie, vos pensées... Tout. Si ce n'est pas le cas, j'ai l'impression d'être inutile à vos yeux et pour être très sincère, cela me blesse gravement, susurra doucement le plus âgé dans l'oreille de son maître alors que ce dernier était complètement rouge.

_ J-Je... Ne dis pas n'importe quoi Sebastian... Tu ne seras jamais inutile à mes yeux..., affirma le jeune Lord en étant rouge comme une tomate et ayant le cœur qui battait la chamade.

_ Alors racontez-moi votre cauchemar, My Lady... , insista le brun en relevant sa tête pour regarder sa maîtresse avec des yeux suppliants.

_ … M-Mais... C'est... Gênant..., déclara Ciel en détournant le regard.

_ Je ne me moquerais jamais de vous quoi qu'il arrive... Je vous en pris, parlez-moi de votre rêve à présent.

_ Je...

_ Dois-je vous le demander d'une autre manière Oujo-sama ?, prétendis le majordome avec un sourire plus que sournois.

_ N-N-Non ! C'est bon, je vais te raconter !

_ A la bonne heure ! Je suis tout ouïe.

Ciel hésita un long moment mais décida finalement de se jeter à l'eau car après tout... Ce n'est pas si bien grave de raconter son rêve à quelqu'un, surtout son majordome, et au moins il se sentira mieux et plus à l'aise.

"Je suis dans le noir... Un noir si profond que je ne parviens même pas à distinguer mes pieds. Je marche dans ce noir, pourtant je sais que je ne trouverais rien, mais malgré tout je continue à marcher dans cette obscurité. J'ai l'impression de marcher pendant une éternité mais finalement une lumière apparaît. Je me dirige vers cette fameuse lumière blanche bien qu'elle paraisse étrange à mes yeux. Finalement l'éclat blanc m'absorbe et je me retrouve dans un autre endroit.

On dirait que je suis dans un sanctuaire en ruine. Les murs sont pratiquement détruits et je peux voir de la mauvaise herbe pousser sur eux. Le sol qui semble être fait de carrelage est couvert de fissures et de poussière, il semble que l'endroit ait été abandonné depuis fort longtemps. Au milieu de ces ruines, il y a un banc qui semble avoir survécu, il est fait de pierre et n'a aucune imperfection. Je peux aussi voir un arbre un peu plus loin, où est perché un corbeau, un corbeau sinistre. Je remarque que ce lieux est entouré de végétation, il n'y a pas une seule once de vie à part ce volatile. J'entends soudain des pas, je me retourne et vois quelque chose d'inimaginable. Tu étais là... Toujours avec ton habit impeccable de majordome, mais pourtant, il te manque un bras. Cela ne t'empêche pas de continuer à sourire et quand je dirige mon regard sur le côté de ton bras restant, je me vois... En tant que garçon. Oui, je me vois assis sur ton bras dans un costume aussi sombre que le tien alors que tu me portais sereinement. J'essaie de parler malgré mon choc, mais personne ne m'entend... Je ne suis que spectatrice.

Finalement "on" arrive au banc où tu me dépose tendrement. C'est étrange, bien que je ne fais qu'assister à la scène je ressens tout ce que le moi en version garçon ressent. Puis je te vois sourire tandis que mon esprit est en paix, nous entamons alors une discussion.

_ Nous voici à votre dernier lieu Bocchan, commences-tu avec ton éternel sourire. Je suis calme mais pourtant... Je ressens une certaine mélancolie.

_ Il semblerait bien, répondis-je avec un ton qui se veut froid mais je veux ressentir tout autre chose venant de ta part.

_ L'heure est finalement arrivé.

_ Oui, tu as le droit de reprendre ton dût, je regarde derrière moi et vit le corbeau, il semblerait que lui aussi en désir.

_ N'y prêtez pas attention.

_ Quand tu auras fini, laisse lui mes "restes", je suis sûr que cela lui fera plaisir, ordonnais-je toujours avec ce ton froid mais au fond de moi, je veux que tu vois mes remords et que tu me réconfortes.

Je suis spectatrice et je ne comprends rien de ce qui passe. Que voulais-je dire par restes ?

_ Je reconnais bien là votre éternelle gentillesse Bocchan !, blagues-tu pour détendre l'atmosphère. Mais au fond, ceci ne fait que me blesser encore plus.

Un lourd silence se fit pendant quelques instants alors que moi... Je ne savais quoi faire pour mon moi-même masculin à part regarder la scène tout en ressentant ce que l'autre Ciel ressent et pense.

_ Est-ce que cela sera douloureux ?, demandais-je finalement tout en touchant mon œil droit caché par un tissu noir.

_ Hum... Comment dire. Oui un peu, mais je vous promets que je serai le plus doux possible.

_ Non, bien au contraire ! Fais moi souffrir ! Fais-moi ressentir la douleur de vivre au plus profond de mon âme, ordonnais-je tout en te fixant. Tu es surpris mais tu me souris rapidement avant de t'agenouiller.

_ Yes, My Lord.

Je vois ton sourire qui paraît si doux mais qui est pourtant empoisonné. Je te fixe tristement, j'espérais que tu refuses cet ordre. Juste que tu me désobéisses cette fois. J'espérais être autre chose que ton "repas" pour toi à ce moment, mais cette fois je me suis trompé et le regrette. Finalement je pose ma tête contre le banc froid, alors que tu enlèves ton gant avec les dents pour t'approcher de moi et enlever de manière chaleureuse et sensuelle le bandeau qui cachait mon œil. La marque qui me prouvait que je t'appartenais. Je ne comprends rien à la situation, comment cela se fait-il que j'ai une marque à l'œil et que je pense te servir de repas ? Soudain, je vois des yeux rouges dont la pupille est fendue. Comme si c'était les yeux d'un démon. Je comprends à présent et regarde avec terreur la scène. Tu te rapproches de lui avec ce regard si démoniaque et lui vole finalement ses lèvres... Pour le dévorer et t'emparer de son âme. Je l'entends hurler et je sens mon propre cœur souffrir de manière atroce, comme si on m'arrachait les organes de l'intérieur. Mes larmes coulent et je vois à quel point ce garçon est triste de mourir de cette manière... Par celui dont il avait le plus confiance. Finalement, le décor disparaît et je vois le corps inerte de l'autre Ciel... Mon corps... Tu te retournes et me regardes sournoisement. Tu te rapproches de moi alors que j'essayais de reculer avec les dernières forces qui me restaient malgré la douleur presque insupportable... J'ai peur et tu t'amuse. Soudain je sens mon corps se faire propulser contre un mur invisible, je souffre... Et tu en rigoles Sebastian ! Tu commences à me torturer... J'ai peur, j'essaie de m'échapper mais tu parviens toujours à me rattraper et... Et... Et..."

Sans le vouloir, Ciel finit par verser des larmes en repensant au moment atroce qu'il a eut avec CE majordome alors que le concerné écarquilla les yeux. Sa maîtresse... Venait de rêver de quelque chose qui se produisait à tout bout de champ dans sa vie... Dans sa vie démoniaque. Mais pourtant il ne put s'empêcher d'être attristé quand il pensait dévorer un jour l'âme de sa jeune maîtresse. Il la prit finalement dans ses bras pour oublier cette idée et la réconforter. Il ne pouvait supporter l'idée de vivre sans elle alors que cela était si banal pour lui de dévorer des âmes. Ciel pleurait toujours dans les bras de son majordome quand il entendit la voix envoûtante de son protecteur.

_ Cela n'arrivera jamais, Oujo-sama... Ce n'est qu'un mauvais rêve. Il ne vous arrivera jamais une telle chose puisque je vous suis beaucoup trop dévoué pour vous abandonner ou pour faire un tel acte. Alors arrêtez de pleurer... Je serai toujours là... Je vous suivrais pour toujours, peu importe à quel point cela peut être douloureux. Vous serez et resterez la seule maîtresse que je servirai... Et cela pour la fin des temps. Alors cessez de vous inquiéter et reposez vous... Demain nous avons une longue journée à passer, rassura le brun tout en caressant tendrement la tête de sa jeune maîtresse...

_ Oui... Tu as raison... Cela n'arrivera jamais n'est-ce pas ?, essaya de se persuader le jeune Ciel tout en se calmant.

_ En effet, Oujo-sama.

_ Promet le moi !

_ … Yes, My Lady...

Finalement Ciel sentit son esprit se calmer à cette réponse et s'endormit paisiblement dans les bras de son cher majordome. Ce dernier se sentit soulagé que sa jeune maîtresse soit finalement calmée et endormie. Il aimait ces moments là... Où elle se confiait à lui et lui montrait tout... Cela lui prouvait qu'il était intime avec elle. Qu'un jour, il ne ferait jamais cela... Enfin il l'espérait.

Dans la pénombre sous la triste lueur de la lune, un jeune homme aux yeux rougeoyants, aussi rouge que le diable, sourit machiavéliquement dévoilant des canines pointues tandis que son aura démoniaque ne cessait de prendre ampleur tandis que la belle jeune fille dormait paisiblement dans les bras de cette bête, une bête sans cœur et sans aucun principes... Qui était sur le point d'être lâché dans la nature.