Des effets indésirables

( POV Madoka )

Je l'ai senti, Shido est rentré. J'étais en train de répéter un morceau de maître Visconti et mes mains ont tremblé, il me fait toujours cet effet là. Je rougis en silence. Il a poussé la porte et est arrivé dans le salon. J'ai posé mon violon et je me suis assise, Mozart, mon chien me guidant ; pour trouver le canapé non loin de moi. Shido s'est posé lourdement à mes côtés. J'aime cette impression, je me sens en sécurité quand il est près de moi, je me sens importante autrement qu'avec ma musique. Mais il respirait fortement. Je lui ait touché le front…Il était brûlant. Je lui demandais si ça allait, inquiète mais sa voix était rauque, très étrangement saccadée et sa respiration sifflante. Je lui prit la main et la posait silencieusement sur mes genoux en silence, quand soudain…

( POV Uryû )

Je me demande pourquoi Kazuki est dans cet état, surtout depuis qu'il est rentré du Honky Tonk…

Je l'ais enfermé dans sa chambre, ça vaut mieux. Jubei et moi sommes maintenant dans le salon et personnellement j'aimerais bien comprendre ce qui lui a pris. En rentrant, il est revenu ext »nué, en sueur et chancellant. Jubei lui a demandé comment il allait, si il était malade ; mais il est tombé dans ces bras et a hurlé que nous devions l'enfermer dans la chambre le plus tôt possible. Devant tant de bruit, je suis sorti de la cuisine où j'étais et j'ai trouvé Kazuki dans une position plus qu'étrange sur un Jubei déboussolé puis après un hochement de tête entendu avec le cracheur d'aiguilles nous l'avons cloîtré dans sa chambre. Et nous voilà, dans le salon, en train de se questionner sur ce comportement étrange et sur ce début de soirée agité. Cela faisait dix minutes que nous débattions sur son sort quand un tintement de clochettes puis un craquement retentit…

( POV Ban )

Putain pourquoi je me sens aussi mal moi ? Pourquoi je veux….

Je suis dans la Subaru, Ginji a mes côtés, mais vraiment là ça ne va pas. Je dégouline de sueur, toutes les cellules de mon misérable corps semblent fondre. Ginji me reagarde, inquiète, tiens…il n'a pas l'air aussi affecté que moi…étrange…bah il n'a pas dû comprendre ce qui se passait dans le Honky Tonk comme à son habitude.

Foutu parfum de m…. !

Je m'essuie avec un pan de ma chemise. Mais bon sang c'est quoi cette foutue sensation ?! Ma main se déplace toute seule, elle va vers … GINJI ? Je lui murmure sourdement, comprenant soudain de qu'il va m'arriver…enfin nous arriver :

« Gi…Ginji…Excuse moi… »

Et déjà je n'étais plus moi-même, c'était parti, Ginji aurait dû se sauver…Il aurait dû courir…Mais non il est resté ce crétin, il est resté et ne comprenait toujours pas ce qui se passait…Et voilà j'étais déjà sur lui. J'admettais enfin ce que je me cachais depuis un moment : chaque parcelle de mon corps réclamait Ginji !

Ainsi au même moment, dans presque les mêmes circonstances : Shido se jeta sur Madoka dans un râle quasi bestial. Elle hurla puis se calma doucement, Shido était en train de la dévorer, elle, son cou, ses mains. Il la caressait et allait de plus en plus loin….

Kazuki avait ôté la porte de ses gonds avec ses fils et trouva Jubei et Uryû sur le canapé. Il était torse nu et clama :

« Ne bougez pas vous deux ! Mes amours… »

Et il ne tint plus, malgré le regard étonné d'Uryû ; car Jubei étant aveugle ne comprenait pas. Il se jeta sur eux et commença à enlever les vêtements de Jubei. Celui-ci se débattit mais comme Madoka il céda en poussant de longs gémissements. Uryû ne fit pas plus long feu et chacun d'entre eux cédait au plaisir qui les consumait. Ils restaient enlacés sur le canapé, les uns contre les autres…

Ban ne se contenait plus et était en train d'enlever sa chemise dans des gestes saccadés en respirant de plus en plus vite. Ginji était prostré et torse nu, abandonné a la passion violente et rude de Ban. Il hurla quand Ban ôta sa ceinture :

« Mais Ban-Chan ? Qu'est ce qui te prend ? Ban-Chaaaan… »

« Ginji je ne sais pas ce qui me prend…Excuse moi…Vraiment… »

Soudain Ginji gémit et retint la main de son partenaire. Ban résista.

« Pourquoi tu ne veux pas ? Laisse toi aller bon sang… »

« Non…Non Ban si tu fais ça…Je ne pourrais plus m'arrêter… »

« Alors je ne vois pas pourquoi je me gênerais… »

Ginji se mit à gémir de plus en plus, et pour que son partenaire se taise, il bloqua ses mains et le força à ouvrir la bouche. Il plongea se langue dans la caverne humide qu'était celle de son coéquipier, l'empêchant ainsi de gémir plus et d'avertir des personnes qui pourraient passer à proximité de la Subaru. Au bout de ses minutes qui semblèrent une éternité pour Ginji et une seconde pour Ban, celui-ci se releva en sueur :

« Ginji…Excuse moi…Ginji… »

Et il reprit de plus belle.

Ce fut une nuit longue et agitée pour Madoka, Jubi, Uryû et Ginji. Chez elle, dans son laboratoire, Himiko savait que son parfum s'était déclenché. Elle entendait les gémissements de Madoka, les cris de Kazuki et les plaintes de Ginji grâce à des talkies-walkies déposés chez la violoniste, chez le Tisseur et dans la Subaru.

Voilà ce qui arrive quand on se moque de moi ! Ca vous apprendra a tous me sous estimer ! Surtout toi Ban, j'espère que cette petite « mise en bouche » te révélera ce que tout le monde voit, ce que tout le monde sait et que tu te caches désespérément.

Elle sourit à nouveau méchamment et reprit la fabrication de nouveaux parfums…

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Minute Ban :

On avance, on avance, on avance…. Alors vous en pensez quoi ? Pitié ne me descendez pas ! On parle pas assez du suicide d'auteurs de fic a cause des rewiews nulles !

Kazuki : Dommage… Dans ton cas on en aurait besoin…

HUMPF ! ( Yeux qui sortent de la tête)