Disclaimer : Twilight et tout les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.
Chapitre 4. A ce soir….
Comme d'habitude, je fus éblouie. Que pouvais-je faire d'autre que de rester devant lui, la bouche ouverte et les bras ballants ? Lui parler, non ? Heu ouais….
« Edward ! Tu…Tu m'as…Heu… » Bordel ! Y a deux minutes, je pouvais encore avoir une pensée cohérente ! « Ouais, enfin, je veux dire… » Le pli soucieux avait fait son retour sur son front et je me sentis rougir. Il allait définitivement me prendre pour une conne. Je passai nerveusement ma main dans mes cheveux et éclaircis ma voix. « Ouais, donc…Tu m'as attendue !? »
« Oui…Je commençais d'ailleurs à croire que tu étais partie par la fenêtre ! » Dit-il en souriant. Visiblement, il était soulagé.
« Ca risque pas…On est au 2e étage quand même ! »
« Oui…C'est vrai, j'oubliais… » Me répondit il en baissant les yeux et en passant lui aussi sa main dans ses cheveux. Se rendait il compte que je n'avais qu'une envie, lui sauter dessus, quand il faisait cela ?
« Hum…Tu…Tu voulais me parler ? » Autant essayer de faire avancer la conversation si je ne voulais pas me retrouver devant le tribunal pour attentat à la pudeur sur la personne d'Edward Cullen.
« Heu…Qui t'as dis que….Alice hein ? » Soufflât-il en levant les yeux au ciel. Je hochai la tête en me retenant difficilement de sourire. Il s'en aperçu et son sourire en coin que j'aimais déjà fit son apparition. « J'aurais du m'en douter….Elle veut toujours se mêler de tout ! » Je ne pouvais pas dire si cette dernière constatation l'énervait ou l'amusait. Peut être les deux en fait.
« Hum…C'est vrai que ça ne doit pas être facile à vivre tous les jours… » Lui répondis-je en fixant le sol. Si j'essayais de lui parler en le regardant droit dans les yeux, aucun son ne pourrait sortir de ma bouche.
« Tu n'imagines même pas à quel point. Même si on se dit que ça doit être bien pire pour Jasper ! »
« Ils sont toujours ensemble alors ? » Apparemment, les choses sont toujours les même chez les Cullen, point de vue sentimental.
« Oui, ils sont bien trop attachés l'un à l'autre pour songer à se séparer. Emmett et Rosalie aussi…Ainsi que Carlisle et Esmée si tu veux tout savoir… »
« Ben…Génial alors… Et…Toi….Tu…. ? » Ben voilà, je l'avais fait, je l'avais regardé droit dans les yeux pendant que je lui parlais !
« Je…? » Dit il en feignant de ne pas voir où je voulais en venir.
« Et bien… Hum…Est-ce que tu as…Enfin, est ce que tu es… » Au plus je m'enfonçais dans le ridicule, au plus il souriait. Mais merde, il pourrait faire un effort ce con ! Son attitude me permit néanmoins de terminer ma phrase « Tu es avec quelqu'un ? » Attaquais-je. A voir sa tête, j'avais soit été trop agressive, soit j'avais été trop directe. En même temps, il l'avait un peu cherché. Et puis, je devais avouer que ça m'intéressait, bien que le cas contraire m'ait étonnée.
« Non…Je ne suis avec personne. » Me répondit-il. Comme faisait-il pour être si calme ? Moi je devais avoir une tension qui devait approcher les 19 ! « Et toi ? »
« Non, personne. » Encore sous le choc du soulagement que j'avais ressenti après qu'il ait dit être célibataire, ma réponse fusa.
« Oh. Bon…Ben…Je dois y aller ! » Il avait l'air soudainement pressé de partir. « Je…On se voit plus tard, ok ? »
« Euh…Oui…Si….Si tu veux. » Il ne me semblait pourtant pas avoir dit quelque chose de mal.
« Génial ! » Il se pencha vers moi et remis une mèche de mes cheveux derrière mon oreille. Ce geste suffit à me chauffer à blanc. Putain ! Il n'avait fait que toucher mes cheveux…Il me sourit une dernière fois et avança dans le couloir. Je ne pus m'empêcher de toucher mes cheveux à l'endroit où ses doigts s'étaient trouvés il y avait quelques instants. Je le suivis du regard en me mordillant nerveusement les lèvres, mes yeux se fixant rapidement sur son admirable petit cul. C'était définitif, grâce à Edward Cullen, je devenais une véritable dépravée. Il avait fait une dizaine de mètres lorsqu'il se retourna, me forçant à relever les yeux brutalement.
« Tu crois que…Qu'on pourrait aller boire un verre un de ces jours ? » Me demandât-il. Et même plus que boire un verre si tu veux tout savoir…C'est peut être pas la peine de lui dire ça, Bella !
« Heu… Oui…Bien sûr ! » Évidemment, cette question ! « Quand tu veux ! »
« Ce soir, tu es libre ? » Dit-il en se rapprochant.
Devais-je faire semblant d'avoir d'autres occupations ? D'être super occupée, de ne pas accepter tout de suite comme le conseille si bien tout les magazines féminins ? La question méritait réflexion, mais il était là, devant moi, juste à quelques mètres. Et il attendait une réponse. Ma réponse. « Oui, j'ai rien de prévu. »
« Bien, je passe te prendre… » Oh oui, prend moi !! Non mais ça va pas ? « …vers 20 heures ? »
« 20 heures, très bien ! Tu veux que je te note mon adresse ? » Je venais de découvrir qu'il m'était impossible de dire non à Edward…Génial !
« Pas besoin, je connais le quartier où tu vis ! » Dit-il en se retournant. Il partit en me laissant là, avec un million de questions en tête. Mais seules deux étaient dignes d'intérêt. Comment savait il où j'habitais et surtout, qu'est ce que j'allais me mettre sur le dos ce soir ?
Je rentrai chez moi dans un état second. Il me restait quatre heures pour me préparer. J'avais rarement été aussi nerveuse à l'idée d'aller boire un verre avec un mec. Mais Edward n'était pas n'importe quel mec. C'était THE mec. Celui dont toutes les filles célibataires parlaient. Et même celles qui étaient officiellement en couple ne pouvaient résister à discuter de lui. Je ne m'étais pas vraiment intégrée dans un groupe, parce qu'après tout, je n'étais pas là pour ça et que, très honnêtement, je n'avais jamais été vraiment douée pour nouer des amitiés. Il n'empêche que j'avais des oreilles et qu'il m'était difficile de ne pas tendre l'oreille quand j'entendais son nom dans une conversation. De ce que j'avais pu entendre, il n'avait personne dans sa vie et ne s'était montré intéressé par aucune fille. Mais alors, pourquoi moi ? Qu'est ce que j'avais de plus que les autres ? Je n'étais pas spécialement jolie, pas spécialement intelligente, je n'avais aucun talent….J'étais dans la moyenne…Je pouvais passer totalement inaperçue. Alors, au risque de me répéter, pourquoi moi ?
Je sorti de ma voiture en claquant la portière un peu plus fort et beaucoup plus énervée que d'habitude. Edward Cullen était très loin de me laisser indifférente et je ne savais pas dire si ça m'énervait ou si ça m'enchantait. Je n'étais pas ravie de me rendre compte qu'il occupait mes pensées presque tout le temps. J'avais l'impression d'être une gamine quand j'attendais la fin des cours pour voir s'il était là ou pas. Le fait de sentir mon cœur se gonfler à chaque fois que je l'apercevais m'insupportait après coup. Totalement perdue dans mes pensées, je ne me rendis pas compte que j'étais arrivée devant la porte jusqu'à ce que je la percute de plein fouet.
« N'importe quoi ! » murmurais-je pour moi-même. Et en effet, c'était n'importe quoi. Je ne devais pas laisser Edward s'immiscer dans mon esprit de cette façon. Je ne pouvais pas. J'entrai chez moi en enlevant mes chaussures à l'aide de mes pieds et allai m'étendre sur mon lit. J'avais accepté d'aller boire un verre avec lui. Ca ne m'engageait à rien en fin de compte. Sauf qu'il fallait être vraiment très conne pour croire qu'on pouvait aller boire un verre juste pour discuter alors que la personne nous attire. Je n'aurais jamais du accepter. J'aurais du l'envoyer se faire foutre. J'aurais du…. J'aurais du le violer sur place oui ! Putain Bella, laisse pas tes hormones penser à ta place ! Mouais…Essaye plutôt de réfléchir sereinement. Question : Pourquoi Edward te met il dans un état pareil ?
Réponse : j'en sais rien !
Réfléchis Bella, tu peux mieux faire !
Et je t'emmerde aussi !
Pourquoi tu as peur de ce rendez vous ?
Je n'en sais rien !
Apparemment, je n'étais pas non plus très douée pour dialoguer avec moi-même. Je soufflai en tournant la tête et regardai la photo de Jake. Je me devais d'être honnête avec moi-même. Jake avait été toute ma vie et quand il était parti, j'avais pensé que plus rien ne changerait. Et maintenant, voilà qu'Edward se ramène et que je me remets à espérer pouvoir être heureuse de nouveau avec quelqu'un. Quelqu'un que je connais à peine soit dit en passant. Pouvais-je le laisser prendre cette place vacante ? Est-ce que je pouvais enfin faire face à la mort de Jake et prendre enfin conscience qu'il ne me reviendrait jamais ? Je savais qu'Edward ne remplacerait jamais Jake. Mais il pouvait peut être faire partie de ma vie malgré tout. Parce que je ne voulais pas qu'il soit un coup d'un soir. Parce que je voulais plus que du sexe avec lui. Parce que je ne le connaissais pas mais que j'avais envie d'apprendre tout sur lui. Parce qu'il y avait une telle douceur dans son regard que j'aurais pu passer ma vie à le regarder. Loin de me réjouir, cette pensée me fit peur pour ma santé mentale. Je devenais aussi mièvre qu'un épisode de la petite maison dans la prairie et ça ne me ressemblait pas du tout. A ce rythme là, je m'imaginerai bientôt en train de courir dans une forêt, vêtue d'une robe blanche et Edward me courant après….
J'allai prendre une douche et après avoir passé un long moment sous l'eau presque bouillante, je réussis à sortir de ma salle de bain, qui s'était transformée en hammam, et me dirigeai vers ma garde robe. Je jetai un regard désabusé face à mes vêtements, je devrais vraiment faire plus de shopping. Parce que là, qu'est ce que je pouvais bien me mettre ? Bon, étant donné que je me sens déjà super mal à l'aise quand je suis avec lui, autant ne pas en rajouter une couche ! Je me décidai pour un jeans bleu foncé, un t-shirt noir, avec ma veste en cuir par-dessus, ça devrait le faire. Question chaussure, je changeai mes habituelles Converses pour des boots noires à talons. Je songeai un instant à attacher mes cheveux mais j'y renonçai, vu le nombre de fois où je passai ma main dedans quand je me trouvai en face de lui, je ne me donnais pas cinq minutes avant de les détacher.
A partir de 19h50, je commençai à tourner en rond chez moi, allant voir toutes les deux minutes à la fenêtre si je n'apercevais pas sa voiture. Ce comportement m'agaçant, je me forçai à m'asseoir. Dieu que je devais avoir l'air bête assise sur mon canapé, fixant l'horloge de la cuisine et me balançant d'avant en arrière sans pouvoir m'arrêter. Bête et possédée. Il me rendait dingue.
Quand l'horloge indiqua vingt heures pile, je retins ma respiration, attendant le coup de sonnette fatal. A vingt heures une, je soufflai bruyamment. Peut être m'avait il posé un lapin ? Ca me permettrait de l'oublier plus facil…Et merde ! Le coup de sonnette. Je me levai et décrochai l'interphone.
« Oui ? » Dis-je dans un souffle.
« Je suis là. » me répondit-il. Le son de sa voix provoqua des frissons le long de ma colonne vertébrale. La soirée allait être longue.
« J'arrive tout de suite. » Je reposai doucement le combiné sur le socle. Mes yeux se posèrent sur mes mains. Elles tremblaient sans que je puisse m'en empêcher. Des papillons firent leur apparition dans mon ventre et j'avais chaud. Très chaud. Et merde….
Je dévalai les escaliers et c'est légèrement essoufflée que j'arrivai en bas. J'ouvris la porte et tombai presque dans ses bras. Je relevai la tête, prête à m'excuser quand je le vis inspirer profondément, le front plissé. J'inspirai à mon tour, cherchant la moindre mauvaise odeur que j'aurai pu dégager. Ce qui était ridicule, je venais de prendre une douche. Peut être n'aimait il pas l'odeur de mon gel douche à la fraise. Ca commençait bien !
« Wow, Bella, je ne m'attendais pas à une arrivée si…brutale ! » dit il en me faisant reculer. Je me rendis compte à cet instant que j'avais été dans ses bras jusqu'à présent et je rougis.
« Je ne pensais pas te trouver devant ma porte ! » répliquais-je.
« Et tu pensais me trouver où ? » dit il en souriant.
« Je dois avouer que tu es plus galant que la plupart des garçons que je connais. Je pensais te trouver dans ta voiture ! Surtout que ça cailles ce soir ! » Et il pleut en plus…J'ai peut être vu un peu léger moi niveau fringues !
« Comme quoi, la galanterie n'est pas perdue pour tout le monde. » En disant cela, il remit une mèche de mes cheveux derrière mon oreille. Je baissai les yeux en souriant car je ne pouvais pas soutenir son regard.
« Heu…ouais…hum…On y va ? » dis-je en parlant au trottoir.
« OK. Mademoiselle ? » Je relevai les yeux et vis qu'il me tendait le bras. Mon dieu ! Effectivement la galanterie n'est pas un vain mot pour lui. Je ne pensai pas que quelqu'un puisse faire encore ce geste au 21e siècle ! Néanmoins, je passai mon bras sous le sien et nous nous dirigeâmes vers sa voiture. Il m'ouvrit bien évidemment la portière et je m'installai à l'intérieur de l'habitacle. Le chauffage avait été monté à fond, et il avait à peine mis le contact que je crevais déjà de chaud. Nous roulâmes en silence pendant quelques minutes. Je regardai dehors, le regardant de temps en temps. Il était concentré sur la route et il avait intérêt d'ailleurs. Il roulait vite. Très vite. Comme j'appréciais la vitesse, ça ne me dérangeait pas plus que ça, bien que j'aimais le fait qu'il ne quittait pas la route des yeux. Et il ne risquait pas non plus de lâcher le volant. Il aurait voulu l'arracher qu'il n'y serait pas pris autrement. Ses mains déjà pâles blanchissaient encore plus au niveau des jointures. Peut être essayait il de se donner un genre, style « je suis un homme, un vrai, je roule super vite…. » Bien que ça m'aurait étonné venant de lui. Mais sait-on jamais…
« Tu sais, tu n'es pas obligé de rouler si vite, je suis pas spécialement pressée et j'ai pas de couvre feu ! » lâchais je en essayant de faire de l'humour.
« Oh ! Tu veux que je ralentisse ? J'aime la vitesse et je ne me rends pas toujours compte que je… »
« Non, pas de souci, je ne voulais pas que tu te sentes obligé de… » Pourquoi il a l'air aussi stressé alors ? « Oh, et puis, laisse tomber, c'est pas grave ! »
« Comme tu veux. » Il ralentit quand même mais resta dix kilomètres/heures au dessus de la vitesse autorisée. Le silence se réinstalla et je ne fis plus aucune tentative pour le briser. Mon estomac, par contre…
« Tu as faim ? » Bien vu Sherlock !
« Ben, disons que je ne serai pas contre l'idée de manger un bout ! » Et même un gros bout d'ailleurs, je crevais la dalle littéralement.
« On est arrivé, tu vas pouvoir manger. » dit il en se garant juste devant l'entrée.
« Génial… » Répondis-je en ouvrant ma portière et en descendant de la voiture. J'avançai seule jusqu'à la porte du restaurant. A croire qu'il avait prévu que je viendrai l'estomac vide.
« Tu permet ? » Il était arrivé à ma hauteur et tenait la poignée de la porte.
« Je t'en prie » dis-je en levant les sourcils. Sa galanterie m'exaspérait tout doucement. Il avança jusqu'au comptoir, ne me laissant d'autre choix que de le suivre. La serveuse se pencha exagérément en avant afin de ne rien lui cacher de son décolleté mais Edward n'y jeta même pas un coup d'œil. Peut être qu'il était gay en fin de compte ! Un peu douchée par son manque d'intérêt, elle nous conduisit au fond de la salle, vers un des box qui se trouvaient là. Je retirai ma veste avant de m'asseoir et la serveuse me l'arracha presque des mains. Je ne venais pas de me faire une copine ce soir ! Elle nous apporta les menus, me balançant presque le mien à la figure. Définitivement, elle ne m'aimait pas ! En même temps, je pouvais comprendre que le manque d'intérêt d'Edward soit énervant. Surtout qu'apparemment, c'était moi, son centre d'intérêt.
« Sale temps hein ? »
« Heu…Tu me parles vraiment de la météo là ? » Mais je sors avec mon grand père ou quoi ?
« Heu…Oui ? » dit il en grimaçant comme pour s'excuser.
« Ben oui, il fait froid et il pleut…Temps habituel pour Seattle ! Mais bon, ça peut pas être pire qu'à Forks !» Au secours, voilà que j'embraye sur la météo moi aussi !
« Forks…Ca fait un bail que j'y ai plus mis les pieds ! »
« Bah, rien n'a changé…et rien ne changera jamais là bas ! » dis je en souriant.
« Vous vous êtes décidés ? » Le retour de la serveuse minaudant, acte 2.
« Heu… » Je jetai un rapide coup d'œil au menu « Des raviolis aux champignons pour moi. Et un Coca »
« Rien pour moi, merci. » Lui répondit Edward sans la regarder. Comprenant que c'était perdu d'avance, elle renifla d'un air dédaigneux et s'en alla.
« Hum…Ca fait longtemps que tu vis à Seattle ? » Si je ne parlai pas, mon imagination allait prendre le dessus et elle s'avérait particulièrement osée quand j'avais Edward en face de moi. Autant éviter.
« Trois ans. On est venu s'installer ici après notre départ de Forks. » Répondit il.
« Et…je peux savoir pourquoi vous êtes partis ? »
« On va dire…raisons familiales. Et puis, Carlisle pouvait avoir un meilleur job ici et Esmée avait des propositions intéressantes. Elle s'occupe de décoration.»
« Oh. » Moi qui avais cru un instant que j'avais été la cause de leur départ…
« Je peux savoir ce qui te fais rire ? » m'interrogeât-il.
« Non, vaut mieux pas. » Ca va pas non ? Pas envie de passer pour une grosse égocentrique !
« OK….Et…Tu étudies quoi ? »
« La littérature. J'aimerai pouvoir devenir prof après. Et toi ? »
« Le droit. Mais ça a l'air pas mal la littérature. J'assisterai peut être à quelques cours pendant l'année. » OK, d'accord…J'avais déjà du mal à suivre certains cours et lui me parlai d'en suivre quelques uns pour le plaisir ? En plus d'être quelconque, j'allais passer pour une inculte à côté de lui. La serveuse interrompit la brusque descente de mon amour propre en apportant mon assiette. Ca sentait bon, j'avais faim, je me jetai dessus. Edward sourit en me voyant manger, surement parce que je devais donner l'impression de ne plus avoir avaler quoi que ce soit depuis 15 jours et même la serveuse sourit. Je trouvai cela bizarre et dés qu'elle eut tourné les talons, j'en parlai à Edward.
« Elle a peut être craché dedans » dis je en reposant ma fourchette.
« Non. Elle n'aurait pas osé. Elle tient trop à son job. » Dit il d'un air sur de lui.
« Comment tu peux le savoir ? » Répliquais-je en examinant un ravioli que j'avais piqué sur ma fourchette.
« Disons que…je suis assez doué pour….capter l'esprit des gens ?! » Heu…Quoi ???
« Tu peux développer ? »
« Ben…disons que je parviens facilement à décrypter l'état d'esprit d'une personne si tu veux. »
« Et qu'est ce que tu décryptes chez moi ? » Demandais-je en avalant un ravioli.
« Et bien… » Dit il en s'appuyant au dossier de la banquette « Tu as beaucoup souffert. Et tu as essayé d'oublier. Mais pas de la bonne manière. Et maintenant, tu essaye de faire face. Tu t'es forgée une carapace que tu dois casser maintenant pour pouvoir avancer dans ta vie.
« …. »
« J'ai tort ? » Il arborait un petit sourire satisfait, sachant très bien qu'il avait raison vu la tête que je devais faire. Je reposai doucement la fourchette, le ravioli toujours planté dessus. Je n'avais plus faim d'un coup.
« Que…Comment tu sais que… » Il me foutait les jetons oui !
« Tu as un visage très expressif. Ce n'est pas très compliqué de deviner ce que tu ressens. Là, je te fais peur. Mais tu n'as pas de raisons d'avoir peur. Je ne te ferai jamais de mal, Bella. »
« Disons que c'est un don assez…impressionnant. Mais t'as raison, je ne sais pas cacher si je suis triste ou heureuse. Et tu as raison aussi pour tout le reste d'ailleurs. » J'avalai une gorgée de Coca, j'avais la bouche sèche.
« Alors, ça me facilite pas mal la tâche non ? » Son sourire en coin refit son apparition et je fondis.
« Oui » Pouffais-je « C'est beaucoup trop facile avec moi ! »
La conversation se poursuivit beaucoup plus facilement par après. Il me parla de ses frères et sœurs, de ses parents, de son gout pour le piano et les langues en général. Je lui parlai de Forks, de Charlie, de ce que devenaient ceux qui avaient été en classe avec lui, bien qu'il ne montra qu'un intérêt poli pour ces derniers. Le temps passa affreusement vite en sa compagnie et il fallu que ma nouvelle copine la serveuse se plante devant notre table en toussant ostensiblement pour que nous nous rendîmes compte qu'il était temps pour nous de partir.
Il m'ouvrit bien évidemment la porte et s'empressa de passer devant moi pour m'ouvrir également la portière. Décidément, la galanterie faisait vraiment partie de lui. Ou alors, il était vraiment gay, mais je ne voulais pas y croire deux secondes !
Le trajet du retour se passa comme à l'aller, dans un silence total mais qui n'était plu aussi désagréable. Surtout parce que je me demandais s'il allait m'embrasser une fois que nous serions arrives devant chez moi. Vu l'heure tardive, il n'y avait presque personne sur la route et nous fûmes arrivés bien plus tôt que ce que j'aurais aimé. Il se gara, coupa le contact et se tourna enfin vers moi.
« Bon…ben…Merci pour la soirée. » Dis-je en faisant un effort pour me détacher de ses yeux.
« Ce fut avec plaisir. » Dit-il en ouvrant sa portière. Je m'apprêtai à ouvrir la mienne mais il avait été plus rapide que moi. Je sortis en levant les yeux au ciel mais j'étais malgré tout ravie qu'il fasse preuve d'autant d'attention à mon égard.
Il m'accompagna jusqu'à la porte et je cherchai un instant mes clés dans mes poches. Peut être que je les avais perdues ? Peut être qu'il allait me proposer de venir chez lui pour ne pas passer la nuit dehors ? Peut être que nous allions pouvoir faire…Et merde ! Elles étaient là !
« Les voilà ! » M'exclamais-je en les brandissant sous son nez dans un geste qui se voulait victorieux.
« On se voit demain ? » Me demandât-il. Raté pour la folle nuit d'amour apparemment !
« Oui, bien sûr ! » Je n'avais qu'une envie, me jeter sur lui. Mais j'avais l'impression que c'était lui qui devait faire le premier pas. Il passa sa main dans mes cheveux, je fermai les yeux, m'imprégnant du contact de sa main sur moi. il posa son front sur le mien en baissant la tête et je crus qu'il allait vraiment m'embrasser. Mais il soupira, comme s'il regrettait déjà ce qu'il allait faire, et fis un pas en arrière.
« A demain Bella. » Il s'éloigna et je le regardai regagner sa voiture. Il ne m'avait pas embrassée mais ça ne changeait rien à ce que je ressentais. Une soirée passée ensemble et je me rendais compte que j'étais en train de tomber amoureuse de lui.
Les notes (presques utiles) de l'auteure :
Je remercie déjà toutes celles grâce à qui j'ai eu mal aux mains à force d'applaudir mon écran. Merci les filles ! J'ai nommé : bellaagain, Mrs Esmee Cullen, So-Amel, indosyl, aude77, Amandine77, Letmesign23, Galswinthe, liliputienne31, twilight007, BellaSwan12, Bababbou Cullen, RUBIKA666, annecullen69, Chartelle, Buffy, chriwyatt et Emma555.
Un merci spécial à Ellen1882 qui traque mes fautes de frappes sans pitié et grâce à qui vous ne lisez pas des trucs du style "dasn" ou "Edrwad" ^^
Merci également aux vilaines qui me rajoutent en story alert ou même en author alert mais qui n'ont toujours pas compris que recevoir des reviews, c'est devenu ma dose d'héroïne perso ;-)
Merci aussi à ceux qui passent, lisent, apprécient peut être mais ne laisse pas de traces de leur passage....Serait ce de la timidité ?
Prochain chapitre la semaine prochaine !
