Chapitre 6.
POV Bella
Alors que je pensais avoir été trop rapide pour lui, je l'entendis prononcer mon nom. C'était comme si la foudre était tombée à mes pieds. Je ne pouvais pas croire ce que j'entendais. Je me retournais vers lui pour vérifier que je venais bien de vivre une hallucination auditive quand je le vis marcher vers moi. Je n'avais pas eu conscience d'avoir retenu ma respiration jusqu'à ce que la pression se relâche dans mes poumons. Il posa ses mains sur mes épaules et ce seul contact raviva les braises encore rougeoyantes du feu qui avait flambé en moi quand je l'avais embrassé. Je m'accrochai désespérément à sa veste de cuir, essayant de ne pas tomber. Il pencha la tête vers moi, je pouvais sentir le parfum si captivant de sa peau à cette distance. Je ne savais pas s'il gardait cet écart parce qu'il n'était pas encore sûr de ce qu'il allait faire ou si c'était parce qu'il voulait faire durer cet instant.
Tout ce que je savais, c'est que s'il restait comme ça encore deux minutes de plus, j'allais le violer sur place ! Je fermais les yeux, priant pour que je ne sois pas en train de faire une connerie, et mes lèvres rencontrèrent à nouveau les siennes. J'entrouvris légèrement ma bouche, l'invitant de cette manière à aller un peu plus loin. Il mit quelques instants à faire de même, comme s'il hésitait. Il caressa d'abord mes lèvres du bout de sa langue et après quelques secondes à peine, je n'en pouvais déjà plus. J'attrapais ses cheveux et l'embrassais presque violemment. C'en était plus que je ne pouvais supporter. Comment pouvais-je me retrouver dans un état pareil après un simple baiser ? Il recula brusquement et posa son front sur le mien. Il reprenait son souffle comme s'il venait de courir un cent mètres.
« Je…Je dois…Y aller » finit il par articuler. Bordel ! Je le savais !
« J'ai pas pu m'em…Je suis désolée. » dis je dans un souffle.
« Je…Pourquoi tu t'excuses ? » s'exclamât-il surpris en reculant sa tête. Ah ! Ben en fait, je me suis peut être trompée…
« J'ai peut être été un peu trop….rapide ?! » tentais je en essayant de déchiffrer l'expression de son visage.
« Je ne…Quoi ? Bella ! » Il allait m'engueuler ou quoi ? Il cala une mèche de mes cheveux derrière mon oreille. « Comment peux tu croire que… » Il ne termina pas sa phrase, se contentant de reposer son front sur le mien.
« Que… ? » Moi, curieuse ? Pas du tout !
« Que…Ecoute, je dois vraiment y aller. » Il déposa un chaste baiser sur mes lèvres et s'en alla sans se retourner. Je restais là les bras ballants, espérant qu'il allait encore une fois revenir vers moi. Bon, après qu'il soit rentré dans sa voiture, mon espoir diminua quelque peu. Je dus attendre que sa Volvo disparaisse dans la circulation pour pouvoir rentrer chez moi.
Une fois à l'intérieur de mon appartement, je déposais mon sac sur la table et restais là un moment à le fixer bêtement. J'avais l'impression que toutes les cellules de mon cerveau étaient concentrées uniquement sur Edward Cullen. Sur ce que j'avais ressenti quand il m'avait…Enfin, quand je l'avais embrassé. Il me semblait que j'avais encore le gout de ses lèvres sur les miennes. Je passai mes doigts dessus, comme si, de cette façon, je pouvais revivre cet instant. Je devais ressembler à une mauvais actrice dans une série de l'après midi. A cette idée, ma dignité reprit le dessus et je m'installais à mon bureau pour travailler.
Trente minutes plus tard, j'étais toujours en train de rêvasser devant mon écran. Cette journée avait été….Merveilleuse ? Trop rapide ? Trop courte ? Trop idéale ?
Quand il était apparu devant moi à la bibliothèque, j'en avais eu le souffle coupé et remerciais rapidement la providence de ne pas avoir encore mordu dans mon sandwich. Me retrouver en train de mastiquer mon jambon beurre devant Edward aurait été dans le top 10 de mes humiliations personnelles. J'avais réussi à contrôler plus ou moins les pensées qui me venaient habituellement quand je me retrouvais en sa compagnie jusqu'à ce qu'il me propose de m'aider pour mon cours de philo. Je dois avouer que la première chose qui m'était venue à l'esprit était loin de ce qu'il m'avait proposé, à savoir d'assister au cours avec moi. Le cours était passé encore plus lentement que d'habitude….tout en passant à une vitesse folle. Je savais que c'était totalement contradictoire mais je ne savais pas comment l'expliquer autrement. Le fait d'être à côté de lui était une torture et un réel bonheur en même temps.
Une torture parce que je n'étais pas dans ses bras, parce que je ne pouvais pas passer ma main dans ses cheveux comme j'en avais envie, parce que chaque centimètre carré de ma peau réclamait le contact avec la sienne.
Un réel bonheur parce que j'étais tout simplement à ses côtés, parce qu'à chaque fois que j'inspirais, c'était son odeur que je respirais, parce que chaque minute passée avec lui me donnait la sensation que tout était possible. Et surtout parce que je pouvais le regarder tant que je voulais. Enfin, j'essayai quand même d'être discrète. Je dessinais sur ma feuille et quand cela m'était possible, je le regardais… Jusqu'à ce que je me fasse gauler comme une bleue. Quand j'avais croisé son regard, je m'étais retrouvée comme une andouille, la bouche ouverte, cherchant désespérément une excuse valable. Mais mon cerveau était en mode veille. Comme je risquais d'avaler une mouche si je restais comme ça, j'avais refermé ma bouche et ma panique avait complètement disparu quand il m'avait souri. Toute pensée rationnelle avait aussi disparu de mon cerveau quand il avait remis une mèche de mes cheveux derrière mon oreille.
Et quand il m'avait proposé de me ramener jusque chez moi, j'avais accepté tout de suite. J'aurais tout donné pour passer un peu plus de temps avec lui. Même si je devais sans arrêt réfréner mon envie de lui sauter dessus.
Nous avions tous les deux gardés le silence durant tout le trajet. Je ne savais pas quoi lui dire, tout simplement. Enfin si, je savais ce que je voulais lui dire…Mais comme c'était « interdit au moins de 18 ans », il valait peut être mieux que je m'abstienne !
Et puis…Et puis, il m'avait embrassé…Ou je l'avais embrassé, de toute façon, le résultat était le même : nous nous étions embrassés et je ne savais plus où j'en étais.
Quel était le mot exact pour retranscrire ce que je ressentais à cet instant ? Je n'en savais rien et cela n'avait pas beaucoup d'importance. Je pris appui sur le dossier de ma chaise et fermai les yeux. Mauvaise idée vu le genre d'images qui s'imposèrent à mon esprit. Sortais-je réellement avec Edward Cullen ? D'ailleurs, qu'est ce que je ressentais exactement pour lui ? Evidemment, je pensais en être amoureuse, et, très sincèrement, je ne voyais pas comment il aurait pu en être autrement. Le décrire comme parfait était encore en dessous de la vérité. Tout chez lui me plaisait. Même sa retenue envers moi me plaisait, c'est dire ! Ce premier baiser échangé avait été…Pffft, quoi qu'il ait été, il m'avait fait un effet que je n'avais encore jamais ressenti…Même avec Jake. Et ça me faisait peur. Je ne voulais pas remplacer Jake. Je ne voulais pas l'oublier. Je devenais dingue à force de me poser ces questions, à force de me casser la tête sur le sujet. Est-ce qu'il m'était impossible d'être avec Edward et de ne pas me sentir coupable envers la mémoire de Jacob ? Est ce que le fait de me poser ces questions prouvait simplement que je n'étais pas encore prête à passer à autre chose ?
Raaaahh Bella, bordel ! Est-ce que tu ne peux pas arrêter de te prendre la tête et de voir simplement où tout ça va te conduire ?
Euh…C'est possible ça ?
Oui
Sans déc' ?
Sans déc'!
Vu sous cet angle…Je laissai alors le souvenir d'Edward se penchant vers moi envahir mon esprit. Bon, vu l'état dans lequel je me retrouvais, ce n'était peut être pas une bonne idée. Surtout qu'il n'était pas là pour y changer quelque chose !
Le reste de la soirée se passa de la même façon. J'essayai tant bien que mal de me concentrer sur ce que je faisais mais je me retrouvais inlassablement à m'imaginer à quoi pouvait ressembler Edward sans ses fringues. Après avoir mangé des pâtes carbonisées, j'allai prendre ma douche. Je restai sous l'eau chaude, presque bouillante, jusqu'à ce que je sente tous mes muscles se détendre les uns après les autres. Quand je sortis de la cabine, ma salle de bain ressemblait à un hammam… Même ma peau dégageait de la vapeur !
Je me laissai tomber dans mon canapé, encore enroulée dans mon essuie quand je remarquai que mon répondeur clignotait. Je me redressai et appuyai sur la touche.
« Bella. » Même sur un répondeur, sa voix était parfaite ! « Je suis désolé d'être parti comme ça mais… » Aie ! Aie ! Aie ! « …Je…Je devais y aller, un truc à régler. » Mais encore ? «Euh…Ouais…Enfin, c'est juste pour te dire que je serai chez toi vers huit heures demain…Euh…Tu peux me rappeler pour me dire si ça te va ? A tout à l'heure… Au fait, c'est…Hum…C'est Edward ! »
Comme si je pouvais ne pas reconnaitre sa voix! J'avais déjà des frissons dans le ventre rien qu'à l'entendre hésiter….Je m'installais plus confortablement, prête à pianoter son numéro sur le combiné sauf que…Je n'avais pas son numéro ! Bordel de merde ! Le seul point positif, c'est que mes frissons avaient disparus ! Je jetais le combiné au loin sur la moquette en soufflant bruyamment. Avec mon bol, il allait croire que je ne voulais plus qu'il me serve de chauffeur. Fais chier ! Je venais à peine de me laisser tomber en arrière quand le téléphone sonna. Je me précipitai pour ramasser le combiné quand mon essuie tomba. Je me pris bien évidemment les pieds dedans et tombai lourdement et pas du tout gracieusement à terre.
C'est en jurant, toujours pas gracieusement, que je décrochai.
« Bella ? Tout va bien ? » Oh mon dieu ! Fallait que ce soit mon père !
« Ca va Char…Papa. C'est juste que je viens de tomber, c'est tout. »
« Laisse moi deviner, tu t'es pris les pieds dans la moquette ? »
« Ah ! Ah ! Ah ! Très drôle papa ! »
« Oui, je sais que mon sens de l'humour est irrésistible ! Bon, tes cours, comment ça va ? »
« Ca va… Juste les cours de philo qui sont d'un ennui mor… » Bipbipbipbip…Ah tiens, double appel…Merde, Edward ! « Papa, faut que je te laisse, j'ai un autre appel ! »
« Ouais, je vois que tu oublies déjà ton vieux père ! »
« Mais non papa, c'est pas ça mais c'est… » Lui dire qui c'était n'était peut être pas une bonne idée. « C'est une fille qui suit un cours avec moi et…on a un devoir à rendre. C'est tout. »
« Ok, ok….Oublie pas de m'appeler quand tu auras le temps alors…La maisons est vide sans toi… » Ooooh pitié, pas de couplet culpabilisateur !!!
« Ok, Papa, faut vraiment que je répondes là ! »
« Bien ! A plus alors ! »
« Bonne nuit papa ! »
« Bonne nuit Bell's »
J'appuyais sur la touche pour reprendre l'appel mais Edward, en supposant que ce soit bien lui, avait déjà raccroché. Ce qui n'avait rien d'étonnant après tout. Merci Charlie !
J'allai jusqu'à ma chambre, le combiné en main au cas où et me mis en pyjama. Je me couchais et posais le téléphone à côté de moi. Peut être que si je le regardais suffisamment longtemps, il allait sonner…Bon, si je commençais à croire que je pouvais faire sonner un téléphone uniquement grâce à la force de ma pensée, c'était bien plus grave que je ne pensai !
Quand je me réveillais, il était 6h30 et je serrais mon téléphone comme un doudou. Je passais une main sur mes yeux comme pour effacer le ridicule de la situation. Je me redressais et déposais le téléphone sur ma table de chevet. Je n'avais qu'une envie, me recoucher sous ma couette, mais si Edward ne venait pas me chercher, je devrais prendre le bus et arriver en retard à mon premier cours.
Quand j'ouvris mes tentures, je n'en revins pas. Sa Volvo était là. Et lui aussi. Appuyé nonchalamment contre sa voiture, il semblait ne pas souffrir du froid qui devait certainement régner à cette heure si matinale. Qu'est ce que je devais faire ? Il ne m'avait pas encore vue, je pouvais donc très bien faire comme si je ne l'avais pas vu moi aussi. Parce que si je le faisais monter, ça voulait dire que j'allais prendre ma douche alors qu'il se trouverait dans la pièce juste à côté. Mais d'un autre côté, je voulais savoir aussi pourquoi il était déjà là alors qu'il m'avait dit qu'il viendrait pour huit heures. A moins que…
Oh et puis merde ! Je voulais le voir, je voulais lui parler, après tout, je pouvais très bien me maitriser en sa compagnie !
J'essayai de me coiffer rapidement en passant ma main dans mes cheveux et ouvris la fenêtre. Le froid s'engouffra immédiatement dans ma chambre et me piqua le visage. Edward avait relevé la tête et me souriait déjà.
« Je peux savoir ce que tu fais là ? » dis je en souriant à en avoir mal aux joues.
« Et bien…Tu ne m'a pas rappelé, donc je ne savais pas à quelle heure je devais venir. Et puis, je me suis dit que ça ferait plaisir de déjeuner avant d'y aller ! » me répondit il en brandissant un sac en papier. Que pouvais-je demander de plus ? Edward Cullen m'apportait le petit déjeuner chez moi…Je me pinçais violemment le bras pour être sûre que je ne rêvais pas. Bon, soit je ne rêvais pas, soit je vivais un rêve très réaliste et j'étais bonne pour avoir un bleu à mon réveil !
Je sursautais quand j'entendis la sonnette. Je jetais un dernier regard par la fenêtre pour m'assurer que c'était bien lui. Comme c'était le cas, je me précipitais vers l'interphone pour lui ouvrir la porte. Je posais mon front contre le mur, histoire de reprendre une certaine contenance. J'essayais de respirer le plus calmement possible et de me détendre. La seule chose à laquelle j'étais capable de penser, c'était qu'il m'embrasse aussitôt qu'il aurait franchi ma porte. Merde ! Je venais de me lever, je n'étais donc pas encore passée par la salle de bain. Je pouvais totalement envisager qu'il me prenne dans ses bras alors que je n'étais pas encore passée par la douche, mais absolument pas qu'il m'embrasse sans que je me sois brossé les dents !
J'entrouvris la porte et couru jusqu'à la salle de bain. J'aurais l'air totalement ridicule, mais tant pis ! Tout, plutôt qu'avoir une haleine digne d'un chacal mort !
J'avais la bouche remplie de dentifrice quand je l'entendis entrer. Je me dépêchai de cracher dans l'évier, histoire d'avoir l'air un minimum présentable. Alors que je jetai un coup d'œil au miroir pour vérifier que je n'avais pas encore du dentifrice quelque part, je le vis qui me regardait. Le rouge me monta automatiquement aux joues et je souris bêtement en haussant les épaules.
« J'ai posé ton petit déjeuner sur ta table. Tu aimes le chocolat au moins ? »
« Euh…Oui… » J'agrippai l'évier pour éviter de tomber dans les pommes. Edward était trop….trop….Tout ! Il était déjà beaucoup trop parfait pour moi. Il portait un jeans bleu délavé et on voyait au premier coup d'œil que ce n'était pas de l'usure. Un pull beige moulait légèrement son torse. Suffisamment pour que je puisse admirer la ligne discrète de ses pectoraux. Une veste en cuir noir, bien trop légère pour la saison était pliée sur son bras. J'avais le souffle coupé. Il était éblouissant et pas du tout en accord avec ma salle de bain !
« Bon…ben je te laisse te préparer alors ! » dit il en sortant de la salle de bain.
« Ok » parvins-je à articuler. Une fois la porte refermée et après avoir compté jusqu'à dix, je ne pus m'empêcher de sauter partout en hurlant silencieusement. Ce n'était plus du sang qui coulait dans mes veines mais uniquement de l'adrénaline. Je sautais littéralement dans ma douche, en sortis tout aussi précipitamment et enfilai mon peignoir. Mes vêtements étaient restés dans ma chambre et je devais passer devant Edward pour y arriver. Peut être que ma tenue lui donnerait des idées ?
Je passai devant lui en lui souriant bêtement et en lui faisant un petit signe ridicule de la main. Si j'avais eu la moindre chance avec lui, c'était définitivement fini ! Non mais quelle conne !
A ma plus grande surprise, il était encore là quand je sortis de ma chambre. Il était assis à la table de la cuisine, les bras croisés sur sa poitrine. Je tirais l'autre chaise et m'installai en face de lui.
« Je me suis permis de te prendre un café, je ne savais pas si tu avais une cafetière….Tu aimes le café au moins ? » dit il en posant ses coudes sur la table.
« Alors, heu, oui et oui, j'ai une cafetière mais mon café ne vaut pas celui de Starbucks ! » répondis-je en enlevant le couvercle du gobelet. Je mordis dans un des pains au chocolat qu'Edward avait apporté. La proximité de son corps me rendait nerveuse, sans que je sache pourquoi. Enfin, si, je savais pourquoi. Je n'avais qu'une envie, me lever, m'asseoir sur ses genoux, passer mes mains dans ses cheveux, descendre le long de son torse et coller mes lèvres sur les siennes. Autrement dit, j'étais pas dans la merde !
« Quelque chose ne va pas ? » Hein ? Quoi ? Qu'est ce qu'il y a ? Oh merde ! Edward me regardait fixement, le front soucieux. Je pris conscience que j'avais complètement déchiqueté le pain au chocolat.
« Non, rien, tout va bien…C'est juste que… Enfin, non, rien, laisse tomber ! » Soupirais-je en m'appuyant sur le dossier de ma chaise.
« Bella, est ce que tu crois sincèrement qu'en me disant ça, je vais effectivement laisser tomber et passer à autre chose ? » Il souriait à présent et s'appuya lui aussi sur sa chaise.
« Oui ? » tentais-je « Bon, ok, non, c'est juste que …Que…Que…. » Bordel, je savais encore parler il y a deux minutes !
« Que ? » Il se redressa et prit mes mains dans les siennes. Les siennes étaient gelées.
« T'as les mains glacées ! T'aurais pas du attendre dehors, ça caille ! »
« Oh, c'est que… J'ai toujours froid, c'est de famille, alors, pas la peine de t'inquiéter ! Donc, tu disais ? » Il retira quand même ses mains et les coinça sous ses bras.
« Je ne sais pas…C'est…Je me demande toujours ce que tu me trouves, c'est tout. » je me rendais compte à quel point e que je venais de dire paraissait présomptueux. Aux dernières nouvelles, il n'avait encore rien dit qui laisse entendre que je lui plaisais vraiment. A part m'embrasser, mais là encore, c'est plutôt moi qui l'avait embrassé.
« Wow et bien disons que…que…que… » Il balbutia, ce qui me fit plaisir car je n'étais plus la seule à être ridicule comme ça.
« Que ? » l'interrompis-je en souriant.
« Et bien, que tu me plais, c'est tout. Je dois dire que… » Il passa une main dans ses cheveux. « Je ne comprend pas très bien moi-même mais j'ai l'impression que je ne suis bien que quand je suis près de toi. » Il termina sa phrase en fixant un point derrière mon épaule. Bon, entre lui qui n'osait pas me regarder et moi qui me sentait devenir rouge, on devait avoir l'air complètement cons tous les deux.
« Je…Je…C'est la même chose pour moi, Edward. » En lui avouant ce que je ressentais, je senti un grand poids s'enlever de ma poitrine. Du soulagement aussi. Maintenant, il savait.
« C'est vrai ? » Il plongea ses yeux dans les miens et je me noyai un instant dans l'intensité de son regard. Je déglutis péniblement.
« Oui » Ma voix s'étrangla.
« Tu devrais aller te préparer, on va bientôt devoir y aller. » La chaleur de son sourire démentait l'indifférence de sa phrase et j'hochais la tête en me levant.
Je me mis à rassembler mes affaires. Je passai et repassai devant Edward, qui me regardait m'affairer comme si j'étais en train de faire la chose la plus passionnante du monde. Je sentais le poids de son regard sur ma nuque. Mais j'avais besoin de sentir autre chose que son regard. Je voulais sentir ses lèvres sur les miennes, sa peau contre la mienne, ses mains sur…un peu partout pour être honnête !
Je me retournais brusquement et me retrouvais face à lui. Je ne l'avais pas entendu approcher. Ma respiration s'accéléra. J'avais l'impression que mes poumons venaient de doubler de volume. Son haleine fraîche emplissait mon nez. Il effleura légèrement mes cheveux du bout de ses doigts, son autre main se plaçant derrière ma nuque. Ses lèvres ne se trouvaient plus qu'à quelques centimètres des miennes. Il me sourit quand à mon tour, je passai mes mains dans ses cheveux. Je fis glisser mes doigts le long de sa mâchoire. Il ferma alors les yeux et posa son front sur le mien. Je posais mes mains sur son torse alors qu'il faisait glisserses mains jusqu'à ma taille. Je m'appuyais de tout mon long contre lui et fermai les yeux à mon tour. Je remarquais que nous respirions au même rythme. Je n'allais pas tenir longtemps sans l'embrasser mais je voulais que ce soit lui cette fois ci qui fasse le premier pas. Histoire de confirmer ce qu'il m'avait dit un peu plus tôt. Je n'eus pas à attendre longtemps. Ses lèvres se posèrent sur les miennes. D'abord tout doucement mais il montra rapidement plus d'empressement. Ses mains pétrissaient ma taille tandis que les miennes agrippaient ses épaules. Sa langue pénétra enfin dans ma bouche, jouant avec la mienne. Perdant toute retenue, je me tortillai contre lui et le senti rapidement durcir. Je frottais sans vergogne mon bassin contre le sien. J'allais être bonne pour changer de culotte mais avec un peu de chance, Edward m'épargnerai cette tâche en l'enlevant lui-même…
J'appuyais sur ses épaules et avançais en direction de ma chambre. L'avantage d'habiter un si petit appartement se révélait aujourd'hui : il ne me fallait pas beaucoup de temps pour passer d'une pièce à l'autre !
Nous tombâmes sur mon lit sans cesser de nous embrasser. Ses mains se glissèrent sous mon pull et je me redressais, quittant ses lèvres à regret, pour l'enlever. Je l'envoyai valser à l'autre bout de la chambre.
« Tu me crois si je te dis que tu me rend dingue ? » Je ne lui laissai pas le temps de répondre et retombais sur lui, ma bouche se collant sur la sienne. J'avais l'impression que ses caresses laissaient des trainées brulantes sur ma peau. Je pouvais sentir son sexe déjà dur à travers son pantalon. Et d'après ce que je pouvais en sentir, je ne risquai pas d'être déçue !
« Oooooh Bella ! »Il me fit basculer sur le dos et je me retrouvais en dessous de lui. J'entourais sa taille de mes jambes et passais mes mains sous son pull. Sa peau était nue en dessous et je ne pus m'empêcher de planter mes ongles dans son dos. C'était tout simplement trop fort. Trop irréel. Je ne pouvais quand même pas déjà être au bord de l'orgasme uniquement grâce à ça ?! Mais si on prenait en compte qu'il gémissait autant que moi, c'était peut être possible après tout. Et réciproque, ce qui me faisait énormément plaisir, s'il était besoin de le signaler. Cela suffit à me décider. Je fis glisser mes mains le long de son dos et les fit passer sur son ventre. Je glissais mes doigts sous son jeans et défis le premier bouton.
Avant que j'aie eu le temps de me rendre compte de quoi que ce soit, il s'était déjà redressé, alors que j'étais encore couchée, les jambes écartées.
« Je…Qu'est ce…J'ai fait quelque chose de mal ? » Il ne me répondit pas, se contentant de ramasser mon pull et de me le tendre. Je sentais les larmes venir mais je ne voulais pas pleurer devant lui. Pourquoi m'avait il dit qu'il n'était bien que quand il était près de moi si c'était pour me rejeter vingt minutes après ?
« Je suis désolé Bella…Je…. » Il n'osait même pas me regarder.
« Dégage ! » Murmurais-je sans le regarder et en serrant mon pull contre moi.
« Bella, écoute…. »
« Dégage Edward ! » dis-je un peu plus fort.
« Laisse-moi-t'expli… »
« Fous le camp de chez moi ! » hurlais-je. Je fermai les yeux parce que si je les gardais ouverts, je ne pourrais pas m'empêcher de le regarder.
Ce ne fut qu'une fois que j'entendis la porte claquer que je laissai mes larmes couler.
Les notes (presque) utiles de l'auteure
Je sais, je suis une méchante sans pitié....Mais c'est Edward Cullen ! Pas n'importe quel acteur anglais chevelu (chouchou, tu sais que je t'aime quand même !)
J'espère que vos réveillons se sont bien passés, pour ma part, j'ai eu du mal à m'en remettre (Noyel, trop mangé, Nouvel an, trop fêté ^^)
Un énorme merci à mes courageuses revieweuses sans qui ma boite mail serait un désert sans fin (j'en fais un peu trop là, non ?) j'ai nommé : bichou85, indosyl, bellardtwilight, chriwyatt, RUBIKA666, Bababbou Cullen, chartelle, Letmesign, Voodoooo, annecullen69, ecathe38, Kacie27, Buffy, Sweetmeli, SolN, Galswinthe, clairew59, alice n' tom et bellaagain.
Ça me fait plaisir d'écrire pour la première fois le nom de certaine d'entre vous. Vous sortez de l'anonymat pour mon plus grand plaisir d'ailleurs !
Merci également à Ellen1882, traqueuse de fautes en tout genre et d'oubli de mot ^^ !
Merci aussi (ben oui, quand même) aux vilaines qui me lisent mais qui n'ont toujours pas compris qu'appuyer sur le bouton vert équivalait à me foutre une bonne humeur du feu de dieu toute la journée ! Pensez à mon moral les filles (les mecs ?) !!!
Merci aussi à celles/ceux ? qui m'ont ajoutées en alert !
Prochain chapitre pour je sais pas quand mais la semaine prochaine normalement.
