Disclaimer : Twilight Bla Bla Bla Stephenie Meyer

Chapitre 9. Consentements

J'étais assise sur mon canapé, attendant le coup de sonnette qui annoncerait que le calvaire de l'attendre prenait fin. Quatre mois avaient passés depuis que j'avais rencontré les Cullen presqu'au complet. Alice était devenue véritablement une amie, Jasper semblait m'apprécier malgré sa perpétuelle retenue, Emmett m'avait à la bonne et risquait de mourir de rire à chaque fois que je me rendais ridicule grâce à ma maladresse légendaire. Quant à Rosalie, j'avais l'impression qu'elle s'empêchait de se rapprocher de moi. Mais nos rapports étant toujours cordiaux, ça ne me posait pas trop de problèmes. Je ne voyais pas souvent Carlisle quand je me rendais chez eux, par contre, Esmée se montrait d'une gentillesse incomparable.

Edward se montrait toujours aussi attentif, gentil et aussi parfait mais il n'avait pas bougé d'un pouce en ce qui concernait ses fameux principes, qui commençaient d'ailleurs à me gonfler sérieusement. Notre relation n'avait plus grand-chose en commun avec ce que j'avais connu jusqu'ici. Tout était si simple et pourtant si fantastique. Mon cœur battait toujours aussi fort quand je le voyais apparaitre au détour d'un couloir sur le campus, mes genoux tremblaient toujours aussi fort quand il venait vers moi en affichant son sourire si particulier. Je l'aimais encore plus qu'avant, si cela était possible. Ca en devenait presque douloureux. Et la distance presque physique qu'il maintenait entre nous n'arrangeait rien. Ce n'était plus seulement l'envie de son corps que je pouvais effectivement ressentir au début. Non, c'était bien plus que ça. Je ne voulais plus m'envoyer en l'air avec lui. Je voulais faire l'amour avec lui jusqu'à ce que j'en crève, uniquement pour lui montrer à quel point je l'aimais, à quel point ma vie avait été transformée grâce à lui.

Je me levai et allait chercher un verre d'eau dans la cuisine. Je finissais de le remplir lorsque le téléphone sonna. Evidemment, je lâchai le verre qui tomba sur le sol. Pas de casse mais de la flotte partout…Pfffttt ! Je sautai par-dessus la flaque, me rattrapai de justesse à une chaise et courus jusqu'au salon.

« Bell's ! Qu'est ce que tu as encore cassé ? »

« Qu'est ce qui te fait croire que j'ai cassé quelque chose d'abord ? »

« Je te connais chérie, c'est tout ! »

« Je n'ai rien cassé ! Faut croire que tu ne me connais pas si bien que ça papa ! »

« Tu t'es pris les pieds dans un tapis ? » Je pouvais savoir qu'il souriait rien qu'en entendant sa voix.

« Même pas ! » répondis-je d'un ton triomphant.

« J'y suis ! Tu as renversé quelque chose ! » Et merde !

« Bon, qu'est-ce que tu veux à part te moquer de ta fille et de sa maladresse…qui doit certainement être génétique ! » Ajoutais-je d'un ton mi féroce, mi amusé.

« J'en étais sûr ! » Il éclata de rire. « Je voulais juste prendre de tes nouvelles. Et de celles d'Edward bien entendu ! »

« On va bien tous les deux. Merci ! »

« Bella ! Tu ne m'as plus donné de nouvelles depuis Noël ! Ne me dis pas qu'il ne s'est rien passé depuis ! »

« Ecoute papa, je viens de commencer le second trimestre et j'ai quelques cours qui ne sont pas franchement de la tarte. Mes journées se résument à étudier et voir Edward quand je peux. C'est pas vraiment varié tu sais ! »

« Bah, du moment que tu t'en sors…Et je suis certain que tu t'en sors haut la main ! »

« Papa, écoute, Edward va bientôt arriver et j'aimerai… »

« Ok, tu oublies ton vieux père, je comprends, rassure-toi mais fais moi plaisir… »

« Tu sais très bien que ce n'est pas vrai ! Qu'est ce que tu veux ? »

« Quand tu te rendras compte que tu ne te souviens plus de mon numéro de téléphone, appelle-moi ! »

« Très drôle Charlie ! Très drôle ! Bonne soirée quand même ! » Charlie riait tellement que je ne compris pas un traitre mot de ce qu'il me disait mais j'espérais que c'était au revoir parce que je raccrochais.

Charlie semblait adorer Edward… Et je n'allais pas le lui reprocher !

Flashback

Une semaine après avoir rencontré ses parents, nous nous dirigions vers Forks. J'avais prévenu Charlie que je ne viendrais pas seule, que oui, c'était un garçon, que oui, il me plaisait beaucoup, que non, il ne pourrait pas garder son flingue à portée de main et que oui, je lui en voudrais énormément s'il lui arrivait quelque chose…N'empêche qu'en montant dans la voiture, j'étais aussi nerveuse que si j'allais passer un examen. Contrairement à Edward qui affichait une décontraction des plus irritante. J'étais déjà prête à passer le voyage à souffler d'exaspération lorsqu'il se pencha vers moi pour me dire bonjour. Ses lèvres ne firent que se poser sur les miennes mais cela suffit à me calmer un peu. Quand il démarra et qu'il posa sa main sur ma cuisse, j'étais aussi zen qu'un moine bouddhiste. Enfin…un moine bouddhiste avec une libido !

Vu la vitesse à laquelle il roulait, le trajet fut particulièrement court. Je n'avais jamais réalisé à quel point Forks me manquait. C'est en voyant les arbres commencer à devenir plus nombreux et en retrouvant cette teinte verdâtre qui colorait tout et n'importe quoi ici, que j'en pris pleinement conscience. Je rentrais chez moi. Bon, ok, pour un weekend. Je me redressai en souriant de moi-même. Edward me regardait et sourit à son tour. Je ne parvenais toujours pas à réaliser que nous étions bel et bien ensemble. Il était le premier que j'allais présenter officiellement à Charlie depuis la mo…Après Jake. Et j'avais rencontré ses parents. Quand j'y pensais avant de m'endormir, je trouvais ça trop rapide, que tout allait trop vite. Et puis, il suffisait que je le voie pour que tous mes doutes s'envolent.

Il se gara devant la maison et je me dépêchai de sortir de la voiture avant qu'il n'ait eu le temps de venir ouvrir ma portiè je pouvais lui reprocher une chose, c'était sa galanterie digne du 18e siècle. Je devais reconnaitre qu'il m'arrivait de trouver ça agréable quelquefois mais à la longue, ça me tapait sur le système. Je lui adressai un petit sourire triomphant et il leva les yeux au ciel en souriant lui aussi. Il sortait mon sac du coffre lorsque la porte de la maison s'ouvrit pour laisser apparaitre un Charlie qui se demandait visiblement comment il devait réagir. Je ne pus m'empêcher de courir jusqu'à lui, sans manquer de m'étaler à cause d'une marche et tombai dans ses bras. Il resta un moment les bras le long du corps mais finit par les refermer autour de moi.

« Bell's…Tu m'as manqué ! » Il recula un peu et prit mon visage entre ses mains. « Tu sais que le téléphone ça existe ? Je pensais que tu savais t'en servir ! » Allez ! Les reproches !

« Papa ! Tu préfères pas que je me consacre à mes études ? »

« Ce ne serait pas plutôt ça, tes études ? » demandât-il d'un air narquois en désignant Edward.

« Ah ! Ah ! Très drôle Charlie ! »

« Bon, présente le moi tant que je suis pas armé ! » Il descendait déjà les escaliers du porche quand je le retins par la manche de son pull.

« Charlie, tu m'as promis ! » soufflais-je. Il n'allait pas déjà commencer ? Si ?

« Je plaisante Bella ! Panique pas comme ça ! » Alors qu'il se dirigeait vers Edward, je soufflai un bon coup. Pourvu qu'il reste calme…Et correct !

Malgré mes prévisions presque apocalyptiques, le weekend se déroula merveilleusement bien. Charlie ne manquât pas d'éloge sur Carlisle, il questionna Edward de façon civilisée et sembla même l'apprécier. Un vrai miracle ! J'avais eu un peu peur parce que nous allions dormir ensemble pour la première fois et je ne savais pas comment Charlie allait réagir. Ni même Edward en fait ! Charlie avait fait semblant de rien de tout le weekend. Quant à Edward…

La première nuit, nous étions monté ensemble, après avoir regardé un match de base ball à la télé avec Charlie. Il m'avait attendue dans ma chambre pendant que j'allais dans la salle de bain pour me changer. Quand j'étais revenue, je l'avais trouvé couché sur mon lit, tendant les bras en une invitation silencieuse. Ne voulant pas prendre le risque de m'éclater la tête dans la moquette, j'avais réfréné mon envie de courir me jeter dans ses bras et m'étais avancée lentement jusqu'à lui. Après l'avoir embrassé, j'avais posé ma tête dans le creux de son épaule et je crois bien qu'à peine cinq minutes plus tard, je dormais à poings fermés.

Quand je m'étais réveillée, je découvris que nous étions toujours dans la même position et qu'Edward avait dormi tout habillé. Il avait peut être pensé qu'il me réveillerait s'il se levait pour se changer. Je déposai un baiser léger sur ses lèvres, me levai et me dirigeai vers la salle de bain. Pendant que je prenais ma douche, j'entendis Charlie ronfler comme jamais. Parfait, j'aurais tout le temps pour préparer le petit déjeuner avant qu'il ne se réveille. Je m'enroulai dans un essuie et sortis de la salle de bain en grelottant. Edward était debout et regardait par la fenêtre. Mon cœur se gonfla à cette vision. Il était chez moi. Dans ma chambre. Et je l'aimais.

« Quelque chose d'intéressant dehors ? » demandais-je en m'appuyant contre le chambranle.

« Pas autant que ce qu'il y a à l'intérieur ! » rétorquât-il. Il ouvrit les bras et je m'avançai vers lui. L'idée de faire tomber ma serviette me traversa furtivement l'esprit mais je n'en fis rien. Une fois dans ses bras, respirant à plein poumons son odeur si enivrante, le sexe n'avait presque plus aucune importance.

Je m'habillai pendant qu'Edward prenait sa douche. Une fois habillée, je descendis dans la cuisine et me mis au devoir de préparer un petit déjeuner correct pour Charlie. Je jetai un œil désabusé par la fenêtre. Il pleuvait, bien évidemment. Forks était connu pour être l'endroit le plus pluvieux des Etats Unis mais je n'y avais vraiment cru qu'après avoir passé six mois ici. Edward vint me rejoindre dans la cuisine, se mit derrière moi et m'embrassa les cheveux. Bon, ok, je devais avoir l'air conne à sourire à ma poêle mais qu'est ce que c'était bon !

« Bella, ça te dérange si…En fait, je ne mange jamais le matin, alors, ne te dérange pas pour moi. » Bon, d'accord. J'avais fait des pancakes pour environ vingt personnes et il ne voulait pas manger…Bizarrement, ça n'entama pas ma bonne humeur. A croire que toutes les catastrophes pouvaient se produire aujourd'hui, rien ne pouvait m'atteindre !

« OK, tu n'as qu'à aller t'installer dans le salon si tu veux ou je sais pas moi…Tu dois peut être bosser pour tes cours ou… »

« En fait, je voudrais retourner là où nous habitions avant…Mais j'aimerai y aller seul. Tu comprends, ce n'est pas que je n'ai pas envie que tu sois avec moi mais… »

« Je comprends, te tracasse pas ! » le coupais-je. « Retourner là où on a vécu peut parfois être…Traumatisant, bien que le terme soit un peu fort, je reconnais ! »

« Génial ! Je serais de retour d'ici une heure…Deux au maximum. Ca te va ? »

« Parfait, je vais pouvoir répondre à toutes les questions de Charlie sur toi. Et sur mes études. Et sur la vie de débauche que je dois mener à Seattle. T'inquiète, j'aurai pas le temps de m'ennuyer ! »

« A tout à l'heure alors. » Il se pencha vers moi, posa ses lèvres sur les miennes et sortis de la pièce, me laissant les bras ballants. Je restai comme ça jusqu'à ce que la porte se referme, que j'entende sa voiture démarrer et que je sente une odeur de brulé. Une odeur de brulé ? Meeeerde ! Mes pancakes !

Le reste du weekend s'était déroulé parfaitement. Charlie semblait réellement apprécier Edward et moi, j'appréciai réellement qu'il l'apprécie. Edward avait été parfait, comme à son habitude et je n'en attendais pas moins de lui. Quand nous avions fais nos adieux à Charlie, celui-ci n'avait pu s'empêcher de me glisser un « J'espère que tu fais quand même attention ?! » qui aurait pu être comique vu la situation. Mais je n'allais pas commencer à parler de ma vie sexuelle à Charlie et je répondis uniquement par un hochement de tête significatif.

Fin du Flashback

J'étais à quatre pattes, épongeant l'eau à terre et repensant à la rencontre Edward-Charlie qui s'était beaucoup mieux passée que ce que je l'avais pensé, lorsque la sonnette sonna enfin. Je manquai de peu la table, mon genou se cognant malgré tout assez durement à la chaise. C'est donc en sautillant sur un pied que je me rendis près de la porte pour décrocher l'interphone. Après avoir appuyé sur le bouton qui ouvrait la porte, je retournai essuyer ce qui restait d'eau sur le sol. Quand je relevai la tête, Edward se tenait dans l'encadrement de la porte. Il portait un pull gris clair avec un col en V qui moulait parfaitement son torse. Un jeans délavé qui devait bien couter 600 dollars et qui devait lui aussi mouler parfaitement… Hopopop ! Bella, n'oublie pas, ne penses pas à ce qui pourrait te faire du mal par la suite.

Bon, d'accord…Mais quand même !

Oui, je sais mais…

Ouais, ouais ! Je sais !

« Edward ! » dis-je en me levant et en m'avançant vers lui.

« Bella ! » Ses bras se refermèrent sur moi et j'enfouis ma tête au creux de son cou. Le parfum de sa peau était irrésistible. Mes doigts se promenèrent lentement sur sa nuque jusqu'à la naissance de ses cheveux et je reculai la tête pour l'embrasser.

« Qu'est ce que tu veux faire ce soir ? » demandât-il une fois notre baiser terminé.

« Soirée dvd ? » proposais-je. En fait, je voulais regarder, surement pour la millionième fois, Moulin Rouge.

« Ok. A voir ta tête, tu as déjà choisi le film n'est-ce pas ? »

« Tout juste ! Attends-moi sur le canapé, je fais chauffer le pop corn et j'arrive ! »

« Ok, je vais toujours mettre le film. » Il s'éloigna et je constatai que je ne m'étais pas trompée en ce qui concernait son jeans et ce qu'il moulait.

Une certaine routine, loin d'être désagréable au demeurant, s'était installée entre nous. Tous les jours, nous allions ensemble jusqu'au campus. Là, nous étions bien obligés de nous séparer. Nous nous retrouvions à la bibliothèque le plus souvent pour le temps de midi. Alice et Jasper accompagnaient quelque fois Edward, mais le plus souvent, il venait seul. Après les cours, il me ramenait jusque chez moi et repartait chez lui, ce qui me laissait le temps de travailler mes cours jusqu'à ce qu'il revienne pour passer la soirée avec moi. Bien souvent, il restait pour la nuit. Je m'endormais dans ses bras, heureuse d'être avec lui, tout simplement. Quelque fois, il s'autorisait à aller plus loin mais jamais cela ne dépassait le stade des caresses. Et toujours en sens unique. Cela m'énervait parfois de ne pas pouvoir lui donner autant de plaisir qu'il m'en donnait mais il me rétorquait à chaque fois qu'il ne serait jamais capable de s'arrêter et qu'il préférait attendre. Attendre quoi, je n'en savais rien. Je n'avais pas envie de débuter une conversation qui pouvait s'avérer dangereuse. Et puis, même sans sexe, j'étais heureuse et c'était le principal !

J'allais le rejoindre sur le canapé, m'enroulai dans le plaid et posai ma tête sur son épaule. Il appuya sur la télécommande du lecteur dvd et le film commença. Il ne me fallut pas plus d'une demi-heure pour me mettre à pleurer silencieusement. Edward étant maintenant habitué à mes réactions face à un film romantique, il s'empara du paquet de mouchoirs posé sur la table basse et me le tendit. Je le remerciai avec des sanglots dans la voix ce qui me fit rire…Et lui aussi !

Une fois le film (et la boite de mouchoirs) terminés, je me redressai en me frottant les yeux. Il se leva et alla me chercher un verre d'eau dans la cuisine. Il était si…Parfait. Je le savais depuis longtemps mais chaque preuve supplémentaire me donnait envie de lui hurler à quel point je l'aimais. Mais il n'était peut être pas nécessaire d'hurler pour le lui dire…

Alors qu'il s'avançait vers moi, je me relevai, lui pris le verre des mains, le déposai sur la table basse et posai mes mains sur son torse. Je levai les yeux vers lui, plongeant pendant un court instant dans l'ambre de son regard. Je me mis sur la pointe des pieds pour l'embrasser. La douceur de ses lèvres était incomparable. Mon cœur se mit à battre plus fort à cause de l'énormité de ce que j'allais lui dire. Mais était ce si énorme ?

« Edward…Je t'aime. » Ah ben voilà, je l'avais dit ! Je l'avais dit bordel de merde !

J'étais tellement soulagée que je perdis toute notion de retenue. Au diable mes belles paroles sur l'absence de sexe qui n'était pas si importante que ça. Je me collai à lui et pressai mes lèvres sur les siennes. Je m'accrochai désespérément à ses épaules pour ne pas tomber alors qu'une bouffée d'excitation monta en moi. Sa bouche s'entrouvrit alors que je léchai sa lèvre supérieure. Nos langues entrèrent enfin en contact. C'était comme si je recevais des dizaines de décharges électriques le long de ma colonne vertébrale. Mes mains avaient depuis longtemps quittés ses épaules pour fourrager dans ses cheveux. Quant à lui, il avait tout d'abord gardé sa réserve habituelle. Mais très vite, ses mains se mirent à parcourir mon dos, remontant jusqu'à mes épaules, descendant sur mes seins pour finir par se poser sur mes fesses. Alors que nous étions en train de nous embrasser, je pris conscience du ridicule de la situation. Ca allait se terminer comme d'habitude, lui me donnant du plaisir et moi, m'endormant avec la frustration de ne pas l'avoir suffisamment touché.

Sur le coup de cette pensée, je reculai brusquement et tombai assise sur la table basse. D'abord surpris, Edward se pencha très vite pour être à ma hauteur.

« Bella ! ca va ? » Il avait l'air inquiet. A croire qu'il était le seul à ne pas encore s'être habitué de ma maladresse.

« ca va…t'inquiète pas, j'ai déjà évité la moquette, c'est déjà un miracle pour moi ! » répondis-je en passant ma main dans mes cheveux.

« Mais pou..Pourquoi tu as fait ça ? »

« Ca quoi ? » Ah non ! Il n'allait pas me reprocher de lui avoir dit ce que je ressentais quand même !?

« Ben…Arrêter de m'embrasser ! »

« Ah ça…Edward, je…Je n'ai pas envie qu'on..Enfin…je suis désolée, je me doute que ça ne doit pas être facile pour toi non plus de tenir et… » Il s'agenouilla devant moi et passa ses mains dans mes cheveux avant de m'embrasser.

« Bella, je ne comprends rien ! Explique-toi tu veux ? »

« Bien…Je suis désolée d'avoir de nouveau tenté de te violer... » Je baissai la tête, j'en arrivai presque à en être honteuse. « Mais je t'avais prévenu non ? » J'osai à peine le regarder.

« Bella, regarde-moi » dit-il en posant un doigt sous mon menton. « Je…je t'aime aussi et… » Est-ce qu'on peut faire un arrêt deux minutes, le temps que je saute partout en hurlant ? Non ? C'est sûr ? Bon, ben tant pis alors ! Je relevai les yeux et rencontrai son regard. Comme d'habitude, il était tendre et amoureux mais cette fois-ci, il me semblait y lire quelque chose de différent…Du désir ? « Bella tu m'écoutes ? » Hein ? Ha oui ! « Je t'aime, et moi aussi, je te l'ai déjà dit : un viol, c'est sans consentement ! »

« Oui, ça je sais, mais… »

« Bella… »

« Quoi ? » il posa ses mains autour de mon visage et m'embrassa comme jamais encore il ne l'avait fait. Sa respiration devint plus rapide, tout comme la mienne d'ailleurs. Mes mains se mirent à trembler alors que je croyais comprendre ce qu'il voulait dire. Je mis fin à notre baiser pour le lui demander et aussi pour reprendre ma respiration. « Tu veux dire que…Que… » Le sourire qu'il affichait alors mit fin à tout questionnement ainsi qu'à mon attente.

Nos lèvres étaient toujours soudées quand il passa un bras sous mes genoux et qu'il me souleva. Il nous conduisit jusque dans ma chambre sans cesser de m'embrasser. Il me déposa sur le lit et s'assit à mes côtés. Nous nous fixâmes quelques secondes, à peine le temps de nous rendre compte de ce que nous allions faire. Il m'embrassa à nouveau et se mit à défaire les boutons de mon chemisier. Ma peau devenait brulante là où ses doigts n'avaient fait que me frôler. Une fois tous les boutons défaits, il le fit glisser sur mes épaules. Ma poitrine se soulevait rapidement et je me mordais les lèvres tellement j'étais nerveuse. Quand je le vis faire de même, je fus instantanément rassurée et osai glisser mes mains sous son teeshirt pour lui enlever. Mes doigts s'attardèrent sur ses abdominaux, je descendis jusqu'à la ceinture de son jeans puis remontait jusqu'à ses épaules. J'y pris appui pour me relever et défaire mon jeans. Il m'attira jusqu'à lui et parsema mon ventre de baiser plus passionnés les uns des autres. Je fis glisser mon pantalon le long de mes jambes et l'enlevai, me révélant à lui en sous vêtements. Il laissa échapper un soupir et plongea ses yeux dans les miens. A présent, je n'y lisais plus que l'envie qu'il avait de moi, de l'amour qu'il me portait et, j'espérai qu'il pouvait lire exactement la même chose chez moi.

Je poussai sur ses épaules pour le forcer à se coucher sur le lit et il se laissa faire. Me penchant sur lui, j'embrassai à mon tour son ventre plat et lisse, prenant plaisir à laisser ma langue lécher le dessin léger de ses abdominaux. J'en profitai pour défaire les boutons de son jeans et le faire glisser le long de ses jambes. Je l'envoyai valser derrière moi et caressai ses jambes avec mes mains sans jamais le quitter des yeux. Je remontai pour arriver à son boxer, qui laissait entrevoir son excitation. Je passai légèrement ma main sur son sexe et me couchai sur lui, mes seins s'écrasant sur son torse.

Nous nous embrassâmes à nouveau alors que ses mains dessinaient de grandes arabesques dans mon dos, laissant des trainées brûlantes sur leur passage. Il dégrafa mon soutien-gorge et me fis basculer sur le dos. Il se plaça entre mes jambes et l'enleva lentement. Il caressa d'abord mes seins, faisant glisser leurs pointes sous sa paume tandis que je me cambrai sous l'effet qu'il provoquait en moi. Il ramena ses mains jusqu'à ma taille et se pencha pour embrasser mon ventre. Il remonta de mon nombril jusqu'à ma poitrine qui se soulevait et s'abaissait rapidement, ma respiration devenant de plus en plus rapide à cause de l'excitation qui me gagnait entièrement. Me regardant une dernière fois, il donna un léger coup de langue sur mon sein droit. Il en prit ensuite le bout en bouche, passant sa langue dessus et le mordillant doucement.

Je sentais son sexe dur contre ma cuisse et l'idée qu'il allait bientôt être enfin en moi m'excita encore plus. J'attrapai ses cheveux et l'attirai presque violemment pour pouvoir l'embrasser. Il se coucha sur le flanc, ses mains parcourant toujours mon corps mais sans jamais s'arrêter là où je l'aurais voulu. N'y tenant plus, je me redressai pour enlever ma culotte et avant qu'il ait pu réagir, je fis subir le même sort à son boxer, qui révéla son sexe dressé. J'en profitai pour le prendre en main alors que je me recouchai à ses côtés. Je débutai un lent mouvement de va et vient, faisant coulisser son sexe dans ma main. Quand j'accélérai, il laissa échapper un grognement et laissa tomber sa tête sur l'oreiller.

Nous étions couchés l'un à côté de l'autre, tout les deux nus et surtout très excités l'un comme l'autre. Je pensais que je n'aurais pas pu être plus heureuse avant qu'il ne penche la tête vers moi. Son regard voulait dire tellement de choses. Qu'il m'aimait. Qu'il avait envie de moi. Qu'il était aussi heureux que moi d'être là. Il se pencha vers moi et m'embrassa passionnément. Mes mains fourragèrent dans ses cheveux alors qu'une de ses mains descendait le long de mes côtes. Il caressa doucement l'intérieur de ma cuisse avant d'arriver, enfin, à mon sexe. Il posa son pouce sur mon clitoris, ses autres doigts restant le long de mon entrée. Il débuta alors une douce caresse, le pressant presque tendrement alors qu'il introduisait un de ses doigts en moi. Mes mains se crispèrent sur le drap et je ne pus retenir un gémissement. Sans cesser d'appuyer sur mon clitoris, un deuxième doigt alla rejoindre celui qui était en train de me ravager de l'intérieur.

Alors que ma jouissance approchait, il se retira et, pendant un instant, la crainte qu'il en reste là me tétanisa sur place. Mais quand il se redressa quelque peu pour venir sur moi, ma peur s'envola aussitôt. Sa bouche se colla à la mienne, nos langues jouant sensuellement de façon presque synchronisée. Lorsqu'il présenta son sexe à mon entrée, je retins ma respiration et la relâchai seulement une fois qu'il commença à me pénétrer. Je sentais son membre centimètre par centimètre entrer à l'intérieur de mon corps, mon vagin se contractant autour à chacune de ses poussées. Une fois entièrement en moi, il prit appuis sur ses avant bras, ses mains caressant amoureusement mes cheveux. Il embrassa ma mâchoire, remonta jusqu'à ma tempe, qu'il lissa de son pouce. Un sourire flottait sur ses lèvres avant qu'il ne m'embrasse et ne commence à me ravager de l'intérieur.

« Bella… » Sa voix n'était plus qu'un murmure.

« Edward… » Je lui répondis sur le même ton mais j'aurais pu tout aussi bien hurler tellement ce qu'il me faisait était bon.

« Regarde-moi… » J'ouvris les yeux. Les siens étaient incandescents de désir. Il accéléra la cadence, propageant en moi un feu brûlant, dévastateur. Je me perdis dans un océan de plaisir où chaque vague ma faisait mourir et renaitre à la fois. Je n'avais jamais connu ça. J'étais loin d'être inexpérimentée mais c'était pourtant la première fois que qu'un orgasme s'annonçait être aussi énorme.

Il ralentit un peu, me laissant reprendre mon souffle et mordilla doucement ma lèvre inférieure.

« Je t'aime Bella. Je t'ai toujours aimée… »

« Il n'y a plus que toi…Edwaaaaard ! » Il venait de s'enfoncer plus profondément en moi et j'eus instantanément un orgasme. Alors que je pensai en avoir fini, il reprit un rythme rapide qui m'arracha un cri de jouissance. Sa tête était dans le creux de mon cou et je sentais son souffle se perdre dans mes cheveux. Les parois de mon vagin se resserrèrent autour de lui alors que ses coups de reins devenaient plus saccadés. Il releva la tête et plongea sur ma bouche alors qu'au même instant, nous étions terrassés par la force de l'orgasme qui s'abattit sur nous. Je me cambrai alors qu'il s'enfonçait une dernière fois en moi et notre cri de jouissance fut étouffé par notre baiser.

Nous restâmes un temps indéterminé comme ça, lui sur moi, lui en moi. Ses mains batifolaient dans mes cheveux alors que je caressais lentement son dos. De temps à autre, l'un de nous plantait un baiser sur l'autre. Personne n'aurait pu être aussi heureux que nous en cet instant. Edward bascula sur le côté et je me blottis contre lui. Rabattant la couette sur nous, je passai une jambe sur les siennes et enfouis mon visage dans le creux de son épaule. Il se remit à caresser mes cheveux et embrassa le sommet de mon crâne.

« Bella… »

« Mmmh » Le sommeil gagnait déjà du terrain et c'était une bataille que j'étais certaine de perdre.

« Il faut que je te dise quelque chose… » Aie !


Les notes (presque) utiles de l'auteure :

A toutes celles qui pense que ça été trop vite, je présente mes plus plates excuses, mais j'en pouvais plus ! Il fallait que je l'écrive ce lemon….Et puis, 9 chapitres c'est suffisant, non ?

Pas la peine de me menacer pour vous révéler ce qu'Edward va lui dire, je ne dirai rien…en plus, j'ai mon propre service de sécurité ^^

Comme d'hab, j'ai applaudi mon écran, sautillé sur ma chaise, mon cher et tendre a cru que je devenais folle, je suis partie au boulot avec un sourire jusqu'aux oreilles…Tout ça, grâce à : AnZeLe42100, BenzoSemi, SolN, hardysabrina, my-fiction-twilight, indosyl, Lenerol, anayata, Kikinette11, eliloulou, , sweetmeli, Letmesign23, Bababbou Cullen, annecullen69, chriwyatt, Galswinthe, kacie27, aude77, Audreii-x3, edgounette, PatieSnow, Buffy4878, chartelle et liliputienne31.

Merci à Bababbou Cullen et Ellen1882 de traquer mes fautes de frappe sans aucune pitié ainsi que mes oublis de mots…Voire mes phrases incompréhensibles !

Merci aussi à celles qui m'ajoutent en alerte mais qui doivent être timide et qui, par conséquent, ne veulent pas voir leur nom inscrit ici ;-)

Je ne sais pas pour quand sera le prochain chapitre mais je peux déjà vous dire que ce sera un POV Edward.