Disclaimer : Twilight…bla bla bla…Stephenie Meyer
Chapitre 11 : Révélations (partie 1)
POV Bella
Je venais tout simplement de passer la meilleure nuit de ma vie. J'avais du mal à croire que ce soit la première fois pour Edward. Mais après tout, cela correspondait assez à son caractère. Je l'avais toujours trouvé un peu vieux jeu et je comprenais mieux pourquoi à présent. Non mais sérieusement, quel garçon pouvait encore se vanter de dépasser la vingtaine en étant toujours vierge ?
En entrant dans la douche, je me dis que ma question n'était pas formulée convenablement. C'était plutôt : comment Edward Cullen, avec sa perfection générale, pouvait être encore vierge ? Et comment, en étant toujours vierge, pouvait-il être aussi bon au pieu ? Et encore, bon n'était pas le terme exact. Il était époustouflant. Le plaisir que j'avais pris cette nuit suffisait à me faire oublier les courbatures. En fait, mon corps était à lui tout seul une gigantesque courbature. Mais comme j'étais habituée depuis longtemps à me cogner à n'importe quoi ou à tomber un peu partout, je n'y prêtais pas plus d'attention que ça.
Je tournai le robinet d'eau chaude au maximum et restai quelques instants sous l'eau bouillante. Je m'étirai sous le jet d'eau, exposant autant que possible chaque muscle afin de les détendre un maximum. Les yeux fermés, je laissai l'eau glisser sur moi pendant cinq bonnes minutes sans bouger. Je tentai d'attraper ma bouteille de shampoing à tâtons mais ne réussis qu'à la faire tomber. J'ouvris les yeux et restais stupéfaite, regardant mon bras la bouche ouverte.
Je me redressai lentement, ne sachant toujours pas quelle attitude adopter. Devais-je me mettre à hurler ? Devais-je appeler mon père pour qu'il vienne abattre l'immonde salaud qui avait fait ça à sa petite fille chérie ? On aurait pu croire que l'empreinte des mains d'Edward était gravée sur ma peau. Sur mes poignets. Sur mes épaules. Sur mes hanches. Sur mes jambes. Chaque partie de mon corps qu'il avait tenue était marquée. Et ce serait bien pire demain. Pourtant, cette nuit, à aucun moment je n'avais ressenti de la douleur. Bien au contraire.
Quand il s'était saisi de mes poignets, faisant remonter mes mains au dessus de ma tête, je n'avais pensé qu'à enrouler mes jambes autour de sa taille.
Quand il s'était accroché à mes épaules, j'en avais fait de même avec les siennes, plantant mes ongles dans sa peau.
Quand il avait agrippé mes hanches pour m'imposer son rythme, mon excitation était grimpée en flèche.
Quand il avait tenu mes jambes contre ses épaules, j'en avais à peine pris conscience, car la seule chose qui comptait à mes yeux à ce moment là, c'est qu'il me pénétrait plus profondément, qu'il était encore plus en moi.
Je pris conscience que je n'en avais strictement rien à foutre de ces bleus. J'avais déjà connu bien pire et généralement, de façon beaucoup moins agréable. Si le prix d'un pied d'enfer était ces quelques marques, j'acceptais bien volontiers d'avoir de multiples tatouages naturels d'Edward Cullen.
D'ailleurs, une partie de moi, celle qu'on pourrait nommer la Bella perverse, voyait dans ses marques la preuve supplémentaire que mon corps appartenait à Edward. Etais-je en train de virer masochiste ? Un gloussement m'échappa lorsque je tentai d'imaginer Edward en dominateur. Il ne correspondait pas du tout au stéréotype. Et je n'étais pas vraiment l'incarnation d'une soumise. Mais je ne pouvais m'empêcher de jubiler devant ces marques de « propriétés »…Je posai ma main sur celle qui ornait mon avant bras. Ma main était beaucoup plus petite que la sienne. Je poussai un peu plus fort, m'attendant à cette douleur si particulière mais elle ne vint pas. C'était beaucoup plus spectaculaire que douloureux en fait.
De penser à ses empreintes me fit penser à ses mains, et bien évidemment, à ses caresses. L'association d'idées faisant le reste, je me retrouvais vite dans un état d'excitation incroyable. Ce qui tombait plutôt bien, le seul qui pouvait calmer mes ardeurs se trouvant dans la pièce d'à côté. Je passai mes mains sur mes cheveux, les rabattant en arrière et, après avoir inspiré suffisamment, me décidais à l'appeler.
Il me sembla qu'il mît un temps infini à faire les quelques pas qui nous séparaient et ce fut avec soulagement que je vis la porte s'ouvrir.
« Tu me rejoins ? » dis-je en souriant de toutes mes dents. Mon sourire s'effaça pourtant quand je vis la tête qu'il faisait. « Quelque chose ne va pas ? » J'eu l'impression que l'eau était devenue glacée malgré la vapeur qui s'échappait par la porte restée entrouverte.
« Tu…Tu n'as pas vu ce que je t'ai fait ? » Il avait l'air scandalisé à présent, comme si ma réaction était encore plus horrible que l'acte en lui-même.
« Si…Mais…Ca n'a aucune importance, déjà parce que j'ai plus que l'habitude d'avoir des bleus et puis, tu ne l'as pas fait exprès ! » Une pensée effrayante traversa mon esprit. « Tu ne l'as pas fait exprès hein ? »
« Non, bien sur que non…Mais… »
« Bon, ben alors, quelle importance ? » Je tendis mes bras vers lui, l'invitant à me rejoindre.
« Bella, tu es folle ou quoi ? Regarde-toi ! Regarde ce dont je suis responsable ! N'essaye pas de me faire croire que ce n'est pas grave ! » Non, ça ne l'était pas ! Ce qui l'était, c'était l'état d'excitation dans lequel je me trouvais à présent qu'il se trouvait devant moi vêtu d'un simple jeans.
« Edward ! Arrête de te prendre la tête pour des trucs sans importance ! Sérieusement ! Qu'est ce qui est le plus important ? Le plaisir qu'on a pris cette nuit ou quelques marques qui s'en iront dans quelques jours ? Tu l'as pas fait exprès et c'est tout ce qui compte ! Je ne m'en suis même pas rendue compte tout de suite ! »
J'étais toujours aussi excitée mais je sentais que quelque chose m'échappait. Je savais que j'aurais du être capable de transformer ce léger malaise mental en une pensée cohérente, mais son corps si proche du mien annihilait toutes mes capacités de réflexions. Tant pis, j'y réfléchirais plus tard en cours de philo !
Alors qu'il restait debout, totalement immobile, devant moi, je tendis à nouveau les bras vers lui.
« Viens…S'il te plait. » Murmurais-je. Il ne bougeait toujours pas, et je m'apprêtais à refermer violemment le rideau de douche lorsqu'il fit un pas vers moi. Sans lui laisser le temps de se déshabiller, je l'attirai à moi et c'est toujours vêtu de son jeans qu'il pénétra dans la douche.
Je me collai contre lui, embrassant son cou, remontant doucement vers sa mâchoire. Il baissa la tête et nos bouches se rejoignirent enfin. Ses mains glissèrent le long de mon dos, se posèrent quelques instants sur mes fesses et remontèrent jusqu'à mes épaules. Pensant qu'il allait vouloir m'éloigner de lui, je croisai les bras derrière sa tête, appuyant un peu plus fort mes lèvres sur les siennes.
Un gémissement lui échappa et je me frottai un peu plus contre lui. se libérant plus facilement que je ne l'aurais cru de l'étau de mes bras, il s'adossa en respirant bruyamment contre le mur.
« Bella, je…Il ne faut pas…regarde ce que je t'ai fait la nuit passée voyons ! »
« Edward…On ne va passer une éternité là-dessus ! Tu l'as pas fait exprès ! C'est vrai que tu es peut être un peu plus…Passionné que la moyenne… » Il leva les yeux au ciel en soupirant. Je me plaquai contre lui en prenant son visage entre mes mains pour qu'il me regarde. « …Mais je ne peux pas dire que ça m'ait vraiment dérangée plus que ça ! »
« Alors, c'est toi qui es dérangée ! »
Je décidai de ne pas relever l'insulte. « Peut être. Mais je sais surtout que je t'aime et c'est tout ce qui compte à mes yeux. »
Gardant les yeux fermés, il ouvrit la bouche. La ferma. La rouvrit de nouveau. La referma. Enfin, il posa ses mains sur mes hanches, caressant ma peau de ses pouces. Inspirant profondément, il ouvrit les yeux et je me perdis un instant dans l'intensité de ses prunelles dorées. Il approcha son visage du mien lentement, trop lentement. Après quelques secondes qui me semblèrent durer des heures, ses lèvres se posèrent enfin sur les miennes. Je n'osai pas bouger, ayant trop peur de le brusquer, de le faire changer d'avis.
Alors que je restai figée, sa bouche s'entrouvrit. Il caressa mes lèvres de sa langue, comme s'il goutait chaque centimètre de ma bouche. Il m'était de plus en plus difficile de rester immobile et je gémis. Apparemment, il n'attendait que ça. Une façon pour lui de savoir que je marquais mon accord à ce qui allait suivre.
Il promena ses mains sur mon corps et ses caresses, jointes à l'eau qui ruisselait sur mon corps, achevèrent mes résolutions d'immobilité. Je me jetai sur sa bouche, ma langue forçant presque le barrage de ses lèvres. Il ne résista pas et nos langues se retrouvèrent enfin. J'avais laissé mes mains sur son torse jusqu'à présent mais je ne mis pas longtemps à les faire descendre jusqu'à son jeans. Ce dernier, collé à ses jambes par l'eau, le moulait parfaitement, semblable à une deuxième peau. J'en défis les boutons, libérant son sexe déjà dur.
J'eu à peine le temps de le saisir avec ma main qu'Edward se reculait. Il enleva son pantalon rapidement et me plaqua contre le mur. Nos lèvres semblaient soudées, mes mains caressaient son dos tandis que les siennes jouaient avec les pointes de mes seins. J'enroulai une de mes jambes autour de sa taille et il glissa sa main sous ma cuisse, ses doigts à quelques centimètres seulement de mon entrée, m'apportant un peu de stabilité.
Son sexe glissait contre mon ventre et je n'avais qu'une envie, qu'il me prenne tout de suite. L'eau continuait à couler, collant quelques mèches de ses cheveux sur mes doigts. Je relevai la tête, une façon comme une autre de reprendre mon souffle, et il en profita pour embrasser mon cou, descendant jusqu'à mon épaule. Il continua sa descente infernale jusqu'à mes seins, emprisonnant une des pointes entre ses lèvres. Il ne s'attarda pourtant pas et se mit à genoux.
Levant les yeux vers moi tout en se mordant les lèvres, il passa ma jambe sur son épaule. Sa bouche se colla sur mes lèvres intimes, m'envoyant une puissante décharge de plaisir le long de ma colonne vertébrale. J'empoignai ses cheveux tout en gémissant alors que sa langue glissait jusqu'à mon clitoris. Sans cesser de le lécher, il introduisit deux doigts en moi et je ne pus retenir un cri de jouissance. Il commença un lent va et vient mais mes jambes se mirent à trembler trop fort pour qu'il puisse continuer sans me voir m'écrouler. Il retira alors ses doigts mais les remplaça immédiatement par sa langue. Il mit ses mains sous mes fesses afin de me tenir plus facilement et je collai un peu plus mon bas ventre contre sa bouche. Sa langue fouillait mon intimité et une vague de plaisir intense s'abattit sur moi, me coupant momentanément de la réalité, alors que je hurlai son nom.
Je repris mes esprits aussi vite que je les avais perdus. Edward était toujours à genoux, léchant doucement mes lèvres intimes. Je caressai ses cheveux et il se redressa. Ses yeux brulaient d'un feu intense, ce qui me fit bêtement rougir. Il m'offrit la vision de son sourire en coin si fabuleux et caressa légèrement ma joue. Il posa ses lèvres deux fois sur les miennes tout en laissant glisser ses mains le long de mon corps jusqu'à mes fesses.
Je levai une jambe jusqu'à sa taille et il me pénétra lentement. Mon sexe se contractait presque douloureusement autour du sien, mais c'était plus une douleur de manque. Je savais qu'elle disparaitrait une fois qu'il serait totalement en moi. Resserrant sa prise sur mes fesses, il me souleva et son sexe s'enfonça profondément en moi. J'enroulai rapidement mes jambes autour de ses hanches pendant que je passai mes mains derrière sa nuque.
Nos cris de plaisir s'étouffèrent dans nos bouches alors que son sexe me ravageait de l'intérieur. Un véritable tsunami de sensations diverses s'abattait sur moi, allant de la simple jouissance jusqu'à la prise de conscience soudaine et totalement irréelle que je ne pourrais pas vivre une vie où Edward ne serait pas présent à mes côtés.
Sentant que son rythme s'accélérait, preuve commune à tous les hommes que leur jouissance était proche, je me laissai submerger par cette immense vague de plaisir tout en plongeant mes yeux dans les siens, où je pus lire la même certitude que j'avais eue précédemment.
Même après avoir joui, Edward garda la même position, laissant reposer sa tête dans les creux de mon épaule. Si l'eau n'était pas devenue glaciale, je pense que nous serions restés indéfiniment comme ça mais mon ballon d'eau chaude n'était pas sans fond et je criai sous l'effet de la surprise en me précipitant à l'extérieur de la douche, sous les éclats de rire d'Edward.
Après m'être enveloppée dans un essuie puis dans mon peignoir, je me dirigeai vers la cuisine, prête à me faire un petit déjeuner pantagruélique. J'entendis Edward se rendre dans la chambre et s'habiller. Cependant, ma bonne humeur s'effaça lorsque mon regard rencontra l'horloge murale. Il ne me restait plus qu'une demi-heure avant le début de mes cours. Ce qui impliquait qu'il faudrait que je me passe de petit déjeuner alors que je mourrai littéralement de faim.
Ma bonne humeur revint pourtant brusquement lorsque je fis irruption dans ma chambre et que je vis Edward torse nu assis sur mon lit. Comme d'habitude, cette vision me fit perdre toutes capacités valables de réflexions et je restai là, debout, totalement pétrifiée par tant de perfections réunies en un seul être humain, qui d'ailleurs, se trouvait être mon petit ami. Petit ami…Expression ridicule quand elle s'appliquait à Edward Cullen et à la force des sentiments que j'éprouvais à son égard.
Il se contenta de me regarder en souriant, sans prononcer un seul mot. J'avais oublié jusqu'à mon retard lorsque la sonnerie de son téléphone me ramena brusquement à la réalité. Je me mis à courir dans tous les sens, rassemblant mes cours tout en m'habillant et il prit l'appel en soupirant.
« Alice ! Que me veux le bonheur de t'enten… » commençât-il en levant les yeux au ciel. Mais, apparemment il fut vite interrompu par sa sœur. « Tu en es sure ? »
« … » J'étais bien trop occupée à regarder si je n'avais rien oublié d'important, comme mon pantalon par exemple, pour saisir l'objet de la conversation.
« Tu en certaine ? »
« … » J'entendis malgré tout la voix d'Alice, sans comprendre ce qu'elle disait.
« OK, ok, excuse moi, je n'ai pas encore eu le temps de… »
« … » Sa sœur parla pendant tout le temps qu'il me fallut pour me coiffer et lorsque je revins dans la chambre, je vis Edward passer nerveusement sa main dans ses cheveux.
« Je vais voir ce que je peux faire » dit-il en relevant la tête. Il n'avait plus du tout l'air nerveux et me sourit. « Merci Alice…A plus tard ! » Il raccrocha et m'attira à lui. Il passa ses mains dans mon dos et je me baissai pour l'embrasser. Je me redressai avant que mon envie de lui ne menace de prendre le dessus.
« Qu'est ce qu'elle voulait ? » demandais-je en passant mes mains dans ses cheveux.
« Rien d'important….Est ce que ça te dérange si je ne pars pas avec toi aujourd'hui ? »
« Euh…Non, bien sur que non. » m'exclamais-je tout en essayant de masquer ma déception, chaque minute passée loin de lui ressemblant de plus en plus à de la torture. « Mais pourquoi ? Enfin…Si c'est pas indiscret de ma… »
« Pas du tout….c'est juste que j'ai pas mal de sommeil à rattraper et…cette douche m'a totalement épuisé ! »
« Ah ! T'es juste insomniaque la nuit en fait ! » tentais-je de plaisanter. Il rit lui aussi, ce que je ne méritais certainement pas. « Je dois vraiment y aller, sinon, je vais vraiment être à la bourre… »
« Ce n'est pas déjà le cas ? »
« Ah ! Ah, très drôle…Tu seras encore là quand je rentrerai ? »
« Je dois t'avouer que je n'en ai absolument aucune idée. Mais on se voit de toute façon ce soir, non ? »
« Evidemment ! » répondis-je en me collant un peu plus à lui. « Mais si jamais tu pars avant que je ne revienne, tu pourrais ouvrir les tentures ? »
« Pas de soucis. »
« Bon, ben…Faut vraiment que j'y ailles…même si je n'en ai absolument aucune envie là tout de suite ! »
Après l'avoie embrassé une dernière fois, je sortis de chez moi et frissonnai malgré mon manteau, mon écharpe et mes gants. L'hiver dans cette partie du pays était la seule chose qui pouvait me faire regretter mon Arizona natal. Malgré tout, le soleil était là, et bien là. J'en étais presque aveuglée mais je n'avais décidément plus le temps pour rentrer prendre une paire de lunettes de soleil. Croisant les doigts pour que j'en aie laissé trainer une dans la boîte à gants de ma voiture, je me dirigeais au pas de course vers celle-ci.
Heureusement pour moi et pour les autres usagers de la route qui allaient me croiser, c'était le cas. Je démarrais tout en les mettant sur mon nez. Je fis rapidement demi-tour et pris le chemin du campus.
La matinée passa à toute vitesse ne me laissant aucun répit pour faire attention à ce qu'il se passait autour de moi. J'entrai dans une brasserie et, après avoir commandé de quoi manger, je m'installai à une table près de la fenêtre. Attendant que le serveur m'apporte ma commande, je jouai machinalement avec la salière. J'étais en train de penser à Edward, à ce que nous avions fait ce matin, lorsque ma manche se releva, dévoilant un des bleus qui ornait mon poignet. Je rabattis vivement le tissu dessus mais une sensation de malaise m'envahit.
Bien évidemment, je n'en voulais pas à Edward. Comment aurais-je pu lui en vouloir pour quoi que ce soit d'ailleurs ? Mais quelque chose n'allait pas. Me souvenant que j'avais déjà eu cette impression sous la douche, je me mis à réfléchir un peu plus sérieusement sur ce que je ressentais et, soudain, la lumière se fit dans mon esprit.
Comment était-ce possible ? Je savais pertinemment que ma peau avait tendance à marquer mais jamais encore je ne m'étais retrouvée avec la marque des doigts de mon partenaire imprimée sur la peau. Même si, à ce moment là, je n'avais ressenti aucune douleur, il avait quand même du déployer une force assez impressionnante pour que j'en arrive à me retrouver avec l'empreinte de ses mains un peu partout sur le corps. De plus, il fallait bien le reconnaitre, Edward n'était pas vraiment le costaud de la famille. Même s'il n'avait rien d'un gringalet, il faisait pâle figure face à l'impressionnante musculature d'Emmett.
Le serveur apporta ma commande et interrompit le fil de mes pensées. Je chipotai dans mon assiette, l'appétit coupé. Qu'est ce qui pouvait bien expliquer ces marques ? Après tout, je sortais peut être avec un clone de Clark Kent sans le savoir…Tant qu'il ne portait pas son slip par-dessus son pantalon, ça ne me posait pas trop de problèmes, ceci dit ! Je mâchonnai une feuille de ma salade, regrettant l'absence d'Alice. C'était vraiment la seule amie que j'avais ici et je ne me voyais pas téléphoner à Angela. Ca faisait déjà quelques temps que je ne lui avais plus donnés de nouvelles. En fait, je devais avouer qu'à part lui envoyer une carte de vœux pour Noel, je ne m'étais pas souciée de l'informer de ce qui se passait dans ma vie.
Du coup, je ferai figure d'un monstre d'égoïsme si je l'appelai maintenant uniquement dans le but de lui raconter ma vie et les doutes qui l'accompagnaient. Mais étant donné que je commençai à prendre Edward pour une sorte de Superman de pacotille, même Jasper aurait fait l'affaire. Il suffisait que je me trouve en sa présence pour que je me sente étrangement détendue. Malheureusement pour moi, aucun Cullen n'avait fait acte de présence ce matin sur le campus. Bizarrerie supplémentaire dont je me serai bien passée aujourd'hui.
Après avoir payé, je sortis et restai quelques secondes sur le trottoir, profitant de la chaleur du soleil qui n'avait pas cessé de briller de la matinée. Je n'avais aucune envie d'assister aux quatre heures de cours de philo, qui incarnaient à la perfection mon enfer personnel. De plus, je n'avais qu'une envie, retrouver Edward pour me blottir dans ses bras. Il était le seul qui pouvait me permettre de prendre conscience que les théories que j'avais imaginée pour expliquer sa force étaient totalement ridicules. Donc, au lieu de prendre la direction du bâtiment où se donnait le cours, je me dirigeai vers le parking.
En montant dans ma voiture, je ressenti ce petit sentiment d'exaltation dut au fait que je brossais un cours. Je démarrai en trombe, pressée de retrouver Edward. Je roulai jusque chez moi en restant quelques kilomètres heures au dessus de la limite autorisée, même si je savais pertinemment que ça ne changerai rien et que je n'arriverai pas plus tôt pour autant.
Une fois garée devant chez moi, petit miracle dont je fus reconnaissante, je me précipitai jusqu'à la porte. Une fois dans le couloir, je me souvins qu'il m'avait dit qu'il ne savait pas s'il serait encore chez moi quand je rentrerai. Croisant les doigts, j'appuyai sur le clinche et entrai chez moi.
Il était là, étendu dans le canapé, en train de lire ma vieille édition des "Hauts de Hurlevent". A peine eut-il relevé les yeux sur moi qu'il laissa tomber le livre à terre et je courus me jeter dans ses bras. Inspirant profondément l'odeur si délicieuse de son cou, je plongeai mes doigts dans ses cheveux pendant qu'il dessinait de larges arabesques dans mon dos.
« Waouh ! Je ne pensais pas te voir si tôt ! » dit-il en embrassant le sommet de mon crâne.
« Je me suis rendue compte que je n'avais pas du tout envie d'assister à quatre heures de philo si tu n'étais pas à côté de moi ! » soufflais-je en mordillant le lobe de son oreille.
« Si je te suis,… » Il embrassa mon épaule. « …je vais donc être obligé de suivre… » Il continua de parsemer de baiser mon cou, s'arrêtant quelques instants sur ma gorge. «… ton cours de philosophie… » Il remonta jusqu'à la naissance de mes cheveux, m'arrachant un frisson de plaisir. « … si je ne veux pas être tenu pour responsable… » Il entoura mon visage de ses mains et embrassa mes lèvres. « … de ton échec dans cette matière ? »
« T'as tout compris ! » répondis-je en faisant glisser ma main sous son t-shirt.
Il n'avait pas ouvert les tentures comme je lui avais demandé et le mélange de la pénombre et de la proximité de son corps firent que je me retrouvai à me faire aller sans aucune pudeur sur lui, frottant mon bas ventre contre le sien.
« C'est vrai que tu n'as pas l'air d'être d'humeur très studieuse cet après midi… »
« J'avoue…En fait, il y a une chose que j'ai envie d'étudier cet aprèm'… »
« Tu attises ma curiosité là…. » Son si fabuleux sourire en coin fit le reste et je l'embrassai passionnément. Je retrouvais avec plaisir le gout de sa langue qui se mélangeait avec la mienne dans nos bouches jointes.
Je rompis notre baiser et m'écartai seulement de quelques millimètres pour murmurer : « Oui, toi ! »
Il répondit en appuyant légèrement sur ma tête et nos bouches se rejoignirent à nouveau. Il glissa ses mains sous mon pull et le contact de ses mains sur ma peau nue m'électrisa entièrement. Je me faisais toujours aller sur lui, le sentant grandir rapidement. Il me fit basculer et je me retrouvai sur le dos alors que lui était maintenant allongé sur le côté.
Pendant que, de sa main droite, il défaisait les attaches de mon soutien gorge, sa main gauche s'attaquait aux boutons de mon jeans. Une fois ceux-ci défaits, il fit glisser mon pantalon le long de mes jambes et se redressa à moitié pour me l'ôter complètement. J'en profitai pour enlever mon pull et le débardeur que je portais en dessous, ne portant plus que mes sous vêtements.
Il poussa un soupir en se recouchant, sa main se faufilant sous mon soutien gorge que plus rien ne retenait. Il se pencha pour m'embrasser et nos bouches jointes étouffèrent mon gémissement quand il emprisonna la pointe déjà durcie de mon sein entre ses doigts. il ne continua pourtant pas très longtemps, ses doigts descendant le long d'une ligne invisible le long de mon ventre jusqu'à la bordure de ma petite culotte. Une fois arrivé là, il souleva le tissu mais ne continua pas plus loin, se contenant de remonter en caressant mon ventre jusqu'à mes seins. Il continua cette lente torture, annonciatrice du plaisir que nous allions bientôt prendre, deux fois et quand il prit le même chemin la troisième fois, je pouvais sentir l'humidité de mon sexe imprégner le tissu de ma culotte.
Heureusement pour moi, il ne remonta plus cette fois. Sa main s'introduisit sous le tissu et il posa enfin ses doigts sur mon clitoris. Il ne lui suffit que de quelques caresses pour que je sente se propager en moi la vague de plaisir qu'il avait le don de faire apparaitre lorsqu'il me touchait. Voulant moi aussi lui donner du plaisir, je me saisis de son sexe dressé, faisant coulisser ma main dessus. Il émit alors un grognement qui m'excita au plus au point, alorsd que je pensai déjà l'être plus que de raison.
Il ne laissa que son pouce sur mon clitoris, faisant descendre ses doigts le long de mes lèvres intimes, les caressant lentement. Mon bas ventre irradiait de chaleur, chaleur qui se propagea à tout mon corps lorsqu'il introduisit d'abord un, puis deux doigts en moi. Je serrai un peu plus fort son sexe et il accéléra la cadence, m'offrant un orgasme aussi rapide que bon. Sa langue caressa mes lèvres alors que, totalement haletante, j'essayai de reprendre mon souffle. Il remonta jusqu'au lobe de mon oreille, qu'il mordilla tendrement. Je me redressai et le fit se mettre à son tour sur le dos tandis que je me plaçai entre ses jambes.
J'enlevai tout d'abord son t-shirt, révélant la ligne discrète de ses muscles. Son pantalon, accompagné de son boxer, le rejoignirent assez vite sur le sol et ma bouche se jeta sur le dessin léger de ses abdominaux. Je suivis du bout de ma langue chaque ligne de chaque muscle jusqu'à arriver à son membre dressé.
Le prenant en main, je lui donnai d'abord de léger coup de langue et, encouragée par ses gémissements, je le pris entièrement en bouche. L'odeur déjà délicieuse de son corps s'y trouvait comme concentrée, me donnant encore plus envie de le sucer. Je jouai avec son sexe comme il l'avait fait lui-même avec le mien quelques instants auparavant. Je le léchai, l'aspirai, me délectant de son gout si savoureux. Son sexe emplissait ma bouche et je prenais plaisir à savoir que, bientôt, il me remplirait, moi. Levant les yeux sur lui, je le vis se mordre les lèvres, étouffant ses gémissements alors qu'il étreignait violemment un de mes coussins.
Il plongea ses yeux dans les miens et ils se remplirent immédiatement d'une résolution presque effrayante. Il passa ses mains sous mes aisselles, me faisant remonter jusqu'à sa bouche et il m'embrassa éperdument.
Je me redressai et, saisissant son sexe, je m'empalai lentement sur lui. Mettant mes mains de part et d'autre de sa tête, je me fis aller sur son sexe, descendant et remontant au rythme de mes pulsations cardiaque. Je me penchai vers lui pour étouffer mes cris dans sa bouche. Ses mains agrippèrent mes hanches, m'imposant son rythme. Mon corps était entièrement dévasté par le plaisir qu'il me donnait, j'avais l'impression qu'un courant électrique de plusieurs milliers de volt le traversait. Alors que je pensais que nous allions rester soudés l'un à l'autre, de la plus agréable des façons qu'il soit, jusqu'à la fin des temps, il souleva et abaissa son bassin à une cadence infernale et un véritable feu d'artifice éclata sous mon crâne. Totalement détruite par la force de mon orgasme, je me laissai tomber sur son torse, tentant péniblement de reprendre mon souffle.
Il dessinait du bout des doigts sur mon dos, embrassant de temps en temps mes cheveux. Je restai la tête blottie dans le creux de son cou, me contentant d'inspirer son enivrante odeur. Nous aurions pu rester comme cela pendant des heures, mais ma jambe s'endormit, me forçant à abandonner les bras protecteur de mon amant.
Me relevant péniblement, je quittai le canapé et fis quelques pas pour que cette sensation de fourmis galopant à l'intérieur de ma jambe s'arrête. Comme nous étions en plein milieu de l'après midi, je décidai d'ouvrir les tentures, pour que le soleil pénètre un peu ce qui commençait à ressembler à une tanière.
N'ayant absolument aucune envie de me monter nue aux gens qui passaient devant chez moi, j'enfilai le t-shirt d'Edward sous le regard attendri de ce dernier. Je me penchai rapidement vers lui pour déposer un léger baiser sur ses lèvres et fis les quelques pas qui me séparaient de ma fenêtre. La sonnerie du portable d'Edward retentit alors que je tirai les tentures. Le soleil entra à flot dans la pièce et je me retournai en souriant vers Edward.
« C'est trop tard Alice » chuchotât-il dans son téléphone alors que mon sourire disparaissait aussi vite qu'il était apparu.
Je restai quelques instants interdite, ne sachant que dire, comment réagir. J'ouvris et refermais la bouche plusieurs fois d'affilée. Le spectacle qui s'offrait à mes yeux était…Incroyable ? Horrible ? Inimaginable ? Impossible ? Magnifique ?
Edward semblait tétanisé, semblable à une statue de marbre. D'ailleurs, si un inconnu était entré dans la pièce à cet instant, c'est très certainement ce qu'il aurait cru. Qu'un artiste légèrement dingue avait sculpté une statue sur mesure pour mon canapé.
« Là, il va falloir que tu m'expliques… » parvins-je à murmurer après m'être éclairci la voix plusieurs fois.
« Bella,…Je…Je suis… »
Les notes (presque) utiles de l'auteure :
Désolée d'avoir mis autant de temps à poster ce chapitre, mais entre la découverte de la série « How i met your mother » (dont je me suis fait l'intégrale des 5 saisons pendant mes congés), un weekend parisien avec mes copines robinettes, le concert de 30 second to mars qui m'a empêché de parler pendant 3 jours, une énorme envie de procrastination et un manque total d'inspiration…Je n'ai plus eu une minute à moi…Ou presque ;-) Pour me rattraper, je vous ai placés deux lemons au lieu d'un, en espérant que ça suffira pour me pardonner de n'avoir presque rien foutu !
J'arrête ici la parenthèse « 3615 ma life » et reprend mon souffle pour les remerciements. Alors, un énorme, que dis-je, un gigantesque MERCI à :
So-Amel, aude77, twilight007, eliloulou, charlotzm, Letmesign23, anayata, hardysabrina, ErylisxJazz, PatieSnow, pupuce0078, chriwyatt, Perryn, annecullen69, Loutre, julie, Buffy4878, kikinette11, SolN, liliputienne31, Galswinthe, edgounette, Clair de , matrineu54, Titeviolette, Willowme, felichoux, vavounette et kikoo13400.
Merci à Ellen1882 d'avoir traqué sans pitié aucune les fautes de ce chapitre et à Bababbou Cullen d'avoir assumé la correction du chapitre 10 (j'avais oublié de le dire ^^)
Mais…écoutez….Oui, c'est bien l'appel du bouton vert qui ne pourra survivre que si vous appuyez dessus, alors, ne le laissez pas dépérir, faites un geste, laissez une review ! :-D
