Disclaimer : Twilight bla bla bla….Stephenie Meyer
Chapitre 16. Découvertes
Trois jours s'étaient écoulés depuis mon réveil. Ou ma mort. Je ne savais toujours pas quel terme convenait le mieux. M'habituer à ma nouvelle vie était déjà suffisamment difficile pour que je me casse encore la tête sur un problème de vocabulaire.
De plus, comment pouvais-je me faire à l'idée d'être morte si je pouvais encore agir comme un être humain normal ? Bon, d'accord, je n'étais plus obligée de respirer ni de dormir. Ni de manger. Enfin…Plus comme avant du moins. Mais sinon, j'étais toujours capable de marcher, de courir et même le soleil ne m'empêchait pas de sortir, bien que le fait de me transformer en boule à facettes me fasse encore sursauter. Mais avec l'aide des Cullen, et surtout celle d'Edward, je m'y habituais presque.
Presque…
Assise en tailleur sur la moquette, je regardais la pluie s'écraser sur la baie vitrée du salon des Cullen. Chaque goutte représentait un moment d'admiration et d'observation. Intense, l'observation. Je ne savais pas depuis combien de temps j'étais là, vu que je ne ressentais aucun engourdissement. C'était tout simplement fascinant. Je pouvais voir les nuages se refléter parfaitement sur la courbe des gouttes collées sur la vitre. En me décalant légèrement, à vrai dire, même pas d'un millimètre, j'apercevais alors les arbres se refléter à leur tour. Si je me baissais un peu, la vitre humide se transformait en un gigantesque kaléidoscope. Je devais avoir l'air ridicule mais…
« Bella ? » Je me retournai vivement, tout en me mettant debout. Temps de la manœuvre : à peine un dixième de seconde. Jasper se tenait dans l'encadrement de la porte et me regardait comme si j'avais perdu la tête. « Je peux savoir ce que tu étais en train de faire ? »
« Euh… » Réfléchir à toute vitesse, trouver quelque chose de valable à raconter, ne pas avoir l'air ridicule…En devenant vampire, mes facultés mentales s'étaient autant améliorées que mes capacités physiques. Mais il fallait croire que ma propension à avoir l'air d'une conne s'était agrandie également. Autant dire la vérité. « Tu me crois si je te dis que j'observais les gouttes d'eau sur la fenêtre ? »
Jasper avança de quelques pas vers moi et s'arrêta au bord du canapé. Posant une main sur le dossier, il fit passer ses jambes pardessus dans un saut que ne lui demanda pas le moindre effort. Il s'assit et, posant ses bras sur ses cuisses, il se pencha vers moi. « Oh que oui, je te crois…sans aucune difficultés d'ailleurs. Il te faudra du temps pour parvenir à maitriser tes nouvelles aptitudes. »
« Combien de temps ? Edward n'arrête pas de me dire que je me débrouille plutôt bien pour un vampire nouveau né mais…Il doit bien y avoir un temps fixé non ? Je veux dire…Le fait de m'arrêter devant un arbre pour regarder l'écorce du tronc pendant trois heures… »
« C'est pour ça qu'Emmett riait tellement hier en revenant d'avoir été chasser ? »
« Oh non ! Il m'a vue ? C'est pas vrai, il va pas arrêter de m'emmerder avec ça ! » Comme s'il n'avait déjà pas suffisamment d'occasions pour me chambrer !
« Désolé. Mais je dois reconnaitre qu'Edward a raison. Tu t'adaptes plutôt bien… »
« Tu rigoles ? » l'interrompis-je. « Hier, c'était l'arbre…Et quand je suis rentrée, je suis restée à quatre pattes pendant une demie heure à regarder les fibres de la moquette. C'est seulement parce que j'ai entendu Edward monter les escaliers que j'ai arrêté. Et avant-hier, j'ai interrompu ma chasse pour écouter le chant des oiseaux…Et les bruits des insectes sous les herbes ! »
« Et tu trouves ça anormal ? »
« Parce que je suis censée trouver ça normal ? » demandais-je avec une pointe d'ironie dans la voix. Jasper ouvrit la bouche pour me répondre mais je repris de plus belle. « Si je m'étais comportée comme ça auparavant, je serais déjà enfermée à l'asile ! »
« Bella…Nous essayons tous de t'aider à t'adapter à ta nouvelle…Façon de vivre. Je dois te dire que nous sommes tous étonnés de voir comment tu réagis. Pas parce que tu regardes un arbre pendant des heures mais plutôt parce que nous nous attendions tous à ce que tu te comportes d'une certaine manière et tu fais presque tout le contraire. Il est peut être temps pour toi de te rendre compte de ce qu'est vraiment un nouveau né. Enfin, normalement. »
« C'est-à-dire ? »
« Tu as remarqué mes cicatrices, non ? » Difficile de les louper, en effet. Du moins, maintenant. Je ne les avais jamais remarquées auparavant, quand j'étais humaine. Mais à présent, je pouvais parfaitement voir les nombreuses marques qui s'entrelaçaient sur le visage et les avant bras de Jasper. « Seul Carlisle est plus vieux que moi. J'ai été transformé pendant la guerre de Sécession. Et ce n'est malheureusement pas la seule guerre à laquelle j'ai participé. »
« C'est-à-dire ? » Au plus profond de moi, je savais ce qu'il allait dire. Mais j'avais besoin de l'entendre le dire lui-même. En fait, je gardais l'espoir que je me trompais. Que ce que je devinais n'était pas arrivé.
« Il n'existe qu'un autre clan comme le nôtre. Nous sommes les seuls vampires à accorder une certaine valeur à la vie. Suffisamment pour ne pas tuer autre chose que des animaux. Mais les autres…pour eux, les humains ne sont que du bétail. Le fait d'être vampire, avoir de plus grandes facultés intellectuelles et physiques…Tout ça est monté à la tête de certains d'entre nous. Nous sommes au sommet de la chaîne alimentaire. Certains d'entre nous ne mirent pas longtemps à se dire qu'ils pourraient être au sommet de tout. Ils se voulaient être des sortes de maîtres du monde, si tu veux. Et il fut une époque où les guerres de territoires ont été le quotidien pour nombres d'entre nous. »
« Tu…Tu veux dire que ce sont des vampires qui t'ont… »
« Pas des vampires. Des nouveaux nés qui étaient créés spécialement pour la guerre. Et j'en faisais partie. J'ai été attaqué. Mordu. Agressé. Choisis le terme qui te convient le mieux. Les nouveaux nés ne sont habituellement dirigés que par la soif. Rien d'autre n'occupe leur esprit. Et comme leur force est bien supérieure à la normale vampirique, ils sont extrêmement dangereux. »
« Mais comment…Pourquoi je ne suis pas comme ça ? » l'interrompis-je. Savoir que j'aurais du être normalement gouvernée par le besoin de tuer ceux qui avaient été mes semblables il n'y a pas si longtemps me faisait froid dans le dos.
« Je n'en ai aucune idée. Et je reconnais que c'est assez déstabilisant pour moi. Tu vas peut être m'obliger à changer ma vision de certaines choses. Et ce n'est pas toujours facile. »
« J'en suis désolée. Vraiment. »
« Tu n'as pas à t'en vouloir. » Il se leva mais avant de quitter le salon, je l'entendis murmurer que ce n'était peut être pas si mal après tout.
Quelque peu déboussolée, je me préparais à quitter moi aussi la pièce que mon regard fut attiré par les teintures. Le tissage des fibres en était totalement magnifique et je serai très probablement restée assise pendant des heures à admirer de simples rideaux, si Edward n'avait pas fait son apparition.
Ce mot convenait parfaitement. Il n'entrait pas dans une pièce. Il apparaissait, tel un ange descendu sur terre pour mon unique plaisir. Plus rien d'autre n'existait quand il était là. Son merveilleux sourire en coin apparut et je me jetai alors dans ses bras.
Il vacilla un peu sous le choc, j'oubliais tout le temps que j'étais plus forte que lui pour l'instant, mais ses bras se refermèrent immédiatement sur moi et je plongeai avec délice mon nez dans sa nuque, me délectant de son entêtante odeur.
« Quel accueil… » murmurât-il dans mes cheveux.
« Si tu veux, la prochaine fois, je te serrerai juste la main… » répliquais-je avant de tracer une ligne humide avec ma langue jusqu'à sa mâchoire.
« Tu ne crois pas que ça casserait un peu l'ambiance pour ce qui va suivre ? » Ses mains se baladèrent sur mon dos pour s'arrêter sur mes fesses. Je fis passer mes doigts dans ses cheveux et plaçais mon visage en face du sien.
« Ah bon ? » demandais-je en entrant dans son jeu. « Et qu'est ce qui va suivre ? » Il resserra son étreinte dans le bas de mon dos et je me mordis les lèvres. L'effet qu'il me faisait était encore pire qu'avant. Bien que pire ne soit pas le terme le plus approprié.
« Mmm….Ca ? » Il me souleva du sol en moins de temps qu'il n'en fallait pour seulement le penser, déposé un baiser léger sur mes lèvres et se mit à courir en direction de sa chambre. Nous étions à peine arrivés au bas des escaliers que mes lèvres ne quittaient déjà plus son cou.
Une fois arrivés devant la porte, il me déposa, sans cesser de me tenir par la taille. Mes bras toujours placés autour de son cou, je me hissai sur la pointe des pieds pour l'embrasser. D'abord doucement, nos lèvres se frôlant à peine, puis plus passionnément. Nos langues se mélangeaient en une parfaite harmonie. A présent, grâce à mes nouvelles facultés, je goutais littéralement Edward sur le bout de ma langue.
Il plaqua son corps contre le mien et je me laissais aller contre la porte, ne gardant qu'une faible résistance pour ne pas enfoncer cette dernière. Collée à lui, les doigts dans ses cheveux, ma bouche soudée à la sienne, je me faisais aller contre lui sans aucune retenue. Nos gémissements s'étouffaient dans nos bouches jointes. Ses mains enserraient ma taille, ses doigts pétrissant ma peau. Le désir nous submergeait et nous allions nous y noyer avec un plaisir non dissimulé.
Sa main tâtonna quelques instants derrière mon dos et il ouvrit enfin la porte. Il avança et je reculai jusqu'à ce que je bute contre le lit. M'y laissant tomber, je l'entrainai dans ma chute et il s'écrasa sur moi. En appui sur une de ses mains, il fit glisser l'autre jusqu'à ma poitrine, qu'il caressa à travers le tissu de ma chemise. Même si je n'en avais pas vraiment besoin, ma respiration se fit plus haletante tandis que je me faisais aller de plus en plus lubriquement sous lui. Il n'y était d'ailleurs pas insensible à en juger le durcissement de son membre qu'il frottait contre mon entre jambe.
D'un mouvement brusque, je pivotai pour me retrouver sur lui. Assise à califourchon au dessus de lui, je me fis aller d'avant en arrière, les yeux plongés dans les siens. Il fit glisser ses mains le long de mon buste en se mordant les lèvres et je me jetai à nouveau sur ces dernières. Il faufila ses mains sous ma chemise et ses doigts laissèrent des traces brûlantes sur ma peau. Je me redressai et, saisissant son t-shirt par le col, je le déchirai comme je l'aurais fait avec une feuille de papier auparavant. J'envoyai valser ce qui n'était plus qu'un bout de tissu derrière moi et j'enlevai à mon tour ma chemise.
« C'est injuste » remarquât-il. « Tu as le droit de déchirer mes vêtements mais tu enlèves soigneusement les tiens… »
« Il m'en reste encore je te signale ! » Il rit doucement à cette remarque. « Quoi ? Qu'est ce qu'il y a de drôle ? »
« Rien. Si ce n'est que je trouverai dommage d'abimer de la si jolie lingerie… » La lingerie en question était pourtant ce que j'avais trouvé de plus sage dans les affaires qu'Alice m'avait installées dans une partie de la garde robe d'Edward hier matin. C'était un simple ensemble noir en dentelle mais deux rubans roses fuschia rehaussaient le haut du soutien gorge et un autre entourait les coutures du string. « Par contre, il est vrai qu'il reste encore… » Il attrapa les bords de mon jeans et avant que je ne m'en rende vraiment compte, mon pantalon se retrouva expédié au même endroit que sa chemise. « …ça…Ah, en fait, non ! » terminât-il et m'attirant contre lui pour m'embrasser.
Je quittai néanmoins sa bouche pour aventurer mes lèvres sur son torse. Gardant les yeux ouverts, j'admirai en même temps la perfection de sa peau. Je traçai une ligne de baisers le long de son torse et, une fois arrivée à la ceinture de son pantalon, je me redressai pour faire subir à ce dernier le même sort que mon propre jeans peu de temps auparavant.
Son boxer, dernier rempart contre sa nudité, ne tarda pas à rejoindre le tas informe de nos vêtements déchirés et je ne résistai pas longtemps à la tentation de prendre son membre, maintenant libéré de toute entrave, en bouche. Son odeur envahit ma bouche et je fis aller ma langue sur toute sa longueur avec un plaisir non dissimulé. Je le léchai, l'aspirai, le suçai avec presque autant de plaisir qu'il en avait à se laisser faire de la sorte. Edward caressa mes cheveux et je levai les yeux vers lui. Il soupira avec force quand je l'englouti presque entièrement…un autre avantage de ne pas avoir besoin de respirer constamment.
« Bella…Tu…Oh mon Dieu ! » Il laissa retomber sa tête en arrière en gémissant. Je me redressai brusquement et mis les mains sur les hanches.
« Quoi ? Quelque chose à dire Cullen ? » dis-je en essayant d'avoir l'air hargneuse, sans y parvenir.
« Oooh que oui ! Viens ici, toi ! » Il m'attira à lui en me soulevant presque et me rejeta sur le matelas. Il se coucha près de moi et, sans que ses yeux ne quittent les miens un seul instant, il posa sa main sur mon sexe déjà bien humide. Je fermai les yeux tandis que son pouce se posait plus précisément, appuyant légèrement sur mon clitoris.
« Regarde moi Bella…regarde moi. Je veux voir l'effet que je te fais… » J'ouvris les yeux et les plantai dans les siens alors qu'il introduisait deux doigts en moi sans cesser la caresse de son pouce. Il me pénétrait lentement, avec douceur. Mes doigts se crispaient autour de la couverture qui couvrait le lit et je serrais les lèvres avec force pour ne pas crier. Je n'avais pas vraiment envie que toute la famille Cullen soit au courant de ce que nous faisions, enfermés tous les deux dans sa chambre.
Edward dut le remarquer car il chuchotât à mon oreille : « Laisse toi aller mon amour, il n'y a que nous dans la maison…ils sont tous partis. » Il avait accéléré ses mouvements de va et vient au fur et à mesure qu'il parlait et je ne tardai pas à me cambrer en gémissant bruyamment sous l'effet de la jouissance qu'il venait de me procurer.
Sans me laisser le moindre temps de récupération, il se mit entre mes jambes et, tout en me soulevant par la taille, il s'enfonça en moi. Il resta quelques secondes immobile puis, se retira. Il me prit à nouveau et ressortit également peu de temps après. Il recommença une bonne vingtaine de fois, m'amenant de plus en plus près de l'orgasme. Une dernière fois, il s'enfonça profondément en moi. Je m'attendais à ce qu'il continue son manège pas du tout enchanté mais il se fit aller en moi. Doucement, puis de plus en plus vite. Je crochetai mes jambes autour de sa taille. Il passa alors ses mains sous mon dos pour me soulever. Je me retrouvai collée à lui, mes seins s'écrasant contre son torse.
Ses mains tenaient mes fesses alors qu'il continuait à me ravager de l'intérieur. J'haletai bruyamment dans sa nuque, mes ongles plantés dans ses épaules. Il me renversa sur le lit et je l'entrainai dans ma chute. Sa bouche se souda à la mienne et nos cris s'étouffèrent dans nos bouches jointes. Il accéléra la cadence et je fis aller mon bassin afin qu'il me pénètre encore plus profondément si cela était possible. Les lattes du lit n'y résistèrent pas et cédèrent sous nous, le matelas tombant au sol. Nous n'y prêtâmes aucune attention, entièrement concentrés sur notre jouissance. L'orgasme me terrassa en première mais Edward ne tarda pas à me rejoindre, murmurant un « Je t'aime » à mon oreille alors qu'il jouissait à son tour.
Il se laissa glisser à côté de moi, une de ses jambes au travers des miennes. Sa main se posa sur mon sein et j'enfoui ma tête dans son cou. L'idée que tout cela était beaucoup trop de bonheur, beaucoup trop de joie pour moi me traversa l'esprit mais je chassai immédiatement cette pensée. Que pouvait-il m'arriver de toute façon ? J'étais déjà morte ! Je me mis sur le côté et enlaçai comme je pouvais Edward. Il m'entoura de ses bras immédiatement et nous restâmes dans cette position un temps indéterminé.
Plus tard, je décidai de me bouger un peu. Même si je ne ressentais aucune fatigue ni aucun ennui à rester collée ainsi à l'homme que j'aimais plus que tout, je ne devais pas perdre de vue que les Cullen allaient bientôt rentrer et je ne voulais pas être surprise par leur retour. Je m'extirpai difficilement des bras d'Edward et entrepris de retrouver mes vêtements. Du moins, ceux qui n'avaient pas subis les outrages de nos assauts.
Ce faisant, je passai devant le miroir en pied qui se trouvait dans un coin de la chambre d'Edward et restai figée. J'avais passé ces trois derniers jours à observer le monde autour de moi dans ses plus infimes détails mais je n'avais jamais pris la peine ni le temps de m'observer moi. Et ce que je voyais dans le miroir ne correspondait pas avec l'image que je gardais de moi.
Je n'avais jamais réussi à être bronzée, ni même à obtenir ne fut-ce qu'un léger hâle mais là, j'étais aussi pâle et blanche qu'Edward. Mes cheveux, auparavant d'un marron sombre se paraient maintenant de différents reflets alliant toutes les teintes de bruns possibles. Mon corps était devenu celui d'un mannequin, un corps qu'on se serait attendu de voir en couverture des plus grands magazines de mode. Et mon visage.
Mon visage…
Je ne m'étais jamais trouvée particulièrement jolie, me qualifiant le plus souvent de banale. Celle qui se tenait devant moi possédait des traits fins, harmonieux. Cette bouche parfaite, ce nez droit et ces…OH MON DIEU ! Mes yeux ! L'inconnue qui me faisait face cligna des yeux rapidement et porta sa main à sa bouche. Je m'approchai comme pour mieux voir alors que je n'en avais nullement besoin. Mes yeux étaient rouges sombres. Rouge comme du sang frais. Jamais Charlie ne me reconnai…
« Bella ? Qu'est ce qu'il se passe ? » En un instant, il fut derrière moi, ses bras m'enserrant en une réconfortante étreinte.
« Mon père…Il n'est pas censé me voir comme ça, c'est ça hein ? Jamais je ne devrais le revoir… » Ma gorge s'étrangla sur les derniers mots mais les larmes ne coulèrent pas. Elles ne couleraient plus jamais d'ailleurs.
« Je suis désolé Bella…Vraiment. Etre vampire n'a pas que de bons côtés, malheureusement. »
« Mais comment…Comment on va faire ? Il va s'inquiéter, signaler ma disparition… »
« Ne crois pas que je n'y aie déjà pas réfléchi…Nous aviserons ensemble de ce que nous ferons, de ce qui lui sera le moins pénible à supporter. »
« Me perdre lui sera de toute façon pénible Edw… »
« Bordel, fais chier ! » s'exclamât-il soudainement. L'entendre jurer ainsi, lui toujours maitre de ses émotions et employant un langage plus que soutenu me fit oublier pendant quelques instants mes réflexions.
« Edward ? Je peux savoir ce qu'il te prend ? »
Il ouvrit la bouche pour répondre mais, au même moment, j'entendis la porte du bas s'ouvrir à la volée.
« Eddinoucheeeet ! » beugla Emmett depuis le salon. « Où est ce que tu te caches, petit canaillou ? »
« Ok, d'accord, j'ai compris ! » soupirais-je. La tranquillité était finie pour nous. Emmett n'allait pas nous lâcher si facilement.
« Dépêche-toi de te rhabiller ! » me dit Edward en me tendant un jeans qui se trouvait dans sa garde robe. « Il va aller vérifier dans la cuisine mais il viendra ici juste après ! »
« Ca doit être un enfer de jouer avec toi à cache-cache ! » remarquais-je en dissimulant difficilement un sourire. Avoir entendu Edward jurer pour la première fois de ma vie valait presque la peine de devoir me rhabiller en quatrième vitesse.
« C'est bien pour ça qu'Emmett maintient que je suis un gâcheur de plaisir ! » répondit-il en boutonnant sa chemise.
Trois secondes plus tard, nous étions tous les deux habillés de manière décente et prêts à descendre pour aller surprendre Emmett. Ou fuir par le jardin…
Mais avant de quitter la chambre, mon regard tomba sur le miroir en pied. Il faudrait tôt ou tard faire apprendre ma mort à Charlie. Et je me détestais déjà pour la peine qu'il allait connaitre à cause de moi.
Les notes (presque) utiles de l'auteure :
Je sais, je suis pas vraiment super régulière…Mais il fait troooop chaud ! Et puis, entre les barbec', le festival de Werchter, l'arrivée massive de françaises chez moi ^^, le cinéma (pour voir le même film, mais bon, soit…) Enfin bon, vous avez compris, j'ai pas un chapitre d'avance et je met des semaines avant de poster. Je suis désolée…Mais…Avouez que…Le lemon fait passer l'attente, non ? (j'espère en tout cas, parce que je compte dessus moi ^^)
Comme d'hab, je remercie mes fidèles et merveilleuses lectrices qui me font l'honneur de me laisser trace de leur passage ! Merci à : vinie65, nananaiis, Angele130578, Willowme, anayata, Lily Bella Rose Cullen, Letmesign23, hardysabrina, Yumie76, Anill, chriwyatt, aude77, marion, edgounette, Pupuce0078, Lenerol, liliputienne31, Annouk, annecullen69, 35nanou, Clair de lune .cdc, SolN, alicia, Bababbou Cullen, eliloulou, matrineu54, Galswinthe et Linou2701.
Toi aussi, tu veux voir ton nom/pseudo inscrit ici ? Une seule chose à faire : appuyer sur « Review this chapter » :-D
Merci aussi à ellen1882 pour ses lectures si attentives de certains passages -)
Prochain chapitre pour…heu…on va dire, avant la fin du mois ? ^^
