Disclaimer : Twilight bla bla bla S. Meyer

Chapitre 17 : Retour à la réalité…

Assise sur les marches de l'escalier, j'écoutais d'une oreille distraite Edward jouer du piano. C'était le 17e message que je recevais de Charlie et je n'avais encore répondu à aucun. Qu'il n'ait pas encore fait le chemin jusque Seattle pour savoir pourquoi je ne lui répondais pas m'étonnait encore, bien que je croisai les doigts pour qu'il n'en fasse rien. Je passais énormément de temps à réfléchir pour trouver une excuse valable à lui sortir. Selon Edward, la meilleure solution était de lui faire croire que j'étais morte. Bien que ce fût ce le cas, je ne voulais pas m'y résoudre, persuadée qu'une meilleure solution existait.

Malheureusement, je ne pouvais pas lui dire la vérité. Déjà parce que je ne pensais pas que son cœur eut tenu le coup d'une telle révélation mais il aurait été alors en danger de mort, notre existence devant demeurer secrète. Les Cullen m'avaient expliqué qu'aucun humain ne devait apprendre que les vampires existaient bel et bien. C'était à peu près la seule règle régissant le peuple vampirique. Et les Volturi se chargeaient de punir ceux qui y dérogeaient.

Les Volturi…

Une sorte de famille royale selon Edward. Des tyrans sans aucuns scrupules selon Jasper et Alice. Des gens qui avaient partagés son existence pendant une longue période selon Carlisle. En mélangeant tout cela, on obtenait une sorte de clan justicier ne reculant devant rien ni personne pour garder leur place dans le monde des vampires et qui possédaient un sens du raffinement merveilleux…Aussi bien pour les arts que pour la torture !

Mon téléphone vibra encore une fois alors que le numéro de Charlie s'inscrivait une fois de plus sur l'écran. J'appuyais sur la touche pour lire son sms mais j'en connaissais déjà plus ou moins le contenu.

« Bella, donne- moi des nouvelles. Je m'inquiète sérieusement. Je t'aime. »

Je supprimai le message comme les précédents. Je ne pouvais pas blâmer Charlie de s'inquiéter à mon sujet. J'aurais voulu avoir la possibilité de le rassurer mais si j'en arrivais à la solution d'Edward, le simple message que je voulais lui envoyer nous porterait préjudice. Il fallait faire quelque chose. Je devais trouver une solution pour Charlie. Et surtout, essayer de convaincre Edward que son idée n'était pas la meilleure…peut être la chose la plus difficile en fait !

Je me levai et me dirigeai vers Edward. Il s'arrêta de jouer et leva les yeux vers moi quand je posai mes mains sur ses épaules.

« Edward, je dois faire quelque chose pour mon père. Il est à deux doigts de débarquer à Seattle ou de lancer le F.B.I à mes trousses. On ne peut pas prendre le risque que ça se… »

« Bella, je te l'ai déjà dit, il n'y a qu'une seule solution possible… » me coupât-il.

« Et moi, je t'ai déjà dit que ce n'était pas une bonne solution ! » l'interrompis-je à mon tour.

« Peut être mais c'est la seule qui tienne la route ! »

« Tu sais quoi ? »

« Non, mais je sens que tu vas me le dire… » répondit-il en se tournant vers moi et en enserrant ma taille entre ses mains.

« 'Tu m'énerves à tout le temps avoir raison ! »

« Tu as tort Bella ! » Emmett venait de passer la porte et se dirigeât évidemment vers nous. « Ed's n'a pas toujours raison mais il s'obstine jusqu'à ce que tout le monde croient que c'est le cas. »

« Je te remercie pour toute la considération que tu me portes et arrêtes de m'appeler comme ça, j'ai horreur de ça, tu le sais très bien ! »

« Ben, c'est justement pour ça que je le fais Ed's ! »

« Tu permets ? Je reviens tout de suite… » murmurât Edward en regardant Emmett prendre la direction de la cuisine.

« Je t'en prie mais c'est perdu d'a… » Il était déjà à l'entrée du salon et Emmett s'apprêtait à sortir par la fenêtre de la cuisine tout en se moquant d'Edward. « …vance… » Je terminai ma phrase pour moi seule en soupirant. Je me dirigeai vers la fenêtre et regardai Edward et Emmett se battre tous les deux. Sentant une présence dans mon dos, je me retournai pour découvrir Rosalie. J'étais toujours mal à l'aise quand je me retrouvai seule avec elle mais tentai de ne rien laisser paraitre.

« Ce qu'ils peuvent être gamins quand ils s'y mettent… » finit-elle par marmonner.

« Difficile de dire le contraire… »

« La raison ? » demandât-elle.

« Emmett a appelé Edward Ed's et comme il déteste ça… »

« Totalement puéril… » Je hochai la tête pour marquer mon assentiment. « Bon, un rappel à l'ordre semble nécessaire… » Elle ouvrit la porte en grand et fit quelques pas sous le porche, tout en prenant garde à rester à l'abri de la pluie.

« Emmett, arrête tout de suite de te rendre encore plus stupide que tu ne l'es ! »

« Mais Rose ! C'est lui qui a commencé ! » se justifia Emmett en se relevant.

« Emmett, ma patience a des limites ! » dit elle en se tournant vers moi. « Je trouve ça plutôt drôle mais une fois qu'ils sont lancés, plus moyen de les arrêter… »

« Faut reconnaître qu'Edward est un peu trop pointilleux… »

« Mmmh…J'aurais du mal à te contredire… » répliquât elle en s'éloignant. Emmett rentra aussitôt. Après avoir passé la porte, il se tourna vers Edward et se passa un doigt sur la gorge tout en murmurant « T'es mort Ed's ! » J'éclatai de rire et sorti à mon tour sous le porche.

Edward était toujours à genoux dans l'herbe, la pluie collant quelques mèches de ses cheveux sur son front.

« Alors, il a fallu que tu fasses de ton nez…Ed's ? » lui demandais-je en souriant de toutes mes dents.

« Ca veux dire quoi ça, Swan, tu cherches les embrouilles ? » répondit-il en se relevant.

« Mmmh, je sais pas… peut être… » répliquais-je.

« Alors, viens ! Qu'est ce qu'il y a ? La pluie te fait peur ? Tu es devenue en sucre ? »

« Tu vas le regretter Cullen ! » murmurais je tout en m'élançant vers lui. Trois secondes me suffirent pour parcourir les quelques mètres qui me séparaient de lui. Au dernier moment, je plantai mon talon dans le sol et lui sautai dessus. Il referma ses bras sur moi mais comme j'étais encore plus forte que lui, nous tombâmes tous les deux en arrière.

« Mais t'as vraiment aucune force Cullen ! » m'exclamais-je en me mettant à califourchon sur lui.

« Ah oui ? Vraiment ? » Il leva les yeux au ciel puis, reporta son regard sur moi. « Qu'est ce que je n'aurais pas entendu dans ma vie ! »

« C'est peut être ça, en fait, tu deviens trop vieux ! J'oublie tout le temps que je sors avec un vieux croulant ! »

« Tu vas le regretter jeune fille ! » marmonnât-il. Avant que j'aie eu le temps de réaliser quoi que ce soit, il parvint à se glisser hors de l'étau de mes jambes. Une fois debout, il s'avança jusqu'à ce que son entre jambe se retrouve à hauteur de mon visage. Mordant mes lèvres, je levai des yeux probablement lubriques vers lui. Ce fut peine perdue car il posa ses mains sur ma taille et, avant que j'aie eut le temps de faire quoi que ce soit, je me retrouvai sur son épaule, la tête à hauteur de ses fesses.

« Je suis censée réagir comment ? Tambouriner des poings sur ton dos et remuer les pieds en hurlant à la mort ? »

« Je n'en demande pas tant ! »

« Ce que tu peux être gamin quand tu t'y mets ! »

« Et tu n'as pas encore tout vu ! Prête ? »

« A quoi ? » demandais-je à ses fesses. La position était moins agréable que la vue.

« A ça ! » s'écriât-il en se mettant à courir. Je m'accrochai à sa taille afin de ne pas bouger dans tous les sens. Encore une chance que je n'étais plus humaine, je n'aurais pas supporté bien longtemps cette façon de voyager sinon.

« Et tu comptes m'emmener loin comme ça ? »

« Suffisamment loin pour que personne ne t'entende crier quand je te ferai subir les derniers outrages pour m'avoir traité de vieux croulant ! »

Ah ! Je sentis ma culotte s'humidifier à la seule pensée que dans quelques instants, nous serions tous les deux nus, en train de faire l'amour.

« Et on y est dans longtemps, à ton « suffisamment loin » ? Parce que j'ai hâte d'y être d'un coup ! »

« Les bonnes choses se font toujours attendre ! »

« Tu as conscience que tu peux être particulièrement exaspérant quand tu t'y mets ! »

« A croire que je n'ai que des défauts aujourd'hui ! » Même si je m'habituais plus ou moins à ma nouvelle condition, j'avais toujours du mal à ne pas m'émerveiller en constatant que nous pouvions courir jusqu'à paraître invisibles pour des yeux humains tout en tenant une conversation sans être essoufflés.

« Non, pas que des défauts…Tu cours vite, c'est déjà ça ! » Et effectivement, même si j'étais toujours plus forte que lui, pour ce qui était de courir, Edward n'avait pas mis longtemps avant de me dépasser à nouveau. Et pour une fois, je n'y trouvais rien à redire, bien au contraire.

« On est bientôt arrivé de toutes façons…. » Ne restait plus qu'à prendre mon mal en patience. Plus facile à dire qu'à faire quand on a la tête en bas, les yeux rivés sur les fesses d'Edward et la culotte en feu !

Quelques minutes qui me semblèrent durer une éternité plus tard, il s'arrêta enfin et daigna me remettre les pieds au sol. J'enroulai mes bras autour de sa nuque et me collai contre lui. « Tu te rend bien compte que tu vas me la payer, cette petite ballade la tête à l'envers ? »

« Je n'en doute pas un seul instant ! » répliquât-il en m'enlaçant.

Ses lèvres si près des miennes ne me permettaient pas vraiment de réfléchir…encore moins de penser à autre chose que l'embrasser, ce que je fis aussitôt. L'odeur d'Edward envahit ma bouche alors que nos langues se mélangeaient avec harmonie. Je me frottais à lui sans aucune retenue, n'éprouvant même pas l'envie de me retenir. Je le voulais lui, je voulais qu'il me prenne là, tout de suite, immédiatement, sans attendre.

Ses mains couraient sur mon corps, se glissaient sous mes vêtements, caressaient ma peau nue. Je faisais de même avec les miennes, ne me lassant pas un seul instant de la chaleur que sa peau dégageait sous mes doigts.

Il agrippa mes hanches, me collant un peu plus à lui. Je sentais son sexe déjà dur tendre le tissu de son pantalon. Mes mains s'égarèrent dans ses cheveux, mon corps se tendant contre le sien. Nos gémissements se perdaient dans nos bouches jointes. Ses doigts pétrissaient mes hanches, s'imprimant dans ma chair. J'accrochai une jambe à sa taille afin de sentir encore plus son érection. Nous caressions mutuellement avec nos mains, nos doigts, nos bouches. J'avais l'impression d'être chauffée à blanc.

Je reculai de quelques centimètres et plongeai mes yeux dans les siens. Je vis alors qu'il brulait du même désir que moi et je me noyai dans l'ardeur que je lisais en lui. Sans prononcer une seule parole ni le moindre son, seulement par cet échange de regards, nous nous comprîmes immédiatement.

Nous enlevâmes nos vêtement mutuellement, come s'ils étaient en feu. J'aperçus furtivement un bout de tissu bleu qui ressemblait à mon jeans et un autre rouge qui devait donc être mon t-shirt. Mes doigts déchiraient les tissus qui recouvraient le corps d'Edward et m'empêchaient donc de ne pas sentir entièrement sa peau sous la mienne.

Une fois tous les deux déshabillés, nous restâmes quelques secondes immobiles, à nous regarder comme si c'était la première fois qu'on se voyait. La perfection de sa peau. La forme harmonieuse de son corps. Son sexe dur et dressé palpitant contre son ventre. Le dessin léger de ses muscles. La virilité si rassurante de ses épaules. La courbe douce et carrée de sa mâchoire. Ses lèvres pleines et pourtant si masculine… Au plus je le détaillais, au plus je sentais l'humidité se propager sur mon entre jambes. Nos yeux se rencontrèrent enfin et ce fut comme si le signal que nous attendions tous les deux s'était enfin allumé.

Nous nous jetâmes l'un sur l'autre et je me laissai tomber sur l'herbe, au milieu des fleurs qui exhalaient un parfum rendu plus fort par la pluie qui n'avait pas cessé. Il caressa mes lèvres de son pouce, ses yeux ne me quittant pas un seul instant. Je sentais battre son érection contre mon bas ventre. La seule sensation de son corps contre le mien me rendait dingue. Si on m'avait demandé comment je voulais passer l'éternité, ma réponse aurait été avec Edward entre mes jambes…

Je posai mes mains sur ses épaules et les fis glisser jusqu'à son visage. Je l'attirai à moi et l'embrassai à nouveau, ma langue fouillant sa bouche. Il s'arracha à mon baiser et se redressa. Il se mit à genoux et souleva mes hanches. Son sexe n'était plus qu'à quelques centimètres de mon entrée. S'il ne me prenait pas tout de suite, j'allais m'enflammer.

« Alors, il parait que je suis un vieux croulant ? » demandât-il en s'enfonçant profondément en moi. Je hurlai sous la décharge de plaisir qu'il provoqua en moi.

« Apparemment, tu es encore plein de ressources ! » répondis-je après avoir retrouvé l'usage de mon cerveau.

« Plein de ressources hein ? » répétât-il en arborant son fabuleux sourire en coin et en me pénétrant une fois de plus.

« Je veux bien admettre que tu es plutôt bien conservés pour ton âge…Ed's ! » Il éclata de rire et fis courir ses mains le long de mon buste pour les poser sur mes seins et en fit durcir les pointes à l'aide des ses doigts. Mon dos s'arqua et je plantai mes doigts dans la terre. Il était temps de cesser la plaisanterie, je ne voulais pas, je ne pouvais pas entamer une joute verbale avec lui alors que mon corps le réclamait si ardemment. « Edward ? » murmurais-je.

« Hmm ? » Il se fit aller encore une fois en moi, mettant un terme à toutes capacités de réflexion.

« Arrêtes tes conneries et prends moi. Je veux te sentir en moi, montre moi à quel point tu tiens à moi… » Je terminai dans un cri alors qu'il s'enfonçait en moi, encore et encore. Mon sexe se contractait autour du sien, m'envoyant à chaque fois un peu plus loin dans le plaisir. Il se laissa tomber sur moi et passa une de mes jambes sur son épaule. Il me pénétra alors encore plus profondément tandis que sa bouche ne quittait pas la mienne. Je passai mon autre jambe autour de sa taille et fis aller mon bassin à la rencontre du sien.

Ces va et vient achevèrent nos dernières résistance. L'orgasme nous terrassa tous les deux alors qu'il s'empalait en moi une dernière fois. Il s'affaissa sur moi et nous nous laissâmes retomber sur le sol comme si nous avions épuisé nos dernières réserves d'énergie. Je passai mes mains dans ses cheveux pendant qu'il embrassait passionnément mon épaule.

« Encore une chance que je t'ai emmenée loin de la maison… » dit il en brisant le silence qui s'était installé entre nous depuis quelques minutes.

« Effectivement, Emmett aurait été ravi d'avoir une nouvelle façon de se foutre de moi ! »

« Je ne pensais pas à Emmett mais plutôt à Esmé. Elle aurait été vraiment fâchée que tu saccages sa pelouse comme tu l'as fait ici ! »

« Quoi ? De quoi tu parles ? » Avec quoi il venait lui ?

« Ben, regarde autour de toi… » Je tournai la tête et vis de quoi il parlait. On pouvait avoir l'impression qu'un joueur de golf débutant était passé ici et avait tenté sans succès de taper sur la balle. Partout où je pouvais tendre la main, des mottes de terres avaient été retournées.

« C'est moi qui ait fait ça ? » demandais-je, totalement incrédule.

« A moins qu'un bulldozer soit passé à côté de nous sans que je ne m'en aperçoive…. »

« Et c'est normal si je n'en ait absolument aucun souvenir ? »

« Aucune idée mais c'est assez flatteur pour moi…Parvenir à te faire oublier où tu es et ce que tu fais quand je te fais l'amour…Je trouve que je ne me débrouille pas trop mal pour un centenaire ! »

« Difficile de dire le contraire ! Par contre…Nous allons devoir trouver une solution à notre petit problème vestimentaire… »

«Désolé, j'ai bien peur que tes vêtements aient plus soufferts que les miens. Tu n'auras qu'à prendre ma chemise et pour le reste, Alice va s'en charger, elle doit déjà certainement avoir vu Emmett se foutre de nous en nous voyant rentrer à moitié à poil ! »

« Mon dieu, Edward, quel langage ! Je commence à penser que j'ai une mauvaise influence sur toi ! » Il rit doucement en plongeant son nez dans ma nuque. Après avoir embrassé une dernière fois le morceau de peau qui se trouvait juste en dessous de mon oreille, il se releva et me tendit la main. Je n'avais pas vraiment besoin de son aide mais je n'étais pas assez conne pour rejeter le moindre contact qu'il pouvait encore m'offrir.

Quand on y pensait, c'était totalement ridicule, vu que je passais tout mon temps à ses côtés. Mais bon, ça faisait déjà longtemps que je n'essayais plus de comprendre mon comportement vis-à-vis d'Edward. Je n'étais même pas certaine qu'il y avait quelque chose à comprendre.

Une fois debout, je pris la chemise de ses mains. Elle m'arrivait juste en dessous des fesses… Encore une chance qu'il était plus grand que moi. Je regardai un peu plus attentivement autour de moi, cherchant à reconnaître l'endroit où nous nous trouvions. J'abandonnais au bout de quelques secondes en prenant conscience de l'inutilité de la chose. Autant demander à Edward…

« Et je peux savoir où on est ? Loin de la maison en tout cas ! Je ne sens même pas une seule trace du passage de l'un d'entre nous. » Tout en parlant, j'avançai de quelques pas. Nous étions dans une clairière, totalement entourée d'arbres. Cet endroit avait l'étrange perfection que la nature seule peut créer quelques fois. On aurait pu se croire dans une de ces pubs pour de l'adoucissant, avec toutes ces fleurs qui poussaient dans la plus totale anarchie.

« Je venais souvent ici…avant… » Edward s'était rapproché et se tenait juste derrière moi.

« Avant quoi ? » demandais- je en me retournant vers lui.

« Avant…Quand je pensais ne jamais te connaitre réellement, quand je pensais que je ne pourrais que te tuer si jamais ça se passait…Quand je pensais devoir tout quitter pour arriver à te sortir de ma tête. Cet endroit a toujours eu un effet apaisant sur moi. Je restai ici en me répétant que tu étais la pire ou la meilleure des choses qu'il me soit arrivée dans ma vie, selon mon humeur du jour. »

« Et maintenant ? Tu es parvenu à décider ? » Il me prit dans ses bras et m'embrassa doucement en souriant.

« A ton avis ? Ai-je vraiment l'air de quelqu'un qui n'est pas heureux ? »

« Autant que moi… »

« Alors, arrête de poser des questions aussi connes…C'est vrai que ton influence est néfaste à mon vocabulaire ! » J'éclatai de rire avant de lui répondre.

« Si c'est la seule mauvaise influence que j'ai sur toi, t'es pas trop à plaindre ! »

« Ben…Il y a aussi le fait que j'ai toujours envie de toi dés que tu te trouves à proximité de moi, ce qui pourrait me faire passer pour un pervers lubrique… »

« Ta perversité ne me dérange pas…Loin de là même ! » le coupais-je avant de l'embrasser à mon tour. « Bon, tu vas me dire où on est ? Toujours à Seattle ? »

« Pas vraiment. » dit-il avant de s'éloigner un peu pour ramasser ce qui avait été autrefois mes vêtements.

« On ne doit pas être si loin que ça tout de même ! »

« Forks. » marmonnât-il.

« On est à Forks ? » répétais-je, incrédule. « Tu as…sciemment décidé de m'emmener ici ? » Je me dirigeai rageusement vers lui, ma voix devenant plus menaçante. Comment avait il pu me faire ça ? Il ouvrit la bouche pour me répondre mais je ne lui laissais pas l'occasion d'en placer une. « Tu n'arrêtes pas de me répéter que je dois me tenir éloignée de mon père, que la seule solution pour le préserver, c'est de lui faire croire que je suis morte et tu m'emmènes dans la forêt de FORKS ! »

« On est suffisamment loin dans la forêt pour qu'il ne nous tombe pas dessus, ni lui ni personne d'autre ! » répondit-il hargneusement.

« Comment peux-tu le SAVOIR ? Charlie va parfois chasser ET IL POURRAIT TRÈS BIEN PASSER PAR ICI ! » Je savais qu'hurler ne servait à rien mais bordel, que ça faisait du bien ! J'étais folle de rage contre Edward.

« PARCE QUE JE LE SAIS, C'EST TOUT ! » hurlât-il à son tour.

« ARRÊTES DE CROIRE QUE TU AS TOUT LE TEMPS RAISON ET QUE TU SAIS TOUJOURS TOUT EDWARD ! »

« ET TOI, ARRÊTES DE CRIER ! »

« JE NE CRIES PAS ! » Bon, ok, je criais. J'éclatais de rire devant le ridicule de la situation. Edward me regarda comme si j'étais devenue folle, ce qui aggrava mon fou rire. « Dé…Désolée… » hoquetais-je. « Je voulais pas m'énerver sur toi. Mais Charlie me manque. Je lui manque Edward. Et je ne veux pas lui faire croire que je suis morte… C'est au dessus de mes forces ! » La mélancolie remplaça immédiatement l'hilarité dans le ton de ma voix.

« Je suis désolé Bella. Tu as réveillé une partie de mon humanité mais pas entièrement. Nous allons réfléchir au meilleur moyen de lui présenter ça mais… il est hors de question de lui révéler quoi que ce soit. Sinon… »

« Je sais…Les Volturi… » murmurais-je en me blottissant contre lui.

« Bon…on retourne à la maison avant qu'Emmett découvre les vêtements qu'Alice nous a laissé ? »

« Comment peux-tu être aussi certain qu'elle aura bien laissé des fringues pour nous ? »

« Bella,…je vis avec elle depuis de nombreuses années. Ne t'inquiète pas, tout ce qu'Alice doit voir, elle le voit…Même ce qu'elle ne doit pas voir d'ailleurs ! » ajoutât-il après réflexion.

« Prêt pour une course ? »

« Je ne vois même pas pourquoi tu te donnes la peine d'essayer de me battre… »

« Ton manque de confiance en toi fait peine à voir Cullen ! » ironisais-je.

« C'est surtout que tu ne connais pas le chemin » clôturât-il avant de se mettre à courir. Je restai un temps interdite avant de me lancer à sa poursuite. Le pire, c'est qu'il avait entièrement raison…

Nous arrivâmes peu avant la tombée de la nuit à proximité de la maison. Je repérais la trace d'Alice et vit immédiatement le tas bien pliés de vêtements qu'elle avait préparé à note intention. Je lui en étais reconnaissante mais je savais que j'allais devoir subir une virée shopping en compensation de ses services. J'avais réussi à la dissuader d'aller faire les boutiques mais elle avait trouvé la parade en me montrant pendant des heures les sites internet de ces mêmes magasins. Si Edward était mon paradis, Alice pouvait être ma damnation éternelle…

J'avais à peine fini de m'habiller quand Edward se figea soudainement. Je humai l'air aux alentours mais ne décelai aucun danger immédiat. Une odeur retint bien mon attention quelques instants mais je fus dans l'incapacité totale de la reconnaitre.

« Qu'est ce qu'il y a ? » demandais je doucement en me rapprochant de lui.

« Il est venu ici…Il a osé venir…ici. » grondât-il.

« Qui ? Qui est venu ici ? » La panique commençait lentement à m'envahir.

« Viens. » ordonnât-il en me prenant la main et en m'entrainant avec lui vers la maison totalement illuminée.

Carlisle nous attendait sous le porche, affichant une mine soucieuse.

« Pourquoi vous l'avez laissé repartir cette fois ? » reprochât-il à son père. Je regardai Edward, étonnée. Jamais je ne l'avais entendu s'adresser à Carlisle de cette manière.

« Aucun de nous n'étais ici quand il est venu. » répondit-il en me regardant. Je compris qu'il le faisait uniquement pour moi, Edward l'ayant déjà lu dans ses pensées.

« Mais qui bordel ? Qui est venu ici ? » m'exclamais-je.

« James. » répondit Jasper en surgissant derrière Carlisle.

J'eu soudain l'impression qu'un bloc de béton était tombé sur mon estomac et que mes pieds étaient soudés au sol. J'ouvris la bouche plusieurs fois sans qu'aucun son n'en sorte. J'étais totalement pétrifiée.

« Et il a laissé ça. » reprit Jasper en montrant une enveloppe blanche. Edward fut à côté de lui en un dixième de seconde, lui prenant l'enveloppe des mains. Il y jeta un coup d'œil et se retourna sur moi.

« C'est pour toi. » murmurât-il.

James.

Ici.

Me laissant un message.

Me prendre la vie ne lui avait pas suffit apparemment.


Les notes (presque) utiles de l'auteure :

Et non, je ne suis pas morte, je n'ai pas été enlevée par des extraterrestres, ni par Jared Leto et encore moins par Rob Pattinson (malheureusement pour les deux derniers ^^) J'ai encore eu de gros, gros problèmes de pc (Je dois avoir fait une offense au dieu Microsoft, c'est pas possible…) J'ai donc vécu trois semaines sans pc, autrement dit, en cure de désintox, en bonne geek que je suis ! Et puis, j'ai découvert le si sexy, hot, bad boy, ajoutez ce que vous voulez, Mr Eric Northman…Et il est entièrement responsable de ma procrastination ^^

J'arrête ici le 3615 mylife qui n'intéresse personne, pour remercier comme il se doit mes courageuses lectrices revieweuses qui me font du bien au moral et à l'égo, j'ai nommé : Willowme, SolN, Galswinthe, chriwyatt, Lily Bella Rose Cullen, aelita48, vavounette, Annouk, Letmesign23, Angele130578, 35nanou, marion, Anill, Yumie76, Bababbou Cullen, anayata, liliputienne71, acoco, Clair de lune . cdc, eliloulou, Pupuce0078, Bonaventure, vinie65, Lino2701, philippine, edgounette, aude 77, hp-drago et IsabellaC17. Ainsi que les quelques courageuses qui ont déterrés ma première fic', perdue dans les abîmes du site -)

Je suis désolée de ne pas avoir répondu à vos reviews comme je le fais d'habitude, promis, ça n'arrivera plus ^^

Comme d'habitude, si vous avez aimé, si vous venez de perdre votre culotte à cause du lemon, si vous avez rigolé, si vous trouvez que j'exagère avec mon cliffhanger et même si vous avez détesté, n'oubliez pas de cliquer juste ici en dessous ^^

Prochain chapitre pour…hum…Oui ? Quoi ?...Pardon, on m'appelle, je dois y aller ^^