Les notes (presque utiles) de l'auteure part one : Youhou ? Y'a quelqu'un ? Vous êtes encore là ? Je suis vraiment désolée d'être restée si longtemps sans publier. Mais bon, j'ai découvert que l'inspiration ne répond pas toujours présent quand on l'appelle (malheureusement) et j'ai passé pas mal de temps à me demander ce que James avait bien pu lui écrire à Bella ! (non, je n'ai aucun chapitre à l'avance, oui, j'en commence un dés que j'ai fini le précédent...normalement ^^) et puis bon...La vie fait que parfois, ben, on a pas le temps. manque de temps+ manque d'inspiration = trois mois sans nouveau chapitre...J'espère que vous serez encore aussi nombreuses à me dire ce que vous pensez de celui ci. On se retrouve en bas pour mes remerciements habituels ;-)

Charlie

Il me fallut une éternité pour parvenir à tendre la main vers Edward. Il jeta un œil sur l'enveloppe puis, reporta son regard sur moi en secouant lentement la tête.

« Edward...S'il te plait. »

« Bella...Non. » En l'entendant, on aurait pu croire que c'était lui qui allait souffrir. Mais c'était ma vie, et même si la sienne y était mêlée, cela ne regardait que moi.

« Donne moi ça...Tout de suite ! » Mon ton était sans réplique. Du moins, je l'espérais. Parce que si Edward persistait à ne pas vouloir me donner ce que je lui demandais, j'irais le chercher moi même.

« Je pense que tu devrais lui donner Edward. » Carlisle mis sa main sur l'épaule de son fils et serra légèrement.

«Tiens. » Il me tendit l'enveloppe en baissant les yeux. Je percevais toute la tendresse qu'il avait pour moi dans sa voix et je savais que ce que j'allais lire allait me faire mal. Très mal.

J'ouvris l'enveloppe le plus lentement possible. Un simple morceau de papier y était glissé. Un bout de papier tout ce qu'il y avait de plus inoffensif, qui allait probablement bouleverser ma vie.

Bella.

Ainsi, tu es restée près des Cullen...Comment le prend Charlie ? Lui as tu déjà annoncé la grande nouvelle ? Est il fier de ce que tu es devenue ?

Tu ne connais pas les réponses à ces questions mais tu ne tarderas pas à les découvrir. Je t'en donne ma parole.

Je tenais également à te faire part d'une de mes récentes découvertes : il est beaucoup plus jouissif de se venger sur l'entourage de la personne que l'on hait plutôt que sur cette dernière...Non, Edward, je ne t'ai pas oublié !

J.

Je repliai délicatement la missive de James. Je ne savais plus quoi penser. Je ne savais plus penser tout court en fait. Ma tête était un énorme trou noir. Plus aucunes pensées. Plus aucuns sons. Plus aucunes images ne venait déranger le noir absolu. Au lieu de m'en inquiéter, je trouvais cela plutôt reposant. Apaisant. Déconnectée de tout, je ne pouvais pas souffrir, pas encore. Et moi qui pensait que ma transformation avait été le moment le plus douloureux de mon existence...

« Bella ? » J'entendais la voix d'Edward, mais de loin, très loin. « Bella, ouvre les yeux...s'il te plait... » Ses mains agrippèrent les miennes et ce brusque contact entre nous me ramena à la réalité. J'ouvris les yeux et les plongeai dans le regard doré d'Edward.

« Pourquoi ? » murmurais-je. « Pourquoi moi ? Pourquoi nous ? Pour... Pourquoi... Charlie ? »

Ses mains remontèrent jusqu'à mes épaules tandis qu'il se mordait les lèvres avant de répondre.

« Parce que...Pour certaines personnes, la vengeance est plus importante que la paix, que la raison. »

« James est un pervers... » l'interrompit Jasper « ...qui sait qu'en te faisant du mal, il atteindra Edward. Il cherche à se venger de lui depuis des années et te faire souffrir par la même occasion est un réel bonheur pour lui. »

« Mais...comment ? Qu'est ce qu'il peut faire à Charlie ? » demandais-je alors que je connaissais déjà les réponses,

« Lui révéler où tu te trouves. » prononça timidement Esmé.

« Le tuer. » reprit Carlisle en serrant sa femme dans ses bras.

« Ou pire, le transformer... » soufflât Rosalie.

« Imagine Bell's, ton père avec toi pour l'éternité ! » s'exclamât soudainement Emmett. « Tu devrais lui rendre des comptes dés que tu fais un pas ! Ça pourrait être dr... » Il s'arrêta brusquement en remarquant les regards mauvais qui le dévisageaient. « Mouais...Ok, j'ai compris, c'est pas le moment ! Désolé Bella, tu me connais hein ? » s'excusât-il en me donnant une légère tape sur l'épaule.

« Pas de soucis Emmett, t'inquiète... » le rassurais-je. Je passai mes mains dans mes cheveux et soufflai un bon coup. Je regardai autour de moi et ne vis que des visages que j'aimais. « Qu'est ce qu'on fait du coup ? »

« Que veux tu faire, toi ? » me questionnât Carlisle.

« Aucune idée ! » Gros mensonge Bella ! Je n'avais qu'une envie, courir jusque chez Charlie et le ramener ici, où il serait dans une relative sécurité.

« Arrête de me prendre pour un imbécile ! Je sais très bien que tu es en train de te demander combien de temps tu mettrais pour courir jusque chez Charlie pour le ramener ici ! » me sermonnât Edward. Comment il pouvais savoir ça lui ? Serait-il possible qu'il puisse à présent...lire...dans...mes...pensées ? Oh. Mon. Dieu !

« Te tracasse pas Bella » me rassurât Alice. « J'ai eu une vision de toi courant là bas et Edward l'a vue, c'est tout. » Merci mon Dieu ! Je n'étais pas encore totalement habituée au mode de communication particulier d'Edward et de sa sœur. « Je tiens également à dire que si, moi aussi, je trouve l'idée de Bella ridicule... » Merci bien ! « Je pense néanmoins qu'il faut prévenir Charlie. »

« Pas question ! » objectât Edward.

« Edward, mon père doit être en sécurité ! Nous ne pouvons pas le surveiller éternellement ! Il finirait par repérer l'un de nous. Et avec ma chance, c'est moi qu'il verra ! »

« Et si... » prononçât lentement Edward, ce qui ne laissait présager rien de bon, du moins, de mon point de vue. « Et si,... » reprit-il « ...tu n'allais pas jusqu'à Forks ? » me demandât-il en relevant les yeux vers moi. « Nous, nous pourrions le surveiller. Et si ta seule crainte est qu'il te voie, il suffit que tu n'y ailles pas. »

« Edward ! » m'exclamais-je. « Comment peux tu seulement pen... »

« Bella ? » m'interrompit Emmett, Je me retournais vivement vers lui, prête à passer ma colère sur lui plutôt que sur Edward. Totalement ridicule mais mon déjà piètre sens de la mesure avait disparu.

« Quoi Emmett ? Encore une blague spirituelle sur la future vampirisation de Charlie ? » crachais-je.

« Euh...non... » me répondit-il, visiblement étonné de mon agressivité à son égard. Je devais reconnaître que je l'appréciai beaucoup et qu'il était fort rare que je m'emporte sur lui. Je me demandais même si c'était déjà arrivé auparavant.

« Alors quoi ? » Repris-je en essayant d'adoucir le ton de ma voix.

« Alors, outre le fait qu'Edward va de toute façon insister jusqu'à ce que nous reconnaissions tous que sa solution est la meilleure, je pense qu'effectivement, c'est la solution la plus simple. Réfléchis un peu Bell's...Tu te vois sonner chez Charlie pour lui dire qu'un vampire psychopathe à décidé de se venger d'Edward en te transformant en vampire et que, comme il a constaté que le résultat ne dérangeait pas vraiment Ed's, il a décidé de s'en prendre à lui, ton père ? »

Le pire, c'est qu'expliqué comme ça, la solution d'Edward était effectivement la meilleure. Bon, autant reconnaître qu'il avait raison...pour l'instant !

« Ok, je m'incline Edward. Tu as raison, comme d'habitude... »

« C'est énervant hein ? » intervint Emmett.

« Je te la fais pas dire ! Mais bon... Je vous remercie tous pour ce que vous allez faire pour moi...et pour Charlie. »

« Tu fais partie de notre famille, Bella. Il est normal que nous faisions tout ce qui est en notre pouvoir pour t'aider. » déclara Carlisle.

« Merci quand même... » dis-je en tournant la tête, de façon à croiser le regard de chaque membre du clan Cullen. Les réactions furent diverses, allant du simple hochement de tête pour Rosalie au sourire si communicatif d'Alice en passant par le visage si compatissant d'Esmé. Carlisle avait raison, ils étaient ma famille.

Ils commencèrent à discuter de tour de garde, d'équipes, en bref, de toute l'organisation nécessaire à la surveillance discrète de mon père. Comme, à mon grand regret, je ne ferais jamais partie, je m'éloignais un peu...mais je les entendais encore. Je fis encore quelques mètres mais mon ouïe super développée de vampire me permettait encore de saisir des bribes de mots. Je soufflais un coup et relevai la tête. Malgré le fait que Charlie serait en relative sécurité, il restait un détail que nous devions réglé. J'avais cédé face à Edward en ce qui concernait sa surveillance mais je devais me manifester à Charlie. Je ne voulais pas le laisser encore sans aucune nouvelle de ma part. Et je ne pouvais toujours pas me résigner à ce qu'il apprenne ma mort.

Je revins vers la maison, saisit Edward par le bras et l'entrainait sans un mot vers l'intérieur. Toujours sans un mot, je nous dirigeai vers notre chambre sous les rires goguenards de Jasper et Emmett auxquels aucun de nous ne fit attention.

J'ouvris la porte et m'effaçai pour laisser passer Edward. Il se contenta d'hausser les sourcils en passant devant mais ne fit aucun commentaire. Il alla s'installer dans l'unique fauteuil de la pièce, croisa les jambes et fixa ses yeux sur moi. Je me décidai à entrer dans la chambre à mon tour en inspirant profondément, plus par habitude que par réel besoin.

« Je suppose que tu veux me parler...Ou me faire des choses innommables, ce dont je ne me plaindrai pas, remarque...Mais je pense plutôt que ce sera une discussion qui va s'avérer houleuse. »

« Ça, ça dépend de toi... »répondis-je. « Je te demande juste de me laisser terminer avant de dire quoi que ce soit. S'il te plait » ajoutais-je après une minute de silence.

« Bien, je crois en être capable. Vas-y, dis moi. » dit-il en dépliant les jambes pour appuyer ses coudes sur ses genoux.

« Bon. Voilà. Je...Enfin. Je... » balbutiais-je alors qu'il se penchait vers moi en me scrutant attentivement. Je soufflais une bonne fois et repris la parole. « J'ai accepté assez facilement de me joindre à ton avis concernant la sécurité de Charlie. J'apprécierai beaucoup que tu en fasses autant. »

« Et à quel sujet ? » demandât-il en s'appuyant sur le dossier du fauteuil.

« Laisse moi lui donner un signe de vie. » Il s'apprêtait à parler mais je ne lui en laissait pas le temps. « Juste un message. Je te demande de me laisser lui envoyer un seul message. » repris-je tout en faisant les cent pas dans la pièce.

« Bella, nous en avons déjà discuté et... »

« Je sais Edward ! » le coupais-je. « Mais je n'en peux plus de le laisser sans nouvelles. Je n'en peux plus de savoir qu'il souffre et que c'est à cause de moi. Je veux seulement le rassurer, même si à ses yeux, ce ne sera pas suffisant. Mais je veux qu'il sache, je veux qu'il... » Ma voix se cassa sous le coup de l'émotion et je fermais les yeux. Quand je les rouvris, Edward se trouvait devant moi.

« Pourquoi vouloir toujours l'impossible ? Tu sais très bien les risques que nous pourrions encourir si... »

« Parce que ce n'est pas impossible ! Parce que, quand tu en parles, c'est toujours au conditionnel ! Parce que c'est mon père et qu'il a encore le droit de savoir que sa fille est vivante ! Parce que j'en peux plus... » J'appuyai ma tête sur son torse, mes épaules secouées par des sanglots sans larmes. Il resserra ses bras sur moi et posa sa tête sur la mienne.

« Tu sais que ton bonheur est la chose la plus importante à mes yeux. Ainsi que ta sécurité. Mais...Tu as raison. » Sous la surprise, je redressai la tête et reculai pour voir s'il n'était pas en train de se foutre de moi. Mais son regard était grave.

« Tu es sérieux ? Tu...Tu es...d'accord ? »

« Un seul message, juste pour voir comment il réagit. »

« Je peux savoir ce que ça change, la façon dont il réagit ? »

« S'il réagit mal, tu devras te résoudre à adopter ma solution. S'il réagit bien...Et bien, je pense que garder contact via sms ou mails puisse vraiment nous porter préjudice... »

C'était bien plus que je n'en avais espéré. Je me jetais à son cou pour le remercier. Je reculai légèrement la tête et posai mes lèvres sur les siennes. Il sourit et je léchai ses lèvres du bout de ma langue. Mais il recula, ne me laissant pas poursuivre mes si intéressantes caresses.

« Qu'est ce qu'il y a ? Tu es fâché ? J'ai fait quelque chose de mal ? » Jamais encore il ne m'avait repoussée. Et, même s'il l'avait fait délicatement, il venait bel et bien de le faire.

« Bella...De quoi venons nous de parler ? Il me semble que tu as un sms à écrire... » Oh merde ! Charlie ! Il avait entièrement raison !

« Tu crois que ça marche comme excuse si je te dis que je ne suis qu'une faible femme après tout ? »

« Non...sauf si tu le reconnais devant Emmett ! »

Mouais...Mais non ! « Ok, ma seule excuse c'est que je perd mon cerveau dés que je suis en contact avec la moindre partie de ton corps... »

« Cette excuse me plait beaucoup plus ! » dit-il en riant. Il se retourna vers le bureau, prit quelque chose et me le lança. Je levais la main et attrapai le téléphone avec une dextérité qui était encore toute nouvelle pour moi. « Je te demanderai une seule faveur. »

« Dis moi. » dis-je en m'asseyant sur le sol.

« Laisse moi le lire avant de l'envoyer. Je sais très bien que tu ne dois pas en avoir très envie mais c'est notre sécurité à tous qui est en jeu. C'est uniquement pour vérifier que tu ne lui en révèle pas trop. »

« Bien. » répondis-je après un instant de réflexion.

« Dans ce cas...Je te laisse. » il se baissa pour embrasser le sommet de mon crâne et quitta notre chambre.

Je m'appuyai contre le mur. Que pouvais-je bien dire à Charlie qui expliquerait à la fois ma disparition et l'absence de nouvelles de ma part ? Un mois et neuf jours précisément qu'il était sans nouvelles. Un mois et neuf jours depuis ma transformation. Si James ne m'avait pas envoyé cette lettre, combien de temps encore aurais-je tenu sans contacter mon père ? Je n'en avais aucune idée et y réfléchir plus ne m'aiderait pas. Au bout de quelques minutes, mes doigts se mirent à courir sur le clavier.

Papa. Je suis désolée de t'avoir laissé sans nouvelles depuis autant de temps. Tu dois m'en vouloir et je ne peux pas te donner tort. Mais ma vie est devenue quelque peu particulière ces derniers temps et je n'ai pas vraiment l'occasion de te contacter. S'il te plait, ne m'appelle pas. Si je peux, je le ferai moi même. Je veux juste que tu sache que je vais bien. Tu n'as pas à t'inquiéter. Je t'aime. Bella.

« Tu peux entrer Edward. » Je l'avais entendu faire les cents pas devant la porte tout le temps qu'il m'avait fallu pour écrire ces quelques lignes. Il fut devant moi avant que j'ai pu seulement me relever. Je lui tendis immédiatement le téléphone. Il lut et relut mon message, cherchant ce qui, dans ces quelques lignes, pourrait mener à notre perte. Il en fut pour ses frais et me rendis l'appareil avec un hochement de tête. J'appuyai alors sur la touche d'envoi et attendis anxieusement une réponse.

Quinze minutes et environ 81 feuilles de papiers déchirées plus tard, le téléphone vibra, une petite enveloppe s'affichant sur l'écran avec le nom de Charlie dessus. C'est avec une énorme boule dans la gorge que j'ouvris son message.

Enfin tu te décide à rassurer ton père ! Je ne sais pas encore si je suis fâché ou soulagé. Mais compte sur moi pour y réfléchir ! Je suppose qu'un garçon est derrière tout ça mais soit. Tu es adulte et bien plus responsable que la plupart des gens que je connais. Fais attention à toi Bella. Moi aussi je t'aime. Ps : ce n'est pas une histoire de drogue au moins ?

Je ne pus résister à esquisser un sourire en lisant sa dernière question. Du Charlie tout craché. Même s'il s'était révélé plus clairvoyant avec « ce garçon qui se cachait derrière tout ça ».

« Que compte tu faire à présent ? » Edward avait lu le message de mon père par dessus mon épaule.

« Absolument aucune idée ! » m'exclamais-je en me laissant aller contre lui. « Tu crois que je peux lui répondre ? » En fait, j'en mourrais d'envie mais je n'osais pas prendre cette décision toute seule. Pas quand le sort de la famille Cullen en entier en dépendait.

« Et bien, je pense que oui. Pourquoi ne pas garder contact avec lui de cette manière ? Il n'entendrait pas ta nouvelle voix au moins. » Le poids que je portais dans ma poitrine s'envola alors que je réalisai l'énorme cadeau qu'Edward m'accordait.

« Tu es sérieux ? Vraiment ? » dis-je en me retournant pour le regarder. Je voulais être certaine qu'il ne changerait pas d'avis dans les cinq minutes qui suivraient.

« Bien sûr ! Est ce que tu me crois capable de changer d'avis ? »

« Et bien... Pour tout t'avouer,... Oui. » la fin de ma phrase se perdit en un murmure. On pouvait reprocher à Edward d'être obstiné, de vouloir toujours avoir raison, j'en passe et des meilleures mais jamais il n'avait renié sa parole. Et je me sentais terriblement mesquine de lui laisser sous entendre que je l'en croyais capable.

« Bella...Quand je t'ai dit que seul ton bonheur m'importait, je le pensais réellement. Demande moi ce que tu veux, tu l'auras...Dans la mesure du possible évidemment mais jamais je ne te refuserai quelque chose qu'il est dans mes moyens de t'accorder. »

« Oh Edward ! » Je passai mes bras derrière sa nuque et l'embrassai avidement. Je me collai à lui tandis que mes mains fourrageaient déjà dans ses cheveux. J'avais déjà une petite idée de ce qui allait et suivre, et lui aussi à en juger par le renflement qui tendait son jeans au niveau de mon ventre. Mais une légère vibration nous interrompît. Nous nous retournâmes tous les deux vers le téléphone coupable de cette interruption.

« Charlie ? » soufflât Edward dans mes cheveux.

« De fortes chances, j'en ai bien peur. » répondis-je en souriant.

« Tu veux vérifier ? »

Mon père ou Edward ? Edward ou mon père ? « Ça te dérange si... ? »

« Non, biens sûr que non, il est resté longtemps sans te parler, ça doit lui manquer, je comprend. »

« Je n'en ai pas pour longtemps » promis-je, un peu à la légère.

« T'inquiète pas, je vais aller m'occuper avec Jasper et Emmett. Il me semble qu'ils étaient un peu trop joyeux à nous voir partir... »

« Edward ? » l'interpellais-je alors qu'il allait passer la porte.

« Qu'est ce qu'il y a ? » demandât-il en se retournant sur moi.

« Merci...Pour tout. Je t'aime. »

« Je t'aime. » répondit-il en sortant de la pièce. Souriant de toutes mes dents, je me précipitai sur le lit pour répondre à Charlie.


Deux mois plus tard, j'en avais passablement marre de jouer les opératrices téléphoniques avec Charlie pendant que le reste de la famille Cullen jouait les protecteurs vis à vis de mon père. Il n'y avait rien de bien neuf de ce côté là non plus. James avait laissé quelques traces de son odeur autour de la maison de Charlie. Probablement quand ce dernier était au travail. Nous étions tombé d'accord sur le fait que Charlie était la priorité, pas la maison. Et si nous devions...enfin, s'ils devaient affronter James, je préférais que ce soit tous ensemble. Je devais avouer également qu'une partie de moi espérait que James se lasserait de chercher à se venger d'Edward...On pouvait toujours rêver, non ?

Toujours est-il que Charlie me manquait. Je savais que je devais m'estimer déjà heureuse de pouvoir garder contact avec lui mais il me manquait quand même. Je voulais le voir. Je devais le voir. Cela faisait un peu moins de quatre mois que je ne l'avais plus vu. Que je n'avais plus entendu le son de sa voix.

Comme mes souvenirs d'avant devenaient de plus en plus flous, j'en arrivais parfois à devoir réfléchir quelques minutes pour arriver à recomposer son visage. Le pire, c'est que je savais que ça n'allait pas aller en s'arrangeant. J'avais demandé à Jasper si j'allais quand même garder des souvenirs de ma vie d'avant. Et sa réponse n'avait pas été des plus encourageantes.

De plus, quand le tour d'Edward venait, je m'inquiétais encore plus, ne pouvant rien faire de censé pendant que durait son « tour de garde ». Il me semblait que ne pas être à ses côtés allait lui attirer des ennuis, même si Emmett ne se gênait pas pour me dire que ce serait plutôt le contraire. Bref, je m'inquiétais pour Charlie, je m'inquiétais pour Edward et il me semblait que la seule réponse était d'être avec lui. Mais je savais que j'avais plus de chances de réussir à faire changer l'orbite de la terre que de faire changer Edward d'avis...

Alors que je réfléchissais à un moyen de convaincre Edward de me laisser l'accompagner quand ce serait son tour de surveiller Charlie, j'entendis une voiture quitter le garage. Sûrement Rosalie et Emmett partaient-ils passer la nuit à Forks et relever par la même occasion Alice et Jasper de leurs fonctions. Esmé les attendaient pour partir chasser. Carlisle était à l'hôpital. Edward et moi aurions la maison pour nous seuls pendant quelques heures, ce qui était toujours appréciable !

Edward devait penser la même chose que moi car, une fois qu'Esmé eut franchi le porche, il se précipita sur le canapé sur lequel je me trouvais déjà. Il m'attira tout de suite vers lui, ses mains se glissant sous mon t shirt. Le contact de ses mains sur ma peau me faisaient toujours autant d'effet, sans que je puisse expliquer pourquoi. En un instant, je me retrouvai à califourchon sur lui.

« Seuls...Enfin ! » murmurât-il tout en parsemant ma gorge de baiser.

« Une idée derrière la tête ? » murmurais-je à mon tour.

« Rassure toi...Je n'en ai pas qu'une ! » répondit-il avant de m'embrasser passionnément. Nos langues se mélangèrent dans nos bouches jointes. Tout en lui me rendait dingue. Son odeur. Son gout dans ma bouche. La douceur de sa peau. Ses caresses, qu'il parvenait à rendre tendres et violentes en même temps. Ses gémissements. Même le bruit du froissement de ses vêtements me faisaient perdre pieds.

Il aurait pu être en train de faire une grille de mots croisés que mon envie de lui n'aurait pas diminué d'un pouce.

Ses mains pétrissaient mes hanches, m'imposant en même temps le rythme de mes va et vient sur lui. Nos vêtements étaient la dernière barrière entre nous. Les dernières choses qui nous empêchaient de nous jeter l'un sur l'autre. Mais ils nous permettaient également de faire monter l'envie, de faire durer le plaisir. Nos bouches ne se quittaient pas. Nos mains courraient sur le corps de l'autre, caressant, malaxant, effleurant chaque morceau de peau accessibles.

Ces caresses me donnèrent l'impression d'être chauffée à blanc. Je me frottai de plus en plus rapidement sur lui, le sentant durcir dans son jeans. J'agrippai sa chemise et l'ouvris en faisant sauter les boutons. Je laissai échapper un grognement quand je constatai qu'il portait un t shirt en dessous, m'empêchant de profiter immédiatement de son torse.

« Pourquoi avoir autant de couche de vêtements alors que tu ne ressens pas le froid ? » râlais-je tandis que je déchirai ce bête morceau de tissu.

« Pour avoir le plaisir de te voir me les enlever de cette façon... »répliquât-il en caressant mes seins à travers ma robe. Je plongeai mes yeux dans les siens, y lisant le même désir que je ressentais en cet instant. Je me laissai tomber sur le sol, mes mains trainant sur son torse, dessinant le dessin léger de ses abdominaux. Mes doigts défirent les boutons de son pantalon et je libérai enfin sa virilité.

Je le pris en main mais je ne pus résister longtemps avant de le prendre en bouche. Il jeta sa tête en arrière en gémissant. Je pris un malin plaisir à le lécher sur toute la longueur avant de le sucer à nouveau. Ses mains s'égarèrent dans mes cheveux, appuyant doucement sur ma tête pour que je le prenne encore plus loin. Mes lèvres descendaient et remontaient en rythme le long de sa verge, le faisant gémir encore plus.

« Je vais...Je vais venir si tu continue... » prononçât-il d'une voix devenue rauque à cause de son excitation. Au lieu de m'arrêter, je continuai sur ma lancée. Je le voulais. Entièrement. Je voulais prendre tout ce qu'il pouvait me donner. J'aimais le pouvoir qu'il me conférait. Le pouvoir de le faire jouir avec ma bouche. Je relevai les yeux afin de croiser son regard. Ma bouche ne quittait pas son sexe. Il étreignit le tissu du canapé et son odeur emplit ma bouche alors qu'il jouissait en moi. Je donnai un dernier coup de langue sur son sexe et le regardai d'un air satisfait.

« Oh...Bella...Tu n'imagine pas ce que tu... »

« Edward ? » l'interrompis-je. « Prend moi. Là. Tout de suite. » Lui donner du plaisir ne me laissait pas insensible, loin de là.

« Tes désirs sont des ordres... » chuchotât-il en se mettant à genoux devant moi. Délicatement, lentement, il enleva mes vêtements un à un, parsemant de baisers chaque carrés de peau peu à peu découverts. Je brulai littéralement de plaisir pour lui, par lui. Je me couchai face à lui et il vint se mettre entre mes jambes. En ce moment, je percevais nettement le vide en moi, un manque qu'il ne tarderait pas à remplir.

Il me pénétra doucement mais d'une douceur qui s'accordait mal avec le feu qui faisait briller l'ambre de ses yeux. Quand enfin il fut entièrement en moi, je passai mes jambes autour de ses hanches pour qu'il s'enfonce encore un peu plus. Il recula, resta quelques instant immobiles et revint brusquement en moi. Je lâchai un cri mêlé de surprise et de plaisir. Il recommença. Une fois. Deux fois. Des dizaines de fois, faisant monter ma jouissance. Mes parois se contractaient sur lui. J'étreignais ses bras pour ne pas perdre pied.

« Tu aimes ce que je te fais ? » dit-il après s'être une fois de plus enfoncer en moi.

« Oui...Oh Edward... » répondis-je en gémissant. « Montre moi...Montre moi à quel point tu m'aimes... » parvins-je à articuler en soupirant.

Pour toute réponse, ses coup de reins s'intensifièrent, m'emportant dans une jouissance que lui seul pouvait me donner. Me sentant venir, il accéléra encore, tenant de me rejoindre dans ce monde de plaisir connu de nous seuls. Je savais à cet instant précis à quel point il m'aimait. A quel point je l'aimais. J'avais pleinement conscience que nos vies seraient inextricablement liées pour l'éternité. Je me donnais à lui comme je ne l'avais encore jamais fait. J'aurais pu mourir pour lui.

Il était mon cœur.

Il était mon sang.

Il était ma vie.

Longtemps après, nous étions encore dans le salon. Nos corps serrés le plus étroitement possible, dans une vaine tentative de ne faire qu'un. Ses doigts s'égaraient distraitement dans mes cheveux, dans ma nuque, sur mes épaules. Quant à moi, je ne me lassai pas de caresser son torse d'une perfection irréelle. Mon esprit vagabondait d'une idée à l'autre, de stupidités mièvres en pensées nettement plus salaces. La seule constance était ce que je ressentais pour lui. Et sur ce que je ressentirai s'il venait à lui arriver quelque chose...

« Edward ? »

« Mmmh... »

« Je veux...enfin...Je voudrais...Est ce que je peux... » je ne savais pas par où commencer. Autant aller droit au but directement ! « Je voudrais venir avec toi surveiller Charlie la nuit prochaine ? »

« Je suppose que si je te dis non, tu vas insister jusqu'à ce que je change d'avis ? »

« Probablement... » Certainement plutôt mais autant ne pas le braquer directement.

« Je suis déjà étonné que tu ne m'en parle que maintenant. Je pensais qu'il ne te faudrait que quelques jours avant de me le demander... »

« Tu ne répond pas à ma question là ! » m'exclamais-je en m'appuyant sur mon coude pour me relever à moitié.

« Tu resteras à couvert, derrière les arbres. Hors de question de te montrer. Hors de question d'agir de ta propre initiative. Hors de question de t'éloigner de moi de plus d'un mètre... »

« Hors de question de respirer aussi ? » répliquais-je un peu douchée par toutes ses conditions.

« Tu n'as pas besoin de respirer. »

« Ah ah, très drôle, t'as pris des cours chez Emmett ou quoi ? » raillais-je.

« Hors de question d'aller voir si Charlie a changé quelque chose dans ta chambre. Et enfin, hors de question d'aller l'espionner par la fenêtre du salon. » continuât-il sans prêter attention à mes sarcasmes.

Je restai un moment sans répondre. Je savais que cette nuit allait être douloureuse pour moi. Être si près de Charlie sans pouvoir entrer en contact avec lui allait probablement s'avérer difficile. Mais je serais avec Edward. Compensation qui devrait s'avérer suffisante...Et puis, j'avais bien conscience de l'énorme effort qu'il faisait en me laissant l'accompagner.

« Bien. Je me plierai à toutes tes exigences. Je serai un brave petit soldat. Ca te va ? »

« Si tu y parviens, oui. » dit-il en se relevant.

« Merci de me faire confiance » répondis-je en prenant la main qu'il me tendait pour m'aider à me relever.

Le lendemain soir, c'est légèrement nerveuse que je grimpai à l'intérieur de la voiture d'Edward. Nous irions jusque Port Angeles en voiture, puis à pieds jusque Forks. Le trajet se passa dans le plus grand silence. Edward faisait mine de se concentrer sur la route et moi, je tentais de ne pas élaborer de plan ridicule me permettant de voir Charlie. Je ne vis pas le temps passer et en moins, de temps que je ne le pensais, je me retrouvais à seulement quelques mètres de ce qui avait été ma maison pendant des années.

Je soufflais un bon coup pour tenter d'a-évacuer le stress que je sentais monter en moi et me tournais vers Edward.

« Bon. Que faisons nous ? » demandais-je la voix tremblante.

« On se met là. » dit-l en me montrant un bosquet d'arbre à une vingtaine de mètres de la maison. « et on attend qu'Alice et Jasper viennent nous remplacer. »

« OK » soufflais-je. J'étais plus que nerveuse. J'avais l'impression d'être une corde tendue trop fort et qui allait bientôt sauter.

Au bout de trois heures, je commençais à me décrisper légèrement mais un bruissementr dans les feuilles sur ma droite me fis me relever immédiatement, tous mes sens aux aguets. Edward fut à mes côtés en moisn d'une seconde, les mains sur mes épaules.

« Ne bouge pas. Attend. » murmurât-il si bas qu'une oreille humaine n'aurais jamais pu l'entendre.

J'allais hocher la tête pour lui montrer que j'avais compris quand je l'aperçus.

James.

Sur le porche.

A moins de deux pas de la porte qui protégeait misérablement mon père.

Sans réfléchir, je filai droit devant moi. Edward tenta de me retenir mais il ne parvint qu'à déchirer mon blouson. Alice allait encore criser me dis-je avant de réaliser ce que j'étais en train de faire. James me vis et partit dans la pénombre de la forêt. Je passai à mon tour sur le porche, Edward sur mes talons.

J'allais sauter au dessus de la barrière quand j'entendis la porte s'ouvrir.

« Bella ? » Seule la surprise s'entendait dans la voix de Charlie.

« Papa ! » fut le seul mot que j'étais capable de prononcer.

« Et merde! » s'exclamât Edward.

Le pire, c'est que je ne pouvais pas lui donner tort...


Les notes (presque utiles) de l'auteure, part two : Alors, je suis pardonnée ? :-) (enfin, j'espère ^^)

Un énorme merci à vous qui m'avez laissé une review il y a de cela si longtemps, c'est à dire : IsabellaC17, aelita48, Perryn, Annouk, Lenerol, Mokonalex, anayata, Bababbou Cullen, Darlin'Whitlock, Bella-Lily-Rose, kikinette11, vinie65, edgounette, Galswinthe, indosyl, linou2701, Lucie62170, SolN, hp-drago, kit3180, aude77, philou1696, eliloulou, DavidaCullen, chriwyatt, Clair de lune .cdc, Dreams-Twilight,mel 77130, bellavir et enfin Mrs Esmee Cullen grâce à qui je me suis rendue compte que ça faisait trois mois que je n'avais plus rien publié !

Voilà, le prochain chapitre sera pour l'année prochaine, avec les réveillons, j'aurais pas le temps et j'espère que vous non plus ^^ Mais promis, il sera publié dans le courant du mois de janvier !

Je vous souhaite déjà un très joyeux Noel, et une excellente année 2011, qu'elle soit pour vous remplie de bonheurs, de joie, de tout ce que vous désirez...et de lemons, réel ou fictifs ;-)