Le parapluie que sa cousine lui avait forcé à prendre ne réussit pas vraiment à le protéger de la pluie.
Ryoma était trempé de la tête aux pieds, sa veste de Titulaire de Seigaku semblant être encore le seul vêtement plus ou moins sec, la seule chose pouvant encore le réchauffer un peu et lui permettre de continuer ses recherches pendant plus de deux heures. De grosses gouttes d'eau mêlées à la sueur coulaient le long de son visage, brouillant sa vision et le forçant à s'essuyer le visage toutes les cinq secondes. Pourtant, malgré le temps glacial, son esprit était en feu alors qu'il devenait de plus en plus inquiet et en colère. Inquiet parce qu'il ne savait pas si Sakuno allait bien après avoir passé plus de six heures dehors, et en colère contre elle parce qu'elle le rendait fou d'inquiétude. (NdZ : C'est meugnoooon)
L'eau et la boue éclaboussaient ses jambes alors qu'il courait vers chaque terrain de tennis où il l'avait vu l'encourager, ce qui correspondait à peu près à tous les terrains de tennis de Tokyo. Ses yeux étaient fatigués de scruter chaque recoin des courts, en espérant apercevoir l'ombre de deux longues tresses ou d'un uniforme vert, malgré tout, il ne ralentit jamais le pas et ne pensa pas à une seule seconde à se reposer.
Où est-passé cette petite idiote ? murmura Ryoma sous la colère tandis qu'il réfléchissait pour la millième fois à tous les endroits où Sakuno pourrait être. Cinq heures… Elle pourrait être n'importe où après tout ce temps… mais si elle se perdait… ? Elle n'a jamais eu un bon sens de l'orientation… Tout à coup, ses pensées s'éclaircirent et il fit demi-tour pour se rendre vers un autre endroit. Il y a encore un endroit où je n'ai pas regardé. Un endroit important pour elle et moi.
Sakuno s'appuya contre le pilier derrière elle et pleura en silence. Pendant cinq heures, elle avait simplement laissé ses larmes couler et tenté de penser à autre chose qu'à Ryoma. Ce n'était pas une chose facile à faire, surtout lorsqu'elle se trouvait à l'endroit précis où il lui avait parlé pour la première fois. Elle ne put s'empêcher de sourire à ce souvenir amer. Heureusement la gare était déserte, et personne ne pouvait donc voir la peine remplissant ses yeux tandis qu'elle repensait aux mauvaises directions qu'elle avait donné à Ryoma ce jour-là. Elle se souvenait encore parfaitement de chaque détail de leur conversation – ce n'était pas très compliqué cela dit, puisqu'ils n'avaient échangé que quelques mots- et l'admiration qu'elle avait ressenti pour lui en le voyant si fier et calme. Tout est fini maintenant… il a déjà quelqu'un qu'il aime et ce n'est pas moi… Ce ne sera jamais moi. Sakuno ferma ses yeux alors qu'elle sentait de nouvelles larmes faire leur apparition et soupira. (NdZ: Miss drama quoi...)
« …Tu me dois toujours des chocolats. »
Les yeux de Sakuno s'ouvrirent d'un coup et rencontrèrent ceux d'Echizen Ryoma, qui se trouvait debout devant la sortie juste en face d'elle. Il était appuyé contre le mur et était complètement essoufflé, comme s'il avait couru à travers tout Tokyo pour arriver jusqu'ici. (NdZ : C'est à peu près ça xD)
« …et j'ai faim. »
Les sourcils de Sakuno se soulevèrent et elle répondit froidement. « …Je pensais que tu en avais bien assez déjà. »
Ryoma balança son parapluie sur le côté, énervé tandis qu'il s'avançait vers elle. (NdZ: Il va la frapper moi j'vous dis!)
« …Est-ce que tu sais combien de temps j'ai passé à te chercher ? »
Il s'avança encore.
« …Est-ce que tu sais à quel point tout le monde était inquiet ? »
Et encore.
« …Est-ce que tu sais à quel point j'étais inquiet? » (NdZ : Kyaaaaah ! Kawaiiii ! =D)
A cet instant, il se tenait debout à moins d'un mètre d'elle, sa silhouette la dominant complètement.
Les yeux de Sakuno s'écarquillèrent lorsqu'elle comprit le sens de sa dernière phrase, et elle releva la tête sous la surprise.
« Qu'est-ce que tu- » Mais elle n'eut pas le temps de poser sa question que Ryoma l'attrapait par le poignet et l'attirait vers lui. Sakuno trembla quand elle sentit sa joue toucher sa chemise et essaya de se débattre, mais Ryoma la tenait fermement dans ses bras, ces derniers entourant sa taille.
« …J'avais…peur… » La voix de Ryoma se transforma en un murmure derrière son dos. Elle fut choquée d'entendre un léger tremblement dans la voix du garçon qu'elle avait toujours vu si sûr de lui. « … J'avais peur de te perdre. »
L'impact de ces mots était suffisamment choquant pour que Sakuno ne puisse plus faire un mouvement dans les bras de Ryoma, silencieuse et sans voix.
« …J'étais en colère au début… à l'idée qu'une simple fille pouvait me rendre si inquiet… et aussi à l'idée que tu sois assez stupide pour t'enfuir. » continua-t-il à voix basse, ses lèvres juste à quelques centimètres de l'oreille de Sakuno.
« …Mais avant même que je m'en aperçoive… la peur avait pris le dessus sur tout le reste… parce que je pensais que tu avais disparu à tout jamais. » Les bras de Ryoma resserrèrent leur prise autour d'elle. « Je sais que c'est idiot… mais c'est ce que je pensais. » (NdZ: depuis quand il est aussi romantique, lui?)
Sakuno trouva finalement le courage de le repousser, mais seulement quelques minutes plus tard.
« …Menteur. » Ses yeux étincelaient dangereusement mais des larmes coulaient à nouveau le long de ses joues. « Tu…tu as déjà quelqu'un que tu aimes… »
Ryoma observa son visage pâle, ses yeux remplis de désespoir et ses lèvres tremblantes de froid. Il retira sa veste et la posa doucement sur ses épaules.
« …Je suppose que tu parles de la fille qui était avec moi au déjeuner ? Ton amie a dit que tu te comportais bizarrement depuis le déjeuner, donc… » Il s'arrêta et sourit en coin quand il la vit éviter son regard. « Mais de quoi es-tu jalouse exactement ? »
Sakuno rougit violemment en entendant le mot « jalouse » et baissa son regard vers le sol.
« Pourquoi tu l'as…laissée t'embrasser… ? » demanda-t-elle d'une toute petite voix.
Ryoma prit le temps de se souvenir de ce qu'il s'était passé au déjeuner. « …Parce qu'elle m'a seulement embrassé sur la joue, je crois. Et puis, Karupin me lèche tout le temps le visage, alors ça ne fait pas une grande différence pour moi… »
Sakuno regarde Ryoma toujours d'un air méfiant. « …et le présent qui semblait être plus que des chocolats ? »
Ryoma hésita un moment, mais abandonna finalement en voyant le regard interrogateur de Sakuno. « C'est dans la poche de ma veste, prends le toi-même. »
Sakuno fouilla la poche et en sortit la petite boîte noire. Sa surface lisse brillait sous la lumière alors qu'elle soulevait avec précaution le couvercle.
Elle haleta en voyant l'objet à l'intérieur de la boîte, posé sur une couche de satin blanc aussi épais que de la crème. (NdZ : Bonjour l'image) C'était un superbe collier avec une simple plume de lavande se balançant le long d'une chaine noire. La plume se recourbait élégamment vers le haut et sa couleur était à coupé le souffle. Un vrai bijou. Ryoma sourit, satisfait en voyant le visage étonné de Sakuno alors qu'elle observait la merveilleuse œuvre d'art.
« Porte le, c'est pour toi. » lui dit-il.
« Q-Quoi ? De quoi…de quoi tu parles ? C'est pour la fille, pas vrai? » balbutia Sakuno, toujours sous le choc de tenir dans ses mains un tel bijou.
Ryoma soupira et lui prit la boîte des mains, avant d'en décrocher le collier et de le mettre autour du cou de Sakuno. La plume reposait parfaitement dans le creux entre ses clavicules.
« …Je voulais le garder pour le White Day… mais c'est peut-être mieux de te le donner maintenant. Je pensais qu'il irait bien avec ton costume de Raiponce… Bref, tu comprends maintenant ? J'ai seulement demandé à cette fille de l'acheter pour moi…parce que… parce que c'est trop gênant pour un garçon- » Il fut coupé dans son explication lorsque Sakuno leva une main entre eux pour le faire taire, son visage maintenant aussi rouge qu'une tomate.
« …Ryoma-kun…J-Je suis désolée. » Sakuno se sentait vraiment honteuse d'avoir mal interprété ce qu'elle avait vu et de ne pas lui avoir fait confiance. Elle était sûre qu'il devait la détester maintenant. (NdZ : C'est pour ça qu'il te fout un collier autour du cou, bien sûr…)
Ryoma sourit et toucha une de ses joues rougies, et alors sans prévenir l'attira à nouveau contre lui. Alors qu'elle se retrouvait une fois de plus coincée dans ses bras, il murmura doucement : « Je te pardonne. »
Cette fois-ci, Sakuno lui rendit son étreinte et laissa sa joue se coller contre son torse, sentant la chaleur de ces muscles auxquels elle avait si souvent pensé. ( NdZ : c'est une perverse en fait !) Elle sourit en sentant les bras de Ryoma autour de son dos.
« Si une des filles de ton fanclub nous voit maintenant… tu les repousseras pour moi à l'école demain ? » murmura-t-elle contre sa chemise.
« Bien sûr, mais elles voudront que je les embrasse en échange… » Ryoma rit en sentant la fille dans ses bras se crisper.
« …Mais je sauverai mes lèvres pour toi. »
THE END !
NdZ : Nyaaaaah ! Pfff ils sont trop mignons pour ma santé mentale ! Franchement, je crois que je vais aller chercher une fic où il y a un peu plus…d'actions entre eux ! Ca devient frustrant à force ! Anyway, ça vous a plu ? Ryoma est quand même trop chou, pas vrai ? Hehe… Bon en tout cas, pas de mots de l'auteur, alors moi aussi je vais faire court, et juste vous dire encore MERCI pour toutes vos reviews, elles me font toujours autant plaisir ! =) Biyou biyouuuuu et à bientôt !
PS: Désolée pour le nombre incroyable de commentaires sur ce chapitre-ci, mais...j'ai pas pu m'en empêcher xD Sakuno est trop bête parfois aussi, c'est sa faute! lol Matta neeee, Kisuuuuu!
