Auteur : Tenpou ^°^

Genre : Aventure, Romance, Tragique

Série : Saiyuki 最遊記

Pairing : Genjô Sanzô/Son Gokû

Disclaimer : j'utilise les personnages de cette fabuleuse mangaka répondant au doux nom de Minekura Kazuya.

Commentaire : Haha ! Me revoilà pour le second chapitre de L'histoire sans fin, à noter quelques toutes petites modifications dans le corps du chapitre 1 ( pourquoi ? Et bien parce que en commençant à écrire cette fiction, je n'avais plus lu Saiyuki depuis belle lurette, et en relisant les mangas, je me suis rendu compte de plein de lacunes et d'erreurs, veuillez me pardonner ! ), donc je vous conseille de le relire si vous avez quelques minutes, merci et bonne lecture !

L'histoire sans fin

Second chapitre

- « Le château d'Hoto ! »

La voix du bonze Genjyô Sanzô résonna comme une prière libératrice aux oreilles de chacun, enfin, après une longue année de périples, ils touchaient au but. La forteresse de Gyûmao se tenait droite devant eux.

- « Encore un peu de courage, Hakuryû*, nous y sommes presque », lança Hakkai, sa voix se voulant rassurante pour son fidèle petit dragon blanc.

- « Kyuuu ! »

Ils roulèrent encore quelques mètres, lorsqu'arrivés aux abords de la bâtisse, Hakkai stoppa le moteur. Hakuryû reprit sa forme de petit dragon, épuisé, il se posa sur l'épaule de son maître, lequel lui caressa doucement sa petite tête pour le remercier de tous ses efforts.

- « C'est donc ça, la demeure du taureau ? Y'a pas à dire, il a des goûts d'chiottes », lança Gojyô, il profita d'être à terre pour s'allumer une cigarette, fallait dire qu'avec le vent à bord de la jeep, c'était assez laborieux.

- « J'ai la daaaalle... », ajouta Gokû, abattu.

- « Ha ha ha, vous deux alors, vous ne changerez jamais, même dans une telle situation... », dit Hakkai en souriant, fasciné par le comportement toujours aussi nonchalant des ses deux compagnons.

- « Tch, faite un peu moins de bruit bande d'idiots, il y a des gardes », Sanzô se retourna vers ses compagnons, « C'est le moment, vous êtes prêt? »

- « Si tu nous fait peut être une prière avan... », Gojyô s'interrompit en même temps qu'un certain Smith & Wesson se pointa sur son front. « Ok, oublies ça... », dit-il en levant automatiquement les mains.

« Non mais j'vous jure... ! Les moines ne servent à rien ! Et surtout celui là ! »

Il y avait bon nombre de gardes devant l'entrée, l'idéal était donc de les prendre par surprise. C'est Gokû qui s'avança le premier pour attirer leur attention. Il eut beau prétexter avec toute la naïveté du monde qu'il s'était malencontreusement perdu, et qu'il tentait désespérément de retrouver son chemin, en ces temps de guerre, les gardes ne furent pas dupes. Tant pis pour la manière douce, s'était-il dit, il fonça dans le tas. D'abord, pour se dégourdir en peu les muscles, il combattit ses ennemis avec la force de ses poings et de ses jambes, puis, lorsqu'à son goût la situation devenait trop ennuyeuse, il fit appelle à son shakujo** Nyoibo. Tout ces gardes n'étaient que du menu fretin pour lui. Alors qu'il était sur le point d'en réduire un de plus en cendre, ce dernier explosa devant ses yeux, laissant tomber lourdement à terre le kusarigama*** qui venait de le frapper.

- « Dit donc le singe, tu crois quand même pas qu'on va tous te les laisser ? », Gojyô fit un clin d'œil au dit singe, une clope au bec.

- « Ne me traite pas de singe, kappa pervers ! », rétorqua Gokû, d'une voix contrariée.

Plusieurs coups de feu retentirent, et des boules d'énergies illuminèrent la place. Il n'y avait plus de danger.

- « Sanzô ! Hakkai ! »

Pour toute réponse, Gokû eut droit à un coup d'éventail sur la tête et des réprimandes de la part de Sanzô.

- « Con de singe, tu tiens vraiment à gaspiller toutes tes forces avant le combat ? »

- « Ouh ouh, maître Sanzô serait-il inquiet pour le petit singe ? Quel grand romantique ! », Gojyô ne put s'empêcher de faire cette remarque, d'un ton qui exaspéra au plus haut point Sanzô. Lui, il eut pour toute réponse trois tires de balle.

- « Oooï ! Et toi tu tiens vraiment à gaspiller tes munissions, bonze de merde ? », le kappa continua de d'esquiver les tires, gaspillage ou pas, cela n'avait pas l'air d'inquiéter Sanzô qui continuait de le canarder de plus belle.

- « Ils ont dû sonner l'alerte, il ne vaut mieux pas trop tarder », dit Hakkai.

Sanzô cessa de tirer sur Gojyô, alors que de ses lèves s'échappèrent un « tchi » contrarié par le fait qu'Hakkai avait raison, il regarda la porte. Avançant une main devant lui, il l'a poussa avec une facilité déconcertante pour une porte d'un tel gabarie, cette dernière donnait sur un long couloir sombre.

- « Ah..! »

Gokû et Hakkai eurent au même moment un rictus de douleur, étrangement d'un seul coup, leur tête leur faisait un mal fou.

- « Hé Hakkai ? Gokû ? Que se passe t-il ? »

Étrangement, Gojyô et Sanzô ne présentaient aucun symptômes.

- « Un vilain mal de tête, j'en ai bien peur... mais ça va aller, n'est-ce pas Gokû ? »

Le petit singe acquiesça, même s'il ne comprenait pas vraiment pourquoi sa tête s'était mise à lui faire mal, il comprit qu'Hakkai partageait la même douleur que lui, et qu'ainsi, elle n'était pas si insupportable que ça. Sentant le regard insistant du blond sur lui, Hakkai l'interrogea.

- « Sanzô, tu crois qu'ils y sont parvenus ? Maintenant qu'ils ont toutes les pièces du puzzle...»

- « ... »

Le dit Sanzô resta stoïque, ses mèches de cheveux blondes cachaient son regard.

- « Pardon, je sais que tu n'aimes pas en parler », la voix d'Hakkai avait prit un ton résigné.

Gokû lança un regard inquiet vers le blond, il revit en une fraction de seconde ce qu'il s'était passé ce soir là, dans la jeep, lorsque Sanzô ne pu rien faire pour sauver son sutra. Pas seulement Sanzô, Hakkai, Gojyô, et même lui, ils n'avaient rien pu faire, tout était allé si vite.

Le moine se remit à marcher.

- « Avançons »

Il ouvrit la marche, revolver à la main. Ils s'avancèrent dans le couloir. Au bout de quelques instants, en entendant un bruit de pas régulier, le blond s'arrêta, faisant signe aux autres de se taire. À quelques mètres d'eux se trouvait un garde, très certainement entrain d'effectuer sa ronde. Il se figea en voyant la bande à Sanzô juste en face de lui.

- « Des humains ! Des humains dans les couloirs ! Gardes, gar... ! », le démon avait prit ses jambes à son cou pour prévenir le reste de la garde de cette intrusion, manque de chance pour ce dernier, le Smith & Wesson de Sanzô avait une très longue portée, il se désintégra sur place.

- « Tch ! »

- « A-ah, on dirait que l'alerte est vraiment donnée maintenant », dit Hakkai sur un ton ironique. « Hakuryû, va te mettre à l'abri, s'il te plaît », le petit dragon s'exécuta.

- « Kyuuuu ! »

Les gardes arrivaient, il en sortait de partout.

- « Gokû, Hakkai, ça va aller ? », leur demanda Gojyô.

- « Ouais ! J'vais tous les buter ! Ça me fera oublier mon mal de tête ! », s'exclama le brun.

- « Ha ha ha, je crois que je n'ai rien à ajouter à cela » dit Hakkai.

- « Ils arrivent »

Bang, bang, bang !

Malgré leur nombre impressionnant, tout comme ceux postés à l'entrée de la forteresse, les gardes tombaient, les uns à la suite des autres. Si bien que nos quatre compères se mirent à douter de l'endroit où ils se trouvaient, s'étaient-ils trompés d'adresse et avaient-ils sonnés chez le voisin ? Ça serait vraiment vraiment regrettable, dirait Hakkai, Dit pas d'conneries, dirait le bonze Sanzô.

Gokû acheva le dernier garde, au grand damne de Gojyô.

- « Aaah, c'était le miens, singe stupide ! Maintenant j'suis sûr que ton score est meilleur que l'miens », dit-il en s'appuyant sur son kusarigama. Gokû lui tira la langue avant d'afficher un sourire béa.

- « Tu me dois un resto, Gojyô ! »

- « Tss, fais chier »

- « Vous deux, vous n'avez rien d'autre à faire ? » demanda un Sanzô un poil énervé.

- « Je dois avouer que même moi je ne trouve pas le niveau très élevé... Sommes nous bien dans la demeure de Gyûmao, Sanzô ? », demanda Hakkai d'une voix très sérieuse.

- « Qui sait... », Sanzô arborait un air détaché, il porta une cigarette à sa bouche et l'alluma.

- « P't'être que ce bodhisattva à deux balles s'est foutu de nous ! », décidément, Gojyô n'avait toujours pas digéré son anémie****.

- « Il n'y a qu'un moyen de le savoir », ajouta Hakkai, en tournant la tête vers l'avant.

Une nouvelle porte, aussi imposante que la précédente se présentait à eux. Sanzô tenta de l'ouvrir, en posant une main dessus, il put sentir une extraordinaire force maléfique émaner de derrière la porte. Il touchait au but, cela ne faisait plus aucun doute. Il lança un coup d'œil par-dessus son épaule, comme pour savoir si ses compagnons étaient prêts. Ces derniers acquiescèrent en silence, alors qu'il commença à pousser la porte, les traits exigus de son visage laissaient entrevoir un sourire narquois, il se demandait ce qu'il foutait là à leur demander leur avis à ces crétins finis. Qu'en avait-il à faire ? Tout ce qui l'importait était de retrouver son sutra et celui de son maître, de botter le cul à Gyûmao et de rentrer au plus vite au temple de Kinzan. La porte à peine entre-ouverte, une vague d'énergie maléfique déferla sur eux.

Hakkai et Gokû tombèrent à genoux. Gojyô dû se retenir à la porte pour ne pas tomber lui aussi. Sanzô, qui ressentait mais n'était pas sensible physiquement à cette vague, comprit néanmoins rapidement que c'était elle la responsable de l'état dans lequel se retrouvaient ses compagnons. La douleur semblait venir de la tête, et se propageait à tout le reste du corps. Gokû prit la sienne entre ses mains, il lui semblait qu'elle allait exploser, il n'était pas loin de la réalité.

Sanzô n'en cru pas ses yeux de voir devant lui le jeune homme se transformer en démon, alors que son diadème d'or était toujours sur son front. Il semblait comme aller et venir de son apparence humaine à sa véritable apparence : ses pupilles se dilataient sans arrêt, sa couronne d'or brillait d'un étrange éclat, comme si elle promettait de rompre, à tout instant. Il hurlait de douleur. Le blond resta interdit.

- « Gokû ! Hakkai ! »

Hakkai lui aussi présentait les mêmes symptômes que son ami, ses contrôleurs de forces brillaient du même éclat que la couronne d'or, et des lianes commençaient à poindre sur sa peau. Il retenait avec difficulté des râles de douleur. Gojyô serra les dents, un « petit mal de crâne » hein ? se dit-il en tentant de se remettre sur ses deux jambes. Il regarda droit devant lui ce qui était entrain de se passer.

- « Bonze de merde..! »

Comme ce jour là, où Gokû s'était fait tirer dessus à plusieurs reprises sous ses yeux, c'est un bonze complètement immobile qu'il retrouva devant la souffrance de ses deux amis, n'y faisant strictement rien.

- « Hey Sanzô ! Réveille toi et fais quelque chose ! Sale bonze de merde! »

Le dit bonze ne bougea pas d'un centimètre, son ambition fut coupée nette en voyant Gokû dans une situation aussi misérable. Il y avait déjà pensé, certes, mais jamais envisagé vraiment, il s'était toujours dit qu'il réussirait à ramener Gokû, quoi qu'il puisse arriver, alors la question ne se posait même pas. Mais maintenant, face à l'évidence... Que se passerait-il s'il venait à perdre le contrôle, même avec son diadème ?

- « Je te tuerai... »

C'est ce qu'il lui avait dit...

- « Saaaan...zô ! »

Gojyô accentua le nom du moine en le soulignant d'un coup de poing bien placé dans son visage. Cela fit sortir le blond de ses pensées, piqué d'une forte douleur, il dévisagea le demi sang.

- « Tu me le paiera », dit-il d'un ton sec.

- « Ouais on verra plus tard, magne toi l'train ! »

- « La ferme ! »

Gokû se réveilla dans un endroit très sombre. Il n'y avait aucune source de lumière, tout était noir autour de lui. Il ne comprenait pas, avait-il perdu conscience ? Quelques secondes seulement auparavant, il était auprès de Sanzô et des autres, devant l'antre de Gyûmao, et maintenant, il se retrouvait ici, seul.

- « Où suis-je..? », sa voix résonna, « Sanzô ? Hakkai ? Gojyô ? Hakuryû ! »

Il eut pour toute réponse l'écho de sa propre voix. Soudainement, le sol se déroba sous ses pieds, il tomba dans un océan noir.

- « Mais qu'est-ce qui se passe ici, merd.. ? »

Ses mots furent engloutis par les eaux, quelque chose s'était agrippé à ses jambes et le happait vers le fond, et cette chose n'était autre que sa véritable nature, Seiten Taisei, il s'éloignait de plus en plus de la surface. Il tenta de se dégager de l'emprise de son autre lui, mais la prise qu'il exerçait sur ses jambes était trop forte, il coulait irrémédiablement. Il se débattait, encore et encore, mais ses efforts étaient vains. Il s'enfonça encore plus dans une noirceur proche de celle du néant. L'air commença à lui manquer. Le démon à ses pieds souriait, tandis que cette « gêne » coulait, lui allait pouvoir refaire surface. Gokû put voir ce sourire terrible qu'arborait son propre visage, à bout de force, ses yeux se fermèrent et sa dernière pensée lui échappa...

- « Sanzô... »

Un rire maléfique résonna, Seiten Taisei avait gagné. Alors que ce dernier observait tranquillement le corps de Gokû couler, une lumière vive brilla dans ses yeux. Tellement vive, qu'à moitié mort, Gokû put la sentir, cette lumière si chaleureuse, si familière... la lumière du soleil.

Une main attrapa soudainement celle de Gokû, et le tira hors de l'eau. Resté derrière, le monstre hurla de colère.

- « Om ma n hatsu mei hum... »

Sanzô s'était emparé de l'avant bras de Gokû et y avait inscrit des caractères bouddhiques. Il en fit de même avec Hakkai. Puisque leurs contrôleurs de forces ne suffisaient visiblement plus pour les contenir, ces inscriptions allaient les aider à tenir bon en condamnant en partie le mal qui bouillonnait en eux. Les caractères se mirent à briller. L'incantation finie, Gokû et Hakkai semblèrent se calmer, leur corps ne convulsait plus de douleur, et ils regagnèrent leur apparence normale. Secoués, ils mirent quelques minutes pour revenir à eux. Sanzô se releva, et se tourna vers Gojyô. Ce dernier s'attendait aux représailles pour le coup de poing, il se prépara à esquiver.

- « Toi aussi, donne ton bras »

Gojyô en tomba presque par terre, décontenancé. Il reprit rapidement un air hautain.

- « Non merci, c'est pas un p'tit mal de crâne qui va m'empêcher de m'battre... et puis je suis pas dans le même cas que ces deux là »

En effet, Gojyô avait été moins exposé à la vague, puisqu'il n'était démon que de sang.

- « Fais comme tu veux, viens pas pleurer après »

Le kappa eut un sourire. Finalement, il pouvait peut être servir à quelque chose, ce bonze pourri.

Hakkai et Gokû revenaient peu à peu à eux. Le jeune homme semblait avoir du mal à respirer, comme s'il avait été en apnée pendant un long moment. Ce qui venait de se passer à l'instant, était-ce vrai..? Son double maléfique avait-il vraiment essayé de le tuer..?

- « Ça va, Gokû? », demanda Hakkai d'une voix assez faible.

- « ...Ouais »

C'est à ce moment là qu'il se rendit compte des inscriptions présentent sur son bras.

- « Mais alors..? »

Gojyô aida Hakkai, puis Gokû à se relever. Sanzô était déjà reparti dans ses pensées.

- « Que c'est-il passé, Gojyô ? », demanda Hakkai.

- « J'en sais foutre rien », dit-il d'un air fortement agacée, « Quand on a ouvert la porte, vous êtes tombés raides tout les deux, sûrement à cause de ces fichues ondes ».

- « Les ondes qui ont provoquées les troubles dans le Togenkyo... », conclu Hakkai.

- « Celles-là même », ajouta le kappa.

- « Oï, les mantras sur vos bras n'ont qu'un effet limité, grouillez-vous ! »

Sanzô, s'étant presque fait oublier, les rappela « gentiment » à l'ordre. Hakkai se mit à sourire, « Tu nous as sauvé, Sanzô ».

- « Tchi, faudrait pas que vous deveniez des boulets, j'serai obligé d'vous descendre sinon... »

- « Des boulettes ? », s'exclama Gokû comme s'il venait de découvrir le Saint Graal.

Une veine apparue sur le front du bonze. Celui là... il était vraiment incurable. Pour la forme, il sortit de sa manche son éventail de papier blanc et frappa le singe avec.

- « Heey mais pourquoi tu me frappes toujours ? C'est pas ma faute si j'ai trop la dalle ! », se lamenta Gokû.

- « Parce que t'es vraiment trop bête ! »

- « Ha ha ha ! »

Une rire sordide venait de retentir, plus loin dans la pièce. Tous les regards se tournèrent vers l'endroit d'où il semblait provenir. Sanzô serra les dents, il sortit son arme et la pointa droit devant lui, il avait toujours un vieux compte à régler avec lui.

- « Montre toi ! Sale corbeau ! »

- « Oh oh oh, tu n'es vraiment plus du tout mignon, mon petit Koryû... »

- « Que.. ? »

L'incompréhension pouvait se lire sur les visages des trois acolytes de la bande à Sanzô, un espèce de type en blouse blanche tenant un lapin en peluche, cigarette en bouche, venait de se présenter devant eux, il avait une vague ressemblance avec cet homme, que Sanzô était parti affronter seul après que Gokû se soit fait mortellement blesser. Mais que faisait-il ici ?

- « Ça ne m'étonne pas qu'un tordu comme toi se trouve dans un tel endroit... Ukoku Sanzô »

- « Oh oh tu me flattes mon petit Koryû, mais je me dois de te contredire, ici on m'appelle le professeur Ni Jian-y...i, c'était moins une ! » dit-il en s'esclaffant, il venait tout juste d'esquiver une balle de revolver.

- « Et moi on m'appelle... Genjyô Sanzô ! »

Le blond tira trois fois de suite sur le savant à claquettes, ce dernier esquiva aisément.

- « Je vois... », Ni Jian-yi tira une bouffée de sa cigarette, la lueur orangée des cendres chaudes brillait dans la salle sombre, éclairant quelque peu son visage, une cicatrice culminait sur son front, c'était le « cadeau » de l'enfant de Komyô. Il le regarda « Dis moi, « Genjyô Sanzô-sama***** », que dirait ce cher Kômyô s'il savait que tu as perdu ton sutra..? »

Sanzô serra les dents, et comme à chaque fois, il revit défiler en un instant la mort de son maître sous ses yeux.

- « Toi.. ! »

Avant qu'il ne puisse faire quoi que ce soit, le savant fou fut la cible des flammes maléfiques d'Engyokuki, qui tenta de refermer ses serres brûlantes sur le corps du scientifique. Le sortilège ne résista pas néanmoins au revers de la main de Ni. Il disparu dans un râle.

- « Kogaiji ! », s'exclama Gokû.

Ce dernier était arrivé accompagné de Dokugakuji et Yaone.

- « Dokugaku ! »

- « Yaone-san ! »

La démone esquiva un sourire en voyant Hakkai, tandis que Dokugakuji préparait son arme, à la suite de son maître.

- « Désolé les gars, on a pas l'temps de jouer, on doit lui régler son compte à celui là », expliqua Dokugakuji, en fixant d'un air assassin le savant.

Yaone aussi se mit en position de combat.

- « Dégagez ! Ne vous mettez pas en travers, où sinon je vous butte avec lui ! », rétorqua Sanzô.

- « Vous devriez aller voir ce qu'il se passe à côté », Kogaiji regarda le bonze dans les yeux, « ils ont utilisés ton sutra, Sanzô ».

Le blond fronça les sourcils. Bien qu'il brûlait d'envie de prendre sa revanche sur Ukoku pour l'avoir provoqué et humilié, son devoir de bonze Sanzô protecteur des sutras était plus fort que tout. Cependant, il ne se faisait aucune illusion, le bonze Ukoku était bien trop puissant pour eux. Il se jura qu'un jour, il le tuerait de ses mains.

- « Allons-y », finit-il par dire.

- « Vous avez fini par vous ranger de notre côté mon bon prince ? Vous savez comme moi ce qui les attend dans l'autre salle... vous les envoyez à la mort », commenta Ni, d'un air malicieux.

- « C'est toi qui va mourir vieux fou, la comédie a suffisamment durée », lui répondit Kogaiji.

- « Oh ? Serais-tu en colère parce que ta maman est toujours prisonnière de ce mur ? Et ta petite sœur aussi... »

- « … Meurt ! »

Gokû était entrain de suivre le groupe, puis il s'arrêta brusquement en entendant un grand fracas derrière lui. Il se retourna.

« Kogaiji ! »

« Gokû ! »

La voix de Sanzô bloqua toute tentative du jeune homme. Alors qu'il voulut protester, le fait que ses compagnons soient de dos lui fit comprendre que là n'était pas son combat, leur combat était droit devant eux, là d'où émanait cette force incommensurable qui lui faisait bourdonner l'esprit. Il serra le poing et ferma les yeux l'espace d'un instant, espérant que Kogaiji et sa bande s'en sortiraient indemne, et il continua d'avancer.

- « Sanzô, il s'agissait bien du bonze Ukoku Sanzô ? Que fait-il ici à ton avis ? », demanda Hakkai.

- « Je n'en suis pas sûr... », lui répondit Sanzô. « Bizarre comme il est, il est probable que ce soit lui, le cerveau de cette histoire... », finit-il par dire.

- « Quelle perspicacité, Genjyô Sanzô »

Les quatre compères s'arrêtèrent. Ils venaient de pénétrer dans une gigantesque salle, truffées de machines. Devant eux, une femme. Cette dernière arborait une expression particulièrement joviale.

- « Bienvenue, Messieurs, vous arrivez juste à temps »

- « Qui es tu ? », lança Gojyô.

- « Gyokumen Kôshu, la future souveraine de ce monde »

Gojyô soupira, « Désolé poupée, j'aime pas les femmes trop entreprenantes ».

- « Tu veux bien te taire, kappa pervers ? », lui demanda Sanzô, d'une voix agacée.

- « Hein ? T'a dit quoi le bonze ? Désolé je t'ai pas bien entendu... ! », fit Gojyô, d'un air provocateur.

- « Avec ça peut être que t'entendra mieux », lui répondit le blond en lui mettant son revolver sous le nez.

Gokû tenta bien de calmer le jeu, mais...

- « Toi aussi t'en veux, le singe débile ? »

- « Ouais, t'en mêle pas ouistiti écervelé ! C'est entre ce bonze crevard et moi ! »

- « Non mais ça va pas ! Qu'est-ce qui vous arrive ? », s'exclama le jeune garçon.

Et voilà comment Sanzô, Gojyô et Gokû en vinrent à se sauter dessus pour s'étriper l'un l'autre, sous les yeux amusés d'Hakkai. Ils n'en manquent vraiment pas une, se dit-il.

Tout autant amusée que le démon au monocle, Gyokumen s'esclaffa d'un gros rire peu gracieux, mettant par la même un terme à la querelle des trois jeunes hommes.

- « Que vous êtes amusant, bande de petits rats. Dommage que vous ne puissiez pas plus me distraire... je crois que mon cher époux ne sera pas d'humeur conciliante lorsqu'il se réveillera... »

- « Votre époux ? », répéta Hakkai, ayant peur de comprendre là où elle voulait en venir.

- « Je vous l'ai dit non ? Vous arrivez juste à temps... dite bonjour... », de sa main, Gyokumen enfonça aussitôt une énorme manette. Le sol trembla sous les pieds des quatre compagnons. La plus grosse des machines, qui se trouvait juste derrière la reine, s'emballa : des bruits assourdissant de décompression s'en échappèrent, des centaines de commandes se mirent à briller de toutes les couleurs. Une en particulier retint l'attention du moine, combinée à une alerte sonore récurrente, celle où se trouvait la mention « open », s'affolait à clignoter sans relâche. Soudainement, plus rien. Les machines s'étaient tues. Seul un bruit de claquement, signifiant l'ouverture d'une porte résonna encore.

- « Cette aura... », pensa Sanzô.

- « Enfin, mon amour, après tant d'années ! », s'exclama Gyokumen vers celui qui se trouvait à l'intérieur de la machine.

Sanzô et les autres regardèrent, interdis, la créature gigantesque entrain de s'extirper des entrailles de la machine.

- « Oooh... les amis, j'crois bien qu'on a foiré notre mission... », dit le demi sang en attrapant son arme.

- « La ferme », lui répondit Sanzô. Il changea rapidement le chargeur de son arme.

- « Je crois bien que Gojyô a raison Sanzô, notre mission n'était-elle pas de stopper la résurrection ? Nous voilà dans de beaux draps... », ajouta Hakkai.

- « C'est donc lui, Gyûmao ? », demanda innocemment Gokû.

Comme pour répondre à la question du jeune garçon, le dit Gyûmao finit par apparaître entièrement aux yeux de tous. Il était absolument immense : son énorme tête était entourée par un casque aux extrémités duquel trônaient deux cornes blanches, ses épaules, son tronc et ses genoux étaient protégés par une épaisse armure de bronze. À sa ceinture était accroché un énorme fourreau duquel le manche d'une épée pointait. La couleur de sa peau s'apparentait à celle d'un cadavre, d'un blanc maculé, extrêmement pâle. On pouvait distinguer à plusieurs endroits des éléments électroniques remplaçant certaines parties de son corps, ainsi que de très nombreuses plaies refermées. Gyûmao s'avança doucement, reprenant peu à peu conscience de son corps. Il avait attendu cela depuis si longtemps, cinq cents longues années.

- « Mon amour... »

La reine Gyokumen contempla avec admiration le fruit de tout son travail, elle était enfin parvenue à faire revenir son Gyûmao.

Les mâchoires de Sanzô se serrèrent, il n'était pas arrivé jusqu'ici pour assister à leurs retrouvailles mielleuses. Il pointa son arme dans leur direction.

- « Tchi ! Quand je pense que t'a utilisé mon sutra pour faire revenir cette chose immonde, tu me dégoûte, vieille peau ! », lui lança le blond.

- « Comment ? », s'offusqua Gyokumen, outrée, elle se retourna vers son amant, « tu ne peux pas le laisser dire ça, mon amour ! ».

Gyûmao continua d'avancer, toujours un peu plus vite vers la bande de Sanzô, il fixait ce dernier de ses yeux injectés de sang.

- « Raaah j'espère que t'es content de toi bonze de merde, il vient vers nous maintenant ! », râla Gojyô, un poil décontenancé par l'immensité de la taille et de l'aura de son adversaire.

- « Me dit pas qu't'as la trouille, kappa mouillé ! », lui lança Gokû en faisant appelle à son Nyoibo.

- « Tu rigoles ? Les lâches, sa plaît pas aux filles »

- « Attention ! »

Hakkai eut juste le temps d'anticiper l'attaque du monstre et d'en prévenir ses camarades pour qu'ils se dispersent. Mais, quelque chose n'allait pas. Le monstre venait d'abattre son énorme poing à terre, et s'il ne se trompait pas, cette attaque ne visait non pas Sanzô, mais bien Gokû.

- « Ouch, c'était moins une ! », fit ce dernier, un peu plus secouer que les trois autres.

- « Gokû ! »

Nouvelle attaque du taureau, cette fois-ci plus aucun doute possible, c'était bien Gokû qu'il attaquait, mais pourquoi ?

Le brun évita in-extremis l'attaque en se jetant sur le côté. Dès qu'il le put, il se retourna pour faire face au monstre géant. Ses yeux dorées se plantèrent dans le regard du monstre. Cette taille ridicule... ces yeux dorées... maintenant, Gyûmao n'avait plus aucun doute.

- « Je t'ai enfin retrouvé... »

- « Hein ? », Gokû regarda le monstre, étonné par ses paroles et cette voix sordide.

- « Je t'ai enfin retrouvé, NATAKU ! »

Le monstre s'élança vers lui à toute vitesse et tenta une troisième fois de le tuer.

- « Gokû! »

N'ayant eut le temps de comprendre ce qu'il se passait et encore moins de réagir, par réflexe, Gokû mit ses mains devant son visage pour se protéger du coup. Mais bizarrement, il ne sentit rien. En rouvrant les yeux, qu'il avait aussi instinctivement fermés, il se rendit compte que l'énorme main de Gyûmao était retenue, à quelques centimètres de lui, par le kusarigama de Gojyô, celui-ci retenant de toutes ses forces l'énorme puissance du monstre.

- « Gojyô ! », s'écria Gokû.

- « T'es con ou quoi le singe ? Bouge to... uwaaaaaaaaaaaah ! »

Il ne put retenir plus longtemps le taureau, ce dernier attrapa sa chaîne et fit tournoyer le demi sang en l'air avant de l'écraser de toutes ses forces sur sol. Du sang s'échappa d'entre ses lèvres sous le choc. Quelques secondes plus tard, il perdit connaissance.

- « Gojyô ! », cria Hakkai.

Ce dernier envoya une boule d'énergie sur le monstre, mais elle se désintégra complètement à son contact.

- « Impossible.. ! », murmura Hakkai, avant qu'il ne se fasse écraser contre un mur, d'un coup du monstre.

- « Hakkai ! »

Sanzô fit exactement la même chose que son compagnon, en tentant de tirer sur lui. Il vida littéralement son chargeur sur le monstre, sans hélas que cela lui fasse le moindre effet. Alors que lui aussi s'apprêtait à recevoir un coup du monstre, Gokû s'interposa.

- « Touche pas... à Sanzô ! », cria t-il en renvoyant son énorme main à Gyûmao. Ce dernier se mit à sourire.

- « Je vais exaucer ton vœu Nataku, je vais te tuer... », dit le monstre en sortant son énorme épée du fourreau qu'il portait à la taille.

- « Dit Sanzô, c'est qui Nataku ? », demanda le gamin en se retournant vers le dit Sanzô.

- « Qu'est-ce que j'en sais ! », répondit le blond, « regarde devant toi, macaque ! », hurla t-il.

Gokû se retourna aussitôt, et contra le coup d'épée que lui portait le taureau, non pas sans mal. Sa puissance était telle qu'elle fit reculer de plusieurs pas Gokû, la lame entama également le Nyoibo, qui dès lors menaçait de céder à n'importe quel moment. Le visage du jeune garçon était défiguré par toute la force qu'il mettait dans ses bras afin de pouvoir contenir le coup, de grosses gouttes de sueur perlaient sur son front. S'il continuait ainsi, il n'allait pas pouvoir tenir bien longtemps. La lame tranchante du sabre de Gyûmao allait bientôt avoir raison du Nyoibo, et si elle le perçait, elle emportait Gokû ainsi que Sanzô, qui se trouvait juste derrière.

- « Sanzô ! Va t'en ! », cria Gokû.

Le blond fut surprit. L'étonnement passé, il rechargea très rapidement son Smith & Wesson et le pointa sur Gyûmao, avant de tirer plusieurs fois. Ce singe n'allait quand même pas commencer à lui donner des ordres, pensa t-il. Il réussit à toucher Gyûmao à l'œil droit, ce qui le fit stopper son attaque. Il hurla de douleur.

- « Non ! », cria la reine Gyokumen.

Le danger écarté, Sanzô claqua son éventail en papier sur le tête du petit singe.

- « Aieuh ! Qu'est-ce qui te prend Sanzô ? »

Le blond tourna son regard dans la direction opposée, croisant les bras, il lâcha un « humpf ». Cette réaction fit comprendre à Gokû son erreur, et cela le fit sourire.

- « Nataku ! », cria le monstre. Sa respiration était saccadée, il appuyait avec sa main sur son œil ensanglanté.

- « Encore ça... », dit Gokû, perplexe.

- « Argh ! »

En entendant Sanzô crier de douleur, le brun se retourna subitement, ses yeux s'écarquillèrent, le blond venait de s'écrouler sous ses yeux. Il tomba sur le ventre, et là, dans son dos, il put voir une longue plaie ouverte, injectée de sang. En relevant les yeux, il put voir cette femme, la reine Gyokumen, un katana couvert de sang à la main. Elle venait de le frapper, dans le dos. Gokû sentit un sentiment de colère monté en lui, à l'instant, il aurait été capable de découper chacun des membres du corps de cette femme à main nue tellement sa colère était immense. À deux doigts de perdre pied, il se rua sur elle. Effrayée, cette dernière appela au secours. Ce fut alors Gyûmao qui s'interposa entre elle et lui, il repoussa Gokû d'un coup d'épée, blessant par la même gravement le jeune homme.

- « San...zô... », murmura t-il, en tombant à terre.

- « Nataku... enfin, tu es à ma merci... je vais te tuer ! », mêlant le geste à la parole, Gyûmao leva son épée au dessus du corps de Gokû, tout comme Nataku le fit pour l'achever en son temps. Il en était sûr à présent, il tenait sa revanche. Son bourreau allait mourir, et il allait pouvoir profiter entièrement de sa résurrection et régner sur le Togenkyo.

- « Gyûmao ! », la voix vacillante de Gyokumen appela en urgence son amour, et pour cause, un katana menaçait de lui trancher la gorge à tout moment, le même qu'elle avait lâchement utilisé contre Sanzô. Hakkai était parvenu à se relever, et avait profité de l'inattention de la reine pour la prendre en otage.

- « Éloignez vous de lui ! », cria Hakkai au roi taureau.

Ce dernier baissa son épée, il ne put résister au regard implorant de sa sauveuse. Alors qu'il commença à s'éloigner du corps de Gokû, Hakkai s'en rapprocha, tenant fermement contre lui la reine, épée sur la gorge.

- « Reculez encore ! », lui ordonna t-il, en exerçant une pression supplémentaire sur le katana qu'il tenait en main. En sentant sa peau se percer sous la lame affûtée, Gyokumen implora son amour de faire ce qu'il lui disait. Une fois arrivé à la hauteur de Gokû, Hakkai relâcha la femme en la poussant, aussi loin qu'il le put. Il avait comprit que la situation était désespérée, et qu'à situation désespérée, solution désespérée. Ils avaient maintenant besoin de plus que de leur simple force humaine. Il se baissa, et posa ses doigts sur le diadème d'or de Gokû.

- « J'espère que tu me pardonneras », fit-il, avant de retirer d'un geste franc sa couronne d'or au jeune garçon.

Reculant de quelques pas, il retira lui-même ses propres contrôleurs de force. La bataille finale avait sonnée.

- « Cette fois-ci, je t'arrêterai, Gokû! »

Seiten Taisen ouvrit les yeux.

Son Gokû se réveilla en sursaut.

- « Où suis-je.. ? »

Instinctivement, il porta une main à son contrôleur de force, il était bien en place... que c'était-il passé ? Il se souvenait que Gojyô et Hakkai étaient blessés, et que Sanzô avait été attaqué par la reine Gyokumen, et après... il ne se souvenait plus de rien. Le jeune garçon regarda ses mains. Puis rapidement, comme si sa vie en dépendait, il rechercha des blessures sur son corps, il souleva sa chemise, remonta son pantalon sur ses genoux, mais il ne vit rien... absolument rien. Aucune trace de ce combat contre le démon Gyûmao... L'idée qu'il aurait encore pu perdre l'esprit lui passa en tête, mais comment ? Il ne se s'était tout de même pas enlevé son diadème tout seul... ou si cela avait été le cas, il ne s'en souvenait pas. Gokû regarda autour de lui, il se trouvait dans une chambre extrêmement lumineuse et silencieuse, et... il était seul. Il se mit rapidement sur ses pieds et sortit de la pièce. Cette dernière donnait sur un long couloir rectangulaire, au milieu duquel se trouvait un petit jardin.

- « Sanzô ! Hakkai ! Gojyô ! »

Il se mit à courir et à ouvrir une par une chaque porte s'offrant à lui. Personne.

- « San.. ! »

Il s'arrêta de crier, persuadé d'avoir entendu des rires. Il parcourra plus calmement le couloir en recherchant l'origine de ce rire. Sortant du couloir, il entra dans le petit jardin clos.

Ce qu'il y vit alors, le laissa sans voix.

続く

*Hakuryû : littéralement « blanc (haku) » et « dragon (ryû) », les adjectifs japonais fonctionnent comme les adjectifs en anglais, toujours devant le mot qu'ils qualifient

**Shakugetsujo : bâton de moine bouddhiste (Saiyuki Reload 8)

***Kusarigama 鎖鎌: littéralement « faucille à chaîne » (Saiyuki Reload 8)

****Rappel : Gensomaden Saiyuki : Le Bodhisattva Kanzeon préleva à Gojyô une grande quantité de sang en l'embrassant pour sauver la vie de Sanzô, alors blessé par Rikudô.

*****-sama est une marque de respect attribué au personne de rang social très haut, elle n'est utilisée que pour quelques personnes seulement, la monnaie courante étant le « sanさん ». Ici il s'agit clairement d'une moquerie de la part d'Ukoku, qui ne considère sûrement pas Sanzô comme quelqu'un lui étant supérieur.

Merci pour votre lecture !